Le plaisir du texte de Roland Barthes

Le plaisir du texte de Roland Barthes

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Critiques et histoire littéraire

Critiqué par Lucien, le 24 février 2002 (Inscrit le 13 mars 2001, 64 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (20 956ème position).
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Assommant

Un petit livre réédité voici vingt ans dans la belle collection "Points" aux éditions du Seuil, et que j'avais lu quelques années auparavant. Je me souviens l'avoir présenté avec un copain - Vincent Béague - au séminaire de littérature moderne qu'animait à l'Université de Liège le professeur Jacques Dubois.
L'une des idées marquantes de ce grand critique - décédé en 1980 des suites d'un accident : il avait été renversé par une voiture, en plein Paris - me reste encore aujourd'hui en mémoire, plus de vingt-cinq ans après la lecture de cet essai. Cette idée est la suivante : il faut distinguer les "textes de plaisir" et les "textes de jouissance". Exemples simples : je prends du plaisir à lire Simenon ou Agatha Christie. Je jouis à lire Flaubert ou Mallarmé. Or Barthes était un critique de gauche, non suspect du moindre "élitisme" idéologique. Quand j'ai souhaité publier les conclusions de mon sondage essentiellement ludique, j'ai songé tout naturellement à l'illustrer par la couverture du "plaisir du texte". Que cherchons-nous, en effet, critiqueurs, critiques amateurs ou mateurs (j'adore ce raccourci, Bolcho), sinon le plaisir d'une lecture, d'un frisson, d'un voyage... Je suis heureux d'avoir reçu deux réactions intelligentes : celles de Bolcho et de Sorcius. Voilà des êtres avec qui j'aimerais dialoguer en direct, avec qui l'échange est possible. L'échange, donc la vie (les êtres vivants ne sont-ils pas des systèmes ouverts, qui ne peuvent se maintenir en vie précisément que s'ils échangent constamment avec l'extérieur). Je regrette par contre que Virgile, après ses crachats sanguinolents, ait encore réussi à polluer la première page du site par quelques lignes lamentables. Aucun échange possible, décidément. C'est, en gros, synonyme de mort... J'ai décidé - on l'aura sans doute remarqué - de ne jamais polémiquer avec ce personnage, mais je voudrais simplement lui rappeler une règle qu'il aurait apprise s'il avait tiré quelque profit des divers cours de français qu'il a dû suivre au cours d'une déjà longue scolarité : c'est que les guillemets s'emploient pour rapporter TEXTUELLEMENT les propos de quelqu'un. Ceci pour dire que je récuse formellement les propos qui me sont attribués dans l'introduction de l'"opinion" de Virgile : "Voici ma théorie qui n'en est pas une..." Il suffit de LIRE mon texte pour se rendre compte que je ne me suis jamais exprimé ainsi. Mais je doute de plus en plus que Virgile en soit capable.
Je viens de relire « Le plaisir du texte ». Nulle vérité dans cet essai daté, qui sent souvent très fort sa « sémiotique structurale post-soixante-huitarde », mais tout de même quelques réflexions intéressantes, à méditer encore et toujours.
Barthes insiste sur la distinction entre texte de plaisir et texte de jouissance : « Texte de plaisir : celui qui contente, emplit, donne de l'euphorie ; celui qui vient de la culture, ne rompt pas avec elle, est lié à une pratique confortable de la lecture. Texte de jouissance : celui qui met en état de perte, celui qui déconforte (peut-être jusqu'à un certain ennui), fait vaciller les assises historiques, culturelles, psychologiques, du lecteur, la consistance de ses goûts, de ses valeurs et de ses souvenirs, met en crise son rapport au langage. »
Il insiste donc sur le caractère érotique du texte. A propos de Sade, par exemple : « Deux bords sont tracés : un bord sage, conforme, plagiaire (il s'agit de copier la langue dans son état canonique, tel qu'il a été fixé par l'école, le bon usage, la littérature, la culture), et un autre bord, mobile, vide (apte à prendre n'importe quels contours), qui n'est jamais que le lieu de son effet : là où s'entrevoit la mort du langage. Ces deux bords, le compromis qu'ils mettent en scène, sont nécessaires. La culture ni sa destruction ne sont érotiques ; c'est la faille de l'une et de l'autre qui le devient. Le plaisir du texte est semblable à cet instant intenable, impossible, purement romanesque, que le libertin goûte au terme d'une machination hardie, faisant couper la corde qui le pend, au moment où il jouit. »
Sur le même double thème (érotisme et faille) : « L'endroit le plus érotique d'un corps n'est-il pas là où le vêtement bâille ? Dans la perversion (qui est le régime du plaisir textuel) il n'y a pas de « zones érogènes » (expression au reste assez casse-pieds) ; c'est l'intermittence, comme l'a bien dit la psychanalyse, qui est érotique : celle de la peau qui scintille entre deux pièces (le pantalon et le tricot), entre deux bords (la chemise entrouverte, le gant et la manche) ; c'est ce scintillement même qui séduit, ou encore : la mise en scène d’une apparition-disparition. »
Conséquences pour le lecteur, pour la technique de lecture : « Ce que je goûte dans un récit [de plaisir], ce n'est donc pas directement son contenu ni même sa structure, mais plutôt les éraflures que j'impose à la belle enveloppe : je cours, je saute, je lève la tête, je replonge. Rien à voir avec la profonde déchirure que le texte de jouissance imprime au langage lui-même, et non à la simple temporalité de sa lecture. D'où deux régimes de lecture : l'une va droit aux articulations de l'anecdote, elle considère l'étendue du texte, ignore les jeux de langage (si je lis du Jules Verne, je vais vite : je perds du discours, et cependant ma lecture n'est fascinée par aucune perte verbale - au sens que ce mot peut avoir en spéléologie) ; l'autre lecture ne passe rien ; elle pèse, colle au texte, elle lit, si l'on peut dire, avec application et emportement, saisit en chaque point du texte l'asyndète qui coupe les langages - et non l'anecdote : ce n'est pas l'extension (logique) qui la captive, l'effeuillement des vérités, mais le feuilleté de la signifiance ; comme au jeu de la main chaude, l'excitation vient, non d'une hâte processive, mais d'une sorte de charivari vertical (la verticalité du langage et de sa destruction) ; c'est au moment où chaque main (différente) saute par-dessus l'autre (et non l'une après l'autre), que le trou se produit et emporte le sujet du jeu - le sujet du texte. Or paradoxalement (tant l'opinion croit qu'il suffit d'aller vite pour ne pas s'ennuyer), cette seconde lecture, appliquée (au sens propre), est celle qui convient au texte moderne, au texte-limite. Lisez lentement, lisez tout, d'un roman de Zola, le livre vous tombera des mains; lisez vite, par bribes, un texte moderne, ce texte devient opaque, forclos à votre plaisir : vous voulez qu'il arrive quelque chose, et il n'arrive rien ; car ce qui arrive au langage n'arrive pas au discours. Ce qui « arrive », ce qui « s'en va », la faille des deux bords, l'interstice de la jouissance, se produit dans le volume des langages, dans l'énonciation, non dans la suite des énoncés : ne pas dévorer, ne pas avaler, mais brouter, tondre avec minutie, retrouver, pour lire ces auteurs d'aujourd'hui, le loisir des anciennes lectures : être des lecteurs aristocratiques. »
En somme, on serait tenté de dire que dans le texte de plaisir, quelque chose « se passe », tandis que dans le texte de jouissance, quelque chose « se meurt ».
Autre conséquence importante d’une telle attitude : l'impossibilité de fonder une hiérarchie. «
Si j'accepte de juger un texte selon le plaisir, je ne puis me laisser aller à dire : celui-ci est bon, celui-là est mauvais. Pas de palmarès, pas de critique, car celle-ci implique toujours une visée tactique, un usage social et bien souvent une couverture imaginaire. Je ne puis doser, imaginer que le texte soit perfectible, prêt à entrer dans un jeu de prédicats normatifs : c'est trop ceci, ce n'est pas assez cela; le texte (il en est de même pour la voix qui chante) ne peut m' arracher que ce jugement, nullement adjectif : c'est ça ! Et plus encore : c'est cela pour moi! Ce «pour-moi » n'est ni subjectif, ni existentiel, mais nietzschéen (« ... au fond, c'est toujours la même question : Qu'est-ce que c'est pour moi ?.»).
Dans les dernières pages de l’essai, Barthes insiste sur les côtés physiques du texte, dont la « texture » même produirait la jouissance comme, au cinéma, le rendu de la parole : « Texte veut dire Tissu ; mais alors que jusqu'ici on a toujours pris ce tissu pour un produit, un voile tout fait, derrière lequel se tient, plus ou moins caché, le sens (la vérité), nous accentuons maintenant, dans le tissu, l'idée générative que le texte se fait, se travaille à travers un entrelacs perpétuel ; perdu dans ce tissu - cette texture - le sujet s'y défait, telle une araignée qui se dissoudrait elle-même dans les sécrétions constructives de sa toile. » « Il suffit en effet que le cinéma prenne de très près le son de la parole (c'est en somme la définition généralisée du «grain» de l'écriture) et fasse entendre dans leur matérialité, dans leur sensualité, le souffle, la rocaille, la pulpe des lèvres, toute une présence du museau humain (que la voix, que l'écriture soient fraîches, souples, lubrifiées, finement granuleuses et vibrantes comme le museau d'un animal), pour qu'il réussisse à déporter le signifié très loin et à jeter, pour ainsi dire, le corps anonyme de l'acteur dans mon oreille : ça granule, ça grésille, ça caresse, ça râpe, ça coupe, ça jouit. »
« Fou ne puis, sain ne daigne, névrosé je suis » : telle est la devise que Barthes conseille à tout écrivain. Laquelle conseiller au lecteur ? Epargné par la névrose, il tentera de profiter du « tissu » du texte. Qu'y trouvera-t-il ? Plaisir ou jouissance ? L'essentiel sera de se frotter le plus souvent possible, et au plus près, au tissu charnel des mots. pour ne pas devenir frigide.

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Les éditions

  • Le Plaisir du texte [Texte imprimé] Roland Barthes
    de Barthes, Roland
    Seuil / Littérature
    ISBN : 9782020060608 ; EUR 4,95 ; 01/01/1982 ; 128 p. ; Poche
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plaisir du texte ou plaisir sexuel

10 étoiles

Critique de Hafsa (, Inscrite le 23 janvier 2010, 41 ans) - 24 février 2013

Tout être humain éprouve du plaisir pour certaines choses dans la vie, à titre d’exemple : le sport, le voyage, le jeu, le cinéma, la lecture, la peinture… pour ceux qui prennent du plaisir de la lecture, leur degré de jouissance diffère d’un texte à un autre. C’est également ce que Roland Barthes a essayé de traiter, dans Le plaisir du texte, donnant accès à une nouvelle théorie du texte, celle du plaisir. En effet un texte qui produit le plaisir est un texte écrit en plaisir : « Le texte que vous écrivez doit me donner la preuve qu’il me désire. Cette preuve existe : c’est l’écriture. L’écriture est ceci : la science des jouissances du langage ». Cette jouissance aura lieu quand on accèdera à la déconstruction des lois de « la langue, son lexique, sa métrique, sa prosodie », mais aussi des édifices idéologiques, des solidarités intellectuelles. Bref, c’est de la destruction de touts les canons, les règles, les lois et les valeurs sociales et politiques qu’il s’agit ici, car la jouissance, selon Barthes, est asociale.

Barthes dans une métaphore extraordinaire compare le texte à un corps féminin séduisant. De même que celui-ci enchante les yeux en se déshabillant graduellement le texte suscite le plaisir des lecteurs en se dévoilant petit à petit. Le plaisir de voir se déshabiller, peu à peu, une danseuse dans un bar s’échelonne jusqu’à atteindre son apogée : la vue de son sexe nu, est le même de dévoiler peu à peu un texte jusqu’à atteindre sa fin ou sa morale. Et un lecteur précipité, qui peut enjamber les passages pour arriver rapidement sur la fin, est exactement celui qui se lève vers la danseuse essayant de la déshabiller, vite, précipitant le top ou le laps : la voir entièrement nue.

Un texte de plaisir est « celui qui contente, emplit, donne de l’euphorie ; celui qui vient de la culture, ne rompt pas avec elle, est lié à une pratique confortable de la lecture. » Le texte de jouissance est « celui qui met en état de perte, celui qui déconforte (…), fait vaciller les assises historiques, culturelles, psychologiques, du lecteur, la consistance de ses gouts, de ses valeurs et de ses souvenirs, met en crise son rapport au langage. »

Le plaisir du texte exige l’exclusion de l’idéologique. Cela répond aux principes du Structuralisme qui considère le texte comme une structure renfermée sur elle-même. Mais l’intention de Barthes semble être autre qu’une exigence structurale. Annonçant que le plaisir du texte est une destruction des valeurs auxquelles on doit renoncer, il invite à combattre la répression idéologique et la répression libidinale. Bref, on doit rejeter l’idéologie qui englobe la politique la société, ses valeurs et ses institutions, et le langage.

En effet, le plaisir du texte nécessite la défection du langage, et non pas de la langue, car le langage reflète l’idéologie d’une classe. Le texte doit, donc, se tirer des sociolectes, des fictions : « j’irai jusqu’à jouir d’une défiguration de la langue, et l’opinion passera les hauts cris, car il ne veut pas qu’on « défigure la nature ». » C’est donc de la défiguration de la nature qu’il s’agit ici. Mais enfin qu’est ce qui est de ne pas naturel chez Barthes ?

Le plaisir nécessite qu’on renonce au social car la jouissance est asociale. « Elle est la perte abrupte de la société ». Pour Barthes, ce qui est débordé c’est l’unité morale que la société exige de tout produit humain. Qu’y a-t-il d’immoral chez l’auteur du plaisir du texte ? Et pourquoi cette volonté sérieuse de stigmatiser le rôle de la société ? La société compromet l’art et la jouissance n’a de chance qu’avec le Nouveau absolu pour s’échapper à l’aliénation de la société. Il refuse par cette fuite en avant la répétition qui est le langage des institutions officielles. Le plaisir est toujours déçu, réprimé, « son rival victorieux, c’est le Désir : on nous parle sans cesse du Désir, jamais du Plaisir ; le Désir aurait une dignité épistémique, le plaisir non. » Et voici la réponse à toutes nos questions rapportées. Cette guerre acharnée sur l’idéologie, la société et ses valeurs n’est qu’une tentative désespérée de la part de Barthes pour légitimer son homosexualité jusque-là rejetée socialement pour son immoralité. Et ce qui oppose le désir au plaisir c’est la naturalité du premier et la sur naturalité du deuxième. Car le désir se produit entre des humains de sexe différent, le plaisir peut s’élargir pour contenir un désir contre nature celui des personnes du même sexe, d’où la dignité de l’un et l’indignité de l’autre. C’est également pourquoi Barthes refuse les analyses socio- idéologiques qui voient dans les écrivains des déçus et des impuissants. Ce qu’il cherche en fin de compte c’est une reconnaissance de son droit au plaisir et à la jouissance.

Le plaisir du texte exige, aussi, le rejet du politique car « le texte est (devrait être (cette personne qui montre son derrière au père politique. ». Etant un fait politique, le stéréotype est renoncé parce qu’il est la figure de l’idéologie. Il est le mot répété hors de toute jouissance. « L’opposition (le couteau des valeurs) (…) est toujours et partout entre l’exception et la règle. La règle c’est l’abus, l’exception ; c’est la jouissance ». Cet amour et cet enthousiasme pour l’exception émanent de la prise de conscience de Barthes de sa différence, de sa déviation de la règle, d’où sa crainte d’être rejeté par une société qui renonce aux déviants. Et c’est également pourquoi il signale que « la méfiance à l’égard du stéréotype (…) est un principe d’une instabilité absolue, qui ne respecte rien » rêve cher à Barthes dont il chante la réalisation à tout prix. Pour lui rien de plus jouissant que de mener une vie de liberté où tout est accessible sans tutelle de la société, ses mœurs et ses valeurs, de la politique et sa domination et des considérations morales.

Refusant les idéologies qui font obstacle à la jouissance, non seulement textuelle mais aussi sexuelle, Barthes rejette aussi les systèmes que le texte défait et ne reconnait que la jouissance comme seule loi. Elle est la perversion qui est la recherche à contrarier la morale sexuelle essayant de fondre une autre dont l’homosexualité ne soit pas inhabituelle. « Cependant la perversion ne suffit pas à définir la jouissance, c’est l’extrême de la perversion qui la définit ». C’est l’abolition de toutes les limites, de toutes les contraintes : « le plaisir du texte est le moment où mon corps va suivre ses propres idées ». Ce plaisir peut prendre la forme d’une dérive. Celle-ci « advient chaque fois qu’on ne respecte pas le tout ». C’est la Bêtise à vrai dire.

Le plaisir ou la jouissance nécessite donc l’abolition de tous les pouvoirs y comprit celui de l’écrivain qui n’a plus aucune parenté sur son œuvre. C’est « la mort de l’écrivain ». Le plaisir « peut gêner le retour du texte à la morale (…) c’est un indirect ». C’est également le cas du texte qui ne nomme pas les choses mais les dit. Et c’est aussi le cas de Barthes qui ne nomme pas sa jouissance ou son plaisir mais les dit aussi. En effet il n’ose pas les nommer. C’est très tôt pour le faire. La jouissance du texte « est précoce, elle ne vient pas en son temps, elle ne dépend d’aucun mûrissement. Tout s’emporte en une fois. » Voilà ce qui explique son réserve à annoncer son vrai plaisir, de sortir à la lumière sa vraie jouissance son homosexualité. Mais comme il fait très tôt pour le faire, il doit se patienter et attendre mûrir les faits et les événements. Mais cela lui vaut actuellement une vie de souffrance silencieuse : « et je m’écris comme un sujet actuellement mal placé, venu trop tard ou trop tôt ». En effet c’était tôt et pas tard. À nos jours et avec les droits et les avantages desquelles jouissent les homosexuels, ce pauvre Barthes n’aurait pas grande peine à accéder à sa jouissance.

Pour conclure, qu’il s’agit du plaisir textuel ou du plaisir sexuel, de la jouissance du texte ou de la jouissance homosexuelle, Barthes, et n’importe qu’il soit le penchant qui lui travaillait, a réussit à fonder une théorie qui explique pourquoi on salive pour un texte accrochant autant que pour un repas délicieux ou un corps excitant.


Roland Barthes, Le plaisir du texte, éd.du Seuil, 1973, Paris, p.13-14
Ibid, p.17
Ibid, p.25
Ibid, p.25-26
Ibid, p.61
Ibid, p.63
Ibid,p.91
Ibid, p.84
Ibid, p.67
Ibid, p.69-70
Ibid, p.83
Ibid, p.30
Ibid, p.32
Ibid, p.102
Ibid, p.84
Ibid, p.99

Droit de réponse...

5 étoiles

Critique de Virgile (Spy, Inscrit le 12 février 2001, 40 ans) - 24 février 2002

D'abord je trouve ça un peu bête de t'être servi d'une critique pour exposer tes "griefs" à mon égard. Merci de me rappeler les règles du français mais les guillemets peuvent s'utiliser pour d'autres usages comme dans ma phrase précédente. Cependant je m'excuse si ce que j'ai mis entre guillemets a été pris pour une citation exacte de toi mon but n'était pas de déformer tes paroles, j'ai traduit ce que j'en ai compris. Le texte en question n'est plus en ligne donc je ne peux reprendre tes termes exact mais si je ne m'abuse tu disais bien que tu ne voulais pas présenter une théorie quelconque et malgré tout finalement tu parlais de chose qui s'en dégageait, ambigu comme comportement et ça explique ma réaction. Est-ce plus clair? Mes énervements pour lesquels j'ai présenté mes excuses t'ont apparemment aussi atteint, tu as raison de refuser de polémiquer avec moi, je préfère en ce qui me concerne les dialogues (pas de sourds si possible). Si tu veux me répondre je te propose de le faire en privé ou dans les opinions sur le site ou ça va encore donner du travail à nos chères webmestres...

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