La complainte de la grive
de Daniel Cario

critiqué par Bernard2, le 5 février 2009
(DAX - 75 ans)


La note:  étoiles
Le parfum... des sons
L’auteur, dans le prologue de son livre, informe le lecteur : il a repris à son compte l’idée du « Parfum », de Patrick Süskind, et a créé un personnage doté d’une extrême sensibilité au niveau de l’ouïe, et qui possède également une voix hors du commun.
On le comprend, le roman ne cherche pas à être plausible. Et Symphorien, le héros, va vivre des aventures originales. Enfermé dans une cave pendant son enfance, vivant cloîtré par une mère malade mentale, il finit par s’enfuir, sera recueilli par des familles, un orphelinat, et va connaître des fortunes diverses.
Le livre est présenté comme le dernier volet d’une trilogie, commencée par « Le sonneur des halles », et poursuivie par « La musique en bandoulière ». Mais on ne retrouve ici ni les personnages, ni le style des deux ouvrages précédents. L’auteur en explique la raison. Autant les documents existants permettaient de retracer l’évolution de la musique bretonne et de ses instruments, autant l’absence de véritables archives empêchait de procéder de même pour les chants.
Il reste un livre agréable à lire, mais qui déçoit tout de même : quand on a lu deux ouvrages, et qu’on commence le troisième, on attend une certaine continuité. Or, ce n’est pas du tout le cas ici.
A lire donc indépendamment des autres romans de la série. Et ne pas espérer trouver une documentation riche sur les chants bretons. En refermant le livre, il reste un sentiment de frustration…