Facebook : mes amis, mes amours, des emmerdes : la vérité sur les réseaux sociaux
de Olivier Levard, Delphine Soulas

critiqué par CHALOT, le 1 mars 2010
( - 69 ans)


La note:  étoiles
Une approche pertinente des enjeux de l'utilisation non contrôlée de facebook
« Comme la liberté d’expression, l’intimité n’a pas de prix » ! 

Plus de 14 millions de personnes vivant dans l’hexagone possèdent un profil facebook, les adolescents et jeunes ne sont pas les seuls à se brancher, les papis eux aussi s’y mettent.
Les deux journalistes qui ont commis cet essai abordent toutes les questions clés et rien n’est laissé dans l’ombre.
Comment peut on à la fois combattre le fichier Edwige et laisser des indications très personnelles, utilisables par tous sur facebook ?
Evidemment sur la toile, personne n’est obligé de se dévoiler… Certes, mais avec ces réseaux dits sociaux, le néophyte et même le pseudo averti laissent des traces qui peuvent servir pour le meilleur et surtout le pire.
Un certain nombre d’anecdotes racontées font froid dans le dos.
Une puissante araignée publicitaire tisse sa toile et peut cibler ses proies grâce à ces fameux profils, quant au promoteur de ce nouveau modèle de communication, il fait son beurre… Près d’un demi milliard d’humains sont connectés, cela fait du monde et un marché potentiel particulièrement alléchant et très rentable. Ce n’est même pas la peine de recruter des professionnels pour traduire le site dans soixante dix langues, les internautes font le travail gracieusement en 24 heures !
Facebook numéro 1 mondial n’est pas le seul dans la course, ses concurrents comme Twister se développent, ce qui conduit les puissances occidentales à des contorsions …
« Instrument de liberté lorsqu’il est utilisé en Iran, le site de microblogging devient ainsi aux Etats-Unis un dangereux complice des anarchistes. Au risque de placer les démocraties occidentales dans une position inconfortable… »
Ne nous inquiétons pas pour elles. Elles savent s’adapter et la priorité pour ces pseudo-démocraties consiste à garantir leur ordre et leur sécurité, afin de préserver les profits d’une minorité !
On peut bien parier que les générations qui sont nées avec Facebook sauront mieux l’utiliser que ceux qui l’ont vu naître ! Rien n’est moins sûr…Tout compte fait, il vaut mieux mener une campagne d’éducation populaire afin que personne ne perde sa liberté et son intimité.
Risques pour les mineurs, fichages de toutes origines, escroqueries, actes délictueux, enfermement informatiques… tous ces dangers sont réels, seules l’éducation et la prévention peuvent empêcher que ces réseaux « sociaux » deviennent des pièges dangereux pour nos libertés !

Jean-François Chalot