La Philosophie dans le boudoir : Les quatre premiers dialogues de Donatien Alphonse François de Sade

La Philosophie dans le boudoir : Les quatre premiers dialogues de Donatien Alphonse François de Sade

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Pétoman, le 4 octobre 2001 (Tournai, Inscrit le 12 mars 2001, 44 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 18 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (3 191ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 5 186  (depuis Novembre 2007)

Sex shop

Aussi intitulé "les instituteurs immoraux", ce traité de philo est le "plus bandant" qui soit. A travers l'éducation ( sexuelle voire très sexuelle ) d'Eugénie par Madame de Saint Ange et Dolmancé, Sade nous expose ses vues sur le monde, la religion et la nature.
Mais aussi, quel bouquin de culs, mais il est digne d'un sex shop... les scènes sont très équivoques et le lecteur est tenu en tension.
En fait, Sade ne s'oppose pas à la libre sexualité ( la sodomie etc ), au vol et au meurtre, car pour lui, nous ne sommes que des animaux qui ne devons obéir qu'à nos instincts, QU'A LA NATURE. Pour Sade, la nature est primordiale et il ne faut pas s'y opposer. Ma critique est que Sade met trop l'accent sur les bonheurs illusoires, comme si ils suffisaient à rendre heureux!!!! Mais pour ceux qui lisent ce livre sans vouloir s’embêter de philo, ils ne le seront pas par les scènes sexuelles.

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Même pas fini !

1 étoiles

Critique de Junos2005 (, Inscrite le 12 mars 2013, 29 ans) - 13 septembre 2013

On m'avait pourtant prévenu "Sade au bout de trois pages tu as envie de vomir". Mais en bonne lectrice je voulais découvrir cet auteur classique et me faire ma propre opinion. HORREUR! MALHEUR! Au bout de quatre pages j'étais déjà écœurée. Alors je me suis accrochée mais je n'ai pas pu aller jusqu'au bout (j'ai tout de même lu les 5 premiers dialogues des 7 ou 8 que mon édition comporte).
Ce n'est pourtant pas dans mes habitudes d'abandonner un livre mais là c'était au dessus de mes forces. Sade relève de la plus sombre noirceur de l'âme humaine, du nihilisme le plus total. Il ne s'interdit rien et on assiste en lecteur impuissant aux pires vicissitudes de l'être humain: viol, pédophilie, inceste, sadisme, scatologie, impiété, cruauté, meurtre... Une véritable horreur! C'est scènes pornos gratuites sur scènes pornos gratuites, on a à peine le temps de se remettre de la précédente que ça rattaque! Je ne suis pourtant pas une prude particulièrement effarouchée. Et il parait que la philosophie dans le boudoir est son ouvrage le plus soft, ça promet!
Une chose m'a particulièrement choquée. Comment est-il possible que Sade soit entré dans l'histoire, la grande histoire littéraire en tant que classique au même titre qu'un Corneille, Molière, Maupassant ou Zola? Comment? Je ne vous parle même pas du style ni du fond, tout est acceptable en littérature. Je vous parle de l'homme. Aller voir sa biographie si vous l'osez...
Certaines idées libertines au sens pur du terme sont pourtant intéressantes mais vite gâchées par une cruauté sans égale. J'ai par exemple bien aimé l'intrigue consistant à pervertir une jeune fille dans le style des Liaisons dangereuses (même si on est très loin du grand Laclos!). Certains points philosophiques sont intéressants: un féminisme (bien étrange mais bon), l'idée que l'homme n'est rien d'autre qu'un grain de poussière sur terre et... non c'est à peut près tout en fait!

Sans intérêt

2 étoiles

Critique de Perteo (, Inscrit le 13 juillet 2012, 27 ans) - 13 juillet 2012

En toute sincérité , je finis quasi-systématiquement mes livres.
162 pages m'ont ici suffi pour comprendre qu'il fallait que je passe à autre chose.
'' La Philosophie dans le boudoir'' ; titre bien pédant pour un torchon libertin et une '' philosophie'' ultra-simpliste. Pour ceux qui aiment la littérature porno ; lisez Bataille , Miller ou d'autre. Pour ceux qui veulent une philosophie violente et en rupture revenez à Nietzsche , à Cioran , à Shopenhauer mais ne vous égarez pas dans ce livre ennuyeux , répétitif , pas même excitant , tout juste trash pour le trash.
A réserver donc aux gamines de 14 ans voulant se faire peur et se prouver quelque chose à elles-mêmes.
De plus Sade n'a aucun style ; trop d'exclamative , tout cela est surjoué , alternant entre l'exposé mal amené et la pratique qui fait plus rire que bander. Encore une fois les amateurs de cruauté n'auront qu'à lire Artaud , Nimier ou que sais-je encore mais croyez-moi, pas ça !
Ps: Je mets tout de même 1 pour l’intérêt '' historique'' de l'ouvrage et les perspectives qu'il a amené dans la littérature.

"Une jolie fille ne doit s'occuper que de foutre"

6 étoiles

Critique de Oburoni (Waltham Cross, Inscrit le 14 septembre 2008, 36 ans) - 26 octobre 2011

L'éducation d'Eugénie, jeune demoiselle d'une naïveté confondante en matière de sexe, sert de prétexte à une grande scène de baise, un film porno où l’adultère, l'homosexualité, l'inceste et jusqu'au viol amuseront la jeune fille mieux que le couvent !

De la "philosophie" ? Bof. Le problème avec Sade est qu'il caricature. La nature serait uniquement cruelle et violente, et donc nos instincts ne peuvent être que cruels et violents. Le viol et le meurtre en deviennent vite justifiés dans un pamphlet certes libertaire, mais qui ressemble plus à un brûlot d'anarchiste idiot qu'à un programme pour une société respectant nos penchants naturels !
Cela dit peut-on le lui reprocher ? Au fond Sade bataillait avec des questions qui divisent encore aujourd'hui et, si on peut lui pardonner ses réponses ce genre d’âneries (tout est naturel donc tout est permis), bien qu'impardonnable au vu de nos connaissances de la nature, circulent pourtant toujours largement...

Un bon porno littéraire, libérateur mais dont la pensée, malheureusement, vire trop souvent au ridicule et au caricatural.

Femmes, vous serez libres

8 étoiles

Critique de Mieke Maaike (Bruxelles, Inscrite le 26 juillet 2005, 46 ans) - 23 mars 2008

Mon passage préféré...

« Nous rétablirons la balance.
Oui, nous la rétablirons, nous le devons sans doute ; ces femmes que nous venons d’asservir si cruellement, nous devons incontestablement les dédommager, et c’est ce qui va former la réponse à la seconde question que je me suis proposée.
Si nous admettons, comme nous venons de le faire, que toutes les femmes doivent être soumises à nos désirs, assurément nous pouvons leur permettre de même de satisfaire amplement tous les leurs ; nos lois doivent favoriser sur cet objet leur tempérament de feu, et il est absurde d’avoir placé et leur honneur et leur vertu dans la force antinaturelle qu’elles mettent à résister aux penchants qu’elles ont reçus avec bien plus de profusion que nous ; cette injustice de nos moeurs est d’autant plus criante que nous consentons à la fois à les rendre faibles à force de séduction et à les punir ensuite de ce qu’elles cèdent à tous les efforts que nous avons faits pour les provoquer à la chute. Toute l’absurdité de nos moeurs est gravée, ce me semble, dans cette inéquitable atrocité, et ce seul exposé devrait nous faire sentir l’extrême besoin que nous avons de les changer pour de plus pures. Je dis donc que les femmes, ayant reçu des penchants bien plus violents que nous aux plaisirs de la luxure, pourront s’y livrer tant qu’elles le voudront, absolument dégagées de tous les liens de l’hymen, de tous les faux préjugés de la pudeur, absolument rendues à l’état de nature ; je veux que les lois leur permettent de se livrer à autant d’hommes que bon leur semblera ; je veux que la jouissance de tous les sexes et de toutes les parties de leur corps leur soit permise comme aux hommes ; et, sous la clause spéciale de se livrer de même à tous ceux qui le désireront, il faut qu’elles aient la liberté de jouir également de tous ceux qu’elles croiront dignes de les satisfaire.
(...)
Il y aura donc des maisons destinées au libertinage des femmes et, comme celles des hommes, sous la protection du gouvernement ; là, leur seront fournis tous les individus de l’un et l’autre sexe qu’elles pourront désirer, et plus elles fréquenteront ces maisons, plus elles seront estimées. Il n’y a rien de si barbare et de si ridicule que d’avoir attaché l’honneur et la vertu des femmes à la résistance qu’elles mettent à des désirs qu’elles ont reçus de la nature et qu’échauffent sans cesse ceux qui ont la barbarie de les blâmer. Dès l’âge le plus tendre, une fille dégagée des liens paternels, n’ayant plus rien à conserver pour l’hymen (absolument aboli par les sages lois que je désire), au-dessus du préjugé enchaînant autrefois son sexe, pourra donc se livrer à tout ce que lui dictera son tempérament dans les maisons établies à ce sujet ; elle y sera reçue avec respect, satisfaite avec profusion et, de retour dans la société, elle y pourra parler aussi publiquement des plaisirs qu’elle aura goûtés qu’elle le fait aujourd’hui d’un bal ou d’une promenade. Sexe charmant, vous serez libre ; vous jouirez comme les hommes de tous les plaisirs dont la nature vous fait un devoir ; vous ne vous contraindrez sur aucun. La plus divine partie de l’humanité doit-elle donc recevoir des fers de l’autre ? Ah ! brisez-les, la nature le veut ; n’ayez plus d’autre frein que celui de vos penchants, d’autres lois que vos seuls désirs, d’autre morale que celle de la nature ; ne languissez pas plus longtemps dans ces préjugés barbares qui flétrissaient vos charmes et captivaient les élans divins de vos coeurs ; vous êtes libres comme nous, et la carrière des combats de Vénus vous est ouverte comme à nous ; ne redoutez plus d’absurdes reproches ; le pédantisme et la superstition sont anéantis ; on ne vous verra plus rougir de vos charmants écarts ; couronnées de myrtes et de roses, l’estime que nous concevrons pour vous ne sera plus qu’en raison de la plus grande étendue que vous vous serez permis de leur donner. »


Le Marquis de Sade, un philosophe aux facettes et à la pensée bien plus complexes que ce que ses longues descriptions de copulations mécaniques pourraient faire croire.

La philosophie dans le sex shop

6 étoiles

Critique de Débézed (Besançon, Inscrit le 10 février 2008, 72 ans) - 7 mars 2008

Eh ben divin Marquis j'avais lu les Justine dans ma jeunesse, j'avais trouvé là dedans de l'érotisme, de la transgression et comme une volonté de mettre à bas un certain nombre de tabous mais quand tu pars dans la philosophie, comme dit Jules, tu deviens triste à mourir. Comme je me suis ennuyé entre le réglage de tes diverses scènes de cul (tout le problème est savoir qui monte sur qui et comment !) et l'énoncé de tes principes philosophiques de sex shop !

Vous pouvez livre ce livre à deux mains sans problème, c'est du porno à deux balles, bonjour l'érotisme !

Le Marquis a fait mieux mais dieu quelles frustrations a-t-il dû endurer pour arriver à de telles extrémités. C'est pourtant beau l'érotisme !

Notre sainte nature...

8 étoiles

Critique de Asgard (Liège, Inscrit le 14 juillet 2005, 41 ans) - 22 septembre 2005

Ce qui m'a le plus marqué dans ce livre est la description que Sade fait de la sexualité. On y découvre que les films porno n'ont rien inventé. Même les plus hards. Ici, tout y est (je ne décrirai pas les scènes, vous n'avez qu'à lire le livre). C'est incroyable quand on sait qu'il a été écrit il y a 2 siècles.
Mais Sade, c'est bien plus qu'un roman à caractère sexuel (on peut dire carrément porno), c'est aussi l'occasion pour l'auteur de nous dévoiler toute sa philosophie. Celle-ci nous indique que tous nos penchants sont naturels et qu'il convient donc de ne pas y résister car c'est bien la nature qui nous a fait et il ne faut pas désobéir à ses lois. Ainsi, le vol, l'adultère, le viol, le meurtre,...rien n'est condamnable aux yeux de Sade.
Chacun se fera son opinion sur de telles idées, mais un livre qui permet la réflexion ne peut être mauvais...

très cru !

8 étoiles

Critique de Ice-like-eyes (nantes, Inscrite le 26 mars 2005, 35 ans) - 9 juin 2005

Ah très bonne oeuvre que celle du marquis de Sade !
Il est vrai que ce livre peut choquer, car il est très cru! D'ailleurs par moment j'avoue que certaines scène sont un peu crades !
Quand on pense à l’époque où ce livre à été écrit ! l Au delà des scènes de cul, il faut y voir discours très moderne et les idées transmises.

divin marquis

8 étoiles

Critique de Silvermiguel (, Inscrit le 25 mai 2005, 41 ans) - 8 juin 2005

cessons de ne retenir du marquis que ses tableaux de débauche! eh oui bien plus qu'une simple partouze, la philosophie dans le boudoir nous prouve qu'il n'existe ni dieu ni maître chez Sade. l'aisance avec laquelle le marquis s'immisce dans la peau de chacun des protagonistes en est la preuve. on notera de superbes réflexion quand le marquis rend hommage aux prostituées en les considérant comme les seules femmes philosophes. il en va de même avec des bribes de commentaires au sujet de l'absurdité de la peine de mort; démontrant par là une compassion certaine à l'égard des âmes flétries par les fers de la société. donc une lecture indispensable qui prouve la profondeur du marquis et qui va bien au delà de la caricature qui est faite du personnage. la lecture de son oeuvre est indispensable pour toutes personnes recherchant une lecture libre, incisive et courageuse!

Missive à tête explosive et à destination de Fane

10 étoiles

Critique de La.part.maudite (, Inscrit le 25 mai 2005, 43 ans) - 25 mai 2005

Infâme scélérate nous t'avons démasquée ! Tu n'es qu'une perverse s'enivrant jusqu'à la lie de débauches doublées de perfidies. N'est ce pas le rêve fantasmé le plus enfoui que de se retrouver entre les mains du marquis ?

Cependant comment pourrions-nous réduire une immense oeuvre dont la philosophie dans le boudoir représente un épigraphe ? Un parmi beaucoup d'autres.

Par delà de simples dialogues transparaît une profonde perception du monde - probablement la plus pertinente- et un esprit révolté dissolvant de sa lucidité les entraves enserrées d'une religion désuète ( cf les massacres perpétrés suite aux croisades, à la découverte de l'Amérique....), c'est par exemple en cela que Sade annonce une nouvelle ère, celle de la pensée libre et non dogmatique et aliénée- l'ébauche de la véritable libre pensée -. Sade est également le précurseur du nihilisme en occident mais en même temps un esthète exhibant ce qui se trouve de plus doux dans la vie : la lubricité. Sade est un hédoniste averti, initié à l'anatomie humaine. Il nous présente de très beaux tableaux du plaisir multiforme.

De plus, il devance de très loin les productions pornographiques qui si elles sont comparées à ses constructions imaginaires, n'en semblent que fort ternies.

Sade est par conséquent à recommander dès le jeune âge. Eduquez-vous à la Sade mais jamais à la BHL !

Hédonisme ?

6 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 75 ans) - 11 avril 2005

Je ne crois pas que l'on puisse dire que la différence entre les idées de Sade et celles émises par Onfray, notamment, à propos de l'hédonisme se limite au politiquement correct. Il me semble que cette différence va bien plus loin !... Cela dit cette critique fera encore un doublon de plus !... Vraiment, bientôt, nous n'aurons plus que cela !...

Plaisirs de l'excès.

7 étoiles

Critique de Monito (, Inscrit le 22 juin 2004, 47 ans) - 10 avril 2005

La lecture de Sade a ceci de particulier : elle confirme le côté sulfureux qu’on lui donne volontiers. Dans cet ouvrage initiatique, il n’est pas aisé de rester insensible. Au-delà de ce qui sur le fond pour Sade est l’essentiel mais qui pour le lecteur que je suis, dans cette position si j’ose dire, reste l’accessoire, la philosophie dans le boudoir est un œuvre épatante.
Certes le 18ème siècle demeure auréolé du prestigieux libertinage. Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui, les pudibonds, qui nous décrivent un 21ème siècle de déprave et de débauche, devraient relire Sade pour s’apercevoir que de tout temps (et au moins au 18ème siècle) ce qu’ils appellent débauche et ce que Sade appelle plaisir, est intemporel.
Bien sûr la langue utilisée est celle du siècle, belle et fleurie, mais le caractère pornographique est identique à celui que nous connaissons.
En tout l’excès nuit paraît-il. Il faut bien avouer que Sade ne fait pas dans la demie mesure. Ses propos sur la religion, sur la charité, sur la vertu, sur l’infanticide, l’inceste, le meurtre même ne peuvent être lus qu’à l’aune du personnage.
La force du lecteur contemporain et de savoir relativiser le propos et de percevoir dans cet ouvrage l’expression d’une liberté poussée à l’extrême.
A cette philosophie intégriste, d’aucuns préféreront l’hédonisme, assurément plus politiquement correct et donc intrinsèquement moins puissant, mais socialement plus acceptable.
Merci à Sade pour ce moment de déraison et de plaisir absolu jusqu’à rendre mal à l’aise…paradoxe ?


Précision ; cet ouvrage ne comporte que les 4 premiers dialogues…

Philosopher, c'est bon

8 étoiles

Critique de Oxymore (Nantes, Inscrit le 25 mars 2005, 47 ans) - 26 mars 2005

Très bon bouquin qui peut choquer, je le comprends. Mais bon nous sommes capables de prendre du recul non ? Au delà de l'aspect très sexuel de l'oeuvre, Sade prend position dans son siècle "des lumières" à sa façon: éloge du corps, dégoût pour les bigots obscurantistes, Sade nous délivre son obsession pour la liberté au dessus tout (même celle de tuer pour s'assouvir), sa vision de la bêtise humaine, des guerres idiotes....Si vous n'avez pas aimé, relisez-le plus tard (d'ici quelques années peut-être) et essayez de ne pas y voir que le cul omnipotent certes mais qui, au delà de ça, délivre un formidable message. Certes il peut paraitre excessif mais dans le contexte sclérosé de la monarchie, quel modernisme. Un auteur à découvrir et à relire

Un type de sexe...

6 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 75 ans) - 11 décembre 2004

Sadisme me fait davantage penser à sadique, or ici il n'y en a quasiment pas. Tout le monde est pour le moins consentant, si pas suppliant, d'en avoir encore... Mais que cette description du sexe est triste et même mécanique !... A s'en lasser pour longtemps !... Quant à l'aspect moralisateur, il est pour le moins déroutant et débridé. Il vaut ce qu'il vaut, cela dépend du point de vue où l'on veut se placer...

Libertins pour la nouvelle république !

9 étoiles

Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 50 ans) - 10 décembre 2004

Ah! Ces instituteurs immoraux, quel délice que de passer un moment en leur compagnie.

Je me souviens de l’impact grandiose que ce livre a eu sur ma petite personne. Pour la première fois, je me questionnais en profondeur sur la société qui m’entourait, et ce, même si le discours de Sade m’apparaissait tout à fait grotesque et farfelu.

La structure du livre est celle d’une pièce de théâtre (qui ne sera jamais montée!) avec seulement des dialogues. Entre les nombreuses scènes d’orgies, Sade donne la parole à un des ses personnages pour un long monologue philosophique. Grâce à cette ruse, il fait une attaque en règle contre la religion et la morale. Il nous présente sa version de la république et même comment élever les enfants!

Bien sûr, ce n’est pas un livre de détente. La sauce est lourde et Sade répète sans cesse les grands principes de sa pensée. On y retrouve aussi, évidemment, tout ce qui peut choquer quelqu’un. Mais il s’agit, selon moi, du chef-d’œuvre de ce divin Marquis. Quel plaisir intense de se faire bousculer ainsi, de ré-évaluer nos certitudes, de renouer avec nos instincts primaires. Personne n’en sort indemne. Le meilleur des pires ouvrages que vous pouvez lire.


N.B. Ce livre fait partie du domaine public et peut être lu gratuitement sur la toile.

TRIPLE FOUTREDIEU!

8 étoiles

Critique de FightingIntellectual (Montréal, Inscrit le 12 mars 2004, 37 ans) - 11 septembre 2004

Comme d'habitude, Sade m'a fait marrer pendant les 287 pages de sa philosophie dans le boudoir. Sade nous montre par son chemin bien à lui que l'important c'est de s'écouter et de répondre à ses propres besoins avant tout et surtout avant de se plier aux demandes d'une institution qui n'a pas plus de valeur pour lui que pour moi d'ailleurs. Dolmancé est probablement le meilleur archétype d'anti-héros qui soit, sauvant Engénie de la vie vertueuse, la plus ennuyeuse et triste qui soit.

Vive Sade, un des précurseurs de cette chute de la religion au monde occidental.

Délicieux

10 étoiles

Critique de Zobit (, Inscrit le 5 décembre 2003, 119 ans) - 6 décembre 2003

Comme le dit très bien Pétoman, ce livre laisse le lecteur "sous tension" ... et quelle tension !
Petite question à Fane, te considères tu comme une âme sensible ou pure ?

Bien dégueulasse

4 étoiles

Critique de Fane (Nancy, Inscrite le 28 mai 2003, 41 ans) - 2 juin 2003

Pour ne pas mourir bête, j'ai lu un livre de Sade, mais je garantis que ce sera le seul. Ici le mot Sadisme prend tous son sens pour moi. Plus qu'un livre érotique, c'est une véritable oeuvre pornographique centrée sur le thème de l'éducation sexuelle. Bienvenue dans le monde de Sade, orgies, dépravation et luxure à volonté vous sont proposés, sous le couvert de quelque pseudo philosophie scandaleuse et subversive. Lecture déconseillée aux âmes sensible et/ou pures.

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