Seuls, tome 3 : Le clan du requin de Fabien Vehlmann (Scénario), Bruno Gazzotti (Dessin)

Seuls, tome 3 : Le clan du requin de Fabien Vehlmann (Scénario), Bruno Gazzotti (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Sci-fi & fantastique

Critiqué par Lalie2548, le 4 octobre 2010 (Inscrite le 7 avril 2010, 34 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (34 442ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 2 277 

Attention au requin!!

Troisième tome de cette série et pas des moindres. Ic,i nos amis se retrouvent face à d'autres enfants vivant dans un parc d'attraction et ayant un chef un peu spécial. Ils vont devoir essayer de se familiariser avec le mode de vie de leurs nouveaux compagnons mais ce ne sera pas sans embûches. On découvre aussi lentement mais sûrement des éléments qui peuvent aider à comprendre ce qui est arrivé pendant la fameuse nuit où tous les adultes ont disparu.

Cet épisode est vraiment génial comme les deux premiers d'ailleurs. Je suis conquise par cette série qui se laisse lire avec plaisir par petits et grands. J'aime toujours autant le dessin, les couleurs, les personnages et l'histoire.

Je le conseille vivement!

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ON THE ROAD AGAIN, AGAIN...

5 étoiles

Critique de Septularisen (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 51 ans) - 22 juin 2015

Pour le troisième volet de la série, nous retrouvons notre « Club des cinq du XXie Siècle » sur la route. En effet, après avoir constaté que Fortville est maintenant bel est bien déserte et que les adultes ne reviendront sans doute pas, nos cinq globe-trotter se mettent donc en route dans l’autobus à impériale qu’ils ont aménagé pour cela.

Poursuivis par des animaux sauvages, ils sont aidés par d’autres enfants et trouvent refuge à « Treasure Island » un ancien parc d’attraction entouré d’eau, où vivent les autres enfants, le « clan du requin » et leur chef Saul.

Malheureusement celui-ci a reconstitué à l’intérieur du parc une société fascisante misogyne basée sur l’ordre et des lois très autoritaires. Très vite des frictions apparaissent entre Saul qui se comporte comme un véritable despote, qui veut tout diriger et tout régenter et Dodji et Leïla qui n’entendent pas se laisser faire !

Ce nouveau volet de la saga « Seuls » ne déroge pas des précédents… J’ai toujours les mêmes remarques à faire que cela soit du côté positif que négatif.
Tout d’abord les dessins de M. Bruno GAZZOTTI sont toujours du-même acabit. Ils sont bons, dynamiques, nets et détaillés. Les visages sont tout en rondeur mais bien dessinés et expriment parfaitement les sentiments des personnages. Je n’arrive toutefois toujours pas à décider si ce sont des dessins d’adulte destinés aux enfants, ou des dessins d’enfant destinés aux adultes… On remarquera toutefois un léger changement dans les tons des couleurs beaucoup plus vifs et avec l’apparition de beaucoup plus de couleur rouge, dû sans doute au changement de coloriste.

Reste le scénario de M. Fabien VEHLMANN, toujours assez classique (désolé mais les chiens qui dans un monde post-apocalyptique deviennent les prédateurs de l’homme, j’ai déjà vu ça dans « Resident Evil » et le groupe de jeunes qui devient fascisant et dérive vers une dictature, j’ai déjà lu cela dans « Sa majesté des mouches » de William GOLDING !..), mais toujours aussi bon et solide côté intrigue. Nul doute à avoir quant au fait que le scénario de cette série est capable de « retenir » son lecteur. Les personnages gagnent en épaisseur psychologique et on commence à connaître quelle a été leur histoire avant la fameuse nuit où les adultes ont disparu… De plus l’intensité dramatique se hisse d’un ton dans cet épisode.

Encore une fois, là où le bât blesse, c’est dans les personnages des enfants. On a l’impression qu’ils sont tous des surdoués précoces et débrouillards et surtout capable de se sortir de de toutes les situations dans lesquelles ils se sont fourrés, même les plus invraisemblables. On ne me fera jamais croire p. ex. (Pg. 25) qu’un enfant de 11 ans est capable de lire et surtout de comprendre des livres sur les théories fascistes du IIIe Reich !

Encore une fois je reste à dire que cette BD est destinée, du fait de sa violence à peine voilée et du langage bien peu châtié qui y est employé, à un public beaucoup moins jeune que celui auquel elle semble a priori s'adresser. Cette BD ne s’adresse certainement pas à des enfants de moins de 14 ans!

Une série qui continue à tenir le lecteur...

8 étoiles

Critique de Shelton (Chalon-sur-Saône, Inscrit le 15 février 2005, 63 ans) - 21 novembre 2010

Nous retrouvons-là, avec plaisir, nos cinq enfants abandonnés dans une ville déserte sans que l’on sache ce qui s’est exactement passé dans cette fameuse nuit initiale, du moins pour notre histoire…

Ce chapitre, si vous me permettez cette expression inadéquate pour une bande dessinée, va permettre d’aborder une nouvelle problématique, celle de la vie en société. Nos cinq jeunes rencontrent un autre groupe, plus important, qui est en train de faire renaître une société avec des règles, une hiérarchie, un partage des tâches, un sexisme indiscutable… Comment nos cinq jeunes vont-ils pouvoir s’intégrer sans se renier ?

Dodji et Leïla, les deux fortes personnalités, se retrouvent confrontés à Saul qui se comporte, pour le coup, en dictateur. Il navigue entre protecteur cynique et chef injuste. Il a construit son mythe sur un combat improbable entre lui, jeune garçon, et le grand requin blanc !

Si Dodji veut retrouver l’indépendance pour lui, voir même pour ses amis, il faudra qu’il plonge à son tour dans ce bassin dangereux…

Deux éléments me semblent marquer ce troisième volet de l’histoire. D’une part, un léger fléchissement du scénario, même si cela reste encore très bon, et une amélioration graphique, si cela était encore possible. C’est un peu comme si Fabien Vehlmann cherchait comment il allait pouvoir faire durer le suspense tout en restant attractif et dynamique. A mon point de vue, mais cela n’engage que moi, la vie avec le nouveau groupe, au sein de ce parc d’attraction, est un peu longue. L’idée des mariages forcés, si on comprend bien l’allusion sectaire, est trop étirée au long des planches. Par contre, Bruno Gazzotti en profite pour améliorer les personnages et fait montre de tout son talent pour rendre certaines séquences d’un dynamisme de bon aloi pour la suite de la série, par exemple page 34.

Cette série demeure donc une excellente production adaptée à des lecteurs d’âge très varié et ce n’est pas si courant de nos jours d’écrire pour tous avec autant de talent !

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  "Seuls", intentions et références 3 Minoritaire 11 janvier 2016 @ 16:57

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