Le Janitor, Tome 2 : Week-end à Davos
de Yves Sente (Scénario), François Boucq (Scénario et dessin)

critiqué par Jean Alinea, le 22 avril 2008
( - 44 ans)


La note:  étoiles
Ambiances écclésiastiques
Non pas que l’on puisse s’ennuyer à la lecture, mais ce second tome ne tient vraiment pas toutes les promesses du premier.

Tout d’abord parce que le dessin de François Boucq, même si toujours efficace et impressionnant, connaît ici quelques coups de mou, me laissant penser à un possible petit désinvestissement. La tournure de ce scénario-ci n’a évidemment pas de quoi rivaliser avec ceux - très inspirés et déjantés - que des Charyn ou Jodorowsky ont pu lui écrire par le passé ("Bouche du diable", "La femme du magicien", "Face de Lune", "Bouncer").

Car, alors que "L’ange de Malte" en semblait exempt, Yves Sente nous ressert tous ses défauts de scénario dans "Week-end à Davos": des textes récitatifs kilométriques ; des dialogues peu pimentés ; des protagonistes qui s’en sortent parfois de manière trop facile (le coup du bâton de ski pour achever un soldat… hum) ; et puis un dénouement d’enquête à la fois confus et convenu.

Néanmoins, les parts d’ombre du personnage principal, les ambiances ecclésiastiques dans lesquelles il évolue et le mystère entretenu à la dernière page de l’album parviennent à maintenir l’intérêt pour cette nouvelle série Le Janitor. A suivre.