Spirou et Fantasio, tome 39 : À New York de Tome (Scénario), Janry (Dessin)

Spirou et Fantasio, tome 39 : À New York de Tome (Scénario), Janry (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers

Critiqué par Shelton, le 14 avril 2007 (Chalon-sur-Saône, Inscrit le 15 février 2005, 63 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (34 050ème position).
Visites : 3 337  (depuis Novembre 2007)

Outre Atlantique...

Tome et Janry avaient la tâche délicate de reprendre une série en difficulté, en manque de lecteurs, qui souffrait d’avoir perdu son génial « repreneur », André Franquin. Ils ont réussi à se glisser dans la vie des personnages, très rapidement, et ils ont conquis de nombreux lecteurs avec « Virus » et « Qui arrêtera Cyanure ? »… Mais il fallait tenir dans le temps…
Avec cette histoire, « Spirou et Fantasio à New York », ils vont créer un personnage, Don Vito Cortizone, un parrain maffieux directement inspiré du film Le parrain… L’idée n’est pas strictement mauvaise, mais avouons que ce n’était pas assez fort pour faire tenir une histoire, encore moins deux, puisqu’une deuxième viendra se greffer, ensuite…
Pourtant, tout commence bien avec une première planche atypique, ou, plus exactement, inspirée par ce que faisait Morris et Goscinny dans les aventures de Lucky Luke. En une planche, ils nous racontent la vie des émigrés avec les espérances, les retours de situations, les drames aussi… C’est ainsi que les deux célèbres auteurs qui ont enchanté des millions de lecteurs faisaient pour incarner leurs histoires dans la réalité du Far West… D’ailleurs, regardez bien les personnages de ce début d’album… Observez, un peu plus loin, le nuage qui fait pleuvoir en continu sur Don Vito… Oui, c’est fait ? Ça vient, vous reconnaissez ? On dirait vraiment du Morris… Etonnant ! Mais, en même temps, comme Spirou et Fantasio arrivent aux Etats-Unis et le lien, l’hommage au célèbre cow-boy solitaire était évident, il s’imposait…
Alors, si on lit « Spirou et Fantasio à New York » en cherchant toutes les « citations » bédés et cinématographes, je vous promets que tout devient plus lumineux et meilleur que si vous lisez ce Spirou comme une simple aventure…
Mais cela ne donne pas pour autant de la qualité à ce personnage de Don Vito Cortizone qui va devenir Vito-La-Déveine, mais je suis enclin à leur pardonner car j’aime ce côté référence à d’autres bédés…
Pourquoi Spirou et Fantasio partent-ils pour New York ? Oui, j’ai oublié de vous le dire… Une histoire de chance… de pizza… mais, là encore, un peu tiré par les cheveux… Surtout quand Fantasio est ballotté par des flux de chance et de malchance…
Un album moyen qui ne restera pas dans les meilleurs ni de la série ni de ceux spécifiquement réalisés par Tome et Janry…

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Les éditions

  • Spirou à New York [Texte imprimé] [Tome et Janry]
    de Janry, (Illustrateur) Tome, (Scénariste)
    Dupuis / Spirou et Fantasio
    ISBN : 9782800115184 ; EUR 10,45 ; 02/09/1987 ; 46 p. ; Album
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Vito Machiavelicooooooooooo !

8 étoiles

Critique de Dirlandaise (Québec, Inscrite le 28 août 2004, 64 ans) - 22 avril 2007

Comme le disait si bien Shelton, la première page de cet album est superbe. On y voit quatre immigrés arriver sur un bateau dans le port de New York. Il y a un homme noir, un britannique, un italien (devinez qui c’est ?) et un asiatique. Chacun voit New York d’une façon différente : pour l’homme noir c’est le paradis, le britannique rêve de faire fortune, l’italien pense aux millions de pizzas qu’il pourra y vendre et finalement, l’asiatique rêve dans sa langue alors on ne comprend pas ! On peut également voir de quelle façon la situation d’un homme peut changer du jour au lendemain…

Bon, voici un petit résumé de l’histoire : Spirou et Fantasio sont complètement fauchés. Fantasio constate avec horreur que le frigo est vide. Spirou l’informe alors qu’ils sont à sec et que la paie n’arrivera que dans deux semaines. Fantasio se met à la tâche de fouiller les moindres recoins afin de trouver un peu de monnaie. Ils réussissent à réunir une somme tout juste suffisante pour acheter… devinez quoi ? Une bonne « Lucky’s Pizza » dont la compagnie appartient à nul autre que notre Vito national ! En attendant la pizza que Spirou est parti chercher (tiens, ils ne font pas la livraison ?), Fantasio reçoit un appel d’un certain Gérard Bracam de « Turbine Magazine » qui a besoin d’un reporter qui accepterait de se rendre à New York afin de faire un reportage sur la finale de car-ball. Fantasio ayant gardé un mauvais souvenir de ce gars, refuse malgré sa situation financière dramatique. En mangeant leur pizza, nos deux amis y découvrent une clé qui ressemble à la clé d’un coffre-fort de la « Lucky’s Bank » de New York… Ils appellent à New York et apprennent avec stupéfaction que celui qui découvre la clé mérite un prix d’un million de dollars ! Mais ils doivent se rendre à New York pour réclamer leur lot. Ils n'ont pas d'argent pour payer leurs billets alors Fantasio accepte donc l’offre de Bracam toutes dépenses payées et en route pour une aventure dans le plus pur style mafia new-yorkaise !

Un album que j’ai beaucoup aimé. Encore une fois, l’humour est présent à chaque page et le personnage de Vito Cortizone est au centre de l’histoire. Il est vraiment machiavélique celui-là ! Bien sûr, il est derrière le concours de la « Lucky’s Pizza » et accepte de remettre le prix à nos deux héros moyennant de petits services… enfin vous voyez ce que je veux dire ! C’est vraiment très drôle et bourré d’action. L’enlèvement de Spip par les chinois et la façon dont le cuisinier prépare le plat dont il fera partie est hilarante (page 36 et 37). Mais Spip ne se laisse pas manger aussi facilement comme vous pourrez le constater ! Il faut voir le style des cabines téléphoniques du quartier italien (page 23). Le personnage du Mandarin est mystérieux à souhait. Ne manquez pas la façon dont il ouvre le passage secret à la page 29. Un petit détail amusant : les deux oiseaux sur l’aile de l’avion en page 44, c’est mignon comme tout !

Les dialogues manquent un peu de subtilité et j’aurais aimé encore plus de petits détails amusants. J’ai nettement préféré « Luna Fatale » mais celui-ci se laisse lire avec bonheur !

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