De très bons moments de lecture, un livre que j’ai beaucoup aimé.
Difficile d’ajouter quelque chose à l’excellente critique de Feint à qui je dois cette découverte.
Geneviève Briand-Lemercier recherche l’immortalité et pour cela, suivant les consignes de sa graphologue/astrologue, doit « désécrire » ses cahiers soigneusement remplis jour après jour.
« Il faudra donc désécrire beaucoup et écrire très peu »
Une très vieille petite fille qui a « compris qu’il fallait se méfier des mots », mais ne se méfie pourtant ni de sa graphologue/astrologue ni des mirifiques promesses de gains des sociétés de vente par correspondance auxquelles elle souhaite « marquer [sa] reconnaissance en choisissant un objet dans le luxueux catalogue… »
Que restera-t-il des cahiers de Geneviève Briand-Lemercier? Que reste-t-il d’une vie ?
« L’euphorie me guette, en somme. Mais je ne m’inquiète pas trop : l’angoisse finira bien par revenir. »
Ludmilla (Chaville, Inscrite le 21 octobre 2007, 56 ans) - 2 janvier 2010 |