Le Jeu sur le pont
de Sergio Ferrero

critiqué par Mieke Maaike, le 4 janvier 2010
(Bruxelles - 51 ans)


La note:  étoiles
Un Simenon italien
Raffaele, un jeune homme de bonne famille, retourne après de nombreuses années dans son village d’enfance pour effectuer l’estimation de la bibliothèque d’une parente veuve. Il y sera très vite confronté à un tissu de rancœurs et de haine entre plusieurs villageoises, et dont il deviendra également victime lorsqu’il se liera d’amitié avec une mère célibataire chez qui il loge. Ce jeune homme, a priori au-dessus de tout soupçon, deviendra pourtant lui aussi intrigant lorsqu’il se mettra à écrire à un mystérieux correspondant.

Ce roman fait immanquablement penser à un Simenon, d’une part par la psychologie fine des personnages creusée au fil de dialogues simples mais perfides, et d’autre part par l’ambiance pesante qui enserre peu à peu tous les protagonistes. Un Simenon italien, qui nous enferme dans des ruelles écrasées par un soleil de plomb, une chaleur oppressante, une torpeur paralysante. Un thriller plus psychologique que policier qui nous emprisonne dans un village transformé en fournaise accessible uniquement par un pont enjambant un précipice…