La Reine crucifiée
de Gilbert Sinoué

critiqué par Nicolas Frutos, le 27 mai 2006
(Bruxelles - 63 ans)


La note:  étoiles
La Reine à aimer
Après une promenade prodigieuse dans les dédales des diverses religions ( Le livre de Saphir) et un aparté avec Dieu ( Les silences de Dieu), après les mystères de la peinture (L'enfant de Bruges) et un échange épistolaire homérique au temps des pharaons (Akhenaton, le Dieu maudit), Gilbert Sinoué nous parle d'Amour avec un grand 'A' et c'est réussi.
Nous sommes en 1340
Elle se nomme Inès de Castro, elle est espagnole, très belle et dame d'honneur de Dona Constanza, future reine du Portugal.
Lui s'appelle dom Pedro, il est portugais, futur Roi du Portugal et futur mari de Dona Constanza.
Dom Pedro et Dona Constanza vont se marier
Mariage d'amour, mariage de raison et mariage d'Etat?
Lors de son mariage avec Dona Constanza, dom Pedro croisera les yeux d'Inès de Castro et ne les lâchera plus.
Inès vient de Castille et ne vit que pour servir sa patrie et son père. Dom Pedro, lui, ne s'intéresse pas trop aux affaires de son pays et ne rêve que de tuer son père, le Roi du Portugal. Alors, rêve, réalité ou pressentiment?
A cet amour se mêle le mystère du "Presbyteri Joannis".
Cette intrigue va-t-elle aider à chasser les Maures d'Espagne ou à chasser les Arabes de Jérusalem?
Sinoué dans ce très bon livre nous entraîne de Lisbonne en Castille, d'Avignon en Inde, de vie à trépas.
Après avoir dévoré cette Reine crucifiée, n'oubliez pas les annexes historiques.
Très bonne lecture
Un seul regret : le côté historique un peu délaissé 6 étoiles

Ce roman est intéressant par l'histoire d'amour entre Inès et Dom Pedro et par son contexte historique.
Un regret cependant, je trouve que le contexte historique n'est pas assez mis en avant par rapport à l'histoire d'Inès et de Dom Pedro.
Une lecture de détente plutôt intéressante, mais qui ne m'aura pas marqué plus que ça...

PA57 - - 41 ans - 27 mars 2011