L'épouvantail de Michael Connelly

L'épouvantail de Michael Connelly
( The scarecrow)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Guigomas, le 18 août 2010 (Valenciennes, Inscrit le 1 juillet 2005, 49 ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 11 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (12 696ème position).
Visites : 3 634 

Pervers Pépère

Douze ans après l’enquête qui les avait réunis dans Le Poète, on retrouve dans L’Epouvantail l’agent Rachel Walling, FBI, et le journaliste Jack Mc Evoy du LA Times, dont il se fait virer au début du livre.

Par bravade (ou dignité selon un vocable à la mode) il décide d’écrire THE article avant de partir et se penche sur un fait divers sordide qui se révèle vite être, ô jackpot, le nième crime d’un serial killer super malin, démoniaque et vicieux comme seuls savent l’être les serial killers américains.
Sentant vite que ses petits bras ne seront pas de taille à lutter contre la bête, Jack fait appel à Rachel qu’il a tant aimée mais dont il a détruit la carrière au FBI. Celle-ci entendra-t-elle son appel au secours ? Le méchant, qui les aura bien vite repérés, sera-t-il vaincu à la fin dans un ultime retournement de situation ? Ou pas ? Vous le saurez, et bien d’autres choses encore, en lisant l’Epouvantail, qui sent quand même un peu la routine il faut bien le dire.

Un passage intéressant, celui où le méchant (je ne vous dis pas son nom mais on le connait très vite dans l’histoire) retrouve la trace des enquêteurs grâce à Internet ; c’est foudroyant. Internet est d’ailleurs un sujet central du livre : respect de la vie privée, protection des données, réseaux de malades et de pervers, réflexions sur le journalisme à l’heure du Web… intéressant et impressionnant.

Pour le reste, du classique de chez classique dans un petit millésime, qui trouvera sa place au bord d’une piscine, à la plage, dans le train ou l’avion.

Car Connelly, même en petite forme, est un très bon artisan qui sait concocter d’agréables page-turner pour l’été.

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Les éditions

  • L'épouvantail [Texte imprimé], roman Michael Connelly traduit de l'anglais (États-Unis) par Robert Pépin
    de Connelly, Michael Pépin, Robert (Traducteur)
    Seuil / Seuil policiers (Paris)
    ISBN : 9782020923859 ; EUR 21,80 ; 14/05/2010 ; 491 p. ; Broché
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Simple et efficace

6 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 45 ans) - 19 octobre 2012

Quelques bons ingrédients dans ce polar, des ficelles bien rodées, une plume expérimentée et un fil conducteur efficace... voilà comment on rédige un bouquin prenant, certes pas inoubliable mais offrant un agréable moment de détente.
L'atmosphère pesante est bien rendue, le méchant à sa place et rapidement, on évolue aux côtés et en même temps que Jack McEvoy pour résoudre cette histoire. De ci de là, toutefois, quelques longueurs, pas vraiment gênantes.
Connelly sait ce qui plaît, il en joue, quitte à ne pas oser la nouveauté dans sa manière de faire mais est-ce un mal ? Après tout, quand c'est relativement bien fichu, on ne va pas se plaindre, même si c'est sans grande surprise.
La traque, lente mais productive, menée contre le journaliste me paraît réussie. Un peu moins convaincue par le binôme Jack-Rachel, ceci dit.

Big brother is watching you

5 étoiles

Critique de BMR & MAM (Paris, Inscrit le 27 avril 2007, 59 ans) - 1 juillet 2012

Il y a les grands Connelly (comme Deuil interdit par exemple) et les autres.
En voici un petit : L'épouvantail.
Quelle que soit la série, grande ou petite, un Connelly n'est jamais une mauvaise surprise.
On est sur du solide. Mais ici pas de bonne surprise non plus.
Du déjà vu, déjà lu, la routine. Les lecteurs assidus pourront bientôt écrire leurs propres Connelly.
Pas de bonne surprise donc mais quelques atouts agréables comme le retour de l'agent Rachel Walling. Et du journaliste McCoy, celui du Poète.
C'est d'ailleurs un des meilleurs côtés du bouquin que de nous immerger dans la salle de rédaction du L.A. Times, même si McCoy est ici sur le point de se faire virer (réduction de la masse salariale oblige).
Avant de claquer la porte il voudrait bien finir en beauté sa carrière de journaliste affecté aux affaires criminelles avec un bel article candidat au Pulitzer : un jeune black est inculpé de l'horrible assassinat d'une danseuse topless. McCoy devine la grosse erreur et renifle la piste du vrai suspect, un tueur en série sans doute.
Et c'est parti ...
L'autre bon côté du bouquin (mais qui peut agacer aussi) c'est que le vilain épouvantail travaille dans une cyber-ferme de serveurs où il espionne ses futures victimes depuis son cloud.
Voilà les ingrédients de la recette : ambiance de bouclage journalistique, techno-serial-killer à moitié hacker et Rachel Walling.
On a déjà goûté à ce plat devenu l'ordinaire de la cantine mais ça se dévore sans faim entre deux gares TGV ou deux aéroports.

Web Epouvantail.

7 étoiles

Critique de Lynch (Perpignan, Inscrit le 15 avril 2007, 43 ans) - 22 janvier 2012

Nous retrouvons ici le journaliste Jack McEvoy, personnage principal du poète, aux prises avec un nouveau tueur en série.
Connelly aborde ici le thème d'internet, notamment les conséquences de celui-ci sur le monde du journalisme, mais aussi bien sûr, en tant que lieu virtuel de rencontre de tout ce que l'humanité peut avoir en elle de plus noir et enfin comme moyen d'intrusion dans les données ou la vie d'autrui.
Connelly écrit ici un bon roman policier (comme à son habitude), mais certains enchainements parfois peu crédibles voire certaines actions que l'on dirait écrites pour une adaptation cinématographique avec un suspense et une action un peu "too much" sont venu me gâcher légèrement la dernière partie du roman.

Meurtres sur le net

7 étoiles

Critique de Poignant (Poitiers, Inscrit le 2 août 2010, 53 ans) - 25 octobre 2011

Jack Mac Evoy est journaliste au « Los Angeles Times », rubrique « Affaires criminelles ». Dix ans après avoir fait la « une » pour avoir identifié le serial killer « Le poète », Jack est licencié, crise de la presse oblige.
Mais en plus, ironie du sort, il doit former pendant ses 15 derniers jours Angela, sa jeune remplaçante. Piqué au vif, Jack décide de jouer le jeu et de partir en beauté sur un dernier grand article.
L’appel téléphonique de la grand-mère d’un meurtrier présumé de 16 ans, Alonzo, va le relancer sur une affaire qu’il croyait bouclée. Angela découvre que le mode opératoire du meurtre d’Alonzo permettrait d’attribuer son crime à un serial killer qui a déjà tué à Las Vegas.
C’est le début d’une poursuite haletante qui va permettre à Jack de revoir son ex-amie Rachel Walling, enquêtrice du FBI…
« L’épouvantail » fait partie de ces polars que l’on ne peut plus lâcher après avoir mis le nez dedans. Bien écrit dans le style fluide habituel de Connelly, l’intrigue est dense et sans répit, quoique pas toujours crédible.
Même si le « Le poète » est encore meilleur, ce roman est une bonne lecture qui se rappellera à vous dès que vous créerez un code d’accès sur internet…

Jack Mc Evoy

9 étoiles

Critique de Free_s4 (Dans le Sud-Ouest, Inscrit le 18 février 2008, 45 ans) - 28 juillet 2011

Ceci n'est pas une enquête d'Harry Bosch, mais de Jack Mc Evoy journaliste au LA Times ainsi que son amie Rachel Walling du FBI duo apparu dans l'excellent "Le Poète".
Contrairement aux autres critiques, je ne me suis pas ennuyé et j'ai trouvé le roman pas mal du tout.
Héros sympa.
Problème de la presse écrite par rapport au nouveau support numérique........
Cybercriminologie, la perversion sur le net, enlèvements, fétichisme........
Nombreux thèmes récurrents de l'actualité actuelle.
Au final un roman qui se lit rapidement.

Du très bon Jack McEvoy

8 étoiles

Critique de Lebowskijeff (paris, Inscrit le 19 mai 2009, 45 ans) - 21 juin 2011

C'est marrant mais j'ai lu une interview de Connelly qui disait qu'il avait besoin de faire exister plusieurs héros. Mais son style reste le même. Visiblement, les lecteurs préfèrent Harry Bosch.
Personnellement, j'ai trouve l’épouvantail très bon (j'ai lu tous les Connelly autant que je sache).
La fin est excellente, la dernière page magnifique.
Le Poète reste bien sûr la référence mais celui ci est dans la lignée des très bons.
N’hésitez pas, de toutes façons les polars de Connelly se lisent a la vitesse de la lumière tellement ils sont prenants.

Un peu déçu

5 étoiles

Critique de Meusli (, Inscrit le 24 novembre 2010, 56 ans) - 31 mai 2011

Vivement le retour de Harry Bosch. J'ai adoré tous les romans dont ce policier est le héros, j'ai un peu de mal avec Mac Evoy, je me suis un peu ennuyé. Dommage...

Un roman policier très professionnel

8 étoiles

Critique de Tanneguy (Paris, Inscrit le 21 septembre 2006, 80 ans) - 12 mai 2011

Connelly sait aussi sortir des aventures de Harry Bosch. Il nous raconte ici une bonne histoire avec les protagonistes du "Poète", et j'ai apprécié la lecture de ce roman bien classique.

Est-il devenu un expert du Web, ce n'est pas sûr, mais il fait comme si... et ce qu'il raconte sur les agissements des pervers de la toile devrait rendre les utilisateurs moins naïfs.

On peut reprocher des longueurs, et s'étonner des caricatures des agents du FBI. On passe pourtant un bon moment et c'est l'essentiel !

Le côté obscur du web

8 étoiles

Critique de Ayor (, Inscrit le 31 janvier 2005, 47 ans) - 15 avril 2011

Au travers de son roman, le passé journalistique de Michael Connelly est mis en avant, et en particulier celui se rapportant aux affaires policières. Exposant cette profession, il nous décrit les procédés d'investigation tout autant que les diverses ambiances et enjeux d'une salle de rédaction d'un grand quotidien. Tout cela se révèle fort intéressant, tout comme cette histoire de tueur en série où l'on retrouve Jack McEvoy, le journaliste du Los Angeles Times, héros d'une des œuvres les plus connues de l'auteur, à savoir "Le Poète".

Dans cette histoire, McEvoy aura fort à faire face à un assassin qui utilise toutes les ressources disponibles du net pour assouvir ses fantasmes meurtriers.

Pas le meilleur Connelly

6 étoiles

Critique de Thimul (Rouen, Inscrit le 3 février 2010, 55 ans) - 12 septembre 2010

Un bouquin honnête sans plus.
On a l'impression que Michael s'est un peu reposé entre deux Harry Bosh.
Pour ma part, j'ai hâte de retrouver mon flic préféré.

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