Hamilton Stark de Russell Banks

Hamilton Stark de Russell Banks
( Hamilton Stark)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Saint-Germain-des-Prés, le 14 juillet 2001 (Liernu, Inscrite le 1 avril 2001, 49 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (38 986ème position).
Visites : 3 299  (depuis Novembre 2007)

Ames conventionnelles s'abstenir!

Voici un roman qui ne se présente pas comme les autres : le personnage principal fait plutôt figure d'antihéros et les faits sont exposés de façon particulière.
J'éprouve quelques difficultés à critiquer ce livre, car il est de coutume d’entamer son commentaire par un résumé. Or ce roman est incompressible.

Je pourrais vous dire qu'il est le résultat de "l’enquête" du narrateur : son ami l’accusait "non seulement d’avoir fait preuve de négligence en tant qu'auteur de roman, mais aussi invité le lecteur à prendre mes personnages à la légère, en omettant de présenter par des détails, avec une complexité crédible, la nature de sa relation avec son fils" (en parlant de la mère d'Hamilton).

Je pourrais vous apprendre qu'au fil des chapitres, nous approchons Hamilton Stark par l’intermédiaire de ce qu'en disent ses proches (ses cinq femmes, sa fille). Sa fille : "Mais si, dit-elle joyeusement.
Je te dirai tout ce que je sais sur lui.
Et j'en sais pas mal.
J'ai déjà fait quatre ans de recherches sur sa vie, pour mon "roman". (...) Vas-y, mon chou, sers-moi un autre verre et je te raconterai comment mon papa a failli aller à l’université."
Ou encore vous préciser que Russel Banks pousse très loin la psychologie de ses personnages ("Il ne croyait pas en Dieu. Il disait que lorsque Dieu croirait en lui, alors il croirait en eux deux").
Enfin, que nous sommes tour à tour attirés, touchés par le héros ("A Trudy, sa première femme : ÔJe ne peux pas te dire que je t'aime parce que je ne sais pas ce que ce mot veut dire. Je veux dire le mot Ôje’, pas Ôaimer' ni ‘te'’") ou dégoûtés, déçus par lui ("A Maureen, sa quatrième femme : ÔJe ne peux pas te dire que je t'aime, parce que je sais ce que Ôte’ veut dire").
Cependant, tout ce que je pourrais vous restituer de ma lecture ne rendra jamais la force, la profondeur, l'intrigue de ce roman...

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Les éditions

  • Hamilton Stark [Texte imprimé], roman Russel Banks trad. de l'américain par Rémy Lambrechts
    de Banks, Russell Lambrechts, Rémy (Traducteur)
    Actes Sud / Lettres anglo-américaines (Arles).
    ISBN : 9782868697912 ; EUR 22,87 ; 10/08/1993 ; 345 p. ; Broché
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Etude de fond

5 étoiles

Critique de Sibylline (Normandie, Inscrite le 31 mai 2004, 67 ans) - 2 janvier 2006

Je peux me tromper, mais je crois que Russel Banks, à un moment, a cru à fond au mythe du «Grand Roman Américain». Je crois qu’il s’est demandé un temps si ce n’était pas lui qui allait l’écrire. Et je crois que, pendant la période où cette hypothèse le travaillait, il a fait différents essais littéraires, essais de style et autres et que c’est pendant cette période qu’il a écrit «Hamilton Stark».
Dans ce livre, il tend à montrer qu’un personnage n’existe que dans le réseau des rapports qu’il a avec son histoire, celle de son groupe ethnique, de son microcosme, de sa géographie, de sa famille, de ses proches etc. Partant de ce principe, c’est selon ces différents angles que Banks va nous parler de Stark, tout comme il va nous apporter sur lui des données issues de différents modes de rédaction et de documentation. La tentative est intéressante, je ne le nie pas une seconde, mais on obtient ainsi un gros livre, assez opaque et difficile d’accès, qui demande un gros effort au lecteur. Inévitablement, le lecteur lambda que je suis en vient, au bout d’un moment, à se demander pourquoi il faudrait qu’il fournisse un tel effort alors qu’il en tire si peu de plaisir.
L’intelligentsia a dit beaucoup de bien d’«Hamilton Stark» (recherche rédactionnelle) et beaucoup de mal de «Sous le règne de Bone» ( récit trop classique)
Mais un roman est-il vraiment si parfait, si excellent, d’une si grande qualité, quand il perd la majeure partie de ses lecteurs avant la dernière page ?

J'adore Russell Banks...

5 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 26 juillet 2001

...mais c'est le seul livre de lui dans lequel je ne suis pas entré. J'ai lu une cinquantaine de pages et j'ai arrêté. J'ai gardé la leçon de Pennac (" Comme un roman") quand je n'aime pas j'arrête... Peut-être ne suis pas dans la bonne ambiance à ce moment là ? Et il m'arrive de reprendre plus tard et ça marche ! Et je ne comprends pas comment j'ai pu passer à côté la première fois... Je vais refaire l'expérience avec ce livre !

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