Une brève histoire de l'avenir de Jacques Attali

Une brève histoire de l'avenir de Jacques Attali

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Essais

Critiqué par Findautomne, le 14 janvier 2007 (Inscrite le 3 décembre 2006, 56 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 5 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (21 143ème position).
Visites : 5 059  (depuis Novembre 2007)

Construire l'avenir

Après avoir passé en revue les tendances affirmées de l'histoire, après avoir exposé les tendances de notre époque et en décrire les risques de destruction, l'auteur fait ressortir les tendances favorables qui peuvent permettre de construire un avenir plus ouvert et plus équilibré. Il donne à réfléchir sur la place de la France et de l'Europe. Une prise de hauteur salutaire.

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Trop … pour être bref

5 étoiles

Critique de Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 54 ans) - 13 juin 2016

Après avoir dépeint l’histoire économico-politique du monde en un peu plus de cent pages, Jacques Attali prédit un avenir sombre au monde en s’appuyant sur une série de prémices.

On ne peut donc pas dire qu’il se lance dans des prédictions très optimistes, c’est moins qu’on puisse dire, et son style aux phrases courtes et hachées tend à faire sentir au lecteur le goût amer de l’avenir de ses enfants.

Je ne m’inscris donc pas tout à fait dans de telles prédictions des nouvelles plaies d’Egypte et espère encore que l’humanité évoluera dans le bon sens et que l’homme tirera les leçons de l’histoire.

Alarmiste ??

8 étoiles

Critique de Oogie (, Inscrit le 8 octobre 2009, 42 ans) - 22 février 2011

Je suis sortie du livre, j'ai regardé mes enfants et pour la première fois j'ai eu peur de l'avenir.... c'est d'un pessimiste, je conçois qu'en France on soit moins enclin à la docilité qu'il y ait plus de grincheux qu'ailleurs ou toutefois qu'on soit plus affirmé en tant que tel mais de là à dépeindre un avenir aussi sombre pour notre patrie.... dois-je me mettre au coréen ??
Mais si d'un côté M.Attali veut interpeller nos dirigeants en informant les citoyens sur la réalité du pays, quitte à faire peur, ce qui est à mon sens largement gagné, c'est une bonne idée que ce livre, reste simplement à savoir si il a été lu, discuté, étayé, réfléchi dans nos sphères dirigeantes pour ma part en plus d'une appréhension totale quant à l'avenir je ne sais plus quoi faire, pour qui voter et surtout quelles en seront les conséquences, est-ce que mes opinions, mes préjugés, mes envies ne vont pas indirectement nous jeter dans l'abîme??

tout est donc écrit?

8 étoiles

Critique de Simone (, Inscrite le 31 janvier 2006, 56 ans) - 24 juin 2007

L'Histoire selon Attali est écrite, immuablement portée par les mêmes lois: la force des échanges et le nomadisme.

Le livre est dense, riche.

Il faut effectivement faire une confiance totale à l'auteur qui étaye ses propos d'évènements invérifiables.

En refermant ce pavé, je me suis "simplement" demandé quel était le sens de mon engagement politique.

Pourquoi être élue?

Pourquoi se battre et écrire des projets si le carcan est aussi fort, si les rails sont aussi serrés?

Pourquoi Attali a-t-il porté des choix de société puisque la part du décisionnel semble si infime?

Tourneboulée!

Une noire histoire de l'avenir

8 étoiles

Critique de Grossel (, Inscrit le 7 février 2006, 78 ans) - 5 avril 2007

Ce livre de plus de 400 pages veut raconter l’histoire incroyable des 50 prochaines années telle qu’on peut l’imaginer à partir de tout ce que l’on sait de l’histoire et de la science. C’est ce que dit la 4° de couverture.
Comprenant 7 chapitres, le dernier étant consacré à : Et la France ?, la lecture de ce livre n’est pas évidente en ce sens qu’elle oblige à un effort sur soi pour poursuivre tellement l’avenir annoncé est effrayant et cette lecture m’a effectivement effrayé.
Sûr, je n’ai pas envie de connaître le monde annoncé par Attali.
Les 2 premières vagues de l’avenir : l’hyperempire et l’hyperconflit rendent peu compréhensibles la survenue de la 3° vague, l’hyperdémocratie. Pourquoi, les gens deviendraient-ils sages pendant ou après les deux premières vagues qui verront la dissolution des états, la disparition des services publics, la privatisation de tout un tas de sphères de la vie dont la santé, les loisirs et les jeux , le contrôle (qui se généralisera avec les surveilleurs, externes et internes), la montée des puissances privées (mafias, sectes, religions, assurances, entreprises du divertissement, tout cela étant en collusion).
Dans le titre, il y a l’adjectif « brève ».
Le 1° chapitre, Une très longue histoire, est traité en 20 pages. 20 pages pour 7 millions d’années d’histoire de l’humanité. Le résumé intègre bien sûr ce que les sciences anthropologiques nous apprennent ; on parcourt les 3 grands ordres, religieux, militaires, marchands ; des leçons pour l’avenir sont régulièrement tirées comme si l’Histoire avait déjà servi comme leçons, choses à ne pas faire, choses à faire, par les hommes. Ce qui est paradoxal, c’est l’affirmation que l’humanité impose la primauté de la liberté individuelle sur toute autre valeur, de siècle en siècle, depuis 3000 ans et la contradiction apportée par la démonstration de cette loi ou leçon, à savoir que c’est le marché qui a fait naître cette visée démocratique par ses inventions d’objets techniques satisfaisant individuellement le vêtement, l’alimentation, le logement, les transports, les loisirs, la communication par leur transformation en objets de consommation de masse, accessibles au plus grand nombre donc favorisant l’autonomie mais en 2050, le marché l’emportera sur la démocratie, les inégalités n’auront jamais été aussi vives. Et il faudra attendre l’effondrement de l’empire américain (3° chapitre) l’émergence d’un monde polycentrique, les 2 vagues d’hyperempire et d’hyperconflit (4° et 5° chapitres) avant peut-être que l’humanité comprenne qu’il faut instaurer l’hyperdémocratie (6° chapitre).
Le 2° chapitre fait la « brève » histoire du capitalisme, en 112 pages, égrenant les 9 cœurs du monde, Bruges, Venise, Anvers, Gênes, Amsterdam, Londres, Boston, New York, Los Angeles, entre le XIII° et le XXI° siècles, cœurs se déplaçant de la Méditerranée vers l’Atlantique et allant inexorablement vers le Pacifique et le continent asiatique (Chine, Corée, Inde, Japon). Au passage, notons que la France n’a pas su proposer une seule fois, un de ses ports, comme cœur du monde : cela étant dû aux caractéristiques des « élites » françaises, très conservatrices, peu ouvertes à la création quelle qu’elle soit. On comprend que le 7° et dernier chapitre : Et la France ?, révèle un pronostic sombre, alors même que les événements tragiques des 50 prochaines années vont épargner en partie notre pays : pas la montée des inégalités et des violences concomitantes.
Ce qui est agaçant avec ce livre, c’est la masse des informations utilisées, sans indication de sources donc sans possibilité de vérification notamment sur les nouveaux objets technologiques, les nouvelles technologies, c’est l’empilement de ces informations ou leur enchaînement sans qu’apparaisse la nécessité interne, la causalité de cet enchaînement ; une façon d’asséner sans qu’on puisse contester la méthode d’exposition, les procédures de démonstration, les illustrations.
Je pense que là est le point faible du livre, avec un autre : Attali qui a contribué au développement du micro-crédit, qui pense que c’est une solution de lutte à grande échelle contre la misère, la dépendance ne nous donne pas beaucoup de pistes possibles pour éviter, dévier le « destin » qu’il nous annonce, contradictoirement avec son affirmation de toujours plus grande liberté. On ne voit vraiment pas ce qui pourrait faire passer les hommes de la servitude volontaire à la liberté, du culte du troupeau au goût de la solitude, de l'individualisme à l'altruisme, du divertissement à la pensée de la mort, du conformisme à la créativité. Il faudrait pour cela que les hommes assument leur liberté, se fassent philosophes, poètes, inventeurs. La plupart des esclaves romains ont refusé l'affranchissement du temps de cet empire. La plupart des hommes, le grand nombre préfère le "confort" de l'opinion au risque de la vérité. Ce que dit Sarkozy à Michel Onfray sur Socrate et son "Connais-toi toi-même" est édifiant. Dans la conversation, il confie qu’il n’a jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même »

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