Faux et usage de faux : (Versets satiriques)
de Michel Claise

critiqué par Ddh, le 25 septembre 2010
(Mouscron - 82 ans)


La note:  étoiles
Le diable et la vertu
Faux et usage de faux : Une expression juridique chère au juge d’instruction qu’est l’auteur. Tout le livre baigne dans une atmosphère où tout est faux, irréel. Le lecteur rencontre un narrateur « diabolique » qui fait revivre des situations hallucinatoires, un usage de faux.
Michel Claise nous livre ici une série de nouvelles avec le diable comme fil conducteur pour le moins proche du surréalisme belge, comme l’auteur.
Le héros est un écrivain adulé au top des ventes mais qui ne produit que des polars faciles. Il rêve d’écrire le chef d’œuvre qui l’introduira dans la postérité ! C’est le diable lui-même qui veut l’inspirer. D’où quelques nouvelles qui fait voyager le lecteur dans le temps du Moyen Age au siècle des lumières en passant par notre monde contemporain. La Vertu est sans cesse en opposition à la Perversité, Esprit malin oblige. L’auteur règle ses comptes avec la société en plaçant au premier plan la Spiritualité et en rejetant en même temps toutes les religions dont les adeptes, selon lui, corrompent les élans de l’âme… Diable, il faut qu’il s’en mêle, celui-là !
Le lecteur entre dans le jeu de Belzébuth et se demande à chaque fois comment l’auteur se dépêtrera pour la chute de la nouvelle. Un jeu passionnant.