La chorale des maîtres bouchers de Louise Erdrich

La chorale des maîtres bouchers de Louise Erdrich
( The master butchers singing club)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Olivier1180, le 28 octobre 2007 (Bruxelles, Inscrit le 21 octobre 2007, 49 ans)
La note : 3 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 9 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (22 368ème position).
Visites : 6 351  (depuis Novembre 2007)

Bof, sans plus...

A la lecture du résumé et des critiques au verso du livre, moi qui suis amateur de chant et de chorales me suis dit, ça à l'air chouette, allons-y, achetons-le!

Nous faisons connaissance d'un jeune soldat allemand et de sa famille au début des années 1920 qui au lendemain de la première guerre mondiale partent tenter leur chance comme en Amérique, dans le Dakota du nord. Lui s'installe dans cette bourgade comme boucher et fonde une chorale... Jusque là, tout va bien.

Ensuite, cette famille fait la rencontre d'un autre couple... Et à partir de là, rien ne va plus...

Personnellement, je me suis ennuyé à la lecture de ce livre, que je suis forcé de terminer.
Peut-être n'ai-je pas la sensibilité adéquate à ce style de littérature, d'autres aimeront beaucoup, j'en suis certain.
C'est pas génial, l'histoire est fade, le titre du livre, s'il est prometteur, n'a rien à voir avec 95% de l'histoire...

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Déçue

4 étoiles

Critique de Faby de Caparica (, Inscrite le 30 décembre 2017, 59 ans) - 25 septembre 2018

Bonjour les lecteurs ….
Abandon , jeté d'éponge à mi-lecture !!!
Ce livre végétait dans ma Pal depuis 2007.. Souvent sorti, souvent rangé au fin fond de la pile..
Je ne sais pas, l'instinct me disait que ce livre n'était pas fait pour moi, malgré une 4° de couverture attirante.
De retour de la grande guerre, Fidelis ne va pas s'attarder dans son Allemagne natale et s'embarque pour faire fortune vers le nouveau monde avec une valise contenant tout son savoir-faire : des saucisses et des couteaux.
Sur son chemin, un nombre de personnages hors normes.
La première partie est lente , très lente ..
On tourne en rond, sans compter l'écriture "plombante" et parfois pompeuse nous entrainant dans des descriptions à n'en plus finir.
D'aucuns diront qu'il fallait persévérer , que la suite allait peut-être révéler la perle .. je n'en ai pas eu le courage …
N'est pas Zola qui veut !

les immigrants

10 étoiles

Critique de Jfp (La Selle en Hermoy (Loiret), Inscrit le 21 juin 2009, 72 ans) - 18 octobre 2014

De 1918 à 1954, la brillante saga de Louise Erdrich déroule sous nos yeux le destin de Fidelis et Delphine, deux êtres souffrant dans leur chair et dans leur âme, ballottés par l’histoire, qui vont trouver dans l’amour, au bout d’un long périple, le moyen de soigner leurs blessures. La force de ce livre, qui aurait pu n’être qu’un de ces multiples mélodrames vite lus et tout aussi vite oubliés, est de nous faire ressentir, par la magie de l’écriture, les sentiments qu’expriment, souvent maladroitement, les personnages. Par petites touches, et au fil des événements qui vont les relier entre eux, on pénètre au plus profond de leur caractère jusqu’à vivre, le temps de la lecture et bien après, leur quête d’un bonheur sans cesse repoussé. L’art de la romancière est de mêler au sein d’un même ouvrage une fine analyse psychologique, un constat social sur une face cachée de l’Amérique de la première moitié du vingtième siècle, et un extraordinaire roman d’aventures, frôlant parfois le roman policier sans jamais faire passer l’action au premier plan. Des images fortes, parfois inattendues, au caractère poétique assez bien rendu par la traduction, agrémentent et renforcent la narration, faisant de "La chorale des maîtres bouchers" une œuvre majeure de la littérature américaine contemporaine.

OUI, MAIS... NON!

5 étoiles

Critique de Septularisen (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 53 ans) - 27 août 2013

Je ne reviendrai pas ici sur l’histoire du livre déjà abondamment commentée dans les critiques précédentes.
Tout d’abord je me suis posé tout au long de ma lecture (aisée mais fastidieuse…) des questions sur la véracité historique de ce récit.
En effet Mme. Louise ERDRICH prétend que cette histoire est autobiographique et inspirée de la vie de son grand-père, et je veux bien la croire… Je me demande toutefois si il n’y a pas là des erreurs par omission, étant donné que si, comme elle le dit, son grand-père était d’origine Allemande (et les fils de celui-ci nés en Allemagne…), c’est dans un «War Relocation Center», («victimes » du décret présidentiel 9066 du Président Franklin Delano ROOSEVELT), que l’histoire aurait dû se passer !... Soit!

Je dois dire que contrairement à certaines autres critiques sur CL, j’ai trouvé ce livre long, lent et poussif, et je ne voyais pas l’heure d’en voir, enfin, la fin !...
L’action y est effet très lente et ce n’est que quelques rares « évènements » (La mort d’Eva, l’effondrement de la grotte…) qui relancent de temps en temps l’intérêt du livre…
L'histoire manque de relief, d'amplitude, d'ambition...
On nous présente les personnages, au demeurant fort bien décrits surtout Delphine d'ailleurs, et on se contente de les faire vivre devant nous... Un peu court pour une œuvre de cet acabit!...

Je pense que si on retirait toutes les longueurs, digressions et autres inutilités on retirerait facilement 150 pages sans que personne ne remarque rien !...
Attention, je ne dis pas que le livre est mauvais ou quoi que ce soit…
Bien au contraire, il est très intéressant mais, je reste à dire que (comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises…), je continue de ne pas comprendre cette «manie» de beaucoup d’auteurs américains actuels (Louise ERDRICH donc, mais aussi John IRVING, Richard FORD …), de vouloir absolument «empiler» des mots et des mots encore et encore pour écrire des livres 600 pages ou plus, quitte à perdre leur lecteur dans des méandres d’écriture toutes en longueur, pour finalement, parfois, ne pas raconter grand-chose!...

A croire que l’on ne peut pas raconter une belle histoire en moins de 400 pages !

Au final, je termine sur un avis mitigé et sans doute je lirai, dans un avenir proche, un autre livre de cet auteur pour me faire une idée plus « correcte » de ses écrits, en attendant, je conseille ce livre seulement à ceux qui n’ont pas peur des longueurs redondantes…

La pièce du Boucher !

10 étoiles

Critique de Frunny (PARIS, Inscrit le 28 décembre 2009, 55 ans) - 6 juillet 2012

Née en 1954 à Little Falls (Minnesota - Etats Unis d'Amérique) Louise Erdrich est une écrivaine américaine, auteur de romans, de poésies et de livres pour enfants. Elle est une des figures les plus emblématiques de la jeune littérature indienne.
"La chorale des maîtres bouchers " relève presque de la biographie.

Novembre 1918 en Allemagne. Fidelis Waldvogel rentre chez lui de la Grande Guerre. Il a fait un serment à son ami Johannes -mort au combat - Celui d'annoncer sa mort à Eva (sa fiancée , enceinte de leur 1er enfant) et de veiller sur elle.
Fidelis va épouser Eva pour donner un père au jeune Franz et quittera l'Allemagne en dépression, pour tenter sa chance aux états-unis. Y exercer le métier de sa famille; Maître boucher !
A court de ressources, il atteint une petite bourgade dans le Dakota du Nord: Argus.
Et là... démarre une incroyable histoire. Celle de Fidelis et d'Eva. Celle de leurs enfants, mais surtout celle de Delphine Watzka; "une fille de pochard, putain d'une tapette, vagabonde, créature privée de mère, au ventre d'acier et au coeur lascif..." LE personnage central du roman.

Des histoires d'hommes et de femmes au passé sombre et douloureux et à l'avenir fragile.Des vies qui se cherchent et se construisent au jour le jour.
L'auteure aborde avec beaucoup de tact et d'intelligence les 2 guerres en Europe ( 1914-1918 / 1939-1945 ) , la " Guerre terminée " en Amérique (l'extermination des indiens).
Nous entrevoyons la Grande Dépression de 1929, la montée du nazisme en Allemagne.

Un roman riche par la trame Historique et sensible par la puissance des personnages.
C'est -à mon avis- la force de ce roman.On est envoûté par quelques personnages, et ce jusqu'à la dernière ligne .
On sent venir les épisodes dramatiques mais rien n'est écrit.
Un roman composé comme un puzzle, où chaque histoire individuelle constitue un tout pour révéler LA vérité dans les 5 dernières pages.
Quelle maestria !

Vous l'avez compris, une oeuvre majeure écrite par une auteure intelligente et brillante.
Précipitez vous sur cette "exceptionnelle pièce du boucher" !!!

Bof

3 étoiles

Critique de Yotoga (, Inscrite le 14 mai 2012, - ans) - 21 mai 2012

L'idée de départ est intéressante, un départ pour le nouveau monde avec un savoir artisan de boucher allemand, c'est ce qui m'a motivée à acheter le livre.

Mais le thème n'est pas suivi, le titre ne correspond pas à l'histoire.

Les rapports historiques ne sont même pas analysés : la prohibition est traitée en une seule phrase, la crise économique de 29 n'a pratiquement pas de conséquences sur ce petit village...

Le style est simple, l'histoire plate.

BADEN BADEN

8 étoiles

Critique de Baden baden (, Inscrite le 28 juillet 2009, 64 ans) - 5 septembre 2011

très bon livre
Personnages attachants / simples et généreux/
Le ton de Delphine la narratrice est très juste et surtout elle a beaucoup de recul par rapport à sa vie et son entourage.
Roman plein de vie très intense . On aimerait vivre à Argus et pouvoir rencontrer Un Pas et demi juste devant la boucherie de Fidelis.
a lire sans retenue et vite

Le rêve américain

9 étoiles

Critique de Lejak (Metz, Inscrit le 24 septembre 2007, 46 ans) - 9 mai 2010

J'ai adoré ce roman, je l'ai dévoré.
Un jeune allemand tout droit sorti de la défaite allemande en 1918 décide de tenter sa chance en Amérique.
Fils de boucher, il part avec des saucisses dans sa valise, spécialités de la famille, et achète grâce à leur vente un billet de train. Il parviendra là où toute sa richesse du moment lui permettront d'aller, au hasard d'un train en partance vers l'Ouest mythique et prometteur. Il descendra alors à la modeste Argus, ville nouvelle perdue dans les plaines sans fin du Dakota du Nord.
Commence là l'histoire de Fidélis, de Delphine et des autres habitants de cette ville sortie de nulle part. Ce livre nous raconte le quotidien à la fois routinier mais également passionnant d'immigrants européens qui participeront à la construction de l'Amérique d'aujourd'hui. Se confrontent les cultures que chacun a ramené avec lui dans ses valises, confrontées à celle d'une jeune nation en pleine expansion mais déjà forte d'un nationalisme vivace.
Au delà de ces conceptions, nous assistons à la valse de toutes ces vies, à une richesse de sentiments et de moments.
Ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est la finesse avec laquelle l'écrivaine nous distille des informations qui tour à tour nous laissent présager d'un évènement naissant, ou d'un clin d'oeil à une complicité partagée entre les personnages et le lecteur.
Autour de nos personnages, la prohibition, la présence furtive des Indiens, les débuts de l'aviation puis la 2nde guerre mondiale, viennent perturber, enrichir ou tout simplement participer au décorum.
Un vrai chef d'oeuvre.

La chorale des maîtres bouchers

8 étoiles

Critique de Melba (, Inscrite le 31 janvier 2009, 56 ans) - 31 janvier 2009

j'ai trouvé dans ce roman le plaisir de lire une saga, bien qu'il ne s'agisse pas d'une dynastie mais de l'assemblage de récits sur plusieurs personnages reliés un peu au hasard par les liens de la solidarité. On peut probablement y voir une métaphore de l'équilibre par le groupe, (dans l'improbable scène de la table humaine par exemple).
On suit quelques temps une ou l'autre facette de ces personnages, dans une approche baroque, parfois presque onirique, alors que le déroulement de l'histoire pourrait être banal.
j'ai beaucoup aimé.

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