Le contrôle de la parole : L'édition sans éditeurs, suite
de André Schiffrin

critiqué par Feint, le 14 juin 2006
( - 57 ans)


La note:  étoiles
Où va l'édition ?
Ce petit essai, qui fait suite à L’édition sans éditeurs, brosse le portrait – inquiétant – du monde de l’édition et de la presse. Des « affaires » récentes, comme l’affaire Vivendi ou le rachat du Seuil par la Martinière, qui ont bouleversé le paysage éditorial français, y sont évoquées. (On comprendra au passage comment l’une a pu indirectement entraîner l’autre.) Comme pour la presse (André Schiffrin évoque aussi bien le rachat de la Socpresse en France que la manière dont la presse américaine a traité la question de l'Irak), le maître mot est désormais « concentration », et le domaine de l’écrit est la possession de personnalités dont les préoccupations principales sont loin d’être l’édition ou l’information. Dirigeant d’une maison d’édition américaine à but non lucratif, André Schiffrin est bien placé pour comparer ce qui se passe en Europe avec l’évolution du statut de l’écrit outre-atlantique.