La confusion des sentiments de Stefan Zweig

La confusion des sentiments de Stefan Zweig
( Verwirrung der Gefühle)

Catégorie(s) : Littérature => Européenne non-francophone

Critiqué par Vigno, le 1 janvier 2002 (Inscrit le 30 mai 2001, 66 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 28 avis)
Cote pondérée : 8 étoiles (111ème position).
Visites : 12 247  (depuis Novembre 2007)

A la croisée de tous les chemins

Roland est fasciné par son professeur de littérature anglaise qui lui a ouvert les portes de la connaissance. Le professeur ne tarde pas à s’intéresser à cet élève qui lui voue un culte.
Comme ils habitent le même immeuble, ils se voient quotidiennement pour discuter littérature. Ce professeur a aussi une femme, beaucoup plus jeune que lui. Roland perçoit que la relation de couple est très tendue. Il est attiré par cette femme à l’allure juvénile. Celle-ci semble vouloir le protéger de son mari.
Zweig, ami de Freud, est un maître de l'analyse psychologique. Son jeune Roland, qui vient de passer un semestre à Berlin, se perdant quelque peu dans les plaisirs de la vie nocturne, demeure malgré tout un jeune homme inexpérimenté qui cherche avec force à amarrer sa vie. La littérature vient combler son besoin d'idéal. Tout irait pour le mieux si ce n'était que sa recherche devient une passion destructrice, pour ne pas dire une obsession (monomanie) que son professeur alimente. Plus encore, Roland ne vit plus que pour son mentor : il est obnubilé par cet homme qui semble porter quelques terribles secrets que le roman de Zweig nous révélera.
Comme on le devine, Zweig aime les êtres en crise. Il décrit un adolescent à la croisée de moult sentiments, qui n’a pas encore une personnalité définie, un être en formation comme on disait autrefois. En d'autres mots, un jeune homme vulnérable, impressionnable, neurasthénique, perdu entre ses aspirations intellectuelles et ses attirances physiques, qui s’est créé un univers en retrait qui ne survivra pas à l'épreuve de la réalité.
La force du récit tient à la complexité de ce moment de vie, déterminant dans la vie de Roland, à la finesse de la description psychologique, à l’intelligence du propos sur la littérature et l'art en général. Peut-être y trouve-t-on aussi une courte réflexion sur les relations maîtres-élèves (« Celui qui n’est pas passionné devient tout au plus pédagogue ») et sur la morale bourgeoise.
Roland lui-même est le narrateur du récit. Au terme d’une vie couronnée de succès, il entreprend de tracer ce moment clef de sa vie, observé avec le recul des années. Le récit est construit comme un long retour en arrière. Est-ce ce décalage qui explique que cette confusion des sentiments soit racontée avec tant de rigueur, de façon un peu trop clinique, pourrait-on dire?

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Roman d’initiation

7 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 61 ans) - 30 octobre 2013

La confusion des sentiments. Des sentiments. Une confusion. Cette grosse nouvelle m’a paru un peu à part dans l’œuvre de Stefan Zweig.
Roland, un jeune étudiant, fils d’un professeur et qui, pour cette raison, rejette a priori les contraintes et les règles d’un étudiant appliqué, tombe, subjugué, sous la coupe d’un professeur de langue anglaise, qui pourrait être son père mais qui, justement, n’est pas son père, et qui lui insuffle une neuve volonté d’apprendre, d’apprendre auprès de ce professeur révéré.
Il a bien fait, en effet, cet étudiant de quitter Berlin où ses études s’étaient bien mal engagées, tout à son rejet du père, du travail de son père, et pour qui l’oisiveté et le bonheur de se retrouver sans entraves ne présageaient pas d’une grande réussite. Après un clash brutal au cours duquel il prend conscience de l’impasse dans laquelle il est engagé, il est donc parti à l’issue du premier semestre pour une modeste Université d’une modeste ville de province. Et là, il est immédiatement subjugué par ce professeur de littérature anglaise avec qui, très vite, une grande proximité, une relation particulière va s’installer.
C’est cette montée en puissance que Stefan Zweig nous raconte, avec les yeux du jeune étudiant - donc peu expérimenté - facilement exalté et naïf.
Pour ce faire il reprend une technique classique dans ses nouvelles ; c’est ce Roland, devenu maintenant professeur en fin de carrière, qui se raconte. Et qui du coup peut balayer la quasi intégralité de sa vie.
C’est, psychologiquement fort bien mené – nous parlons de Stefan Zweig quand même – et le fait de raconter l’évolution de cette relation interprétée par le cerveau de Roland jeune permet de maintenir le brouillard nécessaire à une certaine … confusion. Des sentiments.

Tout en délicatesse...

9 étoiles

Critique de Nathafi (SAINT-SOUPLET, Inscrite le 20 avril 2011, 50 ans) - 13 août 2013


Histoire touchante et troublante que celle de Roland, cet étudiant en totale admiration face à ce professeur qui lui fait découvrir la Littérature de façon passionnée.

Toutes les formes de sentiments passent dans cette relation étrange, véritable confusion qui leur fait perdre pied. L'auteur explore leurs pensées délicatement, relatant le mal-être de ces deux individus un peu perdus, chacun à leur manière.

On devine la chute, elle se dessine au fil des pages, tout en pudeur, c'est très certainement le point que j'ai grandement apprécié dans cet ouvrage.

Un parcours initiatique intéressant

8 étoiles

Critique de Encyclopédie sur pattes (, Inscrite le 22 juin 2012, 21 ans) - 30 juin 2013

Zweig décrit la relation équivoque entre un éminent professeur d'âge mûr et l'un de ses jeunes élèves, fasciné par le génie de son maître.
Un roman magnifique et troublant qui nous fait entrer au plus profond de l'âme d'un adolescent qui découvre la vie avec ce qu'elle comporte de mystère et d'ambiguïté. Zweig signe ici une analyse psychologique fine et captivante. Impressionnant...

Emoi interdit

9 étoiles

Critique de Catinus (Liège, Inscrit le 28 février 2003, 66 ans) - 11 juin 2013


Roland, le narrateur, est étudiant à Berlin. Il mène une vie plus oisive que studieuse. Un jour, son père le surprend au saut du lit alors qu’il est en charmante compagnie. C’est en trop et le père remonte les bretelles à Roland qui est envoyé dans une université de province. Là, notre héros fait la connaissance d’un vieux professeur et tombe sous le charme de son approche de la littérature qui se révèle être hors du commun. Passionnés tous deux, ils travaillent ensemble en vue de réaliser un ouvrage. C’est sans compter sur la « camaraderie » qui se développe entre la femme du vieux professeur et Roland et sur un émoi plus grand encore, trouble qui dépassera tout le monde…

A pointer tout particulièrement le moment où le père découvre la vie dissolue de son fils à Berlin, la première vraie rencontre entre Roland et la femme du professeur et surtout, bien entendu, les dix dernières pages…

On peut classer ce livre dans la liste des romans de type homosexuel.



Extraits :

- Nous vivons de myriades de secondes, et pourtant, il n’y en a toujours qu’une, une seule, qui met en branle tout notre monde intérieur (…)

- Jamais je ne l’ai revu. Jamais je n’ai reçu de lettre ou de nouvelle. Son ouvrage n’est jamais paru, son nom est oublié ; personne ne sait plus rien de lui, en dehors de moi. Mais aujourd’hui encore, je sens une chose : que ce soit mon père ou ma mère avant lui, ma femme ou mes enfants après lui, il n’y a personne à qui je suis plus redevable. Il n’y a personne que j’aie davantage aimé.

Comme un absolu littéraire...

10 étoiles

Critique de Provisette1 (, Inscrite le 7 mai 2013, 5 ans) - 26 mai 2013

Oui, Zweig, c'est toujours savoir, par avance, qu'à tout instant, il nous fera véritablement "plonger" DANS l'histoire et qu'il va nous transporter, nous emporter: totalement, intégralement.

Et ce roman, même s'il pourrait sembler, au départ, moins "porteur", lors de l’évocation de la littérature, de la "connaissance", du "Maitre", m'a véritablement subjuguée, les 12 dernières pages en particulier, absolument "scotchantes" et qui m'en ont fait perdre la respiration tant j'avais intégré leur monde, l'histoire.

Oui, le souffle coupé: comme un absolu.

Zweig: inégalable.

Zweig: les sentiments, l'amour dans toute son exaltation.

un classique

8 étoiles

Critique de Jaafar Romanista (Rabat, Inscrit le 3 février 2013, 29 ans) - 25 avril 2013

"La confusion des sentiments" est un livre magnifique, poignant, Stefan Zweig traite un sujet controversé à l'époque et même actuellement, avec un style intense et une analyse profonde de la psychologie et des sentiments du personnage principal.
Bref, ce livre est un classique.

Chapeau bas

8 étoiles

Critique de Benson01 (, Inscrit le 26 mai 2012, 21 ans) - 4 août 2012

Encore une nouvelle de Zweig qui m’a grandement impressionné. Au moyen d’une écriture majestueuse, j’ai voyagé à travers les sentiments de violente passion de l’élève pour son professeur qui, lui, passait d’amour à aversion.
Pourtant, ce genre d’histoire psychologique ne m’attire pas vraiment mais la narration est tellement puissante que j’ai lu cette nouvelle avec un intérêt nouveau. La chute m’a laissé plus que perplexe car, en effet, je ne m’y attendais pas du tout.
Je fais court car il ne suffit pas de plus pour dire que « la Confusion des sentiments » est une œuvre exceptionnelle !

Un must

10 étoiles

Critique de Blue Boy (Saint-Denis, Inscrit le 28 janvier 2008, - ans) - 5 juillet 2012

On est presque obligé de s’effacer devant un tel chef d’œuvre, dont la qualité est inversement proportionnelle à la longueur (127 pages) et qui décrit si bien les sentiments les plus enfouis, le non-dit…. L’auteur possède un style sublime alliant puissance et finesse. Il l’utilise à merveille aussi bien lorsqu’il reprend les mots du professeur racontant l’épopée du mouvement shakespearien à ses élèves, que lorsqu’il décrit le trouble de ce même professeur vis-à-vis du jeune étudiant. Ses mots vibrent et nous élèvent vers des hauteurs célestes, insoupçonnées. C’est un vrai plaisir littéraire et à mon avis représente, parmi tout ce que j’ai pu lire à ce jour, ce qui se fait de mieux en matière de littérature avec un grand L.

Après un tel livre, on se dit que les plus beaux sentiments ne s’expriment que par le silence, les regards et les gestes, et qu’il fallait toute la sensibilité et l’élégance de Zweig pour formuler ce postulat à l’aide des mots... Que dire de plus, sinon que j’ai le cœur au bord des larmes à chaque lecture et que je ne me lasse pas de le relire.

Une plume magique !

10 étoiles

Critique de Felicity11 (Bruxelles, Inscrite le 12 décembre 2007, 25 ans) - 28 juin 2012

Comme toujours, ce n'est pas tant l'histoire, en somme banale, mais plutôt l'écriture de Zweig qui rend ce récit magnifique. Je ne saurais décrire à quel point son style m'emporte à chaque fois, rendant toute histoire poétique, rendant chaque personnage si humain. La qualité chez Zweig est qu'il n'idéalise que rarement ses personnages mais ne les noircit pas à l'extrême non plus : ils sont un juste équilibre entre le bon et le mauvais, entre la raison et la folie, entre la force et la faiblesse et c'est ce qui les rend si vrais et palpables.
Toutes les qualités habituelles de l'écrivain sont réunies pour nous livrer l'analyse d'une passion étrange et malsaine. Un récit prenant et magnifique !

troubles passionnels!

9 étoiles

Critique de Cyrille75 (, Inscrit le 27 août 2011, 25 ans) - 22 janvier 2012

Je me suis lancé dans cette courte lecture, et je fus tout de suite subjugué par le talent d'écriture de Zweig.
Tout comme dans "le joueur d'échec", Zweig m'a littéralement emporté par la très fine analyse psychologique du personnage principal (et ô combien périlleuse car très tourmentée). Dans l'univers de cet écrivain toute impression ou sentiment ressenti par le personnage à un moment donné est digne d'être développé sur plusieurs pages avec un style très riche et caractéristique de ce grand monsieur de la littérature!

Ô capitaine, mon capitaine !

9 étoiles

Critique de Antinea (anefera@laposte.net, Inscrite le 27 août 2005, 38 ans) - 25 avril 2011

Un jeune étudiant oisif découvre la littérature anglaise grâce à un professeur passionnant mais un peu lunatique. Une amitié faite de fascination et de mystère se noue entre les deux hommes, l’élève dépendant, le maître tour à tour chaleureux puis distant. Et au milieu, la femme du professeur, jeune, séduisante mais elle aussi mystérieuse, presque absente aux yeux de son mari…

L’histoire est simple et touchante, la relation maître-élève, la passion pour l’étude et la réalisation de soi réconfortante et n’est pas sans rappeler certaines scènes du fameux « Cercle des poètes disparus ». L’écrit est tout simplement parfait, riche, simple, coulant, maîtrisé. Une bonne découverte !

La confusion des sentiments

8 étoiles

Critique de Sundernono (Nice, Inscrit le 21 février 2011, 35 ans) - 15 avril 2011

Lu il y a de cela deux ou trois bonnes années, "La confusion des sentiments" reste à ce jour le meilleur Zweig qu'il m'ait été donné de lire.
Là encore l'approche psychologique des personnages est primordiale. Le style est toujours aussi élégant mais cette fois-ci j'ai particulièrement accroché à cette histoire, celle d'un jeune homme, Roland, dont la vie va radicalement changer après la rencontre d'un homme. Le fait que cet homme semblerait cacher un lourd secret rend cette nouvelle encore plus captivante. Là encore le style de Zweig nous plonge dans les pensées les plus profondes, on ressent par la lecture tous les sentiments des protagonistes, poussant le lecteur à vouloir en savoir davantage sur cette étrange amitié entre l'élève et son mentor.
La fin n'en est que plus bouleversante, je ne m'y attendais vraiment pas. Zweig ne pouvait en effet donner meilleur titre à cette oeuvre.

Une belle lecture

9 étoiles

Critique de Nb (Avion, Inscrit le 27 août 2009, 33 ans) - 1 octobre 2010

Encore une fois, Stefan Zweig parvient à nous passionner en décrivant les émotions les plus profondes et les plus troublantes de ses personnages. L'adoration malsaine de l'élève pour le maître, la relation pour le moins ambiguë qui les relie, tous les questionnements intérieurs de Roland sont fouillés et décrits avec une précision et une réalité exceptionnelles. A lire et à faire lire.

Vive Zweig !

8 étoiles

Critique de Listelle (Bordeaux, Inscrite le 25 juillet 2010, 31 ans) - 18 août 2010

Un roman intéressant sur les sentiments : que ce soit en 2010 ou dans les années 1920, finalement, on est toujours aussi torturé quand sous l'influence et l'admiration d'une autre personne. Je rejoins ceux qui pensent que l'histoire est prévisible mais je tiens à ajouter qu'en aucun cas cela ne gâche la lecture qui est vraiment agréable.
Autre point positif : un peu se faire une idée de la vie d'un étudiant "bourgeois" des années 1920 en Europe..

Combat psychologique

8 étoiles

Critique de Slye (SCHERWILLER, Inscrit le 20 juin 2007, 35 ans) - 4 juillet 2010

Encore une fois Stefan Zweig nous plonge dans un combat psychologique. Il revient sur un moment primordial de sa vie et en fait l'analyse. Fidèle à son habitude il parvient parfaitement à nous faire ressentir les émotions qu'il décrit.

Pour ceux qui aimeraient connaître un peu plus cet auteur, la lecture sera sûrement intéressante. Pour ceux qui ne connaissent pas cet auteur, et qui décideraient tout de même de se lancer œuvre l'histoire ne sera surement pas très intéressante, mais le style littéraire lui viendra rattraper ce petit défaut.

Confession des sentiments.

9 étoiles

Critique de Siham wh (Metz, Inscrite le 21 décembre 2009, 28 ans) - 22 décembre 2009

Que dire de plus si ce n’est que le beau se contemple sans mot dire.
Lu d’un trait et relu trois fois la même semaine à la recherche du secret de cette beauté inouïe. En vain. Le beau est ce que seuls nos sens comprennent et échappe à la raison.
Bien des larmes versaient lors de la première lecture. Romantique malgré moi.
Ah, Zweig ou l’art des expressions ad hoc! Nul besoin de languir. Deux mots font l’affaire et à chaque fois le lecteur n’y comprend rien. Comme ayant reçu la clef qui ouvre son cœur, les sentiments se dérobent aisément.

Sous tension

9 étoiles

Critique de Romur (Viroflay, Inscrit le 9 février 2008, 44 ans) - 28 octobre 2009

S Zweig est décidément le maître des passions et des sentiments.
L’enthousiasme de la jeunesse, la naïveté de l’adolescent, la passion d’apprendre, l’admiration jusqu’à la soumission, l’amour jusqu’à la souffrance (si il y a un ouvrage qui permet de comprendre la différence entre amour et sexualité c’est bien celui-là).
Tout cela servi par une écriture dense et intense capable de restituer toute la richesse des sentiments humains, d’organiser une montée sous pression continue qui interdit de relâcher le livre avant la dernière page…

Magnifique et très touchant

9 étoiles

Critique de Martin.45 (, Inscrit le 24 janvier 2009, 27 ans) - 24 janvier 2009

Un des meilleurs livres que j'ai lus : style très limpide, psychologie incroyable, ça se lit d'une traite... la description des sentiments est très profonde, on ressent vraiment les sensations des personnages...

Bref, un classique, et c'est d'ailleurs très osé de la part de Stefan Zweig d'écrire un roman dont le sujet principal était à l'époque très controversé. (ce qui est toujours le cas aujourd'hui)

Bon, fin, mais troublant

8 étoiles

Critique de Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 40 ans) - 27 août 2008

Zweig est toujours aussi bon et fin psychologue. On sent la trame venir, mais quel crescendo. Il m'a laissé un goût un brin amer, mais le livre reste très bon, et même un classique.

Stefan Zweig est toujours excellent.

9 étoiles

Critique de Le café de... (Perpignan - Bordeaux, Inscrite le 17 août 2008, 33 ans) - 26 août 2008

Un beau roman rappelant la fascination que certains professeurs provoquent chez leurs élèves et la facilité avec laquelle ils peuvent les manipuler.
Bien que prévisible pour tout lecteur ayant un minimum de facultés d'analyse psychologique, ce livre retrace très bien l'inexpérience des jeunes adolescents face au monde et aux étrangetés de certains adultes.
Il est également un témoin des pensées de la société de l'époque face au "secret" du professeur.

Touchant, mais prévisible

7 étoiles

Critique de Nance (, Inscrite le 4 octobre 2007, - ans) - 1 décembre 2007

L’écriture est très fluide, il n’y a rien à reprocher à ce sujet. C’est le premier livre que je lis de Zweig et certainement pas le dernier. La psychologie des personnages est bien développée, avec une emphase sur leurs émotions. Il a réussi à rendre émouvant une histoire dont on connaît les lignes finales des milles à l’avance. Je crois que la prévisibilité est due en grande partie parce qu’on lit le récit avec des yeux de notre ère et non de 1926. J’imagine qu’à l’époque où le roman a paru que ça devait être différent.

Une admiration sans limites

9 étoiles

Critique de Ichampas (LAMBALLE, Inscrite le 4 mars 2005, 53 ans) - 28 janvier 2007

Un jeune homme, habité de la fougue liée à sa jeunesse, après un début d’année étudiante tumultueuse, se retrouve dans une petite ville étudiante, loin de Berlin. Il découvre un professeur, ceci pourrait s’apparentait à une apparition. Il va s’y attacher. Régulièrement, les deux hommes échangent, discutent et se font mal.
Tout au long du livre, le héros nous fait part de ses sentiments. Pas à un seul instant, il n’arrive à expliquer le comportement de son professeur. Ce n’est qu’à la fin du livre que celui-ci dévoile ses sentiments, son amour sans borne pour ce jeune homme et son homosexualité, sa souffrance d’être homosexuel, que notre héros comprend. Il fini en apothéose sur le récit que le professeur fait de sa vie.
Mon seul regret est de ne pas avoir pu partager leurs échanges, car peu de choses filtrent, seuls les sentiments qu’éprouvent le héros sont mentionnés.

Rapports ambigus

7 étoiles

Critique de Soili (, Inscrit le 28 mars 2005, 44 ans) - 3 septembre 2006

Une étrange relation se noue entre le maitre et le disciple, celui-ci finira-t-il par comprendre ce professeur à l'attitude si secrète et si étrange.
Même si le lecteur comprend assez rapidement le mystère de cette relation , l'intérêt n'en est pas moins bien présent par la qualité de description des sentiments éprouvés par les protagonistes de ce petit livre. Je conseille ce livre à qui aime Zweig.

Zweig...

8 étoiles

Critique de Lestat (, Inscrit le 9 juillet 2005, 29 ans) - 17 juillet 2005

...est décidément un auteur incomparable. Après "le joueur d'échec" qui m'avait on ne peut plus passionné voila que je lis "la confusion des sentiments". Même si je l'ai trouvé moins passionnant que "le joueur d'échec" et si le rythme en est moins exalté, Zweig décrit encore une fois parfaitement les sentiments humains tels que l'obsession, la honte de soi ou l'amour purement intellectuel entre deux hommes.

A lire absolument !

10 étoiles

Critique de Norway (Entre le Rhin, la Méditerranée et les Alpes !, Inscrite le 7 septembre 2004, 42 ans) - 10 septembre 2004

J'ai lu ce livre il y a déjà quelques années, mais je l'avais trouvé magnifique. C'était le premier livre que j'ai lu de Zweig. Beaucoup de finesse psychologique.

Fin psychologue

8 étoiles

Critique de Féline (Binche, Inscrite le 27 juin 2002, 39 ans) - 26 janvier 2004

La force de Stefan Zweig réside réellement dans sa qualité d'écriture et son talent à décrire la lente progression des sentiments partagés entre ces trois êtres solitaires : Roland, son professeur et l'épouse de ce dernier. Grâce à une plume époustoufflantes, il réussit à faire un grand roman d'une histoire somme toutes banale : la relation entre un étudiant et son professeur, allourdie par un secret assez prévisible.

Dévotion malsaine

8 étoiles

Critique de Nothingman (Marche-en- Famenne, Inscrit le 21 août 2002, 37 ans) - 14 décembre 2002

On a tous eu un professeur, qui par sa verve, son talent, sa pédagogie, a réussi à nous faire aimer une matière par combien rébarbative. Le genre de personnages qui vous plonge dans une passion, faite de mots et d'envolées lyriques. Le genre de personnages qu'on aimerait remercier bien plus tard.
A travers ce roman, c'est à la prose d'un tel professeur que nous sommes conviés. A travers les yeux de Roland, jeune étudiant allemand, obligé par son père à se plonger plus sérieusement dans ses études au lieu de vivre dans l'insouciance et la frivolité du monde berlinois. Roland va découvrir ce maître et se placer dans un rapport de dévotion,de subordination envers ce professeur qui lui a offert la passion de l'étude et de l'action intellectuelle. Rapport malsain, ambigu qui amène Roland par d'intenses passages de doutes. Et ce secret.....
L'écrivain autrichien décrit la psychologie de ces personnages avec une jolie maestria. Ses descriptions sont magnifiques et décrivent bien la passion débordante dans laquelle est plongé le héros.
Reste aussi la description du monde étudiant dans la ville de Berlin qui est un modèle du genre et qui nous brosse, en termes imagés, le portrait de l'étudiant débarqué de sa province et qui découvre la grande ville.

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