Les Romans de la table ronde : chevaliers et héros
de Collectif

critiqué par Lolita, le 29 décembre 2001
(Bormes les mimosas - 38 ans)


La note:  étoiles
Conte chevaleresque du Moyen-Age
Au XII° siècle, la légende du roi Arthur et de ses preux chevaliers, connait une grande renommée dans toutes les cours d'Europe.
Historiquement, Arthur serait un chef guerrier ayant vécu en Angleterre vers 490 après Jésus-Christ.
C'est d'abord en pays celte que s'est construite la légende mythique du roi Arthur.
Ici, dans le livre, Arthur, enfant (nommé aussi Artus) ignore sa véritable origine. Fils d'adultérin du roi de Bretagne Uter Pendragon et d'Ygerne, il a été élevé par Antor, son père adoptif à la demande de Merlin l'enchanteur qui l'avait exigée en don. En effet, pour séduire la belle Ygerne, Uter Pendragon avait eu recours aux talents de Merlin l'enchanteur qui avait demandé en retour que l'enfant qui naîtrait lui soit remis. C'est à la suite d'un épisode merveilleux (évènement faisant intervenir le surnaturel, la féerie) qu'Arthur devient roi : lui seul parvient à extraire Escalibor, sa future épée, du socle de pierre qui l'emprisonne. Arthur règne sur le royaume de Logres. A ses côtés se tient la reine Guenièvre. Il rassemble à sa cour, autour de la Table ronde, des chevaliers d'exception dont Lancelot, Perceval, Gauvain... Pour prouver leur vaillance et se mettent en quêt du Graal....
Extrait :
"Comment, beau doux ami, lui dit son hôte, ne vous convient-il pas d'attendre encore un peu et d'apprendre le métier des armes? Il tombe à terre, l'oiselet qui s'élance sans savoir voler. Mais le valet répliqua qu'il lui tardait de ne plus être écuyer, et messire Yvain s'en fut dire son métier au roi.
-Parlez-vous du damoisel à la blanche robe?répondit celui-ci. Que dites-vous, Gauvain, de notre valet d'hier soir qui veut être déjà chevalier? -Je pense que la chevalerie lui siéra car il est beau et semble de bonne race.
-Quel est ce valet? fit la reine Guenièvre.
-Allez le quérir, Yvain, dit le roi, et faites qu'il s'habille du mieux qu'il pourra ; j'ai idée de ce qu'il a assz de ce qu'il faut pour cela. Dans la cité, la nouvelle s'était répandue du damoisel qui était venu en équipage de chevalier, de sorte que les rues se trouvèrent pleines de monde, lorsqu'il traversa la ville en croupe sur le cheval de monseigneur Yvain. Au palais même, les chevaliers, les dames et les demoiselles étaient descendues dans la cour pour le voir, et le roi et la reine se penchaient à la fenêtre. Le blanc damoisel mit pied à terre, ainsi que messire Yvain, qui le prit par la main et le mena dans la salle où le roi et la reine firent s'asseoir entre eux leur parent, tandis que le jouvenceau se plaçait vis-à-vis, sur l'herbe verte dont le sol était jonché. Il était avenant de visage et fait à merveille ; ses bottes étaient si justes qu'on aurait cru..."