La petite écuyère a cafté de Jean-Bernard Pouy

La petite écuyère a cafté de Jean-Bernard Pouy

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Tistou, le 3 janvier 2007 (Inscrit le 10 mai 2004, 62 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 5 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (44 515ème position).
Visites : 2 829  (depuis Novembre 2007)

Le Poulpe

Un épisode du « Poulpe ». On connait le postulat de base du « Poulpe » ; chaque épisode écrit par un auteur différent mais respectant les caractéristiques de base du « Poulpe », présenté en quatrième de couverture comme un personnage libre, curieux, …, qui commence immanquablement chaque épisode dans son antre, la gargote de Gérard du « Pied de porc à la Sainte Scolasse », à déguster son café – croissant à l’écoute du bruit de fond de la « beauferie » moyenne et du fait divers en apparence anodin mais qui sera le déclencheur de l’activité tendance « Robin des Bois » du Poulpe.
Il s’agit ici du premier épisode. Et d’une belle réussite. Les grands traits de Gabriel Lecouvreur alias « Le Poulpe » sont jetés, les protagonistes récurrents ; Gérard le patron du « Pied de porc à la Sainte Scolasse », Maria, Cheryl, Pedro, … L’ambiance est à mi-chemin entre Fred Vargas et Simenon. On ne se prend pas au sérieux mais il y a du message politique dans l’air …
Pour ce premier épisode, « Le Poulpe » va remuer une fourmilière d’extrême-droite du côté de Dieppe suite à un article de journal intrigant commenté avec la beauferie qui convient par Gérard, le patron de « … Sainte Scolasse ». Deux adolescents se seraient suicidés en s’enchaînant sur la voie ferrée. Au delà de l’horreur, Le Poulpe flaire le coup tordu et se propulse à Dieppe. Il y fera enquête, risquera sa vie, bousculera l’establishment local, …
Et l’aventure de la série du « Poulpe » sera lancée. Sur d’excellentes bases disons-le.

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Humour noir et secrets de famille

5 étoiles

Critique de Aliénor (, Inscrite le 14 avril 2005, 50 ans) - 23 novembre 2013

Tout commence par un fait divers horrible que le héros de ce polar découvre dans le journal qu’il lit dans un café où il a ses habitudes. Deux jeunes adolescents de 17 et 19 ans se sont suicidés en se jetant sous un train. Ou plutôt, on les a retrouvés menottés aux rails, ce qui éveille les soupçons du Poulpe, héros donc de cette étrange histoire, à qui il n’en faut pas plus que ces quelques lignes dans un quotidien pour se lancer dans l’enquête. Une enquête qu’il mène à titre privé puisque l’homme n’est pas policier. On ne sait de lui que très peu de choses, à part qu’il change d’identité au gré de ses investigations, et qu’il tient son surnom de Poulpe de ses bras d’une longueur démesurée.

J’ai découvert avec ce roman, à la fois ce personnage célèbre dans le monde du polar, et la prose vive et teintée d’humour noir de Jean-Bernard Pouy. Le titre du roman en donne toute la mesure, dès lors que l’on connaît le dénouement de cette histoire où il est question d’un secret de famille à cacher, et de militants anti-avortement prêts à tout. L’ensemble ne donne parfois pas dans la dentelle, mais j’avoue avoir passé un bon moment de lecture avec ce Poulpe singulier.

Polar noir et amer comme un café.

4 étoiles

Critique de Hexagone (, Inscrit le 22 juillet 2006, 47 ans) - 22 janvier 2011

Agréablement surpris par la lecture de RN 86 du même auteur. Désagréablement surpris par la lecture de "Spinoza encule Hegel", je voulais poursuivre ma découverte. Quoi de mieux que de se lancer dans le premier tome d'une série qui fait semble-t-il l'unanimité, celle consacrée aux aventures du Poulpe.
Et bien quelle n'est pas ma déception.
Car quel bazar, que ce livre qui veut certainement avoir les meilleures intentions du monde mais qui au final se trouve être aussi banal qu'un entrefilet à la rubrique des faits divers.
Le Poulpe se veut comme anti-héros qui joue les redresseurs de torts, il sort de nulle part pour arriver nulle part.
Il ne résout rien et ne fait que jeter de l'huile sur le feu. Le récit est teinté au cirage noir de poncifs sur les gauchos et les fachos. L'auteur emprunte des raccourcis qui servent sa prose et son histoire et qui sont au final pleins d'invraisemblances. Pensez de vilains anti-avortement catholiques d'extrêmes droites (ouf) fomentent et maquillent le meurtre de leur propre fille qui voulait éventer dans la presse de gauche un secret de famille pas très reluisant!!!
Ce premier tome se voulait, à l'époque, sans doute un pamphlet socio-politique, il ne convainc plus aujourd'hui.
Dire qu'il s'agit d'un mauvais livre équivaudrait à jeter mémé dans les orties, ce que je me refuse. Pouy a un certain talent, certaines séquences font mouche et gardent le lecteur sinon en haleine au moins attentif. La fin du livre est bâclée par une queue de poisson semblant signifier que l'auteur n'avait plus d'inspiration.
On dit que le premier tome est le meilleur de la série, bien m'en garde, je ne lirai pas les autres. Pas convaincu par cette ouverture.

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