Le parapluie et autres contes
de Guy de Maupassant

critiqué par Tistou, le 19 juin 2007
( - 67 ans)


La note:  étoiles
4 nouvelles
Le parapluie. La ficelle. La parure. La dot.
Guy de Maupassant. La Normandie. Les paysans et leur « matoiserie ». L’avarice. Les amours … le plus souvent désillusionnées … est-ce le format court de ces quatre nouvelles qui viennent enfoncer un clou jusque là moins perceptible ? Touours est-il qu’un caractère quasi obsessionnel transparait quant au côté avaricieux du paysan normand, grossi jusqu’à la caricature (au point que je me demande si ce n’est pas Maupassant qui en a lancé la légende – si c’en est une), quant à l’aspect petites intrigues – mesquinerie – matoiserie du paysan haut-normand, et les amours immanquablement trompées de pauvres jeunes filles, immaculées comme des oies blanches.
Il me semble que le style et les ambitions de Maupassant se développent mieux dans un format plus long, celui du roman. Encore que « Le rosier de Madame Husson », un autre recueil de nouvelles, … Ces quatre-ci seraient-elles plus faibles ?
Bien sur le sens de l’observation des turpitudes et des bassesses de l’âme de ses contemporains haut-normands est là. Sa facilité à dérouler le fil, à le rendre vivant, palpable, sont là, mais … Mais enlevez le ressort de l’avarice et les quatre nouvelles tombent par terre ! D’autres mouvements de fond nourrissent le récit, et, encore une fois, l’incomparable, le cruel pourrait-on dire, sens de l’observation de Guy de Maupassant.
« Le rosier de Madame Husson » m’avait paru meilleur.