Le phare de Phyllis Dorothy James

Le phare de Phyllis Dorothy James
( The lighthouse)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Tistou, le 18 décembre 2006 (Inscrit le 10 mai 2004, 63 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 7 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (20 946ème position).
Visites : 3 250  (depuis Novembre 2007)

Huis-clos

« Le phare » est la suite de « La salle des meurtres ». C’est dire qu’on poursuit la route avec le commissaire Adam Dalgliesh, dans une autre enquête, toute différente, mais avec toujours en contrepoint sa relation qui se développe avec Emma, relation dans laquelle il ne se montre pas aussi à l’aise que dans le cadre des enquêtes ! En contrepoint également éclairage sur les sentiments de Kate, son adjointe, à son encontre.
D’autant qu’on se retrouve très vite dans un huis-clos étouffant : un meurtre a été commis dans une petite île, quasi privée, de la côte de Cornouailles, petite île réservée à des séjours de « régénération » pour d’importants personnages en quête de solitude. Habitée par une petite dizaine de personnes, à la suite du meurtre de Nathan Oliver, écrivain célèbre, l’île en question voit sa population augmenter d’un Adam Dalgliesh accompagnée de Kate Miskin et Francis Benton-Smith.
Il y aura une légère complication d’ordre sanitaire dans l’île qui fera passer de sales moments à Adam Dalgliesh, but …
Ca vous a un petit côté « Dix petits nègres », avec la peur en moins et plus de psychologie et de vraisemblance en prime. Et c’est toujours délicieusement écrit.
« Ces mots la transpercèrent comme une flèche de joie si acérée que pendant quelques secondes, elle fut incapable de parler. Elle s’obligea à regarder Millie en face. Les mains de la jeune fille entouraient sa tasse de thé et elle avait les yeux baissés. Et puis Mrs Burbridge vit les lèvres de l’adolescente s’étirer dans un sourire indéniablement adulte par son mélange d’amusement et, oui, de mépris. Ce n’étaient que des mots, comme presque tous ceux de Millie : prononcés en passant, ne contenant rien de plus que la signification du moment. Elle baissa elle aussi les yeux et, affermissant ses mains autour de la tasse, elle la porta précautionneusement à ses lèvres. »

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Une très belle plume

9 étoiles

Critique de Goupilpm (La Baronnie, Inscrit le 23 juin 2017, 62 ans) - 5 juillet 2018

Alors qu'il devait passer le week-end avec son amie, le commandant Dalgliesh est mandé par le préfet de police adjoint. A son arrivée il constate avec étonnement la présence d'un membre des Affaires Étrangères, et celle d'un membre de la Sûreté Intérieure. Le préfet adjoint lui annonce qu'il doit partir pour l'île de Combe avec une équipe réduite pour enquêter sur une mort suspecte et que l'enquête doit rester confidentielle car le Premier Ministre prévoit un sommet sur cette île.

Toujours dans le prologue après avoir annoncé le lieu de l'enquête l'auteure nous fait découvrir les trois policiers en nous détaillant un peu les relations entre les différents membres de l'équipe et rapidement quelques tranches de leur vie quotidienne.

Puis elle nous projette sur l'île, avant l'arrivée de la police, pour nous faire découvrir les résidentes permanents c'est à dire le personnel et Miss Holcombe le dernier membre de la famille à qui appartenait l'île. Après avoir fait connaissance avec le personnel elle nous fait également découvrir les visiteurs c'est à dire ceux ou celles qui viennent se ressourcer dans cet havre de quiétude. Elle nous expose les relations quelque peu houleuses entre le personnel, miss Holcombe et le mort, Nathan Oliver, un écrivain à succès né sur l'île.

Ce n'est qu'après treize chapitres que le lecteur découvre l'identité du mort et les circonstances dans lesquelles le corps a été découvert.

Le Phare nous plonge dans un policier anglais avec un huis clos tout ce qu'il y a de plus classique à la manière d'Agatha Christie.

Les décors et l’atmosphère qui se dégage de l’île sont particulièrement bien rendus et les personnages sont soignés. On émettra toutefois pour ces derniers un tout petit bémol concernant deux des policiers. En effet l'on retombe quelque peu dans les travers habituels avec un Dalgliesh torturé dans la vie et une inspectrice-chef qui a eu une enfance particulièrement difficile. Heureusement pour le lecteur l'auteure n'insiste pas sur ces points comme c'est trop souvent le cas dans les romans du genre, ce qui n’influe pas sur le déroulement de l'histoire.

Si le déroulement de l'enquête est dans l'ensemble bien huilé et que les différentes pièces du puzzle s'imbriquent de manière parfaite, il est tout de même à noter vers le milieu du roman un ralentissement de la dynamique de lecture.

L'histoire est remarquablement servie par une très belle plume bien supérieure à ce que l'on trouve habituellement dans les romans du genre, les rebondissements ne manquent pas ce qui permet de maintenir un suspense de qualité tout au long de l'enquête.

Le Phare est un roman policier, certes classique, où tous les éléments sont réunis pour faire passer au lecteur un excellent moment de lecture.

Décevant

4 étoiles

Critique de Chakili (Floreffe, Inscrit le 30 décembre 2010, 70 ans) - 3 mai 2011

Ce polar classique sur le thème du crime en vase clos (une île) n'est pas sans rappeler "Les 10 petits nègres" (mais sans le paroxysme de l'angoisse) d'autant que le style se rapproche de celui d'A. Christie. Il est travaillé, les descriptions sont nombreuses et redondantes, mais mal employées; l'utilité en paraît douteuse; elles nuisent au développement du rythme et l'on pense inévitablement à un intellectualisme inopportun. Le style reste vieillot (il ne suffit pas d'évoquer une liaison lesbienne pour réussir à moderniser un contexte). L'intrigue est captivante en soi, mais les clefs de la solution restent cachées et la solution tombe à plat sur un "flash" du détective, hors de portée des lecteurs. A. Christie reste inégalée.

Solution plaquée

5 étoiles

Critique de Saint-Germain-des-Prés (Liernu, Inscrite le 1 avril 2001, 51 ans) - 17 janvier 2011

Pas convaincue par « mon » premier P.D. James… Le meurtre d’un romancier anglais très connu qui tyrannise son entourage, en ce y compris sa fille, commis de surcroît sur une petite île où les visiteurs sont triés sur le volet, aurait pu faire l’objet d’un récit haletant, à l’atmosphère inquiétante. J’attends encore le suspense… Quant à la résolution de l’énigme, je m’insurge (carrément) contre cette manière de faire. Le cerveau de l’inspecteur principal, écarté de l’enquête pour cause de maladie contagieuse, se réveille après quelques jours de relative inconscience et, tout seul dans son coin, trouve la solution qu’il nous balance à froid. Solution plaquée. Alors que ses acolytes, pendant son hospitalisation, ont continué les interrogatoires (qui donc n’ont servi à rien)… Ajoutons à cela des descriptions à n’en plus finir de la moindre pièce de mobilier… Pas grand intérêt pour moi…

Bon livre !!

8 étoiles

Critique de Rock30 (Nimes, Inscrit le 6 juillet 2008, 56 ans) - 15 août 2010

Dans la lignée des auteurs anglais, basé sur le mystère, et l'ambiance so british, voici "le phare" de PD James. Pour moi le livre est réussi et gagne en modernité par rapport aux ouvrages plus anciens de l'auteur. Il ne faut pas se tromper, ce livre est un policier avec de la profondeur, bien écrit et bien ficelé.

Oeuvre d'une perfectionniste...

9 étoiles

Critique de FranBlan (Montréal, Québec, Inscrite le 28 août 2004, 77 ans) - 11 février 2010

J'adore les polars et la distraction qu'ils m'apportent, mes attentes sont dès lors assez simples à satifaire, sauf que mes exigences demeurent immuables au niveau de la qualité et de l'intelligence de l'écriture.
P.D. James affirme chercher l'équilibre entre le style, l’intrigue et l’étude de caractère, à mon humble avis, cette grande dame y parvient de façon magistrale! C'est ma première intrusion dans l'oeuvre de cette auteure...
Celle-ci s’applique à éplucher méticuleusement, jusqu’au plus profond de leur être, chaque personnage avec la délectation d’un enfant qui démonte ses légos sur le tapis de sa chambre, elle décrit les détails de l'intrigue avec la minutie incisive d'un chirurgien maniant un scalpel et son style est aussi travaillé, ciselé parfaitement comme une fine sculpture d'ivoire poli.
Absolument rien n'est bâclé, même dans une oeuvre aussi simple que le roman policier, chaque élément est marqué par sa recherche de la perfection, j'ai ressenti le plus grand des plaisirs tout au long de cette lecture!

Une agréable lecture

7 étoiles

Critique de Patsy80 (, Inscrite le 20 août 2009, 43 ans) - 24 août 2009

C'est mon premier PD James et cela ne m'a pas déplu mais je n'en lirais pas deux à la suite. Le style est très classique, assez agréable mais certains passages sont un peu lourds de mots. L'histoire est vraiment bien, l'ambiance très présente et la fin réussit à nous surprendre. L'expérience a été intéressante, j'avais choisi ce livre au hasard de la lecture des résumés de l'auteur que je voulais découvrir mais pour le prochain, maintenant que je connais ce site, je me fierai à vos opinions...

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