Le dernier match de John Grisham

Le dernier match de John Grisham
( Bleachers)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Aaro-Benjamin G., le 23 octobre 2006 (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 49 ans)
La note : 4 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (41 286ème position).
Visites : 2 383  (depuis Novembre 2007)

Mélo sportif

Encore une fois, Grisham sort de son créneau des thrillers légaux pour nous offrir un court roman de fiction générale. Situé à Messina, une petite ville américaine typique, le récit présente une réunion d’anciens collégiens, membres de l’équipe de football locale. Ceux-ci sont de retour après tant d’années pour rendre hommage à leur coach, Eddie Rake, un homme bourru et fervent de discipline, atteint d’un cancer.

Alors que ce dernier se meurt, le groupe fait le point et se remémore des anecdotes sportives. L’intransigeance de leur ancien coach est notoire, mais ils ne peuvent renier l’influence de ce mentor dans leur existence, sans toutefois trop savoir quels sentiments entretenir envers lui.

Comme les nombreux drames sportifs produits par la machine hollywoodienne, la structure est basée sur une formule, un mélange d’ingrédients bien dosés. On y retrouve tous les clichés. Les tournants sont prévisibles. Les personnages sont unidimensionnels. De plus, il est à noter qu’un minimum de connaissance du football américain est requis afin de comprendre plusieurs passages, notamment un match commenté par l’annonceur.

Pour un auteur dont la santé financière est établie pour les siècles à venir, il est particulièrement consternant de constater le manque d’audace de Grisham. Similaires à de centaines d’autres histoires déjà publiées, Le Dernier match est un mélo conventionnel et oubliable.

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Les éditions

  • Le dernier match [Texte imprimé], roman John Grisham traduit de l'américain par Patrick Berthon
    de Grisham, John Berthon, Patrick (Traducteur)
    R. Laffont / Best-sellers (Paris)
    ISBN : 9782221103265 ; EUR 19,00 ; 09/11/2006 ; 216 p. ; broché
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Touchdown

7 étoiles

Critique de Sincou (, Inscrit le 24 avril 2010, 38 ans) - 11 octobre 2010

Un petit roman court, une histoire autour du football américain où certains passages techniques pourront ennuyer le lecteur s'il n'est pas connaisseur. Autour d'une petite ville qui vit pour ce sport. Autour d'un coach et de ses joueurs. Beaucoup d'humilité et des valeurs humaines respectables. Peut-on vivre avec un passé glorieux et un rêve brisé ? Quelques émotions et grands thèmes ressortent, l'amitié, l'amour, la rancoeur, la haine, la tristesse, la mélancolie et j'en passe.

note : 3.75

Grisham déroule...

7 étoiles

Critique de TchollosFred (Liège, Inscrit le 21 février 2008, 45 ans) - 21 février 2008

Grisham vend des millions de livres, c'est vrai. Il en fait deux ou trois par an, à la chaîne, c'est vrai. Sa plume n'est pas virevoltante, c'est vrai. Ce n'est jamais vraiment très original, c'est vrai. Et pourtant, j'aime bien Grisham. un bouquin de Grisham, c'est un peu comme une tartine de nutella dégustée au coin du feu un soir d'hiver... les calories en moins. Ca détend, ça évade et, parfois, on n'en demande pas plus.

Même si "le dernier match" est remplit de clichés, il sonne malgré tout assez juste, et on découvre, sans surprise mais avec une certaine délectation, l'univers étrange, à la limite du rationnel tant il parait binaire, de ces petits trous perdus des Usa où les gens ne vivent que pour le match de foot du vendredi soir. Au bout de quelques pages, on devient un "spartiates" et on se sent proche de ces joueurs/losers qui ressassent leurs vieux souvenirs de gloire éphémère. On veille avec eux au bord du terrain, une canette à la main, en regardant la pelouse qui a vu passer tant de rêves. Grisham dresse le portrait de l'Amérique des has-been, et même si c'est rempli de bons sentiments, les héros n'ont rien de glorieux. On ferme le livre avec une certaine nostalgie et le sentiment perturbant de la propre vacuité de son existence.

Grisham écrit du Norman Rockwell en quelque sorte. Il illustre l'Amérique dans ce qu'elle a de plus basique et peut-être dès lors, de plus profond. Sans le talent de Faulkner ou de Steinbeck, c'est vrai, mais avec la volonté de bien faire. Ca se lit vite, facilement. Ca ne restera pas dans la mémoire ou alors juste comme un doux souvenir d'un bon moment de lecture.

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