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Madame Bovary
de Gustave Flaubert
Catégorie(s) : Littérature => Francophone
, Littérature => Les classiques critiqué par Maya, le 13 novembre 2001
(Eghezée, Inscrite le 18 octobre 2001, 37 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 114 avis)
Cote pondérée :  (691ème position).
Discussion(s) : 6 ( Voir »)
Visites : 27 884 (depuis Novembre 2007)
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Quel ennui !
Je vais peut-être en choquer plus d'un mais ce chef-d'oeuvre de la littérature française m'a ennuyée prodigieusement. J'ai été d'autant plus déçue que l'on m'avait beaucoup vanté cette belle histoire. Résultat, j'ai envers ce monument l'aversion la plus totale.
D'abord, je voudrais qu'on m’explique l'intérêt qu’il y a à lire l’histoire d'une femme qui s'ennuie. Parce que c'est ça, la pauvre Emma s’ennuie du début à la fin. Jeune fille, elle attend le prince charmant chez son papa en baillant aux corneilles. Quand elle voit arriver ce gros balourd de Charles Bovary, elle s’exclame : « c’est lui ! ». Déjà ça, ça vous laisse pantois car n'importe qui se rend compte tout de suite que le Charles n'a absolument rien qui puisse séduire une femme.
Comme on s’en doutait, Emma déchante vite et ne tarde pas à s'ennuyer à nouveau. Alors pour passer le temps, elle prend des amants. Seulement, elle n'est pas plus douée pour choisir un amant que pour choisir un mari. Résultat des courses, elle se fait avoir jusqu'au trognon.
Si après ça, il reste des courageux pour vouloir lire le livre, je leur conseille de sauter le paragraphe qui suit. Pour ceux qui veulent éviter cette torture, je leur dévoile la dernière boulette de cette écervelée :
Elle se suicide. Ce n'est pas tant le suicide qui me dérange que la façon dont elle procède. Madame Bovary a la brillante idée de mettre fin à ses jours en utilisant de l’arsenic. Au moins, si elle avait pris du cyanure, le problème était réglé en un paragraphe mais là évidemment, avec l’arsenic, elle agonise pendant des pages et des pages. Quel calvaire !
Je lance un appel à tous les professeurs de français : épargnez ce supplice à vos élèves. Ce n’est pas avec « Madame Bovary » que vous leur donnerez le goût de la lecture, vous pourriez même dégoûter ceux qui l’ont déjà. Il y a d'autres classiques bien plus intéressants à se mettre sous la dent.
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| Les éditions |
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Madame Bovary [Texte imprimé], moeurs de province Gustave Flaubert éd. présentée, établie et annotée par Thierry Laget
de Flaubert, Gustave Laget, Thierry (Editeur scientifique)
Gallimard / Classique
ISBN : 9782070413119 ; EUR 5,10 ; 2001-05-16 ; 451 p. ; Poche
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Madame Bovary [Texte imprimé] Gustave Flaubert préface de Mathilde Paris
de Flaubert, Gustave Paris, Mathilde (Préfacier)
Pocket / Pocket. 1,50 euro
ISBN : 9782266163767 ; 2006-06-01 ; 478 p. ; Poche
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Madame Bovary [Texte imprimé], mœurs de province Gustave Flaubert édition établie, présentée, commentée et annotée par Béatrice Didier ; préface de Henry de Montherlant
de Flaubert, Gustave Didier, Béatrice (Editeur scientifique) Montherlant, Henry de (Autre)
le Livre de poche / Le Livre de poche
ISBN : 9782253004868 ; 1972-01-25 ; 564 p. ; Poche
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Madame Bovary [Texte imprimé] Flaubert introduction, notes, appendice, chronologie et bibliographie mise à jour (2006) par Bernard Ajac
de Flaubert, Gustave Ajac, Bernard (Editeur scientifique)
Flammarion / G.F..
ISBN : 9782080713063 ; 1976-02-01 ; 539 p. ; Broché
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| UN AUTHENTIQUE CHEF D'OEUVRE |
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Madame Bovary est un classique de la littérature et un des livres les plus complexes qu'on ait jamais écrit sur un des sujets les plus banals qui soit: l'adultère (ou l'amour tout court).
C'est une analyse extrêmement fine et précise d'une société gavée de lieux communs, de futilités, et d'ambitieux ridicules (tiens, c'est étrange, on dit que les chefs d'oeuvre sont immortels, eh bien moi je vois quelques correspondances entre cette époque-là et la nôtre (même si 2 siècles et demi les séparent).
Car ce n'est pas qu'Emma qui est ridicule dans Madame Bovary, c'est tout le monde, le mari, le pharmacien, le clerc, toute cette ribambelle de petits bourgeois qui s'agitent en vain et qui ne voient le monde que par le petit bout de leur lorgnette. Et on voit bien où Monsieur Flaubert veut en venir même s'il n'exprime jamais son opinion: la société du XIXème siècle était répugnante sous des dehors très comme il faut (on était en plein romantisme).
Cher Monsieur Flaubert, je suis au regret de vous annoncer que notre monde au XXIème siècle est devenu bien pire et que notre société est tellement ridicule, égoïste et pathétique qu'elle mériterait que vous lui consacriez un livre encore plus noir.
Car il ne faut pas s'y tromper: Madame Bovary est un livre noir, très noir même (mais divinement écrit, je pense que personne ne le contestera)
Flo21 (, Inscrit le 1 février 2011, 39 ans) - 5 février 2012 |
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| Mur de réalisme impitoyable. |
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Madame Bovary. C'est le titre de ce livre qui débute pourtant par le récit de moments de l'enfance de Charles Bovary (son futur mari) ainsi que de son premier mariage avec une femme stricte, pas forcément belle... mais à la fortune appréciable. Lui n'est qu'un médecin de petites gens, sans grande renommée ni ambition (contrairement à M. Homais le pharmacien).
Madame Bovary, c'est le titre d'une œuvre qui s'achève en nous narrant l'état d'esprit de Charles, veuf, en découvrant les tromperies d'Emma, désespéré par l'enterrement, par les dettes accumulées par sa compagne, par le futur sordide (selon lui) qui attend sa petite fille.
Au milieu de tout cela, il y a logiquement le récit des aventures d'Emma, cette jeune fille de paysan qui rêve d'amour passionnel et immortel, mais qui se heurte à la lâcheté d'un séducteur, à la lassitude d'un amant sur lequel elle prend un ascendant oppressant, au vice d'un notaire éperdu ; qui rêve de Paris mais doit se contenter de Yonville et de Rouen ; qui rêve surtout de romantisme et de perfection, mais doit se contenter de livres pour satisfaire à ses espérances.
D'avoir trop idéalisé la vie et l'amour, la jeune femme, belle et désirable pour beaucoup, s'est brisée les ailes, s'est heurtée à un mur de réalisme impitoyable.
Elle voulait le luxe, elle n'a obtenu que les dettes après, certes, de fugaces moments de douceurs et de volupté (avec Léon son amant le plus aimé).
On peut la traiter d’égoïste en voyant le peu d'attention qu'elle a envers sa fille, envers le peu de gratitude (malgré le respect) qu'elle ressent pour son mari, la peur dédaigneuse (mais elle n'est pas la seule) dont elle fait montre à l'aveugle mendiant de Rouen ; mais on l'aime au final comme n'importe quel homme du roman, eux charmés de sa beauté et de sa distinction (elle semble parisienne), nous (les lecteurs) touchés par son côté passionnel, entier, sa sensibilité et son attrait pour le romantisme accouplé de perfection et d'éternité.
Alors on la plaint malgré ses fautes, malgré l'empathie que l'on ressent envers le mari trompé, quasi abandonné.
En parallèle on rit beaucoup dans Madame Bovary du ton léger voire provocateur de Flaubert, au style parfait, ni trop descriptif ni trop épuré ; des querelles théologiques et religieuses entre M. Homais et le curé de Yonville, de l'ambition et de l'opportunisme du pharmacien, de la filouterie de Lheureux le créancier principal du couple Bovary, de la scène rocambolesque de l'amputation d'Aristote...
Yonville paraît alors si réel, chaque personnage est si bien décrit dans son caractère que le village prend vie sous nos yeux, avec ses histoires de voisinage, ses lieux symboliques, sa réception des comices agricoles...
Madame Bovary, Rouault, Charles Bovary, Emma Bovary, la tragédie de Yonville ; au fond peut importe le titre de cette œuvre qui s'attache à raconter le drame sentimental d'une jeune femme en dehors du réel, mais qui a su créer tout un univers autour d'elle, prégnant, réaliste et attachant.
Une vraie leçon de littérature !
Ngc111 (, Inscrit le 9 mai 2008, 26 ans) - 24 janvier 2012 |
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| Réalisme, sensualité |
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Voilà un roman qui pour moi est, comme je viens de le lire dans une critique précédente, véritablement envoûtant.
J'ai détesté aimer Emma. Ses caprices, ses légèretés, sa caricaturale féminité l'ont rendue touchante à mes yeux.
Je ne connaissais pas Flaubert, et j'ai aimé cette entrée en matière.
Lu7 (Amiens, Inscrite le 29 janvier 2010, 26 ans) - 16 janvier 2012 |
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| A trop réécrire |
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Oeuvre qui suscite depuis toujours les passions les plus vives (et à mon avis les plus vaines...), "Madame Bovary" est -de mon point vue- certainement le monument de la littérature classique le plus surestimé.
Lu et relu à intervalles plus ou moins réguliers (cent fois sur le métier remets ton sens critique...), ce monument d'ennui reste pour moi un pensum indigeste.
Cela tient essentiellement pour moi au style, d'une pesanteur pachydermique. Flaubert n'arrivait pas à "terminer" son roman, l'écrivant et le réécrivant au fil des années, et cela se sent. Aucune spontanéité, aucun lyrisme, c'est une pierre lourdingue posée dans le jardin du romantisme. Quant au thème, il est tout sauf original, contrairement à ce que d'aucuns ont pu écrire.
Si vous voulez aimer Flaubert, courez lire "L'éducation sentimentale", cent fois supérieur, sur le fond et sur la forme, avec une toile de fond historique passionnante et de l'air, de l'air... ! ici, cela ne sent que le renfermé !
Je tiens à préciser pour terminer que la quasi totalité de mes amis "grands lecteurs" comme moi, partage totalement mon avis. Cela ne l'en légitime pas pour autant, bien sûr, mais à bon entendeur...
Chrisland (, Inscrit le 27 septembre 2011, 51 ans) - 2 novembre 2011 |
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| à méditer: l'âge des critiques négatives |
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A bien y regarder, ceux et celles qui ont le plus détesté ce livre ont moins de 30 ans. ça m'inspire 2 choses:
- je pense que Flaubert n'est pas tout de suite accessible et notamment " Madame Bovary": c'est une erreur de le faire lire au début du lycée.
- je pense aussi qu'on a perdu le sens de l'effort, pour du prêt-à-lire, du pré-mâché, sans saveur.
Or, une oeuvre littéraire ne s'approprie que lorsque on rentre dans le jeu, on s'engage. Si vous attendez de Flaubert qu'il vous tape dans le dos, vous risquez de ne jamais rien comprendre à ce grand écrivain.
"Madame Bovary" se lit dans un contexte particulier: nous sommes au XIX ème siècle, le romantisme finissant, le réalisme prend le relais. C'est une société de bourgeois, ancrée dans les apparences, repliée sur elle-même, attachée à un statut social.
Cela compte plus que tout. Madame Bovary est la quintessence de cette idée: Mais elle s'ennuie car elle n'a aucun talent, aucune force. Pour échapper à cet ennui, elle trompe un mari un peu mou, se fait des "films" comme on dit, voudrait être une héroïne. Mais a force de vouloir être ce qu'elle n'est, dépourvu de don, elle en devient ridicule.
Rapprocher cela des candidats de réality show d'aujourd'hui, dont la seule obsession est d'échapper à l'ennui du jour et qui sont persuadés que les lumières des projecteurs feront d'eux des stars et les rendront heureux. Ils sont puérils, sans cervelle, comme Madame Bovary. Et quand les lumières se sont éteintes, que reste-t-il ? l’absurde, les déprimes et les suicides.
Madame Bovary est étonnamment contemporain. Pas facile d'accès, mais contemporain.
Je l'avais lu au lycée, j'avais aimé, raisonnablement. Mais, aujourd'hui, je comprends pourquoi c'est un monument de la littérature.
Flaubert est avant tout un observateur, un analyste froid et logique, c'est peut-être ce qui rebute. Mais c'est indubitablement un grand écrivain.
Som Lang (Ecrouves, Inscrit le 28 octobre 2011, 38 ans) - 28 octobre 2011 |
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| Un pur bijou ! |
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J'ai lu ce livre pour la première fois en seconde (ça remonte à loin !) et l'ai relu au moins dix fois ; Je ne me lasse pas de ce personnage de femme, engluée dans sa réalité et qui s'en évade dans un romantisme de sous littérature mal intégré.
Emma ne vit pas : elle s'ingénie à transformer son réel trop fade en une recherche édulcorée d'aventures où elle pourrait enfin exister...
Elle souffre et fait souffrir ceux qui l'aiment : son mari, trivialement bon et inconsistant et son enfant qui n'existe pas à ses yeux.
Le pharmacien HOMAIS est un morceau d'anthologie.
La scène du château où Emma regarde avec admiration le vieux noble sénile baver en se goinfrant incarne complètement l'incapacité de cette jeune femme à se soustraire à une vision stéréotypée d'un monde fantasmatique.... Et quand le réel la rattrape, il ne lui reste pas d'autre échappatoire que la mort.
Pour moi, Emma est intemporelle, hélas ! Et corvéable à merci par des hommes qui abusent de sa naïveté et qu'elle lasse, très vite, au nom de cette même naïveté.
J'aurai tellement aimé rencontré Flaubert : son "Emma BOVARY"c'est moi continue à me laisser perplexe.
Un chef d’œuvre
DE GOUGE (Nantes, Inscrite le 30 septembre 2011, 55 ans) - 10 octobre 2011 |
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| Entomologie de la fausse conscience bourgeoise. |
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"La colère des imbéciles remplit le monde", écrivait Georges Bernanos dans les années trente... Le "bovarysme" quant à lui ne laisse pas de le remplir, bien après que Flaubert en eut étudié les causes et les effets. Il s'étale en pleines pages des magazines idiots qui fleurissent dans les kiosques, les salles d'attente des cabinets médicaux, chez les coiffeurs, dans la moindre série télévisée, dans les tombereaux de navets cinématographiques déversés chaque semaine, bien sûr dans la publicité qui en est un terreau privilégié, etc. L'aliénation aux buts et aux "valeurs" d'une société gouvernée par l'ambition, l'argent, l'individualisme béat dans toute son inéluctabilité, y trouve sa plus ordinaire expression. Bien avant que Dürkheim ou Freud n'y aient porté leur attention, le cas clinique "Bovary" fut et reste bien celui d'une classe et de ses fantasmes, limités mais universels. Si vous cherchez des exemples, regardez autour de vous...
Radetsky (, Inscrit(e) le 13 août 2009, - ans) - 2 octobre 2011 |
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| Une perle noire |
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Beaucoup, à tort, ont trouvé en ce livre un formidable somnifère. Et malgré mon jeune âge, il n’en est rien, l’ennui ne vous accompagne pas, j’ai été ainsi éclairé par cette histoire, baladé dans les méandres d’une vie morne, intense et profonde. Flaubert dirige d’une main de maître son roman, ainsi le récit est jalonné de nombreux événements souvent hauts en couleurs, malmenant le lecteur autant que sa Bovary. Vous aurez ainsi la chance d’assister au bal du Vaubuyessard, qui ramènera constamment Emma à ses illusions perdues, le passage affreux du pied-bot ou encore le vendeur infâme qui mènera l’héroïne à sa perte. Jongler entre des passages où l’héroïne devient anti-héroïne ne met qu’encore plus en relief les attaques virulentes contre la religion, la bourgeoisie, l’argent, la passion et tant d’autres sujets si intéressants. La mort d’Emma à défaut justement de la condamner à tout jamais, l’élève bien plus haut que son monde, et c'est en une formidable femme envoûtante et incomprise qu'elle termine.
Bref le roman est d’un intérêt rare, chaque page revendique son lieu d’être, une lecture au plaisir ineffable.
Tim (Limas, Inscrit le 3 août 2011, 17 ans) - 4 août 2011 |
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| Superbe roman |
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N'ayant pas lu le livre durant mon parcours scolaire, je l'ai lu pour la première fois il y a quelques jours de cela.
C'est un magnifique roman dont les moeurs n'ont pas changé. La caricature des personnages est poussée à l'extrême : un mari très amoureux et donc naïf, docile et idiot ; un pharmacien opportuniste, égocentrique, ce qui le rend presque sans coeur ; Une Emma un peu trop romantique et donc idéaliste.
Pourtant, cette Emma, je l'ai appréciée malgré son attitude dédaigneuse envers son enfant et sa répulsion envers son mari (le seul qui l'a aimée d'ailleurs). A force de penser que sa vie serait à la hauteur de ses sentiments profondément romanesques et donc à privilégier les relations qu'elle entretenait avec ses amants à celles de ses proches, je pense qu'elle a été la seule responsable de son tragique destin. D'ailleurs, si elle avait pu ressusciter à ce moment là , avec du recul, (ce que j'aurais fait à sa place) peut-être qu'elle se serait repentie.
Je vous le conseille si vous ne l'avez pas encore lu. C'est un vrai chef-d'oeuvre même si la description des paysages et du décor est un peu longue et fastidieuse.
Nina2 (, Inscrite le 18 juillet 2011, 30 ans) - 21 juillet 2011 |
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| De la dentelle au scalpel |
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Comme pour le Rouge et le Noir, je n’avais pas relu ce classique depuis le lycée, et à cette époque, même si les auteurs du XXIème ne me passionnaient pas, Madame Bovary fut un des rares à avoir suscité mon intérêt, même si j’étais loin d’en avoir saisi toutes les subtilités.
J’ai éprouvé un très grand plaisir à relire ce qui est sans conteste un des chefs d’œuvre de la littérature française, suscitant en son temps la polémique et objet d’un nombre incalculable de versions afin d’échapper au couperet de la censure. Flaubert a utilisé tout son talent poétique et sa verve pour dépeindre avec ironie et cruauté une certaine petite bourgeoisie provinciale de l'époque, déjà féministe sans le savoir en dénonçant la condition de la femme, prisonnière des conventions et de la morale. Même les descriptions semblent fluides, et les personnages ont l’air tellement réaliste qu’on se dit que l'auteur a dû assurément changer leur nom pour les inclure dans son roman…
Cette œuvre m’a par ailleurs frappé par sa modernité, et ceux qui croient trouver en Madame Bovary une ode délicieusement surannée au romantisme en seront pour leurs frais (et la pauvre Maya qui a été la première à en faire la critique sur CL devait en faire partie !). Je pourrais dire sans me tromper que Flaubert tire un peu sur tout ce qui bouge : les curés, les bourgeois, les institutions, et aussi bien sûr les romantiques… nul ne semble trouver grâce à ses yeux, aucun détail n’échappant à son regard acéré… Et même si Emma Bovary a un destin « romantique » (dans le sens tragique du terme), elle n’apparaît pas franchement sympathique : fille arriviste de paysan fortuné, trompant son mari à l’envi et accumulant des dettes au risque de mettre en péril son foyer, indifférente au sort de sa progéniture, dépensière pour son propre confort et celui de ses amants, aimant le faste, en un mot égoïste et jouant les dévotes dès qu’elle se sent abandonnée…
Blue Boy (Saint-Denis, Inscrit le 28 janvier 2008, 48 ans) - 27 avril 2011 |
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| 3,5 étoiles! |
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Madame Bovary est un roman de Flaubert. Le style de l'auteur est très bon, classique, riche (au niveau du vocabulaire). C'est un tournant dans la carrière de l'écrivain car il refuse et même satirise le romantisme. Il refuse à Emma une mort romantique, pathétique, il propose plutôt une mort triviale, prosaïque, crue (dans les descriptions), réaliste. Un classique légèrement surestimé, satirique (critique acerbe, virulente de la bourgeoisie).
Js75 (, Inscrit le 14 septembre 2009, 28 ans) - 7 février 2011 |
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| "Emma retrouvait dans l'adultère toutes les platitudes du mariage.." |
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C'est terrible, terrible, d'aspirer à quelque chose qui n'existe finalement pas, d'être toujours en inadéquation avec ce et ceux qui vous entourent, d'être en permanence frustrée et insatisfaite, de ne pas trouver sa voie et de décider d'en finir.
D'avoir tellement de rêves irréalisables en tête qu'ils finissent par vous détruire.
De souffrir d'ennui permanent.
De ne pas parvenir à aimer la vie avec ce qu'elle nous propose.
De ne connaître que la déception.
De ne trouver de salut que dans la mort.
C'est quand même une intéressante réflexion sur le bonheur, l'épanouissement personnel (visiblement, l'amour ne suffit pas...), le tout écrit sublimement bien.
Mon cher Flaubert, je te donne sans réfléchir mes 5 petites étoiles jaunes.
Sissi (Besançon, Inscrite le 29 novembre 2010, 41 ans) - 23 décembre 2010 |
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| Les illusions perdues d’Emma |
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Quel ennui ? Pas pour le lecteur en tout cas ! L’histoire cruelle de cette femme naïve qui aspire à une autre vie, une vie qui n’existe pas sinon dans les romans à l’eau de rose dont elle encombre sa rêveuse tête, cette histoire d’une âme trop grande pour le quotidien trop petit de la province normande est terrible (Ah la fameuse opération ratée du pied bot d’Hippolyte par Charles Bovary !). Servie par un style hyper travaillé, sans fioritures, clinique, le roman se lit avec passion alors même, et c’est là le tour de force de Flaubert, qu’il décrit une héroïne qui s’ennuie… à en mourir… Un classique qui procure un vrai plaisir.
Nowhereboy (Rennes, Inscrit le 7 décembre 2010, 33 ans) - 23 décembre 2010 |
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| Un livre mythique sur le rien |
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En voulant tirer un trait sur sa période romantique, Flaubert invente rien de moins que le roman moderne.
A force d'une extrême rigueur dans le style, il parvient à décrire le vide de la vie à la campagne d'Emma qui se réfugie dans l'univers des livres sirupeux. Perfectionniste dans son écriture, aucun détail n'échappe à son analyse féroce (cf. le portrait d'Homais l'apothicaire ou la scène de séduction grotesque au concours agricole...). Critique d'une ironie méchante à l'égard du romantisme et du sentimentalisme de son héroïne déchirée de chimères, c'est un roman hautement corrosif et cruel qui ne se réduit pas à son intrigue somme toute banale (un adultère dans un bourg de province). Ce qui compte c'est la manière avec laquelle l'histoire est racontée (en effaçant le narrateur, Flaubert vise une objectivité totale). Un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature mondiale (de nombreux auteurs de par le monde ont dit tout ce qu'ils devaient à Flaubert) qui emporte le lecteur du début à la fin...
Chameau (, Inscrit le 10 novembre 2010, 31 ans) - 17 décembre 2010 |
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| Chronique d'une tragédie annoncée |
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A moi l'honneur du 100ème commentaire sur ce chef-d'oeuvre de la littérature française.
Nourrie des lectures romantiques de sa jeunesse, formatée par un séjour au couvent, Emma attend de son médecin de mari qu'il la transporte comme dans ses propres rêves.
Las, tout occupé à sa charge, il ne se rendra même pas compte des aspirations de son épouse. Celle-ci s'illusionnera à quelques reprises dans les bras d'amants très attirés par les plaisirs de rencontrer une maîtresse, mais qui n'entendent pas assumer une vie commune avec une jeune personne, certes jolie, mais ayant charge d'une enfant et qui de surcroît n'a pas le rond.
La naïveté et l'oisiveté d'Emma feront le reste : une lente mais sûre descente aux enfers.
Millepages (Bruxelles, Inscrit le 26 mai 2010, 52 ans) - 20 septembre 2010 |
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| Plutôt agréable comme lecture |
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Certains disent que ce livre est d'un profond ennui, je ne crois pas. Cependant je pense qu'il faut en effet avoir vécu differentes expériences pour mieux apprécier les subtilités du roman. Pour ma part, cette lecture a été très agréable, Flaubert nous transporte dans un univers, avec des descriptions des plus éblouissantes. Sans compter les personnages, avec leur propre caractère qui contribuent à un bon deroulement de l'histoire (le plan est organisé de manière impressionante), toujours avec une atmosphère, généralement calme, douce, posée. Peut être que le rythme de la narration est un peu lent mais après tout, qu'importe, Flaubert avait une belle histoire a nous raconter, une vie à nous faire partager, et après tout il faut bien du volume pour un tel ouvrage.
Bref, en quelques mots, ce livre est émouvant, fascinant et en effet reposant.
A conseillé si les "pavés" ne vous font pas peur et si vous ne craignez pas quand il ne se passe "rien" (tout depend de ce que l'on recherche) dans un roman.
Blow (, Inscrit le 7 août 2010, 19 ans) - 23 août 2010 |
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| Une oeuvre qui traverse tous les temps ..... |
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J'ai relu récemment Mme Bovary,
c'est une oeuvre intemporelle, un monument....
Il me semble que le talent de Flaubert est cette vision globale, il a un regard universel, ni masculin, ni féminin qui rend cet ouvrage unique.
Un grand moment à savourer ...
Nogui (, Inscrit le 11 juin 2010, 24 ans) - 17 août 2010 |
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| partager pour comprendre... |
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Madame Bovary est un livre profond et en même temps désespérant, et je pense qu'il faut avoir ressenti les mêmes sentiments qu'Emma pour vraiment comprendre la profondeur de cette oeuvre... ce sentiment de ne pouvoir se contenter d'une vie qui semble inappropriée, se sentir "inadapté" à son monde, sa société, son époque, ne pas vouloir se conformer aux exigences qu'on nous impose... c'est un livre qui parle des hommes (et des femmes bien sûr) en ce qu'ils ont de complexe.
Mais je rejoins tout de même une autre critique, car bravo pour avoir critiqué un tel monument de littérature!
Metalcat (, Inscrite le 21 juillet 2010, 23 ans) - 23 juillet 2010 |
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| un de mes romans préférés! |
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Mais c'est faux! Ce livre peut très bien plaire à des lycéens!
Moi, je l'ai lu pour la première fois à 14 ans, et j'ai immédiatement adoré. Je me suis très vite identifiée à ce personnage qui rêve d'une autre vie, qui n'est jamais satisfaite. Est-ce qu'il n'y a pas un peu d'Emma Bovary en chacun de nous? Et en même temps, c'est un personnage très énervant, égoïste, hautaine, qui méprise son mari et même sa fille. C'est bien l'intérêt: c'est un personnage complexe. Je l'ai même relu pour en faire une fiche de lecture pour le cours de français, en seconde et je l'ai apprécié encore plus que la première fois parce que je suis rentrée au fond des personnages, au fond de l'oeuvre.
J'ai du mal à croire qu'on puisse le trouver ennuyeux, je le conseille à tous.
Mélissa (, Inscrite le 19 juillet 2010, 18 ans) - 19 juillet 2010 |
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| Critique d'une critique |
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Il me semble que plusieurs ont lu l'histoire d'une romantique provinciale là où il fallait être attentif à une écriture... Flaubert n'est pas Marc Levy (Maya adooore le beau Marc)
Jean-Paul Sartre1 (, Inscrit le 14 mai 2010, 44 ans) - 14 mai 2010 |
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| Il faut avoir l'âge de ne plus lire "pour s'amuser" |
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J'ai relu ce livre à l'âge adulte, et l'ai adoré. Les descriptions sont superbes, Madame Bovary agaçante et émouvante de naïveté. La vie de province est bien présentée et ... oui, comme il le disait lui-même (Gustave), c'est bien Walter Scott qui a tué Madame Bovary!
Je le relirai encore ...
Paia (, Inscrite le 26 février 2009, 63 ans) - 11 mai 2010 |
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| Peut-être trop tôt |
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Je crois moi avoir lu ce livre trop tôt. J'étais aussi adolescente et je me suis également ennuyée. J'ai trouvé cet ouvrage long. Toutefois, je pense que ce livre n'est pas mauvais mais que je l'ai lu trop jeune. Enfin c'est mon avis.
Lalie2548 (, Inscrite le 7 avril 2010, 27 ans) - 10 mai 2010 |
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| Une oeuvre de la maturité |
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On se réveille un matin et l'on découvre que l'on ne vit pas la vie qu'on aurait voulu. On essaie alors de courir après le temps perdu, mais l'on se casse les dents sur ce que la société attend de nous. Et pourvu qu'on n'accepte pas de rentrer dans le moule, cette même société nous brise... Ainsi se passe la vie d'Emma Bovary. Et Flaubert, avec son style parfait et ses phrases ciselées, en brosse un tableau saisissant où chacun(e) peut se reconnaître quelle que soit son époque.
Nicolille (Lomme, Inscrit le 17 mars 2010, 35 ans) - 23 mars 2010 |
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| Un livre qui remplace les somnifères. |
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Je suis un gros lecteur et en conséquent ai lu beaucoup de grands classiques de la littérature française et américaine et je pense pouvoir affirmer que malgré le fait que ce chef d'œuvre de Flaubert, soit considéré ainsi, c'est surement aussi un des livres les plus ennuyeux qu'il m'ait été donné de lire.
Je dirai en quelque ligne que la critique de Maya est surement l'une des plus vraies concernant ce livre, qui est d'un ennui mortel.
Comme elle l'a dit: ''Ce n’est pas avec « Madame Bovary » que vous leur donnerez le goût de la lecture, vous pourriez même dégoûter ceux qui l’ont déjà.''. De mon point de vue ça m'a un peu dégoûté de lire des grands classiques ... Et pourtant dieu sait si il y en a d'intéressants et même passionnants.
Ce chef d'œuvre est d'une placidité telle qu'on se demande par moment si nous arriverons à lire ce livre.
Les professeurs de français prônent aujourd'hui la grandeur de ce livre mais qu'en est-il réellement ? Il en est à mon avis un livre très bien écrit mais d'une histoire profondément soporifique.
Vous me direz que je n'ai que 15 ans et que pour cela je ne puis comprendre toute la symbolique de ce livre. Et pourtant j'ai quand même pris la peine d'aller en parler à mon professeur de français pour qu'il m'explique l'intérêt de ce roman.
Mais personnellement je vous recommande de lire ce livre si vous êtes insomniaque ... plus besoins de prendre de somnifère, ''Madame Bovary'' les remplacera.
Erasme (, Inscrit le 23 mars 2010, 17 ans) - 23 mars 2010 |
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| Ennuyeux ? Tout dépend de l'âge ... |
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Oui, à 15 ans, Mme Bovary est d'un ennui mortel. Mais quand on a vécu un peu, quand on a un peu mûri, on peut comprendre et Emma et Flaubert qui est tout sauf un écrivain romantique. Il inaugure d'ailleurs le naturalisme en littérature et sa Bovary en est le chef-d'oeuvre. Si l'ouvrage a fait scandale en son temps, ce n'est pas à cause de l'adultère, mais parce que Flaubert s'est moqué des moeurs de son époque. Le pharmacien Homais est à lui seul une caricature brillante de "je-sais-tout" odieux, tout comme Rodolphe en est une dans la version séducteur à la noix. Il est en effet assez désastreux de demander à des adolescents de lire et de commenter un tel livre, là où les Trois contes, par exemple, seraient mieux indiqués pour des élèves de seconde.
Poil2plume (Strasbourg, Inscrite le 5 février 2010, 49 ans) - 2 mars 2010 |
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| Un long classique... |
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Alors certes, Gustave Flaubert a marqué le dix-neuvième siècle avec talent. La littérature peut lui dire merci. Mais "Madame Bovary" n'est pourtant pas son plus grand succès, mais si c'est celui qu'on lui associe "par défaut", ai-je envie de dire. Nous ne sommes pas là pour critiquer un autre livre, mais Salammbô est nettement plus poignant.
Le problème majeur de Bovary est sans aucun doute ses longueurs, malheureusement trop souvent répétées : de longues descriptions pas toujours les bien venues, des personnages tellement vaniteux qu'ils n'en sont que moins attachants, etc.
De plus, cette pauvre Emma, après sa vie de malheur, méritait-elle de mourir de cette façon? 20 longues pages pour décrire sa longue mort à l'arsenic, alors qu'il aurait nettement plus simple de ne pas la faire souffrir, pour ne pas nous faire mourir à notre tour (d'ennui!).
Il n'en reste pas moins un livre à lire, qui mérite d'être remarqué. Pas plus que ça, a priori.
Realsight (, Inscrit le 9 janvier 2010, 18 ans) - 9 janvier 2010 |
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| Mitigé |
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Je l'ai malheureusement lu pour les cours- le fait que l'on me force à lire un livre, moi qui apprécie le choix- ce qui a tendance généralement à me dégoûter, surtout quand on étudie chaque ligne et que l'on oublie d'en déceler la vraie saveur. Celui là n'a donc pas fait exception à la règle.
Je peux comprendre que Flaubert a réalisé un roman parfait, puisque l'ennui de l'héroïne est très bien retranscrit, si bien que cela m'a également ennuyé.
Il est très difficile de mettre une note à cette oeuvre- d'un côté, je ne l'apprécie pas car l'héroïne n'a aucun intérêt, d'ailleurs, aucun des héros n'a d'intérêt- mais c'est extrêmement bien écrit, et recherché.
Je mets donc un 3.5.
5 pour le livre qui devait être écrit.
1 pour l'ennui qu'il m'a apporté.
J'adresse un message aux professeurs de français : ne faites pas étudier de roman où il ne se passe rien, où les héros sont des pantins, même si le roman en lui-même est très bien écrit et les descriptions fantastiques. A la rigueur laissez nous le découvrir par nous même, et cherchez les sens cachés. C'est bien le seul intérêt de ce roman.
Alis Galieno (, Inscrite le 18 juin 2009, 19 ans) - 19 juin 2009 |
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| Un florilège en guise de critique |
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N'étant pas capable d'une parole sérieuse je me contente d'un agréable relevé de citations sur l'évolution de l'oeuvre, il y a quelque chose de romantique quand Flaubert se laisse aller.
Sur Charles:
- "elle ne pouvait pas s'imaginer à présent que ce calme où elle vivait fût le bonheur qu'elle avait rêvé."
- "Mais comment dire un insaisissable malaise, qui change d'aspect comme les nuées, qui tourbillonne comme le vent ? Les mots lui manquaient, donc l'occasion, la hardiesse."
- "Emma ne dormait pas, elle faisait semblant d'être endormie et tandis qu'ils s'assoupissait à ses côtés, elle se réveillait en d'autres rêves."
Et la plus belle sur Rodolphe:
- "les plaisirs, comme des écoliers dans la cour d'un collège, avaient tellement piétiné sur son coeur, que rien de vert n'y poussait, et ce qui passait par là, plus étourdi que les enfants, n'y laissait pas même, comme eux, son nom gravé sur la muraille."
Un véritable flot...
J'ai tendance à penser que Emma, comme personnage principal, remplace le statut masculin habituel du héros, ainsi ce sont les hommes qui gravitent autour d'elle qui accaparent les tendresses de l'auteur.
Une situation qui est renouvelée dans le Mépris de Moravia puis Godard, un livre qui traite d'une femme mais parle des hommes. 3 types d'homme là encore.
Francanton (, Inscrit le 28 avril 2009, 23 ans) - 28 avril 2009 |
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| élève de seconde ... |
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Ce livre n'est pas comme beaucoup de critiques le disent ennuyeux, il est au contraire passionnant, cependant il faut l'analyser et le comprendre pour pouvoir l'apprécier . il est construit d'une manière symétrique et double, l'univers de madame Bovary est double, les mots sont à double sens, les scènes avec Rodolphe, ou celles avec Léon ne sont pas implicitement décrites mais à travers les descriptions de la nature par exemple on comprend ce qui se passe entre les personnages. les descriptions certes nombreuses nous apprennent beaucoup sur le milieu dans lequel vivent les personnages, et les différents points de vue utilisés nous renseignent sur ce que les personnages qui parlent pensent mais aussi sur ce qu'ils voient et comment il perçoivent les choses ! Emma n'est pas la fille ennuyeuse que tout le monde pense dans les critiques, Emma est très intéressante , malheureusement née trop tard dans une époque qui n'est plus romantique !!
j'ai vraiment aimé ce roman et je suis très heureuse que mon professeur ait choisi de nous le faire étudier cette année =DD
Seconde (, Inscrite le 26 avril 2009, 18 ans) - 26 avril 2009 |
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| Une grande oeuvre si on cherche à en comprendre le sens profond |
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Comment peut-on se permettre d'être aussi dur pour un aussi grand livre et un aussi grand auteur? Comment peut-on dire que ce livre est ennuyeux quand on en cherche le sens profond?
L'ennui de l'héroïne est la pierre angulaire et l'essence même de cette profonde oeuvre psychologique et merveilleusement écrite.
Flaubert y décrit le mal-être de cette femme et y dépeint les limites et les failles d'une société bourgeoise établie.
L'héroïne ne trouve d'aucune manière sa place et tend vers un amour idéal et irréel. Elle se nourrit de ses rêves pour éviter d'être confrontée au quotidien fade, insipide et si étouffant qui la terrorise. Elle refuse la banalité existentielle dans laquelle elle vit et ne peut se contenter de simples plaisirs matériels. Elle aspire à une dimension supérieure qu'elle ne pourra jamais atteindre d'où sa frustration perpétuelle et grandissante qui la mènera à une totale destruction.
Comment pouvons-nous ne pas être touchés par ce personnage central terriblement ravagé et si sensible, cette femme éternellement insatisfaite qui ne pourra trouver la quiétude que dans la mort, à cette souffrance incommensurable et si parlante encore de nos jours?
Je terminerai par une citation de ce livre si jolie et si remplie de poésie: "La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles."
Pour ma part, ce roman m'a beaucoup touchée et il fait partie pour moi des grands classiques centraux de la littérature. Il nous fait réfléchir sur les maux d'une société rigide. Dommage pour ceux qui n'ont pas cherché à comprendre le sens profond de cette oeuvre et l'apprécier à sa juste valeur. Faites-vous surtout votre propre opinion en lisant le livre...
Lya (Paris, Inscrite le 17 mars 2009, 32 ans) - 21 mars 2009 |
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| ET BIEN MOI J'AI BIEN AIME... |
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Comme beaucoup d'autres CLiens(iennes) qui ont posté des critiques avant moi, j'ai lu le livre "par obligation" en première année à l'université...
Je n'ai pas grand chose à dire de plus que toutes les critiques précédentes, mais moi j'ai beaucoup aimé!
Ok, ce n'est pas un livre "qui casse la baraque" mais j'ai bien aimé le lire jusqu'à la fin...
Peut-être que mon professeur de l'époque (sic...) qui était un passionné de Gustave FLAUBERT (et de Louis-Ferdinand CELINE d'ailleurs...) a su me le faire aimer, et trouver en moi, ma corde sensible et la faire vibrer pour ce livre...
Septularisen (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 44 ans) - 3 août 2008 |
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| Ennui volontaire |
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La lecture de cet ouvrage est certes difficile à digérer, mais ce fait en soi, rajoute je trouve au malaise qu'on éprouve en s'enfonçant dans la vie plate et étouffante de la bourgeoise type qu'est Madame Bovary. Mon avis est que c'est un livre qu'il est, tantôt,difficile de ne pas fermer définitivement, tantôt tellement absorbant qu'il en devient presque un piège dont on ne peut s'extraire. La description psychologique de l'héroine est plus qu'étoffée, tant est si bien qu'on en oublierais vite les autres personnages. Mais peut être cela fait il encore davantage ressortir le côté "dominant", et encore une fois étouffant du personnage principal. Au plus on s'enfonce dans les méandres de la personalité d'Emma, au plus on veut la fuir...et au plus elle nous donne l'impression d'avoir déjà refermé le piège sur nous. Mais tout le long du livre notre curiosité est piquée au vif, tant et si bien que nous continuons notre recherche d' Emma. Mais à la fin ce qui me semble rageur, c'est qu'on sait tout sur Madama Bovary, mais que paradoxalement...on la comprends encore moins que lorsque qu'on la découvrait à peine. Le point négatif me semble être que la critique du monde bourgeois de l'époque, plutôt intéressante au début, finit par être trop releguée en arrière plan. Flaubert à voulut peindre le portrait d'une femme, et de la societé de son époque...il n'en est resté pour moi que le portrait de la femme.
Ayaël (, Inscrite le 26 juillet 2008, 25 ans) - 26 juillet 2008 |
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| L'Emma que nous avons été et celle que nous sommes |
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On a assez parlé du bovarysme, ce processus d'identification, une vie en dehors de celle réelle, un échappatoire merveilleux et dangereux. Juste que depuis Emma les échappatoires, en s'adaptant aux temps, se sont multipliées et ont pris de la vitesse, leur monde, le nôtre, est rapide, spectaculaire-visuel-, sensationnel. Il semble donc tout à fait naturel que Mme Bovary suscite de l'ennui. Reste le fait que pour qui s' intéresse aux techniques narratives, le livre de Flaubert est un monument
Noufaro (, Inscrite le 27 avril 2008, 51 ans) - 27 avril 2008 |
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| Ennui nécessaire |
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Au risque de faire décrier les fervents admirateurs de Flaubert, je dirais que moi aussi j'ai non pas détesté ce phare littéraire, mais je l'ai mal digéré. Que celui qui ne se soit pas ennuyé un seul instant au fil de ces cinq cents pages où rappelons le l'héroïne Emma comble son ennui en prenant des amants, essaie de se donner l'importance d'une femme fatale alors qu'elle n'est qu'une petite bourgeoise ridicule, me jette la première pierre. Oui, Madame Bovary est un roman plus consistant que la première aberration que l'on trouve chez nos libraires contemporains (je ne citerai ni Lévy, ni Gavalda ce n''est pas mon genre.) Mais on me l'a fait lire à 15 ans, âge où ma maturité littéraire oscillait entre justement les auteurs que je ne citerai pas (non non n'insistez pas) et quelques grandes figures abordables pour les plus jeunes. C'est un crime que de faire lire ce type de roman à des adolescents, comment ceux qui n'aiment pas lire peuvent se tenter à la lecture sans avoir peur de retomber sur l'ennui typiquement Bovaryenne ? Je suis d'accord avec Maya, il n'y a rien de plus décourageant et idiot que de faire lire Flaubert ou Proust à des gamins de 15 ans.
Cependant avouons le nous, Madame Bovary, nous la connaissons tous, elle habite au coin de notre rue, elle nous dit bonjour le matin, elle s'assoit à côté de nous en classe, elle pollue le monde sans se reconnaitre. Elle est désespérément naïve. Or avoir lu ce livre, c'est apprendre à reconnaitre les Madame Bovary que nous croisons. Une fois que Flaubert achève notre supplice (oui c'est bel et bien un supplice que de s'ennuyer à lire la vie de quelqu'un qui s'ennuie) nous sommes fiers de pouvoir dire "j'ai lu et compris Madame Bovary."
Un jour Jorge Amado a dit : "Il y a les livres que j'aime et ceux que j'admire ; je peux admirer un livre sans l'aimer." Voilà qui résume parfaitement mon sentiment face à ce pavé, à ce récit plat. Je n'aime pas Madame Bovary, je l'admire ( on dira ce qu'on voudra, écrire 500 pages et avec style sur la vie d'une femme qui ne sait que faire, c'est quand même fort ), j'admire la finesse de Flaubert à nous peindre le visage d'une femme que tous nous connaissons.
Vilaine cafteuse (Angers, Inscrite le 11 décembre 2007, 21 ans) - 1 mars 2008 |
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| Ennuyeux... |
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J'ai trouvé ce livre tout ce qu'il y a de plus ennuyeux...
Je dois quand même dire que je le lisais pour les cours de français et qu'il en était d'autant plus ennuyeux...
Personne, dans ma classe, n'avait aimé le style de l'auteur et ce qu'il disait. L'histoire était très ennuyeuse...
Il est sur que si quelqu'un cherchait un roman d'aventure, je ne lui conseillerais en aucun cas celui-ci ! Si j'avais pu ne pas le lire, je ne l'aurais certainement pas lu...
Je n'ai aucune envie de le relire !
Clemclemi (, Inscrite le 9 janvier 2008, 19 ans) - 9 janvier 2008 |
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| Le deuxième début de la littérature... |
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J'adore Madame Bovary. Plusieurs raisons me poussent a le lire a chaque année. C'est un roman hautement piégé, hautement corrosif, le début de la fin de ces romanciers ennuyeux qui s'évertuaient a dépeindre leur réalité ennuyeuse.
Ambiguité et subjectivité sont au menu de Madame Bovary, alors que ce roman est narré par une instance qui parfois semble hors du roman et parfois semble partie intégrante de ce dernier. Qui croire? Est-ce un portrait ou une perspective? Est-ce la tentative de dire quelque chose d'autre qu'un vulgaire récit d'amour?
A mon avis, tout est au programme de Madame Bovary, sauf de l'amour. C'est la un roman sur le désir. Sur le réel qui ne représentent pas la perspective des protagoniste, sur le pauvre pantômime symptomatique de la réalité des personnages.
Flaubert, a mon avis, marque le début de la période la plus intéressante de l'histoire littéraire, qui, jusqu'ici se métamorphose et se renouvelle autour des mêmes bases polysémiques.
FightingIntellectual (Montréal, Inscrit le 12 mars 2004, 29 ans) - 1 août 2007 |
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| Encore actuel |
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L'intérêt de cet ouvrage qui décrit la vie sentimentale d'une bourgeoise rêvée née dans le milieu paysan est un excellent livre pour plusieurs raisons, tout d'abord par son originalité, en effet Emma est représentée de telle facon à l'époque qu'un procès sera intenté à Flaubert.
Deuxio, chose intéressante, cette aventure et ces tourments amoureux peuvent tout à fait se transposer à notre civilisation et à notre temps.
De plus, à travers ce livre, une terrible critique des classes sociales et des passages superbement écrits ( comme ce moment ou Emma se revoit pendant le bal à mettre le doigt dans la terrine avec son père : extrême douleur de savoir qu'on retournera le lendemain dans une vie des plus misérables. La vue de la richesse s'éloignant et les amours impossibles alors qu'elle est emprisonnée par Charles et ses mornes habitudes. Trop insoutenable pour Emma qui finira empoisonnée
Leparrainz (, Inscrit le 25 juin 2007, 22 ans) - 27 juin 2007 |
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| Un livre spécial |
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J'ai dû le lire en cours, et il m'a profondément ennuyé. Je pense que ce livre s'adresse surtout aux femmes car il étudie surtout la psychologie féminine (l'amour, le bonheur, etc...). En le lisant, on a l'impression qu'il ne se passe rien et qu'il ne peut rien se passer.
Coutal (, Inscrit le 11 juin 2007, 24 ans) - 12 juin 2007 |
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| Madame BOVARY c'était lui... |
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"Il n'est point possible, n'est-ce pas, de voir une plus parfaite représentation du néant?"
Le garde suisse de la Cathédrale de Rouen, voulant à leur corps défendant faire visiter l'église à Emma et Léon porte ce jugement sur une descente au tombeau. Ce faisant il introduit dans le courant de l'histoire ce qui fait son sujet: le vide, le néant, le rien. Mais un néant fait de trop plein, trop plein de la réalité dont la songerie ne s'accommode pas. Et ce néant Flaubert nous le fait découvrir par le truchement d'Emma Bovary, pauvre petite fille nourrie de romanesque, néant auquel elle va être confrontée sans jamais comprendre ce qui l'aura écrasée.
Les aspirations nourries par la fréquentation des mauvais romans vont se heurter dès son mariage à, si j'ose dire, la réalité du réel, ce côté prosaïque de la vie conjugale qui est renforcé par la trivialité de la vie sociale. D'un côté, comme pour laisser entrevoir la possibilité que le rêve eût pu se réaliser en un tourbillon fait de jouissances, de musique, de songe éveillé, le bal du Vicomte auquel Emma et Charles sont conviés. Ce bal sera à la fois sa seule immersion dans son rêve et comme l'ouverture de la tragédie que sera sa vie.
Charles, tout d'abord, qui l'a sortie de la ferme de son père où elle était, attendant. Charles qui lui avait paru être...quoi au juste puisqu'elle ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait? Charles qui fut le seul à la dénicher dans sa retraite ; le premier donc le bon.
Mais Charles, qui se révélant, révélant sa vacuité lui fait toucher du doigt ce que sera sa vie. Aujourd'hui comme hier, demain comme aujourd'hui, avec cet homme dont la conversation était "plate comme un trottoir de rue, et les idées de tout le monde y défilaient, dans leur costume ordinaire, sans exciter d'émotion, de rire ou de rêverie".
Alors elle se reprend à rêver, et fait d'un petit clerc de notaire un chevalier servant: ni lui ni elle ne seront à la hauteur de la situation qu'ils auront créée. Il faut à la passion un minimum de folie et ces deux là sont encore trop indécis. Puis Rodolphe, le "jeune beau", mâle sur de lui, incarnation de l'image si longuement créée au dedans d'elle-même, avec sa prestance, ses fragrances, son arrogance aussi. Et dans une scène où son aveu se déroule en contrepoint du discours d'ouverture d'un comice agricole, il fait sa conquête. D'une part l'oraison, la harangue de cet obscur conseiller de préfecture " Le temps n'est plus Messieurs où la discorde civile ensanglantait nos places publiques...", d'autre part la déclaration de Rodolphe "et bien ne savez-vous pas qu'il y a des âmes tourmentées?" "... la religion plus affermie, sourit à tous les coeurs..." "...il leur faut tour à tour le rêve et l'action..."
Après le Conseiller, le Président du comice "citait Cincinnatus à sa charrue, Dioclétien plantant ses choux..." ...tandis que "le jeune homme expliquait à la jeune femme " que l'attraction qu'ils avaient l'un pour l'autre était irrésistible. Déclaration d'amour sur fond de RIEN.
Las, cinquante pages plus tard en devenant exigeante Emma devient pitoyable et lasse son amant qui la fuit. Il la laisse en proie à un désespoir en lequel Charles ne voit que la manifestation d'un "état nerveux". Pauvre diagnostic.
Ainsi va la vie d'Emma faite d'exaltations contraires, tantôt tombant en religion -"savourant le plaisir d'être faible elle voulut devenir une sainte"- tantôt se dilapidant, et par la même occasion dilapidant le bien de Charles, en une course effrénée aux dépenses, prémonition Flaubertienne de ce que sera la consommation: remplir le vide des âmes par le trop plein des choses.
Charles, cocu magnifique la jettera malgré lui dans les bras de Léon le petit clerc du début, qui cette fois s'enhardissant, la conquerra et l'entraînera dans sa dernière folie, sa course à la ruine.
La réalité que nous fait découvrir Emma, n'est pas que celle de la vie conjugale. On ne peut réduire ce roman à cela: il ne serait sinon qu'une "illusion perdue" de plus, qu'une étude sur les moeurs de la société au temps de Louis Philippe.
Il ne s'agit plus de comédie humaine, mais de condition humaine. Le cadre d'examen est limité certes, mais est-il besoin d'une épopée pour faire toucher du doigt ce qui en est la constante? La description d'un milieu donné, en une époque donnée suffit à en révéler l'essentiel. C'est le néant que certains ne perçoivent pas, l'état dans lequel ils vivent étant encore proche de l'état de nature. C'est celui que d'autres devinent et s'empressent de masquer derrière tout ce qu’est la vie sociale: conventions, préjugés partagés, rites, simulacre d’existences qui se réduisent au paraître.
Pour son époque ce roman est obscène: il montre la réalité. S'il n'a pas été condamné lors du procès qui lui fut fait, c'est que les attendus de l'accusation étaient en porte à faux. Non ce n'étaient pas les bonnes moeurs qui étaient mises en cause bien que sévèrement égratignées par Flaubert. Il est obscène comme le sera jugé le tableau de Courbet, l'enterrement à Ornans, parce qu’il met en scène la réalité, crue, sans fard, telle quelle, brute en quelque sorte de décoffrage. Pour la première fois le roman "montre" le réel, et c'est une femme "perdue" que Flaubert choisit pour nous le faire toucher du doigt.
En ce sens il pouvait sans doute dire: Madame Bovary c'est moi.
TELEMAQUE (, Inscrit le 9 février 2006, 63 ans) - 26 janvier 2007 |
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| A force de lire des romans roses... |
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Voici un grand classique (ou plutôt romantique, si on parle du genre) incontournable, qui n'est pas barbant à lire (pour les plus réticent...)
Emma est une jeune femme, nourrie de romans à l'eau de rose où sont mis en scène des histoire d'amour, des drames, et une fin à la « ils vécurent heureux et eurent plein d'enfants... »
Et c'est justement ce genre de vie qu'elle espérait avoir en épousant Charles Bovary. Une vie trépidante, romantique à souhait, une passion débordante... Malheureusement, sa vie conjugale ne se passe pas vraiment comme elle l'imaginait. C'est juste une petite vie toute simple, mais pas comme on en lit dans ses romans préférés. Elle va donc tout mettre en oeuvre pour en changer et la rendre plus intéressante à ses yeux... mais faut-elle le bon choix ?
Ce roman raconte la vie d'une femme qui ne fait pas la distinction entre la vie et la fiction. Pour elle, le rêve fait partie de la réalité quotidienne, et bien évidemment, elle ne comprend pas pourquoi sa vie ne se déroule pas comme dans ses bouquins. Ce qui ressort de ce flou entre la « vraie vie » et le fiction, est bien sûr de la souffrance et de la tristesse.
Je vous conseille vivement ce bouquin, car il en est de ceux qu'on ne peut pas ne pas lire!
Valeriane (Seraing, Inscrite le 16 novembre 2005, 33 ans) - 17 août 2006 |
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| avec un peu de recul .. |
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Oui ; avec Mme Bovary il vaut mieux prendre du recul !
Incontournable classique de la littérature française; il est tout de même à lire ! Le qualifier de "cale porte" est abuser !!
Mon prof de français était en admiration pour ce livre alors je m'y suis attelée mais ce n'est pas pour ça que je l'ai aimé autant que lui !! J'ai mis 3 mois à le terminer mais je ne suis pas déçue !
La morale de ce livre reste comme toutes les autres morales naturalistes ; actuelle. Avouons-le.
Et sans parler des choses affreusement inutiles que Flaubert décrit avouons aussi qu'il les décrit superbement !!
Mais comme dit précédemment ; c'est la fin la partie la plus intéressante...
Mais bon sang pourquoi le naturalisme est-il autant alourdi par ces horribles longueurs ??? C'est tellement dommage..
Raphaelle521 (, Inscrite le 12 juin 2006, 21 ans) - 10 août 2006 |
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| c'est la fin qui dit tout |
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et oui, la fin m'a sciée...plongée dans cette lecture, je n'en reviens toujours pas de m'être laissée avoir comme ça!!! on y croit à cette histoire, à cette Emma rêveuse et fantasque. Tantôt énervante avec ses désirs qu'elle prend pour des réalités, son dédain à l'égard de ce pauvre Charles et surtout, son mépris qu'elle nourrit pour sa fille. Puis on se dit elle rêve d'une autre vie, comme beaucoup d'autres. Là elle s'ennuie et elle est déçue de sa situation elle qui pensait se lancer dans la plus grande histoire d'amour du monde, vivre de tout et de rien avec ce merveilleux médecin! pis tout s'effondre, tout..sauf ses rêves qui restent toujours des rêves. Alors elle s'échappe, à travers des sentiments et des aventures qui l'emmènent sur le terrain si excitant de l'adultère. Alors, à ce moment là on se dit qu'elle devient égoïste et ne mérite pas son semblant de bonheur familial qu'elle ne réalise d'aillleurs pas.
Alors elle s'endette, pour vivre encore plus de ses rêves qui ne l'emmènent nulle part..et là elle nous fait pitié! mais on y croit à son histoire, on la suit dans ses quêtes éperdues pour tenter de rembourser ses dettes, dans ses tentatives de revenir à la réalité..mais elle a décroché la pauvre Emma, elle n'est rien....Alors elle s'en va comme elle est arrivée au début du roman...
Le pire, c'est ce qui arrive à Charles et dont personne ne parle, tout le monde se moque..Pire encore, à cette petite fille qui reste là et qui n'a rien demandé à personne..et pire encore ce pharmacien, qui comme tant d'autres, profite de la faiblesse des petites gens pour les appâter et ruiner les médecins qui se retrouvent sans clientèle.
voilà pourquoi c'est la fin qui dit tout, finalement c'est une histoire banale qui arrive tous les jours,
une situation banale
mais dont l'originalité est cette merveilleuse écriture qui nous a entraîné dans cette aventure banale, d'une manière incroyable!
j'ai adoré et je vous le conseille,
Candy2004 (, Inscrite le 22 février 2004, 32 ans) - 3 juin 2006 |
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| Dur dur |
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On m'avait tellement parlé de ce livre, du style d'écriture fantastique de ce Flaubert, qu'en le lisant, je me sentais en obligation de le terminer (bien que ce ne soit pas le cas). J'aurai du mal à expliquer l'ampleur de l'ennui qui me submergeait dès que j'ouvrais une page. Pour couronner le tout, Emma m'était anthipatique: mais pourquoi ne s'est-elle pas tuée plus tôt? Elle nous aurai fait grâce de 300 pages...
Elayne (, Inscrite le 19 avril 2006, 21 ans) - 19 avril 2006 |
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| C'est un peu facile, ne trouvez-vous pas ??? |
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J'ai moi aussi lu ce livre (sinon que ferais-je ici??) mais jamais je n'oserai dire de pareilles allégations à son sujet!!!
Certes, ce n'est pas le meilleur roman de Gustave Flaubert (en passant je vous conseille L"'éducation sentimentale" ainsi que "La Légende de Saint Julien l'Hospitalier" qui sont sans nul doute des chefs-d'oeuvre et qui eux donneront le goût de la lecture à notre jeunesse !!!) mais il est tout de même beau, c'est sûr qu'en ne retenant que les défauts, (plus faciles à retenir que les qualités mais quand même, souvenez vous, vous avez tout de même aprécié en un point ce livre pour certains il n'y aura que ce passage qui vous aura plu, soulagé : .................la fin......... ^^ mais pour d'autres, ceux qui accepteront d'ouvrir les yeux, vous verrez en quoi ce livre est GRAND !!!) , comme la description de la casquette (....) jamais vous ne pourrez comprendre ce qui fait de ce livre un des livres parmis les plus étudiés et un des livres figurant en haut du tas "littérature française" !
A quel âge l'avez-vous lu, d'abord !?!
A 15 ans, alors là, bien sûr, il vous a paru ennuyant au possible mais c'est normal !
Mais relisez-le, dans un moment d'agitation, et vous en viendrez presque à l'apprécier, j'en suis sûre !!!
Allez vive Flaubert et honte sur celui qui ne respectera pas ses écrits, même si, c'est sans nul doute, le plus détesté des écrits de Flaubert !!!!!!!!!!!!!!
Grained'écrivain (Strasbourg, Inscrite le 28 mars 2006, 20 ans) - 29 mars 2006 |
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| une de plus... |
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Je ne fais sûrement que rajouter une critique à tant d'autres... Mais bon!
On m'a imposé la lecture de ce livre en seconde, pour mon programme. Le pavé ne m'a pas fait peur, mais lorsque j'en ai découvert le contenu!! Horreur! J'ai haï ce livre dès les premières pages ! Je ne vais pas laisser cette critique sans en expliquer le pourquoi du comment...
Tout d'abord, je trouve que ce livre se traîne en longueur, pour pas grand chose en fait. Prenez par exemple, la fête où se rend Emma avec celui qui sera son amant, une fête de village il me semble (voyez à quel point j'ai apprécié ce livre, les détails m'échappent !), la description des lieux est longue, ennuyeuse, très, trop riche en détails... Alors que quelques pages avant ou après (ça non plus je ne m'en souviens pas) on annonce qu' Emma va avoir un enfant (enfin!, me suis-je écriée en lisant) en à peine une demi-ligne. J'ai tellement été frappée de la brièveté de cette "annonce" que j'en suis restée coi.
De plus, il faut avouer que, lors de ma lecture, ma prof de français m'avait fait lire une lettre de Flaubert lui-même où il parlait de son roman. N'ayant pas fini le livre (j'en était à peu près à 1/3) j'espérais encore de l'action, et à ce moment, je lis que Mme Bovary est "un livre sur rien" ! Je trouve encore cela risible, un livre sur rien d'environ 400 pages...
Je ne recommande ce livre qu'aux lecteurs acharnés, pleins de courage, et surtout qui aiment les longues descriptions et les amours très très très romancées d'une femme qui a une vie assez inintérressante en soi.
Lélia (, Inscrite le 22 février 2006, 22 ans) - 22 février 2006 |
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| Un livre sur rien.. |
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Je me souviens de cette lecture horrible imposée en seconde...je ne pouvais pas l'achever, de peur qu'il ne m'achève lui-même avant!
Et puis, avant d'entrer en première littéraire, soit quelques mois à peine après l'agonie que me causèrent les cent premières pages (ah, la description de la casquette de Charles Bovary!!!essayez donc de la dessiner: impossible, parce qu'elle n'est pas réelle..)
j'ai repris mon roman inachevé, sans doute par culpabilité, une histoire avec ma conscience si redevable à mon professeur qui m'avait tant appris...
ET j'ai adoré, oui, non grâce à une exceptionnelle maturité acquise en quelques mois- ne rêvons pas! mais bien parce que mon ennui inaltérable, profond, régulier, singulier, reflétait, se réflétait dans l'ennui d'Emma. Voici, ironie profonde, l'oeuvre mimétique par excellence: nous nous ennuyions par contamination !
et puis, cette ironie mordante de Flaubert, ces médecins incompétents, ces amants plus mortels que le mari lui-même, cette héroïne atteinte de don quichottisme, à vivre plus de ses rêves, ce leitmotiv de l'araignée qui tend inexorablement sa toile, patientemment, inlassablement, jusqu'à nous soûler d'indifférence latente,le temps est trop lent!!
alors oui, pas d'action, certes, mais un style parfait, qui peut se vanter d'écrire le réel et l'imaginaire à la fois? je lis Emma, et "l'Ennemi" de Baudelaire me vient en tête: "ô douleur, ô douleur, le temps mange la vie/et l'obscur ennemi qui nous ronge le coeur/du sang que nous perdons croît et se fortifie".
N.B : maintenant.. c'est moi le professeur, et j'ai préféré leur proposer Baudelaire..
Clamence (saint quentin, Inscrite le 10 février 2006, 31 ans) - 10 février 2006 |
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| Une ode à l'ennui!!! |
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Ce livre a le privilège de figurer dans la liste des livres que je n'ai jamais eu le courage de finir (cette liste ne comportant que 2 livres, ça en prouve la nullité.) Une ode à l'ennui, c'est vraiment le bon terme. Regarder Emma s'ennuyer pendant plus de 300 pages très peu pour moi... L'action manque cruellement.
Et cette critique n'est pas moins valable qu'une autre par rapport à mon âge car il ya d'autres classiques que j'apprécie beaucoup!!!
Mme90 (, Inscrite le 14 janvier 2006, 22 ans) - 14 janvier 2006 |
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| emma-scarlett |
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formidable, un des meilleurs livres. Cette ironie froide, intellectuelle de Flaubert m'a tellement ravie!!!!!!!!!!!!!
je connais moi aussi beucoup d'Emma et il faut qu'elles toutes soient raillées. pourtant chacune de nous possède cette veine romanesque, cet espoir avec lequel on observe l'amour venant... Elle ressemble un peu a Scarlett!!!!!!!!!! cette heroïne de mon enfance....
Ania (novi sad, Inscrite le 12 novembre 2005, 27 ans) - 12 novembre 2005 |
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| petit conseil |
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j'ai lu ce livre en 2 semaines ( car j'avais un DS à la rentrée et je m'y suis pris trop tard) .
pour aimer ce livre il faut sauter toutes les descriptions très ennuyeuses qui donnent vraiment envie de dormir.
j'ai bien aimé ce livre car je n'ai lu que les dialogues. Il nous montre la manière de vivre et de penser à cette époque. Emma est en fait une femme qui veut vivre, découvrir le monde mais elle est égoïste et s'ennuie tout le temps.
Il y a de l'amour, des rêves, de la tristesse et du désespoir.
la fin est triste mais inévitable.
J'espére que j'ai pu aider quelqu'un qui a un devoir à rendre sur ce livre....
Charlenn13 (, Inscrite le 29 octobre 2005, 21 ans) - 5 novembre 2005 |
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| 4 MOIS!!!! |
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4 MOIS!! Rendez-vous compte, le temps qu'il m'a fallu pour lire ce..."cale-porte" comme on dit chez moi...(je signale que, pour la même taille, j'ai lu le Da Vinci Code en 3 jours)...
Comme le dit la critique principale, on ressent l'ennui d'Emma...et ça pour le ressentir, tu le ressens.
Il faudrait un système de clou en dessous du cou pour te réveiller aussitôt passé le moment où la tête tombe...
J'ai trouvé ce livre d'un ennui lunaire...d'un intérêt lacunaire..
Peut-être est-ce cruel, mais à la fin je jubilais... quand il se passe ce qu'il s'y passe quoi!!
Je me tais, au cas où il y aurait des gens qui aimeraient lire "Mme Bovary" (y en a-t-il??)
Poupi (Montpellier, Inscrit le 11 août 2005, 21 ans) - 6 septembre 2005 |
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| Emma pour les intimes. |
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Chroniques ordinaires. D’une provinciale, une paysanne qui s’embourgeoise. Romantique. Excessivement romantique. Au XIX siècle.
« Pourquoi, mon Dieu me suis-je mariée ?
Elle se demandait s’il n’y aurait pas le moyen, par d’autres combinaisons du hasard, de rencontrer un autre homme … »
Voilà donc un roman qui revient régulièrement dans les listes des meilleurs romans de tous les temps. Simples chroniques ? Non pas. Drame intemporel qui, hormi la technologie dont il est fait usage : diligence pour se déplacer et pas encore de mobile pour communiquer ( !), n’a pas pris une ride.
Le roman est linéaire, « à l’ancienne » dirions-nous. Les descriptions foisonnent, et d’une précision hallucinante. L’écriture, dépouillée, et qui supporte ses 150 ans d’ancienneté !
Chacun pourra faire d’Emma Bovary et des différents protagonistes une analyse différente (ça sert d’ailleurs de support à de nombreux pseudo-tests). Intemporel donc, beau. Certainement un chef d’oeuvre.
Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 55 ans) - 6 septembre 2005 |
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| L'ennui et la Passion |
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Ce livre regorge d'êtres qui s'ennuient, mais leurs sentiments sont peints avec une telle plume que le lecteur ne peut qu'être passionné par les tempêtes émotionnelles qui balaient chaque page. J'ai lu ce livre trois fois, pour être sûr de l'aimer car les critiques à son égard sont rarement élogieuses, et j'en déduis qu'il me plaît vraiment. Sorcius et Maya disent qu'il s'agit d'un livre pour adultes, je ne suis pas d'accord, je l'ai ouvert à 15 ans et il a trouvé une place signifiante dans mon adolescence. La fin est triste? Non elle est belle et inévitable.
Littera (, Inscrite le 17 août 2005, 24 ans) - 17 août 2005 |
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| oui et pourtant |
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C'est vrai que quand on le lit comme ça, on n'y voit rien de bien spécial, à part de l'ennui... et on se demande même pourquoi à une époque, il a causé tant de problèmes... Et pourtant, quand on y regarde mieux, il nous démontre une personne comme nous toutes, elle idéalise toute sa vie, elle l'idéalise tellement qu'elle s'en suicide, elle s'imagine les choses si belles que lorsqu'elle est devant la réalité, elle voit que ce n'est pas du tout ça et elle est déçue... Bon, c'est vrai, pas la peine d'écrire autant pour en arriver là, le livre ne m'a pas ennuyé parce que je l'ai lu en diagonale, en passant les extraits les plus lourds, donc il m'a parût agréable, mais c'est vrai que l'ennui s'y installe vite, mais apparement c'est la grande mode de cette époque, tout décrire... On y voit pas d'importance aujourd'hui, car c'est encore trop proche de nous, mais dans quelques siècles, ça nous donnera un aperçu de ce que voyaient nos ancêtres...
Djémsy (Bruxelles, Inscrite le 7 août 2005, 25 ans) - 8 août 2005 |
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| Mon dieu quel ennui ! |
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J'ai un peu de mal à comprendre le succès de cette oeuvre qui m'a paru tellement ennuyeuse à parcourir ! L'histoire de cette bonne femme qui traine son ennui tout au long du roman est insupportable. J'avais par moment l'envie de lui donner une bonne paire de claques pour la secouer un peu. Et que de descriptions inutiles dans ce roman !
Il est vrai qu'il s'agissait d'une lecture obligatoire pour l'école. Peut-être étais-je trop jeune alors pour l'apprécier? En tout cas, je trouve que c'est le genre de lecture qui risque de dégoûter de nombreux élèves face à la littérature.
Asgard (Liège, Inscrit le 14 juillet 2005, 33 ans) - 29 juillet 2005 |
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| Les faiblesses de Mme Bovary |
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Il est très difficile d'apprécier ce livre sans avoir un minimum vécu. Quand on n'est qu'au lycée, on est à des années lumières de fonder son foyer (enfin pour moi c'était le cas). Avec le recul, j'ai mieux apprécié ce livre. C'est un livre dont les principales qualités sont le style et la profondeur des personnages.
Mme Bovary part avec une vision complètement décalée de la vie. La confrontation avec la réalité lui est fatale. Du début à la fin, elle est à la recherche de son propre plaisir, et c'est ce qui la predra. J'ai bcp aimé ce livre admirablement bien écrit mais contrairement à nombre d'entre vous, je trouve que Emma est une femme égoïste dont le manque d'abnégation a semé le malheur tout autour d'elle.
Zarathoustroy (, Inscrit le 28 juillet 2005, 37 ans) - 28 juillet 2005 |
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| Excellente critique ! |
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Maya, j'ai éclaté de rire en lisant ta critique. C'est vrai que tu as bien résumé l'histoire d'Emma. Et quelle audace de descendre en flèche un momument de la littérature française :-)
Mais si j'ai mis 5 étoiles, tu t'en douteras, c'est parce que je ne partage pas ton avis. Ce qui fait la force de ce livre, c'est précisément le contraste entre la monotonie de la vie quotidienne et le bouillonnement intérieur d'Emma.
Ce livre, outre sa nouveauté de style pour l'époque, est le reflet d'une société, d'une petite bourgeoisie dont Flaubert critique les moeurs.
J'y vois aussi le témoignage d'une époque (pas entièrement révolue d'ailleurs), où les femmes n'avait pour seul objectif de trouver un mari, avoir des enfants et tenir leur ménage correctement.
Emma veut voyager, découvrir le monde (à commencer pas Paris), cotoyer des gens qu'elle admire, aller au bout de ses passions, bref, Emma veut simplement vivre. Mais la société la confine à un rôle de femme au foyer et la contraint à ne vivre ses désirs qu'à travers la réussite de son mari (réussite qui n'arrive pas), à s'évader (en rêve bien sûr) avec des amants et à jouer par procuration les Parisiennes en dilapidant l'argent du ménage.
Je rejoins les autres interventions: je pense aussi qu'il faut avoir "vécu" pour apprécier ce livre et je trouve moi aussi totalement absurde de faire lire ce livre à des adolescents.
Mieke Maaike (Bruxelles, Inscrite le 26 juillet 2005, 39 ans) - 28 juillet 2005 |
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| Et le procès continue! |
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Pauvre Flaubert, on ne le laissera jamais tranquille avec Emma... Et, comme lors du procès, ce ne sont apparemment pas les plus fins qui la décrient.
Il y avait du danger alors à montrer avec un tel talent à quel désespoir pouvait mener la condition des femmes au XIXème siècle - le pire peut-être à cet égard, qui ne leur concédait que le droit d'enfanter (net recul par rapport aux Lumières, éteintes à coups de guillotine. Paradoxal).
Les bourgeois contemporains de Flaubert avaient compris combien ce chef - d'oeuvre était subversif .On lui aurait sûrement pardonné le désespoir d'Emma si elle n'avait pas eu d'enfant. Mais là, franchement, aucune excuse : comme dit la subtile Maya, de quoi elle se plaint?
Julie D (Paris, Inscrite le 15 juin 2005, 51 ans) - 16 juin 2005 |
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| Un ennui trop bien décrit |
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C'est bien dit qu'il s'agit d'un des plus beaux plantages de vie de la littérature.
Ce roman est très bien écrit, et, paradooxalement, c'est un peu ce qui le perd : cette femme s'ennuit, ce qui est trop bien décrit. L'auteur rend tellement bien ses états d'esprit qu'on s'en imprègne.
Or, comme il a tendance, par ses descriptions, à aller à la ligne, c'en est d'autant plus lénifiant. Il en va de même de l'adaptation de Chabrol (1991) et de l'adaptation tout aussi bonne d'Isabelle Huppert.
Résultat : ce livre est une vraie bouffée d'éther ! Ca me fait bizarre de m'attaquer à un monument de la littérature, mais je dois bien avouer ce que je pense.
Veneziano (Paris 16e (ex-village d'Auteuil), Inscrit le 4 mai 2005, 34 ans) - 4 mai 2005 |
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| Bof... |
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Le titre résume à peu près mon avis sur ce livre : bof.
Sans l'avoir adoré ni détesté, il ne reste pour moi que l'impression d'un profond ennui, qui a néanmoins eu l'avantage de m'avoir offert - le temps de le finir - des nuits paisibles d'un sommeil de plomb.
Je ne suis pourtant pas partie dans ma lecture avec un mauvais a-priori : j'étudie et j'aime la littérature depuis assez longtemps pour ne pas tomber dans la facilité de critiquer gratuitement une oeuvre "classique", mais là, pourtant, rien.
Les personnages ne m'ont pas émue ni touchée, et je les trouve même tous sans relief, ou dumoins sans caractère et se complaisant dans une perpétuelle passivité fasse aux évenements, qui dans un désespoir mitigé, qui dans un vague regret, qui dans une mesquinerie sans conviction, etc.
Emma Bovary elle même, qui pourrait presque passer pour une redoutable extravagante au milieu de tout ce rien, n'est en fin de compte qu'une molle écervelée ayant parfois, dans un éclair de conscience du minable de sa vie, des envies de passion crétines comme d'autres ont des poussées d'acné. Pas de quoi casser des briquettes, donc...
Et pourtant on trouve parfois au milieu de ce marasme des passages d'un style magnifique, flamboyant, où la passion suinte par toutes les lettres d'envolées superbes qui laissent ébloui. Je pense notamment à certains passages descriptifs de la nature environnante, lorsque celle-ci semble incarner les tourments d'Emma (ce sera d'ailleurs là les seuls signes que véritable tourment il y a).
Caym (, Inscrite le 10 avril 2005, 28 ans) - 10 avril 2005 |
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| On s'attaque pas aux géants |
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Tu penses vraiment que Flaubert a écrit Mme Bovary pour donner envie de lire. Il suffit de se replacer dans le contexte pour comprendre l'enjeu de son oeuvre. Les écrivains de l'époque arrivent au paroxysme du romantisme, jugé comme "art démodé" par J. Rivière, et Flaubert ouvre une porte (déjà entrouverte par Stendhal) vers un nouveau vcourant littéraire plus "réaliste". Et oui, le petit Gustave n'a pas écrit un roman pour faire joli mais pour faire du vrai. S'il dépeint l'ennui et les désillusions d'une jeune femme, ce ne serait pas pour caricaturer le romantisme? Au delà de cette poussée d'adrénaline, j'apprécie pas mal ton commentaire, bourré d'odace et d'humour. Mais s'il te plaît ne t'attaque pas à des géants de la littérature!!
Absolution (Quiévy, Inscrite le 5 avril 2005, 23 ans) - 5 avril 2005 |
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| Amour ou haine |
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C'est les sentiments qu'inspire en général ce monument ; moi j'ai adoré. Certes l'ensemble peut paraitre lourd quand on le lit jeune, mais revenez-y plus tard (25-30 ans). Emma m'a conquis par sa ferveur, sa candeur, elle m'a séduit par son romantisme qui loin d'être mielleux est au contraire plein de cette espérance folle dans un grand amour qu'elle va rechercher au détriment des conventions amoureuses et sociales du 19ème siècle. Si le texte peut sembler austère, le message, l'appel au secours de cette femme atteinte de Bovarysme m'a fasciné et là rien ne s'explique.....Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté
Oxymore (Nantes, Inscrit le 25 mars 2005, 40 ans) - 30 mars 2005 |
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| Critique difficile |
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Je vais essayer de scinder ma critique d'une part en ayant une approche objective, pour ensuite laisser libre cours à ma subjectivité.
En essayant d'être objectif, il fait bien reconnaître que Flaubert rédige dans un style incroyable. L'écriture est splendide, rien à redire à ce sujet.
La maîtrise du sujet romanesque est aussi excellente, sur ce volet aussi, le roman dégage une puissance incroyable.
De façon plus subjective, je dois avouer que le personnage même de Madma Bovary m'énerve au plus haut point : un mélange d'inertie, d'égoïsme, de lâcheté et de bêtise ; bêtise qu'elle partage avec son mari, qui lui pêche avant tout par naïveté. Madame Bovary dispose en effet d'un effroyable pouvoir destructeur pour ceux qui l'entourent et qui l'aiment.
J'avais en fait vraiment l'impression dans ce roman, que les personnages étaient complètement écrasés par l'histoire, sans aucune volonté propre. C'est peut-être la force et la faiblesse du roman.
Le roman mérite assurément sa qualité de chef d'oeuvre, mais l'attitude résignée des personnages du roman m'a passablement énervé.
Allez, disons cinq étoiles pour l'écriture et le talent, un bémol pour Emma Bovary, personnage insupportable. Ca fait quatre.
Fa (La Louvière, Inscrit le 9 décembre 2004, 36 ans) - 30 mars 2005 |
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| Mon tout premier coup de coeur littéraire |
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J'ai lu "Madame Bovary" l'été de mes 15 ans et ce fut une révélation. J'aimais déjà lire avant "Madame Bovary". La lecture a toujours été mon principal passe-temps. Mais avec ce livre, je découvrais que l'on peut réellement ressentir des sentiments incroyablement puissants simplement en lisant des mots imprimés sur des feuilles de papier.
Flaubert a une écriture si pure. Aucun mot n'est de trop, aucun ne manque. C'est magnifique.
Comment s'ennuyer à la lecture d'un tel chef-d'oeuvre ?
À lire également : "L'éducation sentimentale".
Pandine, vendue à Flaubert ;o)
Pandine (Montréal, Inscrite le 25 février 2005, 30 ans) - 27 mars 2005 |
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| Un mauvais souvenir d'école |
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Je maudis encore le jour où on m'a obligé à lire ce somnifère tant je me suis ennuyé lors de sa lecture. Lire un livre parce ce qu'il est considéré comme de la véritable littérature m'a toujours rebuté. Enfin tout est une question de goût mais je me vois mal le relire dans une dizaine d'année histoire de changer d'avis.
Christof13 (, Inscrit le 28 juillet 2004, 33 ans) - 25 mars 2005 |
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| Lisez-la longtemps après le lycée ! |
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D'accord, Madame Bovary n'est pas un livre qui plait aux lycéens ! Soporifique, ennuyeux, interminable ...
Puissiez-vous le retrouver dans quelques années, et comprendre enfin Emma !
Pleine de rêves et d'illusions à la sortie de l'adolescence, vite broyée par les réalités d'une vie conjugale sans surprises, mauvaise épouse, adultère, mauvaise mère, encore à la poursuite de chimères et de passions ...
" Elle abandonnait ses illusions, une par une, comme un voyageur laisserait un bagage dans chaque auberge où il passe." (je cite de mémoire)
Servie par le style de Flaubert qui atteint la perfection, c'est un émerveillement de lecture, une émotion toujours intacte.
Celeste (, Inscrite le 7 février 2005, 53 ans) - 25 mars 2005 |
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| .... |
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sans comentaire la note fait parler d'elle
Lary (, Inscrit le 8 mars 2005, 26 ans) - 24 mars 2005 |
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| je suis sûre qu'Emma m'entendait ronfler |
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Non non je ne ronfle pas, c'est pas vrai!
Alors là c'est vrai: moi aussi j'ai trouvé une soluce à mes insomnies...
Si Emma s'ennuie déjà dans le bouquin, sûr que nous on va pas être absorbé dans la lecture...
Quelle idée d'écrire un livre ennuyant qui raconte l'ennui d'une femme qui pensait ne plus s'ennuyer en se mariant (compris ou pas?)... bien sûr, c'est pas moi qui ai décidé de lire ça! c'était pour les cours aussi... et autre chose: comment peut-on trouver autant de choses à décrire? Flaubert peut décrire le temps qu'il fait pendant 5 pages, moi je le fais en 2 lignes: "il fait beau, les oiseaux chantent, et les fleurs s'ouvrent"...mais lui Flaubert fait mumuse à décrire les oiseaux, les fleurs, le ciel, tout ce qui tombe sous ses yeux (on aurait dû lui bander les yeux à l'écriture de son "oeuvre")... A lire si vous avez du temps à perdre, et la patience (et le courage!) de vous ennuyer pendant 450 pages...
Jeong-Hu (, Inscrite le 24 mars 2005, 22 ans) - 24 mars 2005 |
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| Tragédie et passions les ingrédients d'un chef-d'oeuvre |
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Madame Bovary est pour certains un constant ennui; pour d'autres, comme moi, c'est le point culminant du romantisme.
Emma, l'héroïne du roman est sans doute le personnage le plus compliqué à entendre. Sa psychologie est instable et elle possède des idéaux et des rêves utopiques. Celle-ci est une constante insatisfaite. Son souhait le plus cher est vivre luxueusement et être aimée d'un amour passionné, sensuel et où la monotonie n'a pas sa place. Mais un problème se pose: Emma se fatigue vite d'aimer le même homme, ce qui explique l'échec de ses passions.
Flaubert est un génie!!! Il ose écrire et décrire des scènes qui dans son époque étaient honteuses et interdites, comme par exemple celle du fiacre.
La tragédie de la famille Bovary est dans mon opinion la plus belle scène: la façon dont madame Bovary meurt et le destin de Charles et de sa fille Berthe est le plus touchant et m'a complètement bouleversé ce qui fait du roman une oeuvre d'art.
Sandrinha (, Inscrite le 21 mars 2005, 31 ans) - 23 mars 2005 |
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| Bon somnifère |
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Je voudrais remercier Flaubert d'avoir pu m'aider à vaincre mon insomnie. En effet, après dix pages, je m'endors systématiquement. Apparemment, ce livre n’est pas de notre génération, et même de notre siècle. Je ne comprends pas comment des professeurs peuvent encore obliger à faire lire des livres comme ça à leurs élèves.
Il est clair que forcer des gens à lire ce livre encourage TF1 à nous sortir une nouvelle Star Academy, car après une expérience aussi fructifiante, les jeunes se ruent vers les librairies pour acheter « Bovary, le retour ». Franchement, je crois que quand Flaubert à écrit ça, il était sûrement en pleine déprime. Sa vie devait tourner au ralenti, à voir la vitesse avec laquelle on avance dans ce livre.
Il est clair que nous consacrer cinq pages pour nous dire qu’Emma a toujours rêvé d’un beau prince charmant qui pourrait assouvir ses fantasmes romantiques, c’était très sympa de la part de Flaubert. Non, sérieusement, si vous ne voulez pas perdre 450 pages de lectures, n’acheter pas ce livre…
MiLoU (, Inscrit le 6 mars 2005, 23 ans) - 6 mars 2005 |
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| Avec les meilleurs voeux d'Emma. |
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En ces fêtes de fin d'année, j'ai tenu à rendre visite à la grande dame de notre site, Madame Bovary. Je l'ai trouvée toujours aussi merveilleuse. Les années et même les siècles n'ont en rien entamé son pouvoir de séduction. Je lui ai présenté mes hommages au nom de tous les C-libristes et elle les a acceptés avec beaucoup d'élégance et de gratitude.
Au cours de la conversation qui portait sur notre site, elle s'est montrée très flattée d'avoir reçu tant de visites de lecteurs en 2004 car, m'a-t-elle expliqué : "si quelques propos m'ont parfois semblés à la limite de l'insolence, ces commentaires m'ont enchantée, le principal n'est-il pas que l'on parle de moi". Quelle lucidité ! Et elle riait encore au souvenir de cette visiteuse tellement passionnée qu'elle en avait oublié son plat d'endives sur le feu.
Sous l'effet, sans doute de son charme, je me suis laissé aller à une flatterie que maintenant j'estime un peu exagérée. Je lui ai dit : Chère Madame, c'est la perfection de votre style et l'excellence de votre condition de personnage de roman, qui vous distinguent et vous distingueront toujours parmi toutes les héroïnes des romans présents et à venir. Oui, c'était un peu exagéré ; il y en a quelques-autres, Eugénie Grandet, Anna Karénine, Thérèse Desqueyroux et ma préférée, Natacha Rostov de La guerre et la Paix et d'autres encore, mais nous savons qu'une femme est toujours une rivale pour une autre femme et il aurait été malséant d'évoquer ces noms devant notre chère Emma.
Et puis dans son roman, elle est entourée de personnages inoubliables. Il y a entre autres ce pharmacien, le plus connu de France assurément, ce M. Homais, prototype de l'esprit fort, imbu de lui-même et d'une médiocrité matérialiste qui frôle la caricature et que le lecteur n'oubliera jamais, pas plus qu'il n'oubliera les autres, tellement bien "croqués" par l'auteur, qu'ils en deviennent de véritables personnalités.
Madame Bovary m'a chargé de vous transmettre à tous ses vœux de belles lectures en 2005, tâche dont je m'acquitte avec le plus grand plaisir ; et je me permettrai d'y joindre les miens, tout en recommandant à ceux et celles qui n'ont pas lu cette histoire depuis longtemps, de se replonger bien vite dans ce prestigieux roman. Les amoureux de beaux mots, que sommes tous, ne se lasseront jamais de visiter ce temple de la beauté littéraire.
Saint Jean-Baptiste (Ottignies, Inscrit le 23 juillet 2003, 76 ans) - 4 janvier 2005 |
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| ennui mortel |
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J'ai 15ans je suis en seconde et mon professeur de francais m'a fait subir la lecture de Mme Bovary... Il ne se passe rien :
une action >> 30pages de description, 1 action >> 25pages de description ! Tout cela jusqu'à la dernière page ! Cela ne m'etonne pas que certains de ma classe ne l'aient pas lu en entier et que d'autres aient sauté des pages et pas qu'une. Je tiens à remercier Flaubert car grâce à lui j'ai des supers notes ! Entre 5,5 et 6 qui dit mieux ?? J'ai lu que certains ici l'avaient lu une dizaine de fois ! Et bien moi je dis c'est surment pas moi qui irait le lire une deuxième fois! par contre j'ai apprécié Les 3 contes de Flaubert alors sans rancune pour m'avoir ennuyé pendant un trimestre..
Delph (, Inscrite le 30 décembre 2004, 22 ans) - 30 décembre 2004 |
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| autre époque autres moeurs |
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Mme Bovary est un roman représentatif de son époque.
Cette époque n'est pas la mienne et n'entre donc pas dans ma tasse de thé littéraire.
Il faut parfois oser s'en prendre aux grands classiques.
Parvenir à se détacher du consensus mou, du "culturellement correct" qui fait que, parce qu'on aime les livres, on devrait automatiquement aimer Flaubert...
Eh bien, non...
Je reste cependant convaincu de l'intérêt de ce roman dans une perspective historique de la littérature.
Didgy (Theux, Inscrit le 29 novembre 2004, 33 ans) - 24 décembre 2004 |
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| Le droit au Bovarysme |
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Fallait-il vraiment poster sur le site une 42ème critique de "Mme Bovary"? Ma foi, non, sans doute pas, et j'imagine que vous serez nombreux demain matin, à pousser un soupir en découvrant cette nouvelle critique... Mais vous l'avez bien cherché aussi, avec vos discussions, aussi interminables que véhémentes... Si véhémentes et - pour certains des participants - si enthousiastes, qu'il ne me restait plus qu'à me replonger dans ce livre pour essayer de comprendre son étrange capacité à déchaîner les passions.
Je m'étais pourtant juré qu'on ne m'y reprendrait plus, tant cette chère Emma m'avait ennuyée lors de notre 1ère rencontre il y a 13 ans (oui, c'était une lecture "obligée", avec un fiche de lecture à rédiger, y compris une analyse de la "psychologie" d'Emma Bovary en quelques lignes... Des écoliers étaient priés d'extraire en quelques semaines et quelques phrases, la substantifique moëlle de ce que Flaubert avait mis 400 pages et des années de travail - et plus encore des années de vie - à réaliser. Logique...). Je me souviens comme si c'était hier de soirées interminables passées devant mon bureau en compagnie de ce livre qui n'en finissait pas!
Mais à la vue des 5 étoiles placées en tête de ma critique, vous aurez compris que mes retrouvailles avec Emma Bovary ont pris une tout autre tournure. Dès les premières pages et l'arrivée de Charles au collège, j'ai été littéralement éblouie par la lucidité et de la précision impitoyables avec lesquelles Flaubert donne vie devant nos yeux à ce grand bênet de "Charbovary" jusque dans la description de sa casquette "une de ces coiffures d'ordre composite, où l'on retrouve les éléments du bonnet à poil, du chapska, du chapeau rond, de la casquette de loutre et du bonnet de coton, une de ces pauvres choses, enfin, dont la laideur muette a des profondeurs d'expression comme le visage d'un imbécile". Et ma fascination n'a fait que s'accentuer à l'entrée en scène de cette chère Emma, et à l’évocation de ses lectures: "Elle avait lu "Paul et Virginie" et elle avait rêvé la maisonnette de bambous, le nègre Domingo, le chien Fidèle, mais surtout l'amitié douce de quelque bon petit frère..." et puis "Avec Walter Scott, plus tard, elle s'éprit de choses historiques, rêva bahuts, salle des gardes et ménestrels. Elle aurait voulu vivre dans quelques vieux manoirs, comme ces châtelaines au long corsage qui, sous le trèfle des ogives, passaient leurs jours, le coude sur la pierre et le menton dans la main, à regarder venir du fond de la campagne un cavalier à plume blanche qui galope sur un cheval noir." Je me suis très vite laissée entraîner à partager les attentes et les espoirs d'Emma, je me suis laissée éblouir avec elle par tout ce qui brille et scintille, avec la fascination morbide de la phalène obstinément attirée par la lampe qui la réduira en cendres (une fascination morbide et une menace dont je ne voulais rien savoir, il y a 13 ans, et peut-être à raison...). Emma Bovary comme une métaphore du tragique de la destinée humaine, oui, Emma Bovary pas particulièrement femme (à mon avis du moins) mais si terriblement humaine...
J'ai été cette fois passionnée par ce livre au point qu'un soir, je fus tirée de ma lecture par la sonnerie stridente du détecteur de fumée, juste à temps pour sauver mon dîner, oublié sur la cuisinière, d'une combustion définitive et irrémédiable. Bref, vous aurez compris que je me suis offert, en compagnie de cette chère Emma, le plaisir un peu trouble mais oh combien délicieux d'une crise aiguë de Bovarysme, droit imprescriptible du lecteur no6, le droit de succomber par procuration aux tentations et aux pièges qu'on évitera peut-être - ou peut-être pas - dans la "vraie" vie.... Avec l'espoir ou l'illusion d'être un peu plus intelligent et plus humain au moment de refermer ce livre...
Fee carabine (, Inscrite le 5 juin 2004, 37 ans) - 23 novembre 2004 |
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| Madame Bovary,un roman du doute |
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J'ai lu toutes vos critiques sur la pensée de Maya à propos de Madame Bovary. Vous dites tous des choses fort intéressantes. Mais si nous rapprochions ce splendide roman de notre société actuelle, je pense que le thème essentiel serait celui de la démystification de la famille. En effet, pouvons-nous dire qu' Emma est responsable de ce qui lui arrive? que non: elle est victime de l'éducation qu'on lui a donné. Elle vit dans une société française aveuglée par le culte de l'honneur. Il faudrait absolument qu'elle s'y fasse. Mais le danger n'a pas été soupçonné. La réalité est tout autre; et c'est la raison pour laquelle son brusque contact avec le monde est un chaos.
Georgy (, Inscrit le 1 mai 2004, 34 ans) - 14 novembre 2004 |
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| merci Flaubert |
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merci à Flaubert pour son Madame Bovary, oueuvre poignante à la psychologie hors du commun. Comment qualifier ce livre de soporifique quand on est invité par l'auteur à mettre l'oeil dans le creux de la serrure s'invitant dans l'intimité des personnages. Emma ne s'ennuie pas, elle se soumet à sa vie, à sa condition. au delà de l'ennuie c'est du contentement qu'elle connaît. Bien des Emma vivent encore aujourd'hui mais plus aucun Flaubert pour les rendre immortelles...
Didou83 (aups, Inscrite le 14 novembre 2004, 28 ans) - 14 novembre 2004 |
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| pas d'accord ! |
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Flaubert n'est pas un auteur romantique!! et Emma Bovary est très éloignée de l'héroïne romantique (dieu merci osé-je ajouter!). Bien que marqué par ce courant littéraire, il s'est toujours défendu d'y appartenir ; et lorsqu'il s'y laisse aller, il a une distance ironique certaine. D'où sans aucun doute, la richesse de ces textes.. Mais vous l'aurez compris : je suis une fan !!
Rachel (grenoble, Inscrite le 31 octobre 2004, 33 ans) - 8 novembre 2004 |
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| Beau style |
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madame Bovary est un livre assez dur à s'accrocher au début mais le style de Monsieur Flaubert est riche. ce qui fait de ce livre l'un des meilleurs romans romantiques des 2 derniers siècles
Goussot_Vincent (charleroi, Inscrit le 4 novembre 2004, 25 ans) - 6 novembre 2004 |
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| Pauvre Emma |
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Je peux comprendre que Maya trouve Emma Bovary parfaitement stupide, écervelée, futile, idiote en somme. Il faut cependant la replacer dans le contexte d'une époque, d'un lieu et d'une histoire qui lui sont propres. J'ai essayé d'imaginer l'ennui, la frustration, le manque de repères de cette femme (elle n'a pas connu sa mère, entre autres), son inaptitude à faire les bons choix, son inaptitude à sortir de son égocentrisme. D'autre part, ne pensez-vous pas qu'il y ait beaucoup de femmes qui aujourd'hui encore "se plantent royalement" comme Emma. Tous les jours, malgré que nous vivions une époque moins aliénante , je vois autour de moi des femmes faire des choix tout aussi lamentables.
Madame Bovary est malheureusement une histoire qui se répète. Pauvre petite Emma, si pleine de vie, d'espoir et dont la vie est si vite vidée de sens. Je l'ai lu à quinze, à trente ans, à quarante ans. Cela m'a aidé, je crois, dans ma vie de femme, à essayer d'être peut-être un peu plus lucide. La faculté de Flaubert à décrire les déboires de cette petite provinciale est tout simplement un tour de force. Son écriture est magnifique. Emma Bovary est certainement un livre que toute femme doit avoir lu.
Maria-rosa (Liège, Inscrite le 18 mai 2004, 56 ans) - 21 octobre 2004 |
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| Emma.. |
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Bonjour à tous..
Nouvelle dans les forums, je suis ravie d'avoir rencontré ce site au hasard de mes randonnées sur la toile..
L'histoire de la Bovary me passionne, j'ai du lire le livre au moins dix fois (vous direz à mon âge c'est normal ! sourire)..
Cette femme qui s'ennuie et je fait rien de ses journées me fascine..
Flaubert dans sa correspondance dit lui-même à Louise Collet "Ah qu'il me tarde d'être débarassé de la Bovary" et encore " "je suis aussi loin de la Bovary que si je n'en avais écrit une ligne de ma vie"..
Il semblerait que le personnage de la Bovary lui a causé de nombreux soucis.. Encore à Louis Colet "Que ma Bovary M'embête (...) je n'ai jamais de ma vie rien écrit de plus difficile que ce que je fais maintenant, du dialogue trivial !"
C'était juste une petite intervention en passant.. et parce que j'adore l'auteur.
Fee Carabosse (, Inscrite le 20 octobre 2004, 64 ans) - 20 octobre 2004 |
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| Pas convaincu |
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Ce titre fait partie de la liste interminable des livres que je classe comme soporifiques, et inachevés par la même occasion, c'est peut etre du au style d'ecriture ou simplement au sujet mais ce livre est d'un ennui (et c'est de loin ce qu'il avait de plus profond)...
Thomas (, Inscrit le 10 août 2004, 28 ans) - 10 août 2004 |
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| Madame Bovary |
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L'une des plus affligentes lectures!
Une ravissante provinciale aussi niaise que pathétique offerte en pature dans ses elans de "courtisane" et de femme aux moeurs légères. Déchéance d'une jeune femme qui subit la vie, bien trop ecervelée pour réagir et cesser ses turpitudes! Voilà le portrait ironique et sans aucune complaisance d'une femme bien trop facile que nous présente Flaubert.
Rezy (, Inscrite le 23 juillet 2004, 51 ans) - 23 juillet 2004 |
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| Inexact |
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Mme Bovary est écrite avec tant de style, en commencant le livre je n'étais attirée que par le ivre lui même, en l'occurrence la structure et les vieilles pages. Seulement au fur et à mesure de mon avancée dans le livre, j'ai fini par l'apprécier...
Paradize (Paris, Inscrite le 9 mai 2004, 25 ans) - 16 mai 2004 |
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| ... |
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Peut-être que l'avis d'une ado de 15 ans vous intéressera ?
Vu que ce que je fais de mieux d'après certaines personnes, c'est de CRITIQUER, et bien je pense que c'est tout à mon honneur dans ce forum ...
Ce livre est un classique de la littérature donc incontournable (hum hum)
Bref, me voilà, fervente lectrice ( je ne m'étendrai pas sur certains de mes 25 autres camarades, ayant juste regardé la couverture de ce livre, n'osant pas l'ouvrir de peur de l'abîmer, ou même, ne l'ayant pas acheté )destinée à lire cela .
1er paragraphe : n'ayons pas d'a priori, ce n'est que le début, continuons un peu ...
1ère partie : mais quelle vie passionnante,quel enthousiasme, quel entrain a cette Emma Bovary !
2ème partie : oh un amant ! Et un deuxième ! Dis donc, elle se lâche cette petite on dirait !
Mais comme a dit un homme : " une femme qui a un amant est un ange, deux amants un monstre, trois amants une femme "
Allez encore un ...
Mais on voit tout de suite la passion qui unit ces deux êtres !
Oui Emma, je sais que tu l'aimes ton mari, il est tellement joyeux, dynamique ...
3ème partie : Ne trouvant aucune solution à ses états d'âme et ses problèmes financiers, mademoiselle se suicide et s'il vous plait avec de l'arsenic. Bien sûr, on suppose que cela ne va pas être rapide ...
JUsTaReVoLuTiOn (, Inscrite le 18 avril 2004, 22 ans) - 19 avril 2004 |
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| les beaux clichés de Merlin... |
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j'espère pour toi Merlin que tu plaisantais! donc à tes yeux, tous les jeunes se révèlent abrutis par leur poste de télévision, et ne lisent que les ouvrages inférieurs à 100 pages? ai-je bien résumé ton point de vue?
j'ai 23, j'écris sans effectuer de fautes d'orthographe, je lis beaucoup, je fais une spécialisation littérature classique en licence d'anglais, etc... Et tu sais ce qui me fait rire? c'est que je suis loin très loin même, d'être le seul dans ce cas de figure.
que vas-tu avancer d'ici quelques années? que les Alsaciens mangent tous de la choucroute? que les femmes du Portugal sont poilues? que les musulmans sont des voleurs de mobylette et les juifs des banquiers????
tu sais quoi mon ami? c'est TOUTE la société qui est dévorée par la télévision, certes les jeunes regardent la Star Ac', mais les vieux regardent le journal de TF1 et finissent par voter FN alors qu'ils n'ont jamais rencontré un étranger de leur vie... donc tu n'aimes pas les jeunes? peut être aussi les homosexuels, etc..? Mais de quel droit leur fais-tu des repproches? Et s'ils étaient heureux comme ça?
puis-je te poser une question? avant de critiquer l'attitude d'une jeune fille que tu ne connais pas, as-tu pris le temps de discuter avec elle? es-tu sûr que la télé réalité représente ses idéaux? elle est sûrement compétente dans des domaines culturels où tu n'as pas la moindre notion (cinéma, peinture, etc...).
je tiens à m'excuser auprès des autres lecteurs de ce forum, et prends de la graine sur des gens comme Jules ou Bolcho, qui a leur âge font preuve d'une ouverture d'esprit que tu ne connaitras jamais...
stp, sors un peu de chez toi et du monde de clichés que tu t'es crée.
à+
ALF
ALF (Ondres (40), Inscrit le 13 mars 2004, 31 ans) - 17 avril 2004 |
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| Réponse à Fée-gnasse |
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Entre le XIXème siècle et notre misérable début de XXIème siècle, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. La nullité et l'échec total du monde scolaire contemporain se reflète parfaitement dans la magnifique ORTAUGRAFFE de ton éclairé commentaire ! ... Effectivement, Madame Bovary, à quinze ans, ça ne passe plus au jour d'aujourd'hui. Il faut bien dire que la belle culture de notre jeunesse actuelle, tout en Star Ac' et débilité du genre, ça n'aide pas .... Ce qui fait la beauté d'un livre pour un jeune ...c'est le nombre de pages ! Plus c'est petit, mieux c'est !
Voilà au moins un pseudo bien porté !
Merlin (Bruxelles, Inscrit le 25 février 2004, 47 ans) - 17 avril 2004 |
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| Un monument littéraire! |
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Ah! ce fameux livre, il est toujours en bonne place dans ma bibliothèque, un jour je vais m'obliger à le reprendre. Mais pour l'instant j'aimerais simplement suggérer à Fée-gnasse de poser ses questions sur le forum à cet effet.
Pour ce qui est de ton ...«devons nous nous identifiez a des gens qui vivent des vies plus médiocres encore que les autres?» Je te réponds non, aucune obligation.
Madame Bovary... j'ai honte de l'avouer, je ne me suis pas rendu à la page 100. C'est mon unique livre inachevé. Les Frères Karamazov ou Les Misérables ne m'ont posé aucun problème, au contraire, ce fut des expériences agréables, mais lui... j'ai un doute, alors honnêtement, ma note ne vaut rien.
Martell (, Inscrit le 27 février 2004, 58 ans) - 17 avril 2004 |
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| L'avis d'une plus pitite :) |
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alors voila, j'ai 15ans et l'on ma fait lire "Mme Bovary" pour l'école, suivie directement d'une dissertation sur les personnages médiocres des romans. Je cherchais des renseignements qui pourraient mettre utiles quand je suis tombé sur ce site! mon dieu que maya a raison, que ce livre est dure a lire! j'ai 15ans et j'aimerais rever, et le fait lire l'histoire interminable d'une femme insatisfaite et ratant chacun de ses actes le tout en descrivant pedant 30 page le moindre paysage ou la moindre chaise, ma totalement dégouté de la lecture!Moi qui adore cela, pour la premier fois je me forcais de ligne en ligne, rageant pour finir enfin ce gros méchant livre qui n'en terminait plus! Autant vous dire que personne de ma classe n'a aimé, la moitié s'est meme résigner de le lire! Je vous ouvre alors le débat, sans remettre en cause le talent de cet auteur, je ne le me permettrais pas ;) est ce qu'un personnage médiocre peut il etre héros de roman? devons nous nous identifiez a des gens qui vivent des vies plus médocres encore que les autres? je pensais que la lecture était un moyen de s'évader de cette triste réalité.. merci pour vos réactions futures, moi je n'ai que 15ans, je tiens a la préciser..
Fée-gnasse (, Inscrite le 16 avril 2004, 23 ans) - 16 avril 2004 |
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| Un chef d'oeuvre |
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Madame Bovary est le chef d'oeuvre de Flaubert. Comment peut-on ne pas aimer ce roman?
La vie d'Emma peut sembler à mille lieues de la notre, et pourtant, que de points communs : l'ennui, un mariage raté, des amants, une vie de perdue, la médiocrité tout autour d'elle ....
N'oublions pas qu'en 1857 Flaubert fut poursuivi par le Procureur impérial Pinard pour outrage aux bonnes moeurs et qu'il ne dut son acquittement qu'à la faconde de son avocat et ... ses relations avec la famille princière.
Baudelaire fut condamné pour ses Fleurs du Mal.
Alcofribas nasier (, Inscrit le 27 février 2004, 41 ans) - 17 mars 2004 |
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| Pas convaincu |
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Madame Bovary, je l'ai lu il y a "longtemps", pas "pour l'école" ( qui est une expression que personnellement je déteste ).
Et je dois dire que j'y suis resté complètement hermétique... je me suis assoupi toutes les 5 pages et je n'en garde pas vraiment un souvenir mémorable. ( J'ai nettement préféré Bouvard et Pécuchet, l'éducation sentimentale et même Salammbô ! C'est dire... )
Maintenant, il "faut" le lire... certes... Mais je n'ai jamais aimé les "indéboulonnables". Donc... commencez-le: il serait dommage de passer à côté d'un roman à cause d'une critique lue... et puis se faire une opinion soi-même est le meilleur moyen de ne pas finir dans le néant ! Et surtout ne pas avoir peur d'exprimer ses réticences sous prétexte que des "pontes de la pensée" au style ampoulé prétendent que ce livre est génial et que quiconque prétend le contraire n'est qu'un âne !
Ceci étant dit je suis d'accord avec la dernière critique: Flaubert se moque éperdument de ses personnages dans ce livre ! Il démonte les moeurs "petites bourgeoises" ( et encore plus dans Bouvard et Pecuchet ).
De plus ce livre fera scandale à sa sortie et lui vaudra un procès, preuve que cela dérange les "élites" bourgeoises justement ! Si j'avais 5 ans, je dirais: " Il n'y a que la vérité qui blesse " ;-)
N'en demeure pas moins que ce livre ne m'a pas passionné du tout ( je dirais qu'il me fut aussi laborieux à lire que Flaubert à l'écrire... on est quittes ! )
Duncan (Liège, Inscrit le 21 février 2004, 30 ans) - 22 février 2004 |
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| L'american psycho du 19 ème, en un peu moins gore =) |
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Je dois dire que je ne comprend absolument pas les critiques ici présentes, ou plutôt si, je les comprends, elles sont passées totalement à côté du livre -et c'est pourquoi il faut à tout prix éviter son étude au collège, voire au lycée, la plupart des élèves ont une expérience de la lecture relativement limitée et n'ont pas les moyens de vraiment appréhender cette oeuvre.
Ceux qui disent apprécier ce livre pour la description des amours torturées d'Emma n'ont, malheureusement et à mon grand regret, rien compris: Flaubert se moque de tous les personnages qu'il décrit (et en premier lieu d'Emma), d'une façon absolument comique, et on voit que le bonhomme est passé maître dans l'art du cassage en règle (comme le note justement Maya, par exemple, le personnage de Charles est parfaitement ennuyeux, fade et médiocre, comme une bonne partie des personnages, ce qui est voulu par Flaubert, puisqu'il s'agit d'une satire; Emma, quant à elle, est dans une situation encore plus ridicule: consciente de la médiocrité de son mari, elle est cependant elle-même d'une médiocrité, d'une loudeur et d'un conformisme à un espèce d'idéal fleur-bleu post-gnangnan qui confine à la débilité la plus profonde, ce qui prête toujours à sourire lorsqu'elle évoque les grandes étendues enneigées des montagnes avec Rodolphe).
Cela dit, ce livre n'a que l'intérêt d'être une satire relativement jubilatoire de la société du 19 ème siècle (et il est parfaitement compréhensible de ne pas apprécier l'histoire et de la trouver à la limite ennuyeuse -vu que le propos, une attaque en règle de la petite-bourgeoisie, ne varie pas du tout, -, mais par pitié, plus de critiques qui passent à côté de ce bouquin !), ce qu'on ne comprend qu'après avoir vraiment étudié et fait quelques recherches (notamment dans la correspondance de Flaubert), indispensables pour comprendre le contexte dans lequel il a écrit ce livre. C'est pourquoi je ne met que 3 étoiles, puisque personnellement, si j'aime bien en général les satires, celle-là n'a que peu d'intérêt, vu qu'à ma connaissance, je ne vis pas encore au 19 ème siècle :)
J.b (, Inscrit le 22 janvier 2004, 27 ans) - 22 janvier 2004 |
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| Satire sociale |
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Tout comme Bluewitch, ce livre m'attendait dans la bibliothèque mais les avis émis ici m'avaient détourné de ce monument de la littérature, posposant sa lecture à plus tard. Et voilà, c'est fait.
Je partage l'avis de Jules. Emma Bovary m'a souvent ennuyée et j'ai parfois "sauté" quelques descriptions. Il n'en demeure pas moins que l'écriture de Flaubert frôle la perfection, comme le souligne Lucien, et l'ambiance si particulière est réellement prenante.
Victime de l'amour, Emma? Je n'ai pas eu cette impression. J'ai plutôt eu l'impression de quelqu'un qui s'ennuie et cède à ses caprices sans réfléchir aux conséquences. De quelqu'un qui cherche un amour qu'elle a vu décrit dans les livres et qui souffre de ne pas le trouver. Pour moi, elle ne se suicide pas par chagrin d'amour mais par désespoir et ennui, par déception de la vie, qui ne correspond pas à la littérature et à ses rêves. Et aussi par son incapacité à assumer la déroute financière qu'elle a provoqué.
Ce roman est également une sévère satire de la petite bourgeoisie provinciale de l'époque, que Gustave Flaubert n'épargne pas. Il porte un regard sans concession sur une société que visiblement il n'apprécie pas.Le personnage du pharmacien Homaisi tout comme celui de Monsieur Lheureux, le commerçant véreux se révèlent au fur et à mesure du livre particulièrement ignobles.
Féline (Binche, Inscrite le 27 juin 2002, 34 ans) - 10 décembre 2003 |
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| il a récidivé ! (mdr) ! |
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Grâces soient rendues à qui ne se sent pas lié par des cultes officiels ! car émettre quelques réserves, voire des doutes, devant un monument de la littérature comme "Madame Bovary", n'est-ce pas se disqualifier ? eh bien non ! on se rappellera que cet ouvrage était offert dans les années 70 (je ne garantis pas les dates, et pour cause !) à ceux qui se mariaient !! La volonté de "cultiver la population" faisait oublier, aux dirigeants d'alors, tout bon sens : un tel cadeau de mariage laissait penser que "dire oui" avait été une belle sottise...( mdr).
Personnellement, je ne pense pas qu'on puisse s'identifier à Madame Bovary, en tout cas "madame Bovary, ce n'est pas moi !". D'ailleurs à qui s'identifier dans cet ouvrage ? un seul personnage est positif, on en parle sur dix lignes, c'est un chirurgien de Rouen, figure du père de Flaubert sans doute. Le mérite du roman est donc ailleurs, et ce n'est pas mon rôle de le chercher :-) Est-ce un roman "social" ? au XIXe, sans doute...
Je crains que cette oeuvre, étouffée sous la glose scolaire et parascolaire, souffre d'avoir été trop étudiée à un âge où heureusement on a d'autres visions de la vie que l'auteur, grand pourfendeur d'illusions et d'idées reçues... Certes il en faut, de ces pourfendeurs, mais oserais-je dire que la fréquentation des désabusés, voire des sarcastiques, même s'ils trouvent leur jubilation dans un jeu de massacre, n'est pas ma tasse de thé ( mdr), et que je trouve du plaisir ailleurs :-)
Au final, je suis un peu étonné de la récidive d'un lecteur réticent. On peut être cultivé et intelligent sans connaître "Madame Bovary"....
Du compte-rendu précédent, je retiens cette remarque :" il [Flaubert] n'aime pas son héroïne". Voila à mes yeux un point capital, et je me demande même si Flaubert aime son lecteur, tant il s'évertue à lui faire prendre la pose devant un miroir qui lui garantit d'apparaître grotesque. Mais, bof ! ce que j'en dis :-)
Quant aux étoiles, moi qui en ai plein la tête, je ne serai pas radin, pour n'offenser personne :-)
Rotko (Avrillé, Inscrit le 22 septembre 2002, 38 ans) - 13 août 2003 |
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| Un roman qui fait réfléchir. |
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Ce roman n'est pas un roman "populaire", mais un roman "social", la différence. Un roman "populaire" ("Le Bossu", "Les trois Mousquetaires",etc.) divertit, un roman social ("Les Misérables", "Madame Bovary", etc.) cache un message, certains sont agréable à lire, d'autres moins.
Flaubert s'est inspiré d'un fait divers pour écrire son roman, il n'aime pas son héroïne, qui croit que la vie est comme les romans qu'elle lit, elle cherche un amant qui saura la sortir de son ennui quotidien. Si certains auteurs veulent que leurs lecteurs s'évadent de la vie réelle, Flaubert, lui, préfère le contraire, que ses lecteurs restent les pieds sur terre, car Emma n'est pas un cas isolé, ce genre de personnes excistent, c'est pourquoi on s'identifie à cette héroïne insatisfaite.
Je comprend qu'on ne puisse pas aimer ce roman, moi j'ai du m'y reprendre à deux fois avant d'entrer dans l'histoire. Comme dit la préface "aucun roman n'est innocent et celui l'est moins que les autres."
Killeur.extreme (Genève, Inscrit le 17 février 2003, 31 ans) - 13 août 2003 |
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| Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ! |
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Je l'ai acheté ce roman pour pouvoir juger, je l'ai commencé une première fois et à la page 200 et quelques, je l'ai refermé en me disant que mon avis serait semblable à celui de Maya et puis dernièrement je l'ai recommencé et je compte bien le terminer et donner mon avis objectif.
PS: je mets 2.5 étoiles pour être neutre, je mettrai ma note définitive quand je l'aurai lu ainsi que mon avis sur ce livre.
Killeur.extreme (Genève, Inscrit le 17 février 2003, 31 ans) - 4 août 2003 |
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| De la connaissance |
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Avant de m'exprimer, je tiens à dire qu'il faut beaucoup d'humilité avant de prononcer un jugement. C'est pourquoi je ne juge plus. Mes trois fois 22 ans me permettent ce recul. Bien entendu : on aime ou on n'aime pas. Point. Point à la ligne. Je préfère - et de loin - la critique de Kinbote à celle d'un "Killeur" (le tueur ?). Kinbote s'intéresse aux autres reconnus plus savants que lui. Kinbote est un "scientifique" au sens profond du terme. C'est pourquoi j'inviterais volontiers tel critiqueur à améliorer son orthographe, par exemple, avant de... tuer des génies reconnus par tous. A part cela, je lui laisse - bien entendu - la liberté de s'exprimer. Bonne route à tous.
Thomas Fors (Beloeil, Inscrit le 10 avril 2002, 76 ans) - 9 juin 2003 |
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| Complément d'enquête |
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Kafka « C'est un livre qui pendant de nombreuses années m'a touché de près comme l’ont fait à peine deux ou trois humains. A quelque moment et en quelque lieu que je l'aie ouvert, il m’a fait sursauter de peur et m’a pris totalement, et chaque fois je me suis senti comme un enfant spirituel de cet écrivain, encore que pauvre et maladroit. »
J.M.G. Le Clézio « Il me semble que le premier effort du roman au XIXe siècle, c’est de se dépouiller des artifices, des vanités du romantisme. Et il n'y a pas de doute que Flaubert est celui qui s'est le plus complètement arraché de cette vanité, le plus douloureusement aussi.(.) Après Flaubert, les textes surréalistes m'ont paru fades. »
Gabriel Matzneff « Pour Flaubert, le roman est un genre où la vérité doit être choisie, stylisée, transfigurée. Les lettres aux amantes ou aux amis, c'est au contraire le degré zéro de l'écriture, l'aveu jeté à la diable sur le papier, la confession sans le masque. La Correspondance devrait être la bible de tout jeune écrivain. Flaubert n'est pas seulement un maître d'écriture, il est un maître de vie. Celui qui a lu et médité sa Correspondance est à jamais délivré de la tentation de la brigue, des honneurs, des compromis, de l’histrionisme. »
Vladimir Nabokov « Sans Flaubert, il n’y aurait pas eu Marcel Proust en France, pas de James Joyce en Irlande. En Russie, Tchekhov n’aurait pas été tout à fait Tchekhov. »
Georges Perec « Je crois que quand j'ai commencé à bien connaître certains livres de Flaubert, ce qui me fascinait le plus en étaient "les morceaux de bravoure", par exemple la description de la casquette de Charles Bovary. Ou, dans le même ordre d'idées, des ’tours de force' : « Elle grossit. Il devint fameux. On le recherchait. » dont je ne finissais pas d’essayer d’analyser les subtilités. Mon premier livre publié, Les Choses, a été en grande partie déterminé par l’obsession des descriptions et des périodes ‘à la Flaubert‘, aboutissant dans de nombreux cas à des pastiches, des allusions, des transcriptions et même des citations purement et simplement collées dans mon texte. »
Nathalie Sarraute Elle souligne le « contraste entre, d’une part Salammbô, et même L'Education sentimentale, où le souci de la forme l'emportant sur l'idée aboutit à la recherche d'une beauté forcément conventionnelle et à un réalisme de surface et d'autre part Madame Bovary, où une idée neuve et forte, la découverte d'un domaine encore inconnu, d’un univers constitué de poncifs et de lieux communs, déborde ‘la plasticité du style' et donne à l'œuvre une profondeur et une richesse qui en font une des grandes de la littérature, une de celles qui demeurent toujours vivantes et nouvelles. »
Jean-Paul Sartre « Si l’on veut montrer la perfection de Flaubert, c'est à Madame Bovary qu’il faut s’arrêter. Ensuite il descend. C'est un homme qui va vers ce qu’il veut, ce qu'il cherche. Si on comprend bien ce que c'est que Madame Bovary, on comprend que c’est ce que Flaubert pouvait faire de mieux. Et il a passé pour tel : il est l’homme d’un seul livre. »
Michel Tournier « Ma dette personnelle à l'égard de Flaubert ? J'ai appris à lire et écrire dans ses livres. Je passe mon temps à le relire et à tenter de le recopier. »
Paul Valéry « Flaubert était convaincu qu'il n’existe pour une idée qu’une seule forme, qu’il s'agit de la trouver ou de la construire, et qu'il faut peiner jusque là. Cette belle doctrine n’a malheureusement aucun sens. »
Julien Gracq Se révèle un des plus farouches adversaires de Flaubert, notamment dans son excellent livre critique, En lisant en écrivant.
Faute de retrouver les termes exacts de Gracq, je livre ici l’extrait d’un compte-rendu du livre. « A ses yeux Flaubert est le mauvais génie du roman; il contient en germe les trois désastres que l’on constatera respectivement chez Proust, dans l'existentialisme et dans le nouveau roman: l'inversion de perspective qui fait glisser le genre de la «prospection» à la «rumination nostalgique», la «fascination de l’inerte», l'invasion du roman par la «logistique» de ses modes d’emploi. »
Ces divers jugements d’écrivains ont été recopiés du Madame Bovary de Flaubert dans la collection « Les Ecrivains du bac » édité par Lire et Gallimard.
Dans un lettre à Louise Colet du 22.O8. 1852, Gustave Flaubert écrivait : « Je suis en train de recopier, de corriger et raturer toute ma première partie de Bovary. Les yeux m’en piquent. Tu verras, quelle chienne de chose que la prose ! Ca n'est jamais fini ; il y a toujours à refaire. Je crois pourtant qu'on peut lui donner la consistance du vers. Une bonne phrase de prose doit être comme un bon vers, inchangeable, aussi rythmée, aussi sonore. »
A tenter le « Lucien's test » sur Madame Bovary, qui consiste donc à trouver une phrase que l’on aurait aimé écrire dans une délai de 1’30 , nul doute qu’on y parvient ici dans un délai de temps nettement plus court.
« L’amour, croyait-elle, devait arriver tout à coup, avec de grands éclats et des fulgurations, - ouragan des cieux qui tombe sur la vie, la bouleverse, arrache les volontés comme des feuilles et emporte à l’abîme leur coeur entier. »
Au vu de ces quelques opinions glanées, il apparaît en tout cas que le voeu de Maya n'est pas près de se réaliser, que ce n'est pas de sitôt que les professeurs de français pourront épargner à leurs élèves la lecture de ce roman-clé de l’histoire littéraire.
Kinbote (Jumet, Inscrit le 18 mars 2001, 53 ans) - 9 juin 2003 |
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| Maya l'abeille |
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Mais oui, Maya. Mais oui, tu as raison. J'avoue que j'étais de mauvaise foi... Mais ça m'agace un peu, parfois, ces histoires de stars, ces étoiles sur la toile. Tu butines, Maya, tu prend ton miel là où tu veux, comme nous tous... Moi, je prends mon pied avec San Antonio comme toi avec la Benzoni, et ça ne nous empêche pas de lire des "grands". Mais je suis un peu tristounet quand je vois que Flaubert ennuie... Et ça m'ennuie surtout de lire des avis selon lesquels on ne trouverait en lisant les "classiques" qu'un enrichissement personnel, un exercice intellectuel un peu rébarbatif... Si je mets 5 étoiles à "Madame Bovary", c'est que je prends un pied monstrueux quand je relis ce monument, que j'y souris souvent et que j'y ris parfois... l'arrivée de "Charbovari" au début, c'est du plus haut comique ; la scène du fiacre, c'est un brillant mélange d'humour et d'érotisme ; même au moment de la mort d'Emma, Flaubert dédramatise en nous faisant entendre une petite chanson paillarde braillée par l'aveugle...
Lulu (Liège, Inscrit le 10 janvier 2002, 21 ans) - 6 juin 2003 |
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| Il se fait que nous devons mettre des étoiles... |
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Il est vrai que cela m'a souvent ennuyé, mais je comprends l'utilité. Pour apporter un peu d'eau au moulin de Lucien, sans pour autant critiquer Maya, ces étoiles ne peuvent qu'être interprétées, il est impossible qu'il en soit autrement !... Sans vouloir critiquer personne, quand je vois, par exemple, un Alexandre Jardin ou un Van Cauwelaert avec autant d'étoiles que "L'oeuvre au noir" ou que "L'étranger", je ne peux que sursauter... Mais je corrige de suite dans ma tête en me disant "Jules, pour les gens qui lisent d'abord pour se distraire et pas pour se casser la tête, il esdt évident qu'un bon Jardin vaut un bon Yourcenar ! Et ils ont raison, pour eux ! Et moi-même, n'ai-je pas donné 5 étoiles aux "Trois mousquetaires" ?... Je ne dirai cependant jamais que cela vaut "Les frères Karamazov" !... Oui, les étoiles doivent se comprendre en tenant compte du fait qu'un livre peut faire un gros effet à un moment donné, même si on devait le relire plus tard et revenir sur cette première impression. Et puis, chacun choisi ses livres dans le genre qu'il aime et la hierarchie dans ce genre-ci existe autant que dans les autres. Il est tout aussi évident que, pour certains, "L'oeuvre au noir" ou "Les mémoires d'Hadrien" sont des livres parfaitement rasoirs !... Et ont-ils tort ? Non ! Pas pour eux. Et, après tout, toute la vie n'est-elle pas une affaire de subjectivité ?...
Encore un détail: Flaubert est un gigantesque écrivain à la langue quasi parfaite, mais il n'empêche que Madame Bovary est un personnage qui m'a assez souvent énervé.
Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans) - 6 juin 2003 |
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| Réponse à Lucien |
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Je tiens à signaler à Lucien que je ne mets pas cinq étoiles quà Benzoni. J'en ai mis également à Bront‘ et Bromfield qui, que je sache, ont également l'immense honneur d'être bien considérés par la critique littéraire. Je suis donc capable, contrairement à ce qu'il semble croire, d'apprécier les "grands écrivains". Je ne nie d'ailleurs pas que Flaubert en soit un, mais je n'aime pas Madame Bovary, c'est tout.
Maya (Eghezée, Inscrite le 18 octobre 2001, 37 ans) - 6 juin 2003 |
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| Réponse à Lucien |
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Je tiens à préciser que je conseille à ceux que cette critique et qui hésite à lire du Flaubert de commencer par une oeuvre qui "résume" l'oeuvre de Flaubert (c'est pas moi qui le dit, mais un passage dans la préface). De plus, chacun peut s'exprimer, bon la critique principale présente "les défauts" du livre, c'est un choix comme un autre, ma foi, je n'ai pas bien aimé Adolphe et manque de pot un critiqueur a aimé, Pour résumer, j'ai "proposé" de lire "Trois contes", car étant un "résumé" de l'oeuvre de Flaubert, je pense qu'il n'est pas mal pour découvrir l'auteur et si les lecteurs ont aimé, il pourront découvrir Bovary, moi j'hésite personnellement, même si j'ai bien aimé "Trois contes", je ne suis pas encore sur d'aimer Flaubert.
Killeur.extreme (Genève, Inscrit le 17 février 2003, 31 ans) - 4 juin 2003 |
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| Etoiles... |
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Une récente discussion à propos des étoiles m'incite à revenir sur l'exemple de "Madame Bovary". Que l'un des plus grands romans du XIXème n'obtienne qu'une demi-étoile a de quoi suprendre. Un exercice intéressant consiste alors à cliquer sur le nom du "critiqueur" et à chercher à en savoir plus sur ses goûts. En l'occurrence, quand on sait que Maya met 5 étoiles à Juliette Benzoni, on comprend mieux que Flaubert l'ennuie...
Une autre remarque : Killeur Extrême nous explique qu'il n'a pas lu "Madame Bovary" mais explique néanmoins qu'il est préférable de lire "Trois contes"... L'étrange raisonnement... Je n'ai jamais mis les pieds dans un restaurant chinois mais je vous conseillerais plutôt cette taverne alsacienne; je ne connais pas la neuvième symphonie de Beethoven mais vous pouvez écouter en confiance la Lettre à Elise; je n'ai pas lu le programme d'écolo mais n'hésitez pas : faites comme moi, votez MR...
Lucien (, Inscrit le 13 mars 2001, 57 ans) - 4 juin 2003 |
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| Mieux vaut lire |
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Je n'ai pas lu Bovary, mais je ne denigrerai pas Flaubert, mais je pense que pour découvrir cet auteur, il faut lire son recueil " Trois contes" qui est un peu un résumé de son oeuvre (je le critiquerais probablement un de ses jours, mais je préfère le relire avant). Dans la notice, il y a des extraits de correspondances de Flaubert dans lesquels il doute de l'achèvement de son livre (livre court, contrairement à ses autres romans ce qui est aussi abordable pour un non-initié comme moi). On apprend aussi qu'il lui arrivait de rester bloqué une journée sur une phrase ce qui montre que chacun de ses livres était travaillé et que l'auteur était perfectionniste. Bref ce court recueil est un bon début pour découvrir Flaubert.
Killeur.extreme (Genève, Inscrit le 17 février 2003, 31 ans) - 4 mai 2003 |
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| Le tragique de la vie humaine |
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Madame Bovary a une propension rare au malheur, c'est la championne toute catégorie du gâchage de vie. Tant de souffrances ! Mais pourquoi ? Qu'a-t-elle fait pour mériter cela ? Rien bien sur, ça n'en est que plus tragique. Emma est une éternelle insatisfaite, elle se languit en attendant le grand amour qui, croit-elle, va changer sa vie. Mais bien sur l'amour qui change la vie et qui rend heureux c'est une illusion. A force de vouloir y croire la désillusion n'en est que plus dure. On peut parler de prédestination à la souffrance il me semble. Et bien sur on tombe amoureux de cette 'impossible bonne femme' pour reprendre les mots de Bolcho.
J'ai eu un coup de foudre pour ce livre, pour le personnage d'Emma donc mais aussi pour l'ambiance, l'atmosphère, pour ces longues phrases qui se déroulent, pour les descriptions foisonnantes et que personnellement je n'ai jamais trouvé ennuyeuses.
Saule (Bruxelles, Inscrit le 13 avril 2001, 46 ans) - 24 mars 2003 |
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| Flaubert vs Dostoievski, round one |
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Ce serait un combat de poids lourds... mais je ne sais pas quoi en penser. Il faudrait que je connaisse le russe!
Nevermore (Rennes, Inscrit le 10 mai 2002, 30 ans) - 19 novembre 2002 |
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| Madame Bovary |
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J'ai bien aimé "Madame Bovary" mais je trouve quand même beaucoup plus de puissance dans Dostoïevski même si le style de Flaubert est meilleur.
Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans) - 15 novembre 2002 |
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| critique éclair, samedi, 15 h 23 |
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Oui bien sûr imposer ce livre aux lycéens est inutile car très peu d'entre eux le liront et le peu qui en auront eu le courage ne verront peut-être rien entre les lignes.
Je crois que je l'ai lu il y a deux ans. Je me souviens de l'avoir commencé puis de l'avoir posé sans l'ouvrir pendant deux semaines parce que j'avais d'autres chats à fouetter. Mais cela ne pose pas de problème. Lire vite c'est comme faire un tour du monde en deux jours, c'est un peu con.
De plus on retourne vite dans cette ambiance. Mais ce n'est pas seulement l'ambiance que je garde de cette oeuvre, heureusement. Pour moi il y a beaucoup dans ce livre. Je me souviens bien de la société décrite par Flaubert.
Je me souviens de Bovary que je trouvais un peu nul bien sûr, de monsieur Homais le petit pharmacien, et des autres humains ( souvent des "hommes bas") qui circulent dans le roman. Madame Bovary étouffe là-dedans. L'ecrivain est habile et il la rend extrêmement désirable. Mais les hommes qui l'entourent sont des nullos et elle-même est perdue. Notons que la scène où Madame Bovary meurt est très poignante.
Tout ça me fait penser à Dostoievski.
Nevermore (Rennes, Inscrit le 10 mai 2002, 30 ans) - 9 novembre 2002 |
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| Un haïku de quatre cents pages |
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Plutôt que de surcharger le site de longues démonstrations, de protestations farouches, d'opinions exacerbées, je voudrais comparer le chef-d'oeuvre de Flaubert à un haïku. La perfection est possible pour un tercet de 17 syllabes en tout. Mais elle est déjà difficile à atteindre. Alors, atteindre la perfection dans un roman de quatre cents pages où pas un mot n'est de trop, c'est tout simplement inhumain. Divin? Non, Flaubert. Beaucoup de ceux qui s'endorment devant ce haïku de quatre cents pages oublient ce postulat tellement simple : que ce livre n'est pas la malheureuse aventure d'une insatisfaite, mais une oeuvre d'art. Rien d'autre qu'une oeuvre d'art.
Lucien (, Inscrit le 13 mars 2001, 57 ans) - 8 mai 2002 |
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| Mon conseil |
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C'est d'attendre encore. Comme je le disais précédemment, je pense qu'il faut être passée par les affres de la douleur de l'amour pour apprécier ce livre. Ou bien, comme l'a dit Jules, le lire pour l'écriture. Ce n'est pas une question d'âge, mais de souffrance.
Sorcius (Bruxelles, Inscrite le 16 novembre 2000, 42 ans) - 15 novembre 2001 |
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| Alors, je fais quoi??? |
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Je fais partie des personnes qui n'ont pas encore lu Madame Bovary... Ce livre m'attend depuis un moment déjà. Mais après une critique comme celle-là, j'aurais bien envie de l'envoyer faire un tour du côté de la 4e dimension! C'est clair, c'est net: boycottons cette pauvre Emma et ses déboires sentimentaux! D'un autre côté, pour susciter tant de réctions, ce roman doit bien valoir d'être lu! On verra... je repousse, je repousse encore le moment de l'ouvrir! Mais j'y viendrai sans doute un jour malgré tout...
Bluewitch (Bruxelles, Inscrite le 20 février 2001, 32 ans) - 15 novembre 2001 |
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| Avis mitigé. |
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Comme Bolcho et Jules, je dis bravo à Maya d'avoir osé!!! Attaquer un tel monument est téméraire. J'ai retenu de "Mme Bovary" une ambiance, une atmosphère magistralement rendue...à condition d'entrer dedans, bien sûr. Une chose est claire, imposer ce genre de livre à l'école, c'est à vous dégoûter de lire!
Patman (, Inscrit(e) le 5 septembre 2001, 49 ans) - 15 novembre 2001 |
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| J'adore !... |
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J'adore vraiment cette critique faite par Maya ! Le ton, l'expression, m'ont vraiment fait rire... Quant au paragraphe sur le choix final qu'Emma fait, c'est géant !...
Bon, venons au livre... Emma Bovary m'a barbé à seize ans au point de l'avoir abandonné, elle m'a seulement un peu ennuyé à cinquante, quand je me suis dit que je devais vraiment y retourner. Je l'ai fini, mais dur, dur !...
Je suis donc assez de l'avis de Maya. S'il est tout à fait indiscutable que Flaubert écrit très bien et a un vocabulaire des plus étendus, ses descriptions de la moindre pièce de toiture d'une maison ou de la cathédrale de Rouen m'ont vraiment rasé ! Pour l'histoire: Emma grandit comme une fleur sur du fumier. Elle s'estime d'un autre niveau, d'un autre milieu que le sien. Bon, on peut comprendre. Mais à partir de là, elle ne fera plus que des mauvais choix et c'était écrit comme le nez au milieu de la figure !... Le pataud de mari ne tiendra jamais la route face aux rêves d'Emma. Passe un pâle bonhomme qui sait un rien y faire et elle tombe aussi sec, comme un fruit mûr !... Le moindre maquereau de la gare du Nord l'aurait repéré comme proie idéale dans une foule énorme ! Elle roucoule plus fort que le pigeon idéal ! On m'a parfois (avec raison) reproché de trop révéler l'histoire d'un livre... Ici, l'histoire, nous la devinons parfaitement bien plus de deux cents pages avant la fin!... C'est comme dans "Le Lys dans la Vallée" de Balzac. Bien sûr elle va tomber, bien sûr elle finira par être plaquée, bien sûr elle va en mourir d'amour !... Tout cela ne peut que nous donner des descriptions de tortures morales sans fins, enfin oui, une seule: la grande finale ! Nous connaissons la fin de ces personnages presque aux premières pages tant l'histoire est évidente... Alors, bien sûr, il nous reste à nous délecter de l'écriture, pour ceux qui aiment cela... Emma fait partie de ces personnages naïfs à qui il ne peut qu'arriver tuiles sur tuiles. Et elles arrivent, elle les appellent !... Mais qu'elles mettent du temps à tomber !... Je ne nie pas que Flaubert décrit très bien le milieux paysan, ainsi que celui de la province de l'époque, mais cela ne m'a pas suffi. "Le Rouge et le Noir" était bien plus passionnant, parce que plus varié, on n'en connaît pas la fin une fois le personnage décrit, ou presque... Non, j'emballe l'avis de Maya, même si je trouve sa cote très très faible... J'accepte de monter un peu, mais il n'en demeure pas moins que cela m'a un rien ennuyé...
Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans) - 15 novembre 2001 |
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| Pauvre Emma |
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Je suis d'accord avec Maya sur le fait que ce n'est pas un livre à faire lire à des élèves. J'ai dû le lire à l'école et je ne l'ai pas aimé du tout. C'était ennuyeux au possible. Et d'ailleurs, c'était le cas de tous les élèves. Je ne connais personne qui l'ait aimé à l'époque. C'est à vous dégoûter de la lecture, à cet âge-là.
Par contre, je l'ai relu bien des années plus tard, en fait il y a un an ou deux, et j'avoue que je l'ai beaucoup aimé! Ce n'est certes pas mon livre favori, mais il est prenant, profond, envoûtant. Peut-être faut-il avoir vécu, avoir souffert, pour apprécier ce roman. Je n'ai pu m'empêcher de me mettre à la place d'Emma, de ressentir ce qu'elle ressentait, de sentir dans mon ventre cette boule d'angoisse et de malaise qui devait être la sienne.
La vie est loin d'être un conte de fée, mais quand on a 15 ou 16 ans, on y croit encore dur comme fer. Plus tard, on devient réaliste. Malheureusement...
Sorcius (Bruxelles, Inscrite le 16 novembre 2000, 42 ans) - 14 novembre 2001 |
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| J'adore cette critique mais je ne suis pas d'accord |
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Oser pourfendre ainsi, avec verve et humour, un monument de la littérature française, c'est sans conteste une entreprise tonique, courageuse, originale et nécessaire. C'est ce type de courage intellectuel qui peut nous sauver d'un doux ronron conformiste. Je hurle donc bravo. Mais je ne suis pas du tout d'accord. J'ai relu "Bovary" l'année passée et comme toujours, je me suis laissé prendre par cette drôle d'ambiance, par ces phrases superbes, par ce "foisonnement vacuitaire" (il faudra que je songe à breveter cette formule...). Sans doute suis-je un peu amoureux de cette impossible bonne-femme. Cela dit, je ne suis pas sûr qu'il soit pertinent d'en imposer la lecture dans le secondaire, mais c'est un autre débat. Et encore merci pour ce coup de plume rageur de Maya...
Bolcho (Bruxelles, Inscrit le 20 octobre 2001, 63 ans) - 14 novembre 2001 |
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