Qu'il pleuve de Francis Dannemark

Qu'il pleuve de Francis Dannemark

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Saint-Germain-des-Prés, le 7 février 2002 (Liernu, Inscrite le 1 avril 2001, 51 ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 5 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (41 551ème position).
Visites : 2 927  (depuis Novembre 2007)

Le prix d'un livre

Ecrivain, vous venez de confier votre dernier manuscrit à un ami éditeur.
Une femme qui a commis l'indiscrétion de le lire, vous fixe rendez-vous et voudrait l’acheter, pour elle seule, vous dit-elle, comme on pourrait le faire avec un tableau…
Comment réagissez-vous ?
Le narrateur de ce roman est interloqué et refuse le chèque dans un premier temps.
Mais la dame est belle et l’écrivain esseulé.
Ils se revoient, elle enclenche une nouvelle tentative.
Vendra, vendra pas ??
Ce livre n’est pas transcendant.
C'est d'autant plus dommage que l'idée de départ est bonne.
La fin n'est certes pas mauvaise, il y a même un léger rebondissement.
D’où vient cette impression que l’auteur a meublé les quelques nonante pages qui constituent le corps du livre ?

Quant au style, il est neutre.

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Agréable lecture

1 étoiles

Critique de MIKL889 (, Inscrit le 18 novembre 2013, 22 ans) - 18 novembre 2013

J'ai bien aimé le style d'écriture de Francis Dannemark. La tournure de phrases de ce romancier est très raffinée, légère et visuelle. Par exemple, il peut décrire des nuages, expliquer que ceux-ci sont "finement peignés". Immédiatement, je me les suis imaginés. Cette image m'a marqué, elle est tellement joliment dite et expressive que j'ai deviné instantanément sa manière de penser.
Un autre argument positif pour ce roman est que Monsieur Dannemark nous raconte la vie d'un écrivain. J'ai apprécié le fait que l'auteur sache de quoi il parle, qu'il ne soit pas novice dans ce domaine. Il a même peut-être pu se baser sur des faits réels, vécus, c'est assez intriguant. Cette idée est bien pensée et accrocheuse à la fois.
Un point négatif dans cet ouvrage est le récit en lui-même. Même si le début est moyennement attractif, c'est plutôt la vie du personnage principal qui m'a déplu. Le plus dérangeant est la vie du personnage principal. Ce "héros" nous donne l'impression de subir, il n'avoue pas ses sentiments. Ce sont deux aspects vraiment négatifs. J'avance même qu'Ariane est l'héroïne car sans elle, le personnage imaginé est inintéressant.

Ame à vendre

8 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 45 ans) - 11 juin 2004

Un court roman, 115 pages qui laissent sans voix lorsque la dernière se referme. Un texte émotionnellement perturbant, sur un écrivain qui se cherche, sur une mystérieuse femme qui se trouve, sur la vie qui passe.
L'histoire en quelques mots : un écrivain vient de terminer un roman dans la douleur, il est fatigué, veut se reposer et se perd entre les femmes qu'il aime et qui sont toutes restées de simples amies, parfois très proches, comme Odile, avec laquelle il a acheté une ancienne maison envoûtante au bord d'un ruisseau.
Un coup de fil va déranger sa vie : une mystérieuse femme, inconnue, répondant au prénom d'Ariane, veut à tout prix acheter son roman, elle lui offre une coquette somme à condition que ce roman n'appartienne qu'à elle, comme un tableau de maître qu'elle s'offrirait.
Chassé-croisé tantôt virulent tantôt attachant entre les protagonistes, hésitations de l'écrivain, harcèlement et détresse de l'acheteuse, conseils des amis et toujours cette vie qui passe, drainant son lot de souvenirs parfois difficiles à digérer. L'écrivain-narrateur nous fait partager ses incertitudes, sa fatigue, son besoin de souffler et de retrouver ses émotions d'antan, cette chaleur et cet entrain qu'il déplore aujourd'hui.
La fin m'a semblée triste mais correspond parfaitement à ce qui la précède : une fin tristement humaine, qui ouvre la porte d'un certain espoir et, en même temps, tourne une page. La dernière ?
A découvrir et à lire d'une traite !

La petite musique Dannemark

7 étoiles

Critique de Lucien (, Inscrit le 13 mars 2001, 63 ans) - 9 février 2002

"La petite musique de Francis Dannemark nous poursuivra longtemps" dit un extrait de critique reproduit sur la quatrième de couverture. Et c'est vrai que le style très classique de cet auteur rappelle Modiano, dont je suis un vieux fan : petite musique, chanson douce... C'est vrai aussi que ces oeuvres brèves se gravent peu en notre esprit, que "l'histoire" ne se sauvegarde pas volontiers sur notre disque dur, qu''il faudrait peut-être relire, relire pour retrouver à chaque fois le plaisir de la première fois. C'est tout le problème du "roman, mode d'emploi" qui surgit devant ce genre d'oeuvre. C'est sans doute que "l'histoire" est un prétexte : manuscrit à vendre ici, mémoires à rédiger dans "mémoires d'un ange maladroit", roman à reconstituer dans "bel amour, chambre 204"... même s'il est un romancier nouveau plutôt qu'un nouveau romancier, Dannemark met en scène "l'aventure d'une écriture" plutôt que "l'écriture d'une aventure". Le test de la page 100? "Un jour, à Houlgate, j'ai trouvé par hasard le manuscrit d'un roman. Je m'ennuyais et je l'ai lu. Et j'ai compris que j'aimais Julien. C'était trop tard, comme dans un mélodrame à cent sous. Mais c'était énorme de découvrir ça : je l'aimais." "Manuscrit", "roman", "lu", "mélodrame"... nous sommes bien au coeur d'une mise en abyme. C'est la littérature qui se met en scène et qui parle, encore une fois de son thème de prédilection : l'amour. Dannemark n'est pas dupe : il désigne "Bel amour, chambre 204" par le mot un peu désuet, un peu mièvre de "romance". Faire un peu battre les coeurs, c'est sans doute peu, et c'est déjà beaucoup.

Une opinion assez juste...

6 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 74 ans) - 9 février 2002

Les livres de Danemark sont en général assez courts et quelques temps après les avoir lus, on ne se souvient plus très bien de quoi il s'agissait... Il est indiscutable qu'il écrit bien, mais ses livres manquent un peu de consistance. C'est un peu comme du Modiano: on le lit et on se dit que ce n'est pas mal du tout. On le ferme et tout se ferme à son propos dans nos souvenirs... Dommage, non ?...

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