Il n'y avait plus qu'à marcher de Jean Giono

Il n'y avait plus qu'à marcher de Jean Giono

Catégorie(s) : Théâtre et Poésie => Poésie

Critiqué par Jules, le 6 novembre 2001 (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans)
La note : 8 étoiles
Visites : 2 402  (depuis Novembre 2007)

Les dieux découvrent...

Ce livre est un long poème dans lequel Giono fait descendre les dieux sur terre. L’édition est très belle et très aérée. Parfois il n'y a que trois ou quatre vers sur une page.
Les dieux observent la terre de très haut et ne peuvent résister à la tentation de descendre s’y poser. Il y a là Vulcain, Mercure, Jupiter, Vénus, Artémise, Junon et quelques autres. Chaque dieu replie ses ailes et les transforme en ce qui lui semble bon sur ce nouveau terrain. Ils ont tout à apprendre, à commencer par être pesants, à marcher.
Des fumées s’élèvent des forêts, c’est l’écobuage, puis l'araire se met au travail et transforme les paysages. C’est ainsi que furent transformées la « campagne de Mantoue, les collines de Delphes, les vergers de Séville, les oliveraies de Carthage… » Giono dit qu’on écrit avec l’araire, la charrue, le tracteur… Il faudra aussi apprendre à vivre et mourir.
« Toutes les cosmogonies font un jour descendre les vivants, terrifiés mais curieux, dans le séjour des morts. »
Et le poème de se terminer sur ces quelques vers :
«
Chaque fois qu'on cherche des raisons d’espérer c’est autre chose qu'on trouve : dont on fait sur le champ des raisons d'espérer, ou tout au moins des raisons de vivre. »
Un très beau texte, une belle édition.

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