Conjuration Casanova de Éric Giacometti, Jacques Ravenne

Conjuration Casanova de Éric Giacometti, Jacques Ravenne

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Laurent63, le 13 octobre 2008 (AMBERT, Inscrit le 15 avril 2005, 43 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 8 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (21 919ème position).
Visites : 3 647 

Un succès de polar !

Quatrième de couverture :

En Sicile, de nos jours. Cinq couples, réunis afin de pratiquer des rituels mêlant spiritualité et érotisme, sont immolés sur les ordres d'un maître de cérémonie, Dionysos. Seule Anaïs en réchappe miraculeusement.
A Paris, le ministre de la Culture, franc-maçon, est retrouvé près du corps sans vie de sa maîtresse. Le commissaire Marcas, frère d'obédience, est chargé d'enquêter sur les circonstances étranges de cette mort.
De rites érotiques en courses-poursuites sanglantes, de Paris à Venise, Marcas et Anaïs vont remonter la piste meurtrière d'un mystérieux manuscrit signé de la main du sulfureux Casanova...

Secte, franc-maçonnerie, histoire, un suspense haletant. Ce roman a tout pour plaire, il est fort, puissant, il nous entraîne dans une histoire où les rebondissements sont nombreux. Tous ceux qui aiment les intrigues, le mélange des genres ne seront pas déçus. Les auteurs ont une parfaite maitrise du sujet, ils nous font découvrir des aspects de la maçonnerie, nous rapportent des faits historiques.

Bref ce livre mérite d'être lu, un bon roman qui fera plaisir aux amateurs de sensations fortes, de complots et de suspense.

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Que d'ennui

5 étoiles

Critique de Mimi62 (Arras, Inscrit le 20 décembre 2013, 64 ans) - 9 juillet 2017

Le roman prend son départ au sein d'une secte prônant l'application d'un manuscrit inconnu de Casanova où ce dernier fait l'apologie des plaisirs des relations sexuelles.
Des personnes de cette secte sont immolées par le feu, à l'exception d'un seul membre qui réussit à s'échapper et devient donc le gibier pourchassé.
Des morts suspectes parmi des personnes célèbres au cours d'ébats amoureux complète la trame de base.

Tout cela semblait prometteur mais on se retrouve régulièrement avec des passages entiers du manuscrit, passages fastidieux, ennuyeux, cassant le rythme de la narration. De même on a par moment de longs passages sur les loges des différents pays, passages pouvant être intéressants mais trop longs pour un roman de cette nature et là aussi rompant le cours du récit.

Le personnage du commissaire Marcas manque d'épaisseur, sa psychologie est effleurée mais on n'arrive jamais à se lier positivement ou négativement à ce personnage.
L'aspect policier du roman n'est qu'un prétexte et passe régulièrement au second plan.

Un livre que j'ai tenu à finir car je ne sais pas abandonner un livre en cours de lecture, espérant toujours une amélioration mais j'ai survolé certains passages et me suis ennuyé après le premier quart.
Contrairement à d'autres critiques je ne suis pas négatif quant au style qui m'a plutôt plu, le trouvant généralement fluide avec quelques images soignées. Les rebondissements sont correctement amenés et les scènes d'actions (rares) permettent de les suivre mais, comme pour le reste de l'ouvrage, en tant que spectateur. Je ne me suis jamais immergé au coeur de cette aventure.

Une lecture décevante à l'égard des critiques parfois dithyrambiques lues en divers endroits. Pour l'instant, je ne suis qu'au deuxième livre de cette série mais c'est l'une des moins bonnes que j'aie lues. Je vais toutefois tenter le roman suivant.

Le volume de maçonnerie est insondable !

1 étoiles

Critique de Homo.Libris (Paris, Inscrit le 17 avril 2011, 51 ans) - 27 février 2014

Un commissaire de Police débonnaire et une nunuche déniaisée à la poursuite d'un tueur psychopathe, fondateur d'une secte mystico-sexuelle, sur fond de franc-maçonnerie. Un manuscrit attribué à Casanova, récit soi-disant autobiographique de son initiation au mysticisme sexuel. Un ministre qui disjoncte, une hiérarchie politique qui pétoche. Un tueur sadique aux ordres du Grand Maître. De Sicile à Venise, en passant par Paris et Grenade.
Un programme bien alléchant, sans conteste... Mais ... Mais voilà, il ne suffit pas que le programme soit alléchant pour faire un bon spectacle, il faut aussi de la maîtrise et du panache, et les deux auteurs en manquent visiblement. L'écriture ne s'improvise pas : c'est un art !
La course poursuite aurait pu être trépidante, elle n'est que poussive. Le suspense aurait pu être haletant, il n'est qu'ennuyeux. L'intrigue, du déjà-vu ; le style, plutôt plat et monotone, apothéose du français le plus basique. Les auteurs ne nous épargnent aucun poncif, vous savez le genre "il virevolta avec une agilité surprenante pour sa corpulence", etc. Sans parler de l'utilisation excessive des "re" : comme tous bons plumitifs, les auteurs ne connaissent ni ajouter, ni entrer, ni s'approcher, ni acheter ; pour eux, on rajoute (sans avoir au préalable déjà ajouté), on rentre (systématiquement), on se rapproche, on rachète, etc. Et le tout est à l'avenant...
Bref un roman de gare sans surprise et sans intérêt.
Les auteurs (Biographie succincte sur le roman) : un journaliste expert en franc-maçonnerie et un franc-maçon dont on ignore tout le reste ! C'est intéressant, hein ?!

Beaucoup d'invraisemblances

4 étoiles

Critique de Ayor (, Inscrit le 31 janvier 2005, 45 ans) - 27 juillet 2013

Certes l'on ne s'ennuie pas à la lecture de ce roman aux chapitres courts et rythmés. Les rebondissements, comme tout bon thriller qui se respecte, sont présents, et les révélations finales totalement inattendues.
Quant à la franc-maçonnerie, organisation séculaire présente un peu partout dans le monde, les auteurs nous en dévoilent les aspects généraux, chacun étant libre d'en penser ce qu'il veut.

Mais malgré une bonne impression générale, les multiples invraisemblances du scénario viennent entacher l'ensemble de l'œuvre; à tel point d'ailleurs que cela frise parfois le grandguignolesque.
Peut-être me laisserais-je tenter par un autre de leurs romans... si je n'ai vraiment rien d'autre sous la main.

Des décès brutaux et bizarres, un ministre devenant fou, une obédience noire s'inspirant de rites ancestraux, une jeune et séduisante rescapée nympho à ses heures, un flic dans la panade jusqu'au cou, et des tonnes d'invraisemblances. Mélangez tout cela et vous obtiendrez la "Conjuration Casanova".

compliqué ...et peu vraisemblable

4 étoiles

Critique de Jaimeoupas (Saint gratien, Inscrite le 4 octobre 2010, 45 ans) - 17 juin 2013


Je suis très surprise des critiques dithyrambiques.

L'histoire est compliquée et truffée d'invraisemblances qui rendent la lecture laborieuse.

Les extraits du journal de Casanova sont inutiles et très fades...

Pour moi un polar sans grand intérêt...

conjuration et manipulation

8 étoiles

Critique de Portax (, Inscrit le 14 décembre 2012, 26 ans) - 3 avril 2013

J'avais commencé par Le rituel de l'ombre qui était bien et je me suis lancé sur sa suite conjuration Casanova.

J'ai lu, enchainé et fini en 1 semaine. l'histoire se suit bien, pas trop de description, et c'est plutôt pas mal.

Y a déjà eu une belle critique sur ce livre, donc je ne développerai pas trop.

Une saga à suivre, dont le prochain pour moi sera les frères de sang.

Un très bon roman !

10 étoiles

Critique de AE73 (, Inscrite le 25 janvier 2013, 50 ans) - 26 janvier 2013

J'ai lu cette dernière année l'ensemble des livres de Giacometti et Ravenne. J'ai commencé par Conjuration Casanova, et je le regrette presqu'à présent, car c'est pour moi le meilleur de la série des aventures d'Antoine Marcas. Jusqu'au 7° templier, cela se tient à un haut niveau cependant, mais le Temple Noir parut en 2013 est décevant.
Revenons à Conjuration Casanova, cette aventure dans le temps et dans l'espace est rondement menée, l'intrigue bien ficelée, un régal...
Concernant la Franc-Maçonnerie, contrairement à la plupart des livres qui traitent le sujet d'une façon très marquée : pour ou contre, ce duo d'auteurs nous la présente de façon équilibrée avec ses forces et ses faiblesses, on apprend à mieux la connaitre mais sans esprit partisan, c'est très bien ainsi.

Franc-Maçonnerie, Casanova et recherche d'absolu...

8 étoiles

Critique de Shelton (Chalon-sur-Saône, Inscrit le 15 février 2005, 61 ans) - 24 novembre 2012

On peut ouvrir ce roman, ce thriller comme on dit aujourd’hui, en ne l’imaginant que comme le deuxième volume des enquêtes d’Antoine Marcas, commissaire de police et franc-maçon. En effet, le premier roman de ces auteurs nous avait montré une enquête avec la Franc-Maçonnerie en toile de fond. Pas une ambiance ésotérique pour dépayser, mais une ambiance ancrée dans la vérité puisque Jacques Ravenne est bien le pseudonyme d’un franc-maçon élevé au grade de maître au rite français. Cela transformait le thriller, plutôt solide au départ, en thriller social avec quelques touches historiques…

Seulement ces romans ne sont pas seulement des thrillers, ce sont des romans dont le personnage principal est franc-maçon. Mais c’est bien l’aspect romanesque qu’il faut d’abord mettre en valeur : soit il est bon, soit il est mauvais ! Le fond franc-maçon, du moins à mon avis, est secondaire comme dans un roman historique la toile datée n’est là que pour mettre en scène le roman, c’est à dire des personnages, une vie, des sentiments, une intrigue…

C’est comme cela que je veux vous présenter la Conjuration Casanova ! Tout commence en Sicile, dans une abbaye qui porte le nom de Thélème, le fameux lieu mythique de ce cher Rabelais. Des femmes et des hommes sont là, dans une extase béate ensommeillée et, soudain, la mort va les frapper… «Pauvre sœur, pourtant ta mission de purification ne fait que commencer »…

Anaïs est la seule survivante de ce drame que la presse catalogue immédiatement comme un crime sectaire collectif… Une seule survivante ? Plus complexe, en fait, puis que Dionysos, le gourou de la secte, est lui aussi en vie. Va-t-il supporter que la belle jeune femme survive ?

Dans le même temps, suite à une mort bien mystérieuse dans une chambre particulière d’un ministère de la République Française, Antoine Marcas doit enquêter et découvrir qu’il existe peut-être des liens entre le drame sicilien, la mort parisienne et celle à venir du côté de Grenade… Puis, Anaïs et Antoine vont se rencontrer…

Là, pour le coup, la Franc-Maçonnerie y est pour quelque chose : Anaïs se réfugie chez son oncle, un vieux franc-maçon. Antoine le connaît, c’était un de ses vrais amis ? C’était ? Oui, car il vient de décéder… Cette rencontre va permettre aux deux protagonistes qui jouaient jusqu’alors en solo de se mettre ensemble pour retrouver Dionysos, l’arrêter, le remettre à la justice, du moins si Anaïs n’arrive pas avant à se venger !

Un roman rythmé, passionnant, digne des meilleurs thrillers américains… mais aussi un texte qui ouvre une réflexion sur la place du sexe dans la vie humaine, sur Casanova, sur la place de la Franc-Maçonnerie dans la société. C’est un tableau sans concession contrairement à ce que l’on pourrait croire. Les francs-maçons ne sont pas tous des saints désincarnés et philanthropes, l’argent tient une place très importante et le désir de puissance n’est pas exclu de ce roman…

Enfin, les deux romanciers nous manipulent bien et nous offrent une fin assez surprenante, avec même une variante pour ceux qui ne seraient pas pleinement satisfaits de la première…

Pour moi, c’est un bon roman que l’on lit sans prendre le temps de s’arrêter. C’est plus qu’un roman pour passer le temps et on en apprend un peu plus sur la Franc-Maçonnerie, un domaine que j’avoue ne pas connaître de façon approfondie. Ce fut aussi pour moi la confirmation que cette série de romans me convenait et que j’allais certainement dans un avenir proche lire tous ceux qui étaient déjà disponibles dans les bonnes librairies…

J’entends, bien sûr, ceux qui critiqueront le style – parfois un peu rapide et rustre – et le fond – les franc-macs sont trop nombreux et dangereux pour la société – sans oublier, pour ce roman, les reproches sur l’aspect sexuel – bien présent. Mais j’avoue que tout cela n’est que très relatif par rapport à la vision globale du roman qui reste pour moi un texte que je n’aurais aucune honte à ranger dans ma bibliothèque…

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