Les rues de feu
de Thomas H. Cook

critiqué par BMR & MAM, le 12 septembre 2010
(Paris - 64 ans)


La note:  étoiles
1963 - Birmingham - Alabama : La croisade des enfants
Historiquement, ce bouquin pourrait être la suite de L'oiseau moqueur.
Ann Harper Lee avait écrit son best-seller dans les années 60 en pleine campagne des noirs américains pour leurs droits civiques.
Thomas H. Cook a écrit son polar, Les rues de feu, plus récemment (1989) mais il relate précisément les faits de 1963 à Birmingham, Alabama, d'où il est natif. Il avait 16 ans à l'époque où Martin Luther King entraînait ses concitoyens à la conquête pacifique de leurs droits pour obtenir la fin de la ségrégation.

[...] Les sit-in dans les cafétérias ségrégationnistes des grands magasins et les défilés de masse en plein coeur du quartier des affaires avaient transformé la ville en zone d'émeute.

Dans cette ambiance explosive, en plein été, pendant que tous ses collègues forment le dernier carré de l'ordre blanc, Ben, flic blanc et intègre - oui ! c'était lui qui occupait seul cette fonction cette année-là à Birmingham, Alabama - Ben donc, s'obstine à vouloir découvrir l'assassin d'une fillette découverte morte dans un terrain vague.
Un petit détail quand même : la fillette était black ...
Les amateurs de polars peuvent sans doute changer de rue (l'avenue Martin Luther King !) car si ce bouquin vaut le détour, c'est bien sûr pour la description du contexte social de l'époque et du lieu.
Thomas H. Cook est prof. d'Histoire et met en scène des faits réels : la croisade des enfants a bien eu lieu cette année-là à Birmingham pour contrer les vues d'un préfet va-t-en-guerre.
Pour celles et ceux qui aiment les histoires avec de l'Histoire dedans.