Ric Hochet, tome 27 : L'épée sur la gorge
de André-Paul Duchâteau (Scénario), Tibet (Dessin)

critiqué par Bookivore, le 20 mai 2008
(MENUCOURT - 36 ans)


La note:  étoiles
Père et fils
Dans cette 27ème aventure, Ric Hochet apprend que son père Richard, cambrioleur de renom, est mêlé à plusieurs affaires de hold-ups sanglants. Les preuves sont contre lui, c'est irréfutable, et Ric lui-même, en rencontrant son paternel, en a la preuve : son père, pourtant 'rangé des voitures', est réellement l'auteur de ces crimes...
Mais si son papa était manipulé par une tierce personne, qui tirerait les ficelles dans l'ombre et lui mettrait l'épée sur la gorge ?
D'autant plus que la découverte, dans la propriété de son père, d'une pierre tombale vide portant l'inscription 'R. Hochet, mort en 1977', peut laisser perplexe et inquiet...

Une enquête inhabituelle pour Ric Hochet, touché directement au coeur cette fois-ci, à cause de son lien de parenté avec le coupable idéal. Riche en suspense, et doté d'une fin admirable, "L'épée à la gorge" n'est pas le meilleur tome de Ric Hochet, mais est quand même un très bon cru !
On tente de faire chanter Ric Hochet 8 étoiles

Le reporter a la Targa citron serait-il mort ? En tout cas des menaces sont murmurées contre lui par des néfastes se croyant, de plus, supérieurement intelligents... Et être devant sa propre tombe donne une impression diablement byzarre ! Bref Ric devra payer de son sang froid et même passer par la case hôpital suite a un coup ignoble fait par-derrière par ces importuns: en effet dans ce tome 27 les vilains ne se découvrent qu'a la toute fin, et l'intrigue se dévoile avec angoisse le long des cases typiques de ces années ou l'album a été conçu.

Donc presque un classique des enquêtes surnaturelles du journaliste de la Rafale, mêlee de politique-fiction et d'une extrême paranoïa. Ça se consomme sans faim et ça ne paye pas de pain, mais c'est d'autant plus rare aujourd'hui ou les auteurs s'autocensurent en quantité, qu'il s'agisse de romans graphiques ou de polars (et surtout ceux qu'on fait passer pour "sulfureux".)

Je mettrais d'ailleurs a cette aventure si c'était possible un bon B+ du fait que dedans, les méchants sont assez sournois pour monter les gens les uns contre les autres. Très actuel et bien imaginé.

Antihuman - Paris - 36 ans - 8 novembre 2013