Le Royaume d'Outrebrume, tome 2 : Le prisonnier de Grisemine
de Margaret I. McAllister

critiqué par Miss teigne, le 17 mars 2009
( - 42 ans)


La note:  étoiles
Une affaire qui marche!
Suite à la mort du roi hérisson Coeurdepique, c’est Crispin l’écureuil qui est désigné comme son héritier légitime. A quelques jours de son avènement, le prêtre Frère Sapin s’aperçoit que la Pierre du couronnement a été échangée contre un vulgaire caillou. Et c’est elle qui concrétiserait et rendrait officielle la prise de pouvoir. La conspiration menée dans le premier tome a donc encore des adeptes. Pendant qu’on organise les recherches pour retrouver l’artefact royal, Oursin est enlevé par des habitants de Grisemine, une île se situant au-delà des brumes. Gouvernée par un régent dément et cupide, en tant qu’ Ecureuil Marqué (puisque plus pâle que les autres), les uns attendent de lui qu’il trouve des gisements d’argent, les autres espèrent qu’il parviendra à détrôner l’usurpateur. Un rude combat se prépare car Crispin n’abandonnera pas Oursin, voué à une mort certaine.

Les actes de courage et d’abnégation ainsi que les conspirations, l’ambition et la cupidité sont décidément des sources d’inspiration inépuisables d’autant que l’Histoire propose "quelques" idées exploitables. Les hérissons s’estiment être des chefs nés et refusent la possibilité aux autres races de monter sur le trône ou simplement de les commander… Le Régent de Grisemine a usurpé le pouvoir… et le passé a montré que les Régents éprouvaient parfois des difficultés à restituer la couronne qu’ils avaient portée provisoirement. Un magicien influence les décisions politiques par ses prophéties douteuses et fallacieuses… Des ficelles grosses comme des lacets donc mais qui maintiennent les baskets bien serrées durant une lecture soutenue. Une affaire qui marche et qui m’exhorte à maintenir pleinement mon opinion première acquise à la lecture du tome précédent. J’entrevoyais une série remarquable, bien qu’ essentiellement à destination du jeune public, ce que ce deuxième tome vient confirmer.