L'oiseau des ténèbres de Michael Connelly

L'oiseau des ténèbres de Michael Connelly
( A darkness more than night)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Tophiv, le 13 février 2002 (Reignier (Fr), Inscrit le 13 juillet 2001, 44 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 12 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (905ème position).
Visites : 5 761  (depuis Novembre 2007)

Un chef d'oeuvre

Harry Bosch, flic de LA, témoigne dans un procès à scandale. Dans le même temps, une inspectrice chargée d'une affaire criminelle particulièrement atroce n'avance pas.
Elle va demander conseil à Terry Mc Caleb, ex agent du FBI qui vit retiré avec sa femme et sa jeune fille. Il accepte de l'aider mais ses découvertes vont rapidement les conduire à suspecter très sérieusement Harry Bosch.
Voilà pour l'intrigue ! Il faut avoir lu les autres romans de l'auteur dans l'ordre pour apprécier à sa juste valeur ce livre. Il cimente tout le reste de l'oeuvre de connelly. Quasiment tous ses "héros" se rencontrent. (Jack Mc Evoy - Le poète, Terry Mc Caleb - Créance de sang, Harry Bosch - tous les autres romans de connelly sauf la lune était noire)
Aucun d'eux ne ressort de cette histoire sans égratignure. Tout le monde a sa part d'ombre. Connelly nous plonge dans une noirceur absolue où seule la petite fille de Mc Caleb incarne la vie.
C'est le plus noir de ses romans mais aussi celui dont on ressort le plus tendu, essoufflé même par le rythme et le suspense qu'il imprime à son récit.

bref,
J'ADORE !

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Les éditions

  • L'oiseau des ténèbres [Texte imprimé], roman Michael Connelly trad. de l'américain par Robert Pépin
    de Connelly, Michael Pépin, Robert (Traducteur)
    Seuil / Seuil policiers (Paris).
    ISBN : 9782020444606 ; EUR 20,60 ; 14/04/2001 ; 405 p. ; Broché
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Septième épisode de la série Harry Bosch

9 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 63 ans) - 18 octobre 2013

Après « Créance de sang » qui laissait Terry Mc Caleb, en retraite du FBI et avec un cœur transplanté tout neuf, un cœur accaparé par Graciela, sa nouvelle compagne, « L’oiseau des ténèbres » nous le ramène, avec, en prime, Harry Bosch qui surgit dans le décor, la deuxième fois si je ne me trompe qu’ils sont ensemble dans un roman, après « Le poète ».
Lire « L’oiseau des ténèbres » sans avoir lu « Créance de sang » est sans aucun doute dommage tant Michael Connelly raccroche dès le départ les wagons là où il les avait laissés. Terry et Graciela coulent des jours heureux. Terry à son affaire de bateau familial, le « Following sea », qu’il utilise pour emmener des clients pêcher en mer et améliorer aussi l’ordinaire. Graciela s’occupe de Cielo, leur toute nouvelle petite fille. Et puis débarque une ancienne collègue de Terry, inspectrice au LAPD, Jaye Winston, un dossier sous le bras, qui vient demander de l’aide à Terry, ne sachant plus vers quoi se tourner dans une affaire bien dramatique. C’est l’étincelle qui met le feu au ballot de foin puisque c’est à cause d’elle et de son dossier que Terry Mc Caleb se rend compte qu’il ne vivait plus qu’entre parenthèses depuis qu’il avait lâché son métier, ce qui avait constitué toute sa vie jusqu’alors.
Au même moment, un procès criminel retentissant - dans la mesure où il concerne un metteur en scène célèbre d’Hollywood – s’ouvre, dans lequel le principal protagoniste en tant qu’enquêteur n’est autre que Harry Bosch. Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas, dit-on ; ces deux là vont se rencontrer – et même davantage. Les ténèbres évoquées dans le titre ne sont pas un vain mot et si nous en avons tous une part, ces deux là vont la voir se révéler puisque rien n’est jamais blanc ou noir chez Michael Connelly. Il y montre ici encore toute sa finesse et son respect des choses de l’humain, les belles comme les moches.
Il parvient même à dépasser encore ce à quoi on pouvait légitimement s’attendre vers la fin, quand l’issue ne fait plus guère de doute. Il va plus loin, et pas que dans l’intrigue. Il va plus loin dans ce qui fait la chair des relations entre les hommes.
C’est ce qui fait aussi le charme de Michael Connelly. Il ne s’agit pas que de polar …

Avis partagé

9 étoiles

Critique de Patsy80 (, Inscrite le 20 août 2009, 44 ans) - 2 février 2011

J'allais faire une super critique de ce livre car il m'a laissé un souvenir de chef-d'œuvre. Je pense que c'est l'atmosphère et l'attachement que j'ai envers les personnages car je lis les Connelly dans l'ordre.
Mais après survol des différentes critiques des uns et des autres, je me suis rendue-compte qu'en effet, l'histoire n'était pas si extraordinaire que ça.
Pourtant ce qui compte et que je retiendrai c'est que j'ai vraiment pris plaisir à lire ce polar qui, intuitivement, me laisse présager un tournant dans les prochaines affaires de Bosch...

Du bon connelly

8 étoiles

Critique de Adrien34 (, Inscrit le 18 janvier 2009, 29 ans) - 28 juin 2009

Je vais commencer par le bémol: j'aurais aimé une plus violente confrontation entre les deux policiers, que ce soit au niveau de la culpabilité de Bosh ou un affrontement psychologique plus profond entre les 2 personnages.
Deuxième bémol: le procès, même s'il est mêlé à l'enquête,nous oblige trop souvent à lire des chapitres entiers sur l'affrontement des deux avocats alors que ce sont des personnages externes à l'histoire ( contrairement à l'excellent "la blonde en béton" ). Le procès nous fait comprendre trop rapidement que les deux affaires sont liées et j'ai été déçu par le coupable, qui semblait... faux, tiré par les cheveux.

Sinon le style connelly est toujours présent, et on prend plaisir à retrouver nos deux enquêteurs préférés. Le dialogue de fin entre les deux protagonistes est révélateur de la psychologie totalement différente des deux personnages, et c'est seulement à la fin que j'ai trouvé cet affrontement un peu plus poussé.. bas les masques comme dirait l'autre.

Un connelly à avoir dans sa collection

Très très bon

9 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 36 ans) - 5 mai 2009

Je ne suis pas fan de Connelly, mais ce livre est mon préféré de lui avec "Créance De Sang". Un thriller implacable qui mêle Bosch (les tableaux) et morbidité. Vraiment bluffant !

Faiblesse générale de l'histoire

6 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 45 ans) - 25 mai 2006

Il y a Hieronymus Bosch. Le peintre s'entend. Donc ça me semblait bien. Il était aussi question de complot, un truc assez sombre et ça peut donner de bons résultats. Il y avait la confrontation Bosch - McCaleb, alors pourquoi pas?
Si le début m'a emballée, en particulier le chapître dans lequel McCaleb discute avec une spécialiste de la peinture de Bosch, le reste m'a quelque peu déçue. Je n'ai pas trouvé de grande originalité à ce roman et beaucoup d'éléments en sont aisément prévisibles. J'ai également trouvé que Connelly n'allait pas assez au fond des choses, qu'il délaissait trop vite des pistes à peine entamées et que le portrait psychologique de ses personnages était assez faiblard. C'est d'ailleurs la tendance générale de ce polar: faible. Ça se lit facilement, c'est agréable, mais voilà, ça ne se démarque pas vraiment de quantité d'autres bouquins du style, or Connelly est capable de grandes choses; Alors fatigue ou fainéantise? Lassitude ou manque d'inspiration? A mes yeux, pas le meilleur de la série. Un polar quelconque.

Facile (HB - part 7)

5 étoiles

Critique de Heyrike (Eure, Inscrit le 19 septembre 2002, 52 ans) - 20 mars 2006

Autant être clair d’entrée de jeu, je n’ai pas été très emballé par ce récit. Les précédentes enquêtes d’Harry Bosch m’avaient plutôt plues, mais là j’ai trouvé que l’enquête était cousue de fil blanc. Non seulement, on découvre très rapidement qui est l’auteur du crime, mais qui plus est, on devine aisément ses motivations. Le récit du procès paraît, de ce fait, artificiel et ennuyeux. Même la confrontation des deux héros et l’étude psychologique menée par Mc Caleb ne parviennent jamais à emporter l’adhésion du lecteur.

L'UN CONTRE L'AUTRE?

9 étoiles

Critique de Ayor (, Inscrit le 31 janvier 2005, 47 ans) - 17 mai 2005

Terry McCaleb, retraité du FBI, est contacté par Jaye Winston, une ancienne collègue, qui lui demande de l'aider sur une affaire difficile. En effet, Edward Gunn, un homme suspecté de meurtre six ans auparavant, a été retrouvé mort dans des circonstances particulières, et l'enquête piétine. Connaissant les talents de "profiler" de McCaleb, Winston n'hésite pas à lui confier le dossier.

David Storey, producteur et metteur en scène à Hollywood, est accusé d'un meurtre sur la personne d'une de ses anciennes conquêtes amoureuses. Son procès ultra-médiatisé, fait l'objet d'une lutte acharnée entre la défense et l'accusation dont fait partie l'inspecteur de police qui l'a arrêté: Harry Bosch.

Dans ce roman, M.Connelly met en scène deux de ses principaux personnages habituels, McCaleb et Bosch, dans deux intrigues qui apparemment distinctes au début, finiront par se rejoindre. Un bon suspense, et des personnages à la psychologie approfondie rendent cette lecture très agréable.

Le meilleur Connelly

10 étoiles

Critique de Bud (Lille, Inscrit le 7 janvier 2005, 39 ans) - 7 janvier 2005

Je pense qu'il s'agit du chef d'oeuvre de Michael Connelly. Son livre le plus sombre avec Le poète, et une intrigue encore une fois très élaborée. Le patronyme de Bosch prend ici tout son sens, et la description des tableaux pousse le lecteur à surfer sur le net pour regarder les oeuvres décrites et comprendre toutes les subilités de l'auteur.

Qui plus est, c'est un livre où McCaleb et Bosch s'allient, et les doutes sur Buddy renvoient inévitablement à créance de Sang...

Connelly nous mène encore une fois en bateau pour nous surprendre à la fin. S'il n'en fallait qu'un, ce serait l'oiseau des ténèbres.

Un polar bien ordinaire...

4 étoiles

Critique de Dirlandaise (Québec, Inscrite le 28 août 2004, 64 ans) - 9 octobre 2004

Je termine la lecture de "l'Oiseau des ténèbres" de Connelly et je dois avouer que la lecture de ce livre m'a beaucoup ennuyée... Pas beaucoup d'action sinon un peu à la fin, un procès insipide, des longueurs, rien pour captiver le lecteur et l'inciter à continuer sa lecture... Le début était pourtant prometteur, le crime mis en scène selon un tableau de Jérome Bosch, belles descriptions de ses oeuvres que je me suis empressée d'aller voir sur Internet... le symbole de la chouette qui regarde la victime... mais le livre m'a déçu. Le compte-rendu du procès m'a lassée. L'intrigue est très ordinaire et décevante. Les anglicismes que renferme le texte m'ont agaçée... Vais-je continuer ma lecture des livres de Connelly ? Je ne sais pas....

Le Maître à l'oeuvre

10 étoiles

Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 50 ans) - 11 août 2004

Comme mentionné par les autres intervenants, ceux qui sont déjà familiers avec l'univers de Connelly vont se régaler avec ce récit où les deux policiers fétiches de l'auteur se rencontrent.
Grâce à son énorme talent, Connelly réussit à construire une intrigue d'une grande force, tout en approfondissant les personalités de ses deux héros avec une approche sous différents angles.
Il en résulte une toile parfaitement tissée, noire et captivante. Du grand polar.

Incontournable !

10 étoiles

Critique de Cuné (, Inscrite le 16 février 2004, 52 ans) - 12 juillet 2004

Où Bosch et McCaleb se retrouvent ensemble... ou l'un contre l'autre ?...

Terry est jeune papa, et coule une vie chichement relax sur une île, rythmée par les nombreux médicaments qu'il doit encore prendre pour sa greffe. On vient le relancer pour obtenir son aide dans une nouvelle affaire, et il découvre qu'il ne peut décidemment pas se passer de son métier. Son enquête abîme sa vie de famille, et l'amène à douter de ceux qu'ils pensaient ses amis, Bosch et Buddy...

Un excellent thriller, très bien construit, très noir, fin très triste, et c'est stupéfiant de vivre de concert une enquête avec nos 2 héros côte à côte... On n'arrive presque pas à croire à notre chance... un Connelly du meilleur cru. A dévorer !

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