Un homme libre de Philippe Bouvard

Un homme libre de Philippe Bouvard

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par CC.RIDER, le 28 février 2010 (Inscrit le 31 octobre 2005, 60 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (19 092ème position).
Visites : 1 310 

La déchéance mode d'emploi

Un publicitaire reconnu, Walter Ego, cinquante ans, décide sur un coup de déprime, de tout abandonner, famille, amis, métier, maison... Il laisse derrière lui une vie confortable, agréable, enviable même, car elle ne l'intéresse plus. Il rêve de tout reprendre à zéro et surtout de se sentir vraiment libre. Mais la société fonctionne selon des règles, sans doute mensongères et truquées, qu'il est fort difficile d'enfreindre sans en payer la contrepartie. Pour Walter, ce "choix de vie" se fera donc au prix d'une immense solitude et d'une véritable dégringolade au fond du gouffre social...
Un excellent livre de Philippe Bouvard que l'on connaît plus pour ses prestations radiophoniques et télévisuelles que pour ses ouvrages pourtant nombreux, mais qui possède un réel talent d'écrivain. Le lecteur trouvera dans ce livre une vraie leçon de vie pleine d'un pessimisme gai, l'humour de Bouvard n'étant plus à démontrer. Il apporte un éclairage inédit et intelligent sur le phénomène de l'exclusion et sur le monde si particulier des chômeurs, des vagabonds, des routards et des SDF qui, à notre époque, n'ont plus grand chose à voir avec les clochards d'antan. La plume est alerte, l'esprit pétillant. On passe un très bon moment à lire ce livre qui fait réfléchir...

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Bien agréable à lire

9 étoiles

Critique de Catinus (Liège, Inscrit le 28 février 2003, 67 ans) - 8 mars 2018

Walter Ego, un publiciste, en a marre de sa vie bourgeoise. Un jour, il décide de tout quitter : femme, enfant, boulot, maison, statut social, amis. Accompagne de son seul vrai ami : Jules, son chien fidèle, il devient vagabond , se lie avec plusieurs camarades d’infortune. Il connait ainsi la manche, les abris de nuit, les ponts, les humiliations, les poubelles. Jusqu’au jour, comme ayant fait le tout de la question, Jules et lui Walter, reviennent à leur vie d’avant. Une surprise les attend …

Bien agréable à lire !

Extraits :

- Eva nourrit deux fiertés : d’abord elle n’a jamais travaillé pour un homme bien que les candidats à sa protection rapprochée n’aient pas manqué ; ensuite elle ne se considère pas comme une prostituée mais comme une infirmière du sexe. Son alibi –« Je fais du bien, je donne du plaisir, je suis une marchande de bonheur » - prêterait à sourire si le propos ne respirait pas l’authenticité. Eva fonctionne ainsi qu’un vaillante petite infirmière du Samu : on l’appelle pour un cas d’urgence, elle parle quelques minutes avec le malade puis elle le soulage grâce à des soins appropriés.

- Les syndics qui, avec la complicité du législateur, soumettent les colocataires et copropriétaires à un racket dont le confort de l’immeuble justifie rarement le montant.

- « - A quoi mènerait l’association de deux paumés comme nous ? Tu me plais mais j’ai besoin d’un homme que lequel je puisse m’appuyer. Sans doute d’un type riche. Adieu ! ». Elle m’a planté un dernier baiser sur les lèvres et je me suis retrouvé gros-Jean comme devant.

- Il l’avoue en paraphrasant le catéchisme de son enfance : « La chopine est ma foi, mon refuge et mon soutien ».

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