La crise, et après ? de Jacques Attali

La crise, et après ? de Jacques Attali

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Economie, politique, sociologie et actualités

Critiqué par Bernard2, le 6 février 2009 (DAX, Inscrit le 13 mai 2004, 70 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (21 505ème position).
Visites : 2 817 

explication

2008 a été l’année de la rupture. L’explosion de la bulle financière a eu, et va avoir, des répercussions considérables. Comment a-t-on pu en arriver là ? Que va-t-il se passer maintenant ? Jacques ATTALI fournit une explication, la plus simple possible, en démontant des mécanismes complexes.
On mesure combien la cupidité sans limites de quelques uns, parfaitement conscients de ce qu’ils provoquaient, a exploité l’ignorance et l’inconscience du plus grand nombre. L’aveuglement (ou la complicité) des grands dirigeants a laissé cette catastrophe survenir sans jamais tenter de l’éviter.
Plusieurs scénarios peuvent maintenant se dessiner pour l’avenir. Jacques ATTALI les évoque, très sombres, ou au contraire optimistes. Les plus probables sont hélas particulièrement noirs…
Ce livre est pédagogique, et a le mérite de nous éclairer sur un sujet important mais abscons. Bien que relativement court (200 pages), il ne se lit pas rapidement, demandant de la réflexion. Il vaut mieux avoir une connaissance préalable en économie et en finance pour en tirer avantage. Sous cette condition, un excellent ouvrage, à recommander.

Connectez vous pour ajouter ce livre dans une liste ou dans votre biblio.

Les éditions

»Enregistrez-vous pour ajouter une édition

Les livres liés

Pas de série ou de livres liés.   Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série

Résumé brillant

8 étoiles

Critique de Fa (La Louvière, Inscrit le 9 décembre 2004, 44 ans) - 16 décembre 2009

L'ouvrage réussit à résumer correctement les raisons de la crise financière, liées à une dérégulation excessive des marchés financiers dans le cadre du modèle anglo-saxon.

Je partage la conclusion de l'auteur sur la nécessité de mettre en avant le métier de chercheur ingénieur en lieu et place de celui de banquier, lequel doit redevenir un métier sobre et ennuyeux. Je reste plus sceptique sur la faisabilité d'un Gouvernement mondial en la matière. je pense que la piste la plus réaliste à suivre consiste notamment en la prise de critères bien plus stricts que ceux de Bâle II.

En tous cas, cet ouvrage laisse présager d'une crise en W. Pas très rassurant...

Une très belle analyse de notre course dans le mur ...

7 étoiles

Critique de Ori (Kraainem, Inscrit le 27 décembre 2004, 83 ans) - 9 avril 2009

Ce petit ouvrage, lucide et lumineux, a été rédigé sans concessions.

Il fait mal au lecteur qui, en tant que 'citoyen lambda', se découvre démuni, au propre comme au figuré, devant le cynisme des forces financières qui nous gouvernent, avec si peu de contrôle jusqu'ici.

L'auteur plaide, sans trop y croire, même à moyen terme, pour l'avènement d'un gouvernement mondial ayant les pouvoirs les plus étendus en vue d'assainir les procédés actuels ...

Forums: La crise, et après ?

Il n'y a pas encore de discussion autour de "La crise, et après ?".