Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Colum McCann

Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Colum McCann
( Let the great world spin)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Jules, le 30 août 2009 (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 75 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 11 avis)
Cote pondérée : 8 étoiles (395ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
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Une visite dans le monde des oubliés

Ce livre contient des nouvelles reliées entre elles par plusieurs fils qui les traversent. Un des fils les plus importants se retrouve dans la misère que vivent les personnages et cela dans un pays qui se dit très riche. La misère ne porte cependant pas toujours le même nom.

L’histoire du funambule qui reliera les Twin Towers forme comme un lien entre les histoires même si parfois l’un ou l’autre personnage d’une nouvelle précédente réapparaît dans une suivante.

Nous commencerons par l’histoire de Corrigan, jeune homme catholique irlandais qui deviendra prêtre en plein Bronx à New York. Son seul et unique but sera de tenter d’adoucir la misère humaine, financière et morale, du milieu qu’il fréquente. L’univers dans lequel il vit est non seulement affreux esthétiquement mais il l’est encore plus moralement. Ses rapports humains se résument à aider les putes en leur donnant un café ou un Coca suivant la saison et à les laisser venir faire pipi dans son appartement dont il laisse la porte toujours ouverte pour ce faire. Pour cela il se fera battre par leurs maqueraux sous le prétexte que pendant qu’elles font cela elles perdent du temps !... Bien sûr vous imaginez également que les seringues et la drogue font partie intégrante de l’ensemble de la vie de ses femmes.

Cette nouvelle a des accents des « Saisons de la nuit » Je vous laisse à la suite des aventures de Corrigan.

La seconde nouvelle aborde une autre détresse tout aussi grave, même si elle est moins visible. Cinq femmes de milieux très différents se réunissent afin de partager l’horrible douleur qu’elles vivent : la mort de leur fils unique dans cette foutue guerre du Vietnam..

Ici nous retrouvons un autre lien entre les différentes nouvelles : la haine de Nixon et la joie provoquée par son départ.

Je vous laisse découvrir le contenu des autres nouvelles.

J’ai trouvé à ce livre des accents des « Saisons de la nuit » et d’une chute vers le gouffre de l’injustice et de la misère. Mais aussi ceux d’un certain Tristan Egolf et du « Seigneur des porcheries »

L’écriture de Colum McCann est merveilleusement contrôlée et d’une très grande efficacité !

Voilà un nouveau très bon livre de cet auteur. Encore faut-il aimer les nouvelles...

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Les éditions

  • Et que le vaste monde poursuive sa course folle [Texte imprimé] Colum McCann traduit de l'anglais (Irlande) par Jean-Luc Piningre
    de McCann, Colum Piningre, Jean-Luc (Traducteur)
    Belfond / Littératures étrangères (Paris)
    ISBN : 9782714445063 ; EUR 22,00 ; 13/08/2009 ; 435 p. ; Broché
  • Et que le vaste monde poursuive sa course folle [Texte imprimé] Colum McCann traduit de l'anglais par Jean-Luc Piningre
    de McCann, Colum Piningre, Jean-Luc (Traducteur)
    10-18 / 10-18. Série Domaine étranger
    ISBN : 9782264052179 ; EUR 8,80 ; 04/11/2010 ; 475 p. ; Poche
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Ce vaste monde

9 étoiles

Critique de Killing79 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 40 ans) - 13 octobre 2013

Dans ce roman, Colum Mc Cann ne nous livre pas une histoire mais la représentation globale d'une ville, NewYork, à un instant précis: Le jour où un funambule traverse les Twin Towers. Cet événement est un prétexte pour nous dépeindre différents portraits de personnages dans leurs univers propres. Tous les destins s'entrechoquent, se frôlent ou s'évitent. Ils sont parfois liés par une petite chose, parfois dépendants et parfois complétement étrangers. Le fait est qu'ils forment un tableau où chacun doit s'en sortir avec les cartes qui lui sont données.
Dans un style très agréable, Colum McCann aborde un grand nombre de thèmes, argent, drogue, prostitution, guerre, immigration, religion, maladie, sans jamais prendre partie. Il se fait le témoin d'une époque, parsemée de tragédies avec lesquelles chacun doit composer.
Grand moment de lecture...

Meilleur titre, meilleur bouquin

10 étoiles

Critique de Ardeo (Flémalle, Inscrit le 29 juin 2012, 71 ans) - 29 juin 2012

Je m'associe aux contributeurs pour encenser ce magnifique roman qui pour moi est le meilleur que j'aie lu cette année et auquel j'attribuerai également le superlatif du : "meilleur titre de roman" !

La sincérité au-delà de la vérité.

10 étoiles

Critique de Véranne (, Inscrite le 6 août 2011, 59 ans) - 27 août 2011

Ce roman, qui a remporté plusieurs prix littéraires, dont le prestigieux National Book Award américain en 2009, donne la parole tour à tour à plusieurs personnages dont les vies se croisent, créant à leur insu une idée de tissu social qui transcende les barrières habituelles pour arriver à l’essentiel des liens humains. Ce sont même des extrêmes qui se réconcilient, à l’image du funambule qui un jour tire un câble entre les tours jumelles du World Trade Center à New York et défie toutes les hantises imaginables pour chercher son équilibre, et en éprouver le bonheur de l’harmonie, parfois même la jubilation. Pas de miracle, mais au contraire beaucoup de travail et d’efforts, et toujours et surtout le lien de la sincérité au-delà même de la vérité.
Le funambule est inspiré de Philippe Petit, qui a effectivement accompli son exploit en 1974. Les autres personnages sont fictifs et accrochent l’attention: un prêtre ouvrier irlandais et son frère, des prostituées, un juge, des mères qui ont perdu leurs fils à la guerre, un couple d’artistes, une infirmière. Tous vivent ou ont vécu des chagrins et des drames, sans que pour autant le texte verse dans le pathos ou l’invraisemblable. McCann a un réel talent de conteur et donne vie sans mièvrerie, caricature, ou cliché, posant les décors et lançant l’action par petites touches rapides et inattendues qui suspendent le lecteur à sa plume. L’entreprise était pourtant acrobatique, car on aurait pu rapidement glisser dans le mélodrame social…

Quand le temps se fige

10 étoiles

Critique de Silex (dole, Inscrit le 13 mars 2011, - ans) - 13 mars 2011

"Et que le vaste monde poursuive sa course folle." et s'arrête, juste un instant, le 7 août 1974, quelque part au sud de Manhattan. Pour que le temps, qui s'écoule horizontalement, plonge, brutalement, du haut des buildings pour s’enfoncer, verticalement, comme dans un arrêt sur image, dans la vie de quelques personnes en ce jour, banal, ressemblant à tant d'autres dans tant de vies.
Ce jour-là, presque 27 ans, jour pour jour, avant le 11 septembre, des têtes se lèvent, des yeux s'écarquillent, des bouches hurlent, des sirènes retentissent au pied du World Trade Center à peine achevé. Que s'est-il passé le 7 août 1974 à New-York ? Si peu et tant à la fois : un funambule a tendu un câble d'acier entre les deux tours jumelles et, au petit matin, quand chacun se hâte vers ses occupations quotidiennes, il va de l'une à l'autre, fait demi-tour, se couche sur son fil, saute à cloche-pied, simplement équilibré par son balancier et donnant l'impression, vu d'en bas, d'une croix tendue dans le ciel sur laquelle s’agite un petit bonhomme.

"Et que le vaste monde poursuive sa course folle." est un roman de Colum McCann, publié en 2009, lauréat du National Book Award aux Etats-Unis, et élu meilleur livre de l'année par le magazine "Lire". Colum McCann est Irlandais. Il a 45 ans, il vit à New-York après un passage au Japon.

Dans ce roman, il a choisi d'arrêter le temps, juste un moment, et de nous plonger dans ce New-York des seventies : la guerre du Viêt-Nam touche à sa fin, Nixon démissionne, démasqué par le Watergate, les hippies commencent à se rhabiller, l'héroïne coule à flot et jette dans les rues sordides du Bronx les laissés pour compte, les oubliés du temps.

Nous croisons, juste un instant, un jeune moine irlandais qui a joué sa vie en tentant d’aider les prostituées héroïnomanes du Bronx, celles qui vivent et travaillent sous un pont, et son frère, réchappé d’un attentat de l’I.R.A, venu d'Irlande pour essayer de le sauver...
... des mères ayant perdu un ou plusieurs fils au Viêt-Nam et qui se retrouvent pour parler de leurs enfants …
… un couple d'artistes à la dérive, miné par la drogue et ayant perdu tout talent en tentant d’en décrocher …
… un jeune apprenti-coiffeur passant ses nuits dans les tunnels du métro pour photographier les tags, art nouveau et délinquant …
… un juge, ancien avocat de Park Avenue, qui a cru pouvoir remettre de l'ordre et de la justice dans cette folie furieuse urbaine qu'était New-York à cette époque …
… de jeunes informaticiens californiens suivant l’événement en appelant, au hasard, des inconnus dans des cabines téléphoniques publiques …
… et tant d'autres encore ...

Toutes ces vies se croisent ce fameux jour d'une manière ou d'une autre. Les rencontres se font, ou pas, autour de l'événement qui est interprété selon la vie de chacun à ce moment-là : les mères y voient le retour de leur fils disparu ou un pied de nez révoltant à la mort, le juge un moyen de sortir de son sinistre travail quotidien, puis une occasion unique d'appliquer la loi selon sa morale ; les jeunes californiens, une façon de se moquer de tout le monde en maîtrisant une science encore ignorée du plus grand nombre à cette période. Seuls les plus martyrisés de la vie ne sauront jamais ce qui s'est passé ce jour-là car ils vivent sous un pont ou dans les tunnels du métro, et lever le regard vers le ciel est quelque chose qui ne leur est physiquement plus possible. Le prêtre irlandais non plus n'en saura rien, car son ultime tentative de sauvetage sera la dernière.

Et puis la vie reprendra, le cours du temps retrouvera sa course horizontale, quelques-uns se seront arrêtés définitivement en cours de route, d'autres se seront trouvés ou retrouvés, la vie sera meilleure pour certains, identique pour d'autres et certainement pire pour les derniers.

Le roman se clôt en 2006. On y retrouve les filles de l’une des protagonistes du 7 août. Elles ont été sauvées de l'orphelinat, ce même jour, par l’une des mères de soldats morts et elles sont venues recueillir le dernier souffle d'une autre de ces mères. Elles s'en sont bien sorties : l’une est militaire en Irak, et l'autre s'est tournée vers les nouveaux déshérités de la crise des sub-primes. Les avions volent, les tours jumelles n'existent plus, les pauvres et les oubliés ont seulement déménagé, des morts il ne reste que des souvenirs, et de nouvelles guerres ont fait de nouvelles mères désespérées et, finalement … le vaste monde poursuit sa course folle.

Le monde n’arrête pas de tourner

6 étoiles

Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 50 ans) - 20 octobre 2010

Je ne partage pas l’enthousiasme déjà exprimé. L’utilisation du funambule entre les deux tours de World Trade Center comme métaphore sur l’équilibre est intéressante, mais c’est bien peu pour supporter cette multitude de personnages issus de différents milieux.

Il est vrai que McCann est un écrivain moderne avec beaucoup de talent, notamment pour les dialogues. On s’imagine qu’il doit aimer causer. L’abondance de descriptions et l’étude approfondie de tous les personnages est simplement saisissante. C’est cet aspect qui m’a déplu. Des pages et des pages de biographies fictives qui n’apportent rien au développement de l’histoire sont pour moi de peu d’intérêt.

En fait, je n’ai pas réussi à m’identifier à aucun des personnages. Voilà probablement la raison de mon avis mitigé.

(National Book Award, Prix Millepages étranger)
- lu en version originale -

"Il était une fois le Bronx"

8 étoiles

Critique de Ice-my-eyes (, Inscrite le 22 mai 2006, 35 ans) - 9 octobre 2010

J'ai lu ce livre il y a quelques mois de cela, c'est un peu confus mais voici ce que j'en ai retenu:

Tout commence avec un funambule entre les deux tours jumelles du World Trade Center, c'est le lien qui rattache les personnages du roman.

Deux quartiers :

le Bronx

On rencontre d'abord : le curé Irlandais investi d'une mission divine : protecteurs des prostituées dans le Bronx, prostituées qui lui sont attachées. Son appart (je dirais taudis ) est le refuge de ces filles. Ces filles où il y a entre autres Jazzlyn et sa mère Tillie (incarcérée) qui est la narratrice du roman en partie.

et l'Upper East Side

On y rencontre ces femmes dont les fils sont morts au Vietnam,surtout cette femme Claire qui a du mal à faire le deuil de son fils

Et ce qui relie ces personnages? le juge ( mari de Claire) qui est en charge du procès de ce funambule et de Tillie

beau roman en tous les cas , où les destins de ces personnages ne sont finalement pas si éloignés.

Juste superbe

8 étoiles

Critique de Saperlipop (, Inscrite le 8 mars 2006, 37 ans) - 19 juin 2010

Je n'aurai pas l'audace de refaire un commentaire sur ce livre, puisque les précédents l'ont très bien fait. J'ajouterai juste, pour les lecteurs qui comme moi n'aiment pas les nouvelles, que dans ce cas, le fil tendu entre les 2 twin towers est un lien qui fait de cette oeuvre un roman.
Splendide, style toujours aussi beau. La violence est là, crue, comme dans "Danseur" et la beauté est toujours à côté.

L'espoir malgré tout

9 étoiles

Critique de Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 52 ans) - 6 avril 2010

John Corrigan est un Irlandais qui part à New York pour vivre comme moine parmi les prostituées.
Son frère Ciaran part lui rendre visite, mais n’arrive pas à comprendre son mode de vie, la radicalité de son dépouillement et de son dévouement.
Jazzlyn, une des prostituées, meurt dans un accident de voiture alors que Corrigan était au volant.
Sa maman, elle-même prostituée, est emprisonnée.
Etc., etc. Chaque personnage dans ce roman raconte son point de vue de l’histoire qui relie petit à petit tous les personnages. Cette histoire se passe en 1974 tandis qu’un funambule - seul personnage non-fictif de ce récit - traverse les 60 mètres qui séparent les toutes nouvelles Twin Towers du World Trade Center.
Chaque personnage présente une des nombreuses facettes de New York dans toute sa diversité. Ils parlent de deuil, d’amour et d’amitiés, des drames de l’existence et des liens humains qui vous font remonter la pente et garder l’espoir. Le style est un vrai régal et certaines phrases mériteraient d'être encadrées.

Quel plaisir ?

10 étoiles

Critique de Panda (VLG, Inscrit le 24 décembre 2009, 39 ans) - 7 janvier 2010

Un son de cloche un peu différent des deux premières critiques.

Ce livre ne parle pas que de misère, je dirai qu'il parle surtout des petits riens de la vie, de vies finalement ordinaires, sauf celle qui est le fil conducteur, à savoir la vie du funambule.

Le livre est assaisonné de rayons de lumière, de questionnement sur le sens de la vie, sur la conséquence des choix pris ou du lieu de naissance, sur la rupture possible, mais ô combien héroique et difficile des liens sociaux traditionnels.

Le dernier chapitre est juste sublime de simplicité et de violence car il montre que finalement 35 ans après les faits racontés, les mêmes conflits et les mêmes enjeux de sociétés sont toujours là (racisme, amour, désir, liens familiaux, ascencion sociale, don de soi, etc...).

Un grand moment que je conseille à tous les passionnés de romans quasi historiques (quelle descriptions des enjeux américains dans les années 1970 et l'apothéose sur les enjeux de 2008...).

Difficile de redescendre d'en haut de ces tours du World Trade.

Et le relire sitôt terminé

10 étoiles

Critique de Lutzie (Paris, Inscrite le 20 octobre 2008, 55 ans) - 6 décembre 2009

A l'émission de France Inter, Le masque et la plume, ils les avaient étrillés à peu près tous. Comme d'hab'. Mais les éloges unanimes sur ce livre indiquaient une pièce rare. Alors, il y a un mois, je l'ai pris à la bibli. Et je viens de le refermer. Décidée à l'acheter en 10 exemplaires.

Un mois ? Ben oui, faut bien ça. Déjà que je lis à la vitesse d'un escargot, mais quand ça atteint des sommets, comme ici, il me faut prendre le temps, ne pas mettre le turbo. Peur de louper, de passer à côté.

Oui, des sommets. Celui de l'exploit de ce Français, en 1974, qui a marché, dansé, couru, sur un fil d'acier tendu entre les Twin Towers. A l'époque, ça m'est carrément passé au dessus de la tête, si j'ose dire.

Des sommets d'émotion à la lecture de chacune des nouvelles qui tissent ce bouquin, histoires reliées par un fil, ce fil-là. Des personnages qui traversent l'une puis emplissent l'autre, toutes écrites à la première personne. Un style adapté à chacun des narrateurs, et avec quel talent. Des hommes et des femmes dans leur quotidien lourd, banal, mais dont ils s'efforcent, sinon de s'extraire, du moins d'être dignes. Et ils y parviennent, car ils se bougent pour ça, et parfois, la lumière est au bout du chemin.

Celle des projecteurs pour le jeune funambuliste, heureux comme le gamin (pas si) inconscient qu'il est. Celle qui finit par s'allumer dans la vie de Corrie, Claire, Tillie, Gloria, Jazzlyn. A chaque fois des dialogues plus vrais que vrais, et qui culminent, oh pardon, avec la nouvelle du canular téléphonique, un grand moment, dans un autre registre, léger, quasi boulevardier.

Car on n'est pas que plongé dans le New-York des années 70. On apprend aussi comment tendre un câble de plusieurs centaines de kilos au nez et à la barbe des gardiens de ces forteresses. On n'ignore plus comment s'extraire d'une prison de neige fraîche qui vous enserre jusqu'à la taille. Et puis, il y a un grand saut jusqu'à la dernière histoire. La seule évocation du 11/09 sera ce dialogue musclé entre en Italien un peu trop détendu et des contrôleurs de bagages à l'aéroport dépourvus, plus que jamais, du sens de l'humour.

Jules a raison, l'écriture est précise, implacable de simplicité. Sujet, verbe, complément. Et les poils qui se hérissent sans arrêt. Pan. Touché.

Je n'avais rien lu de cet auteur-là. J'ai été saisie, comme à chaque révélation, et Dieu sait que ça n'arrive pas tous les jours. Je l'ai wikipédié, il est irlandais, vit à NY depuis 15 ans et vient de recevoir le National Book Award, prix prestigieux rarement accordé à un non américain.

Aussi, hier soir, quand j'ai sorti la revue Lire de son papier d'emballage, laquelle titrait "les trente meilleurs livres de l'année", comme chaque fois en décembre, j'ai dit à mon mari, que je bassine tous les jours depuis un mois avec ce bouquin : s'ils n'en parlent pas, je me désabonne. Bingo ! Il est le premier cité, avec sa photo en prime, autre privilège.

Et en deuxième position, le dernier Carrère, dont j'avais bassiné toute ma famille le mois encore d'avant. Toute la difficulté, quand on lit très lentement, est d'être sélectif. Merci Critiques libres, merci France Inter.

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  Tous mes remerciements 2 Jules 7 janvier 2010 @ 17:04

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