Algernon Woodcock, tome 1 : L'Oeil fé, première partie
de Mathieu Gallié (Scénario), Guillaume Sorel (Dessin)

critiqué par PPG, le 5 avril 2010
(Strasbourg - 48 ans)


La note:  étoiles
Mystère dans la brume des campagnes écossaises
Ecosse, Edimbourg, fin du 19ème siècle. Algernon Woodcock est un homme de très petite taille, médecin de formation, érudit, présenté par son ami et confrère William Mc Kennan comme quelqu'un d'altruiste et doté d'une grande générosité.

Alors qu'il accompagne cet ami dans le cadre d'un remplacement professionnel à Oban, Algernon est amené à procéder à l'accouchement d'Izora Penduick, une mystérieuse femme qui va changer le cours de sa vie. Quelque chose en lui "s'éveille", sans qu'il puisse lui-même en comprendre la teneur. Pour l'instant, il est rongé par de puissantes douleurs. Délirant à la suite de cette rencontre, William aura de plus en plus de mal à le comprendre, avant qu'il disparaisse subitement.

En ces campagnes, la médecin balbutie encore : les rebouteuses et les "sorcières" ont une place encore influente. Algernon croisera le chemin d'une d'entre elles, Margail, qui lui délivrera quelques paroles énigmatiques.

La lecture est captivante, avec des dessins remarquables. Superbe atmosphère nocturne. Le plaisir est d'autant plus important que cette mystérieuse histoire s'étale à travers les deux premiers tomes de la série, lesquels comportent au total pas moins de 124 planches !