Roman policier
de Imre Kertész

critiqué par Tristou, le 10 mai 2006
( - 34 ans)


La note:  étoiles
Que ce titre est piège... quoi que...
Résumé :

Un renversement politique, quelque part en Amérique latine. La dictature qui s'établit offre au simple policier Antonio Martens l'occasion inespérée d'intégrer l'armée. Il y rencontre Diaz, son supérieur aussi charismatique que louche, et l'acolyte de celui-ci, le sadique Rodriguez. Commencent alors des filatures au cours desquelles sont fichés un grand nombre de citoyens irréprochables. Peu après, Rodriguez installe dans leur bureau un instrument de torture et s'apprête à en faire usage. Martens fait face à ses propres sentiments - trop faibles pour une véritable remise en cause, trop forts pour l'insouciance pure et simple. Jusqu'où fermera-t-il les yeux ? Ce Roman Policier à grande puissance évocatrice met en scène les ravages d'une terreur emblématique. A travers l'écriture, le bourreau Martens cherche la rédemption, à l'instar des victimes dans d'autres oeuvres de Kertész.

(texte de la 4e de couverture)

Avis personnel :

Pour un deuxième livre de cet auteur alors que le premier lu (Etre sans destin) m'avait laissé une impression mitigé, j'en ai été agréablement surpris. Une oeuvre bien écrite, bien réfléchie dans laquelle l'auteur ne se contente pas de narrer une histoire, il dénonce un certain nombre de thèmes réccurents dans une société où les libertés sont moindres. Un titre fin et subtil, une illustration de couverture bien choisi, un format original, une recette gagnante d'Actes Sud pour un roman réussi.