Le Nouveau Testament illustré (français courant)
de Collectif Évangélistes

critiqué par Saint Jean-Baptiste, le 25 décembre 2009
(Ottignies - 88 ans)


La note:  étoiles
Un recueil inspiré
Le Nouveau Testament est un recueil de textes d’une valeur religieuse, historique et littéraire inestimable. C’est un récit fondamental de la culture universelle. C’est même le récit qui a le plus marqué l’Histoire de l’humanité.
Le Nouveau Testament ici présenté, contient les Évangiles, les Actes des Apôtres, les Lettres de saint Paul et des autres, et l’Apocalypse de saint Jean.
Mais avant d’entamer la lecture de ce recueil, il est bon de se rappeler qui en sont les auteurs principaux.

Saint Matthieu était un apôtre juif et il écrivait pour les Juifs. Il connaissait parfaitement la Bible. Dans son évangile il fait souvent référence aux textes de la Loi et les Prophètes, que tous Juifs étaient censés connaître, pour bien montrer que le Christ était bien le Messie annoncé par les Prophètes.

Saint Luc était un homme de science, saint Paul nous dit qu’il était médecin. C’était un érudit et un véritable écrivain ; il écrivait pour les Romains. Il a écrit un évangile et il est aussi l’auteur des Actes des Apôtres - un récit passionnant tant au point de vue historique que religieux ;.c’est un des plus beaux textes de l’humanité. En gros, les Actes racontent les péripéties des premières missions de la jeune Église.
Saint Luc se serait mis en scène dans un des récits de son évangile : il serait un des deux disciples d’Émmaüs, celui qui n’est pas nommé.
Saint Luc n’était pas un apôtre ; il était très probablement un des 72 disciples de Jésus (Lc X, 1).
Il serait, selon la Tradition, le peintre de l’icône qui représente le vrai visage de la Vierge.

Saint Marc n’était pas apôtre il était le jeune fils d’une des premières disciples de Jésus. Il a écrit ses souvenirs en commun avec saint Pierre à Rome au moment des persécutions de Néron. Il s’est mis en scène dans un épisode de son évangile, sans dire son nom : dans le jardin de Gethsémani, il est ce jeune gamin qui se sauve tout nu en laissant son vêtement aux mains des soldats.
Il était un des plus fidèles disciples de Jésus et il semble qu’il l’ait accompagné depuis son Baptême jusqu’à sa Passion.
C’est dans son évangile qu’on découvre le mieux le personnage de Jésus et les anecdotes de sa mission. Il est un peu écrit à la manière d’un reportage et c’est le plus vivant des évangiles. Peut-être aussi le plus facile à lire. Le côté théologique de son évangile lui aurait été dicté par saint Paul à Rome.

Saint Jean avait tout au plus 15 ans à la mort du Christ et il a écrit son évangile à plus de nonante ans et après avoir lu les autres.
C’est le plus théologien et le plus mystique des évangélistes. Le Prologue de saint Jean est à la base de toute la foi chrétienne ; c’est un texte inspiré et un morceau d’anthologie d’une portée universelle, quelles que soient les convictions du lecteur.
Mais l’évangile de saint Jean est aussi, fatalement, celui qui est à la source du plus grand nombre d’hérésies. Les Pères de l’Église ont longtemps hésité avant de le sélectionner parmi les textes canoniques de la religion chrétienne.
Pourtant on dit souvent que c’est l’évangile préféré des enfants et c’est aussi celui qui se relit le plus volontiers au cours d’une vie.
Saint Jean est encore l’auteur de l’Apocalypse qui est un récit mystique sur la fin des temps. Ce texte demande une sérieuse formation théologique pour y comprendre quelque chose.

Il reste à dire un mot des Lettres qui sont très variées et souvent assez difficiles à lire.
Surtout celles de saint Paul qui sont des condensés de théologie. Elles demandent bien souvent une étude plus approfondie avec accompagnement d’explications et de commentaires.

Quant à faire une critique de valeur du Nouveau Testament, je pense que c’est impossible : ces textes sont au-delà de toutes critiques. Ce sont des textes inspirés dont la portée surnaturelle ne peut échapper à aucun lecteur, quelles que soient ses convictions et sa religion.
Je vous laisse le soin d’en juger par vous-mêmes, en ces temps de Noël ou, plus probablement, d’en re-juger.