La tante Julia et le scribouillard de Mario Vargas Llosa

La tante Julia et le scribouillard de Mario Vargas Llosa
( la tía Julia y el escribidor)

Catégorie(s) : Littérature => Sud-américaine

Critiqué par Léonora, le 7 avril 2006 (Inscrite le 7 avril 2006, 41 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 5 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (23 195ème position).
Visites : 6 467  (depuis Novembre 2007)

vive le soap opéra!!!!

l'histoire en deux mots: la rencontre entre notre héros jeune étudiant et la tante Julia ( légèrement plus âgée) et le scribouillard chargé d'écrire des feuilletons radiophoniques... soaps opéras pour ménagères d'Amérique du Sud... ne m'en veuillez pas si cette description manque de précision... je l'ai à vrai dire lu il y a quelques années... Mais ce livre est entêtant de drôlerie et particulièrement au coeur des imaginations de ce scribouillard... Je le conseille pour tout ceux qui aimeraient trouver un livre distrayant et débordant d'humour ( ce qui n'est pas si courant) .

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Laborieux

5 étoiles

Critique de Isis (Chaville, Inscrite le 7 novembre 2010, 74 ans) - 10 juin 2011

N’est pas Balzac qui veut et si Pedro Camacho, le scribouillard décrit par Mario Vargas Llosa dans ce roman autobiographique, fait réapparaître ses personnages d’un épisode à l’autre, à l’exemple de la célèbre «Comédie humaine», il les mélange à qui mieux mieux sous l’effet d’une confusion mentale aussi perturbante pour les anciens auditeurs de ces feuilletons radiophoniques, que pour le présent lecteur...
Au total, comme le récit des premières amours de l’auteur n’est pas des plus passionnants, tant il traîne en longueur, l’ensemble se révèle plutôt laborieux et j’ai eu, pour ma part, beaucoup de mal à suivre le cheminement tant de l’intrigue principale que de ces entrelacs d’historiettes dont on ne connaîtra jamais la fin. Une alternance de genres et de chapitres, certes originale, mais que, pour ma part, j’ai trouvé lassante.
Toujours en référence à l’auteur de la «Comédie humaine» que l’on surnomma le «Napoléon des Lettres», tant sa puissance de travail était immense, Mario qualifie alternativement ce scribouillard infatigable de «Balzac péruvien» ou de «Napoléon de l’Altiplano». Les descriptions de ce héros particulièrement besogneux avec, en contrepoint, celles du dilettantisme avoué de Mario accentuent encore le caractère déconcertant de cet ouvrage.

Pas convaincu par ce livre

5 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 74 ans) - 19 décembre 2010

Deux histoires qui se déroulent, celle entre la tante et le neveu et celle du scribouillard.

Pablo Camacho et ses feuilletons romantiques est un être totalement introverti et à l'égo plus que surdimentionné.

Si Bolivar l'avait connu il aurait aussi vite compris qu'une Amérique Latine Unie ne pouvait qu'être un rêve plus qu'utopique. Bref, un personnage qui m'a lassé.

Les amours entre la tante et le neveu se limitent à des mains serrées, des regards énamourés et quelques baisers appuyés accompagnés de crises de jalousie. Tout au moins jusqu'au moment où je les ai abondonnés.

J'ai beaucoup aimé plusieurs de ses oeuvres, mais je ne suis pas arrivé au bout de celle-ci la trouvant sans véritable but ni direction.

Un texte hybride

8 étoiles

Critique de Béatrice (Paris, Inscrite le 7 décembre 2002, - ans) - 15 janvier 2010

Deux fils narratifs, un texte hybride et réjouissant. Les lecteurs qui ont aimé « Si par une nuit d’hiver un voyageur » d’Italo Calvino trouveront leur compte.

« Vaguement » autobiographique ?

8 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 62 ans) - 24 août 2007

Non. Pas vaguement. Il semblerait que la tante Julia ait bien existé. Et le scribouillard ? Mais Vargas lui-même bien sûr !
Comme il semble en être la règle dans les oeuvres de Mario Vargas Llosa, beaucoup de choses sont mêlées, entremêlées.
L’histoire d’un improbable Pedro Camacho, as bolivien du feuilleton radiophonique qui ne vit que par, et pour, les feuilletons quotidiens qu’il écrit à la chaîne et qui passionnent les foules. L’histoire d’un tout jeune homme de dix-huit ans, Varguitas, qui trompe l’ennui d’études de droit auxquelles il s’est inscrit pour faire plaisir à son père, par de vagues piges de rédactions de bulletins d’infos dans une médiocre radio de Lima et l’écriture besogneuse de nouvelles qu’il rêve de voir éditées. L’histoire de la tante Julia, la tante de Varguitas par alliance, de quinze ans son aînée, fraîchement divorcée et qui débarque de la Bolivie où elle était installée. (Les précisions géographiques ne sont pas sans intérêt concernant les oeuvres de Vargas, celui-ci étant péruvien et Lima, les Andes et le Pérou étant omniprésents dans ses romans. Par ailleurs il ne fait pas bon être Argentin au Pérou comme il y sera fait plusieurs fois référence via Pedro Camacho !)
Le tout avec des chapitres intercalés, des extraits des feuilletons radiophoniques de Pedro Camacho qui, circonstance aggravante, perd peu à peu la tête et mélange les personnages de ses différents feuilletons. Et Mario Vargas Llosa se donne jouisssivement le droit de mélanger ses personnages ; surréalisme, quand tu nous tiens ! Ca, ce sont les chapitres pairs.
Les chapitres impairs, eux, ne sont pas hilarants. Ils concernent Varguitas, alias notre Vargas Llosa. Et l’histoire d’amour progresse. On la sent se diriger tout droit vers le drame programmé. Drame ? Peut-être pas. Mais amour impossible (non, peu possible plutôt) et bien mal parti.
Dans quelle mesure est-ce fidèlement autobiographique ? Peu importe. On assiste à la galère de celui qui veut devenir écrivain, qui bouffera de la vache enragée dans ses années heureuses de jeunesse inconsciente et qui se souviendra … et racontera.



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