Trilogie new-yorkaise : Cité de verre - Revenants - La Chambre dérobée de Paul Auster

Trilogie new-yorkaise : Cité de verre - Revenants - La Chambre dérobée de Paul Auster
(The New York Trilogy: "City of Glass", "Ghosts" and "Locked Room")

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Missparker, le 25 février 2006 (Ixelles, Inscrite le 27 janvier 2006, 35 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 11 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (2 908ème position).
Visites : 7 162  (depuis Novembre 2007)

dépossession

Les trois romans ont tous déjà été critiqués mais jamais dans son ensemble, ce que je me propose de faire car il me semble qu'il ne s'agit pas d'une trilogie pour rien.
Les romans peuvent être pris séparément mais il n'acquièrent leur véritable sens et toute leur profondeur qu'après lecture des trois. Ils sont d'ailleurs publiés l'un à la suite de l'autre sous la même reliure chez Babel.

Cette trilogie New-Yorkaise est sans conteste d'une grande originalité. Chacun des livres parle d'une histoire de recherche, de personnes qui en recherchent d'autres mais on se rend compte qu'elles sont le plus souvent à la recherche de quelque chose de plus profond, de plus intime : leur propre identité.

Comme le dit Jean Frémont dans la préface : "le premier volume oscille entre la comédie et le drame psychologique, il joue les rebondissements et les masques, il emprunte une part de sa tension au thriller, il entrecroise par jeu les codes connus. Le second est une fable, plus distanciée, une parabole usant d'une langue plus composée. Avec le troisième volume apparaît un narrateur qui s'exprime à la première personne, il vient nous déclarer qu'il est l'auteur des deux premiers livres, les projettant ainsi au rang de métaphores, de fiction dans la fiction tandis que ce que nous sommes en train de lire devient de ce fait même la réalité. Et du coup le ton change complètement : assez joué, quelqu'un vous parle, vous parle sans détour de choses qui existent : le désir de se fixer et le désir de se perdre [...]"

Ce que je retiens de cette lecture, c'est un sentiment de bonheur tant la qualité narrative est excellente : impossible de s'en détacher. L'ambiance est assez glauque et met parfois mal à l'aise. C'est bien sûr le but recherché.
J'ai connu un Paul Auster plus souriant, plus "léger" mais celui-ci (ou bien ceux-ci) nous montre une autre facette de l'auteur : la face cachée de la lune?

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Les éditions

  • Trilogie new-yorkaise : Cité de verre - Revenants - La Chambre dérobée de Paul Auster
    de Auster, Paul
    Actes Sud / Babel
    ISBN : 9782742737918 ; EUR 9,50 ; 31/01/2002 ; 444 p. ; Broché
  • The New York Trilogy: "City of Glass", "Ghosts" and "Locked Room"
    de Auster, Paul
    Faber & Faber
    ISBN : 9780571200580 ; 03/01/1998 ; 314 p. ; Paperback
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  Trilogie new-yorkaise.

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Intriguant

7 étoiles

Critique de Vigneric (, Inscrit le 26 janvier 2009, 48 ans) - 23 juillet 2014

J'ai bien aimé cette trilogie. Quel plaisir d'essayer de démêler les (faux ?) liens qui existent entre les 3 histoires !
Malgré tout un peu long à certains moments.
J'ai préféré Moon Palace.

Fascinant et déroutant

8 étoiles

Critique de Romur (Viroflay, Inscrit le 9 février 2008, 44 ans) - 29 décembre 2013

J’avais lu il y a quelques temps City of Glass, premier opus de la trilogie et j’avais été fasciné par cette errance, par les jeux d’identité, par le jeu de correspondances subtiles, par cette descente dans la folie. J’ai donc acheté la trilogie complète !

Les deux autres romans sont eux aussi des récits d’enquête, de filature, dans ce décor labyrinthique que constitue la ville de New York, nouvelle cité de Babel. Les thèmes de l’identité et de l’écriture sont, sous différentes formes, au cœur de ces intrigues qui semblent ne mener nulle part : les dénouements laissent le lecteur épuisé mais insatisfait après avoir suivi le narrateur qui s’enfonce et se perd, physiquement ou moralement.

La lecture de ces ouvrages est un formidable exercice, magique et déroutant ! Si vous ne devez en lire qu’un, je conseillerais sans hésitation le premier, le plus complexe et le plus riche.

Etrange et envoûtante trilogie

6 étoiles

Critique de Kabuto (Craponne, Inscrit le 10 août 2010, 57 ans) - 17 février 2013

Une trilogie étrange et envoûtante qui se révèle quand même un peu hermétique par moments. Malgré tout, mon impression finale est plutôt positive car l’auteur se révèle être un conteur hors pair. Cité de verre est l’histoire la plus étrange des trois avec cet écrivain qui accepte un peu par hasard de se transformer en détective. Une quête qui le conduira bien plus loin qu’il ne le pensait au départ. Ensuite avec Revenants, Paul Auster explore un peu les mêmes thèmes et même si j’ai trouvé que le rythme était assez lent, j’ai bien aimé. Mais ma préférence va à la chambre dérobée où le mystérieux Fanshawe gardera jusqu’au bout son mystère. Néanmoins, je suis toujours un peu dérouté par la façon dont Paul Auster termine ses romans. Des fins qui n’en sont pas vraiment et qui me laissent à chaque fois avec une impression d’inachevé et un tas de questions en suspens.

Trilogie New-Yorkaise

8 étoiles

Critique de Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 38 ans) - 26 novembre 2012

J'ai bien aimé ce livre. Pourquoi? Présentement j'en ai aucune idée. Il m'est arrivé la même chose lorsque j'ai lu la musique du hasard. Ce n'est que des années plus tard que j'ai compris pourquoi il était bon. J'ai la même impression avec la Trilogie New-yorkaise. Les histoires sont bonnes et en même temps mystérieuses. J'aurais sûrement une réponse à mes interrogations face à ce livre dans quelques années.

A la vérité, nous ne nous racontons que des histoires

8 étoiles

Critique de Fa (La Louvière, Inscrit le 9 décembre 2004, 42 ans) - 25 avril 2012

Qu'y a-t-il au-delà des mots? La vérité peut-elle s'affranchir du texte? Une histoire peut-elle exister seule, indépendamment de toute autre? L'homme ne peut-il s’identifier qu'à travers les autres? Pourquoi sommes-nous toujours à la recherche de signifiants même lorsque, tout simplement, il n'y en a pas...

Toutes ces questions et bien d'autres constituent le sens de cette trilogie de Paul Auster. Cette trilogie constituera un noeud où s’emmêlent les fils d'autres récits ou d'autres acteurs, de même que les trois récits présentés qui s'inter-réfèrent sans nécessairement constituer un tout cohérent.

Paul Auster dans toute sa splendeur

8 étoiles

Critique de Killing79 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 38 ans) - 11 mars 2012

Trois histoires, trois destins énigmatiques, basés sur une recherche de soi par la quête des autres. Dans chaque récit, le personnage principal se lance, pour des raisons professionnelles ou personnelles, dans une observation et une analyse de l'autre, et finit par se remettre lui-même en question.
Dans "Cité de verre", Quinn se perd en essayant de suivre ses convictions. Dans "Revenants", Blanc se laisse piéger par ses propres actes. Et dans "La chambre dérobée", Fanshawe reste finalement hanté par ses choix.
Même si pour "Les revenants", j'ai eu plus de mal à rentrer dans le sujet, du fait de la neutralité des personnages, les trois récits m'ont emporté avec délectation, dans ce dédale New-Yorkais entre réalité et métaphysique.
Une certitude: Paul Auster écrit toujours aussi bien. Grâce à son sens de la narration, il nous entraîne dans le sillage de ses mystères, et inscrit avec force, ses contes identitaires dans nos mémoires: des contes qui n'ont pas réellement de fin mais qui trottent encore et encore dans notre inconscient.

3,5 étoiles pour "la trilogie new-yorkaise"

7 étoiles

Critique de Js75 (, Inscrit le 14 septembre 2009, 34 ans) - 18 janvier 2010

Cité de verre est la première histoire et elle est d'un très bon niveau. Narration originale, un personnage principal attachant et les habituelles obsessions thématiques d'Auster (l'errance,la solitude...), l'histoire est captivante. Un thriller qui se transforme rapidement en quête métaphysique pour le héros, très attaché à l'enquête (on retrouve donc le thème de la descente aux enfers, utilisé plusieurs fois par Auster). Revenants,la deuxième histoires, est la meilleure. Intrigue intéressante, personnages ambigus et complexes, thèmes intéressants (la solitude, le double et les faux-semblants). Une variation réussie de Cité de verre avec une fin plus satisfaisante, en forme de fatalité pour le personnage principal, bloqué dans une spirale sans fin. Hélas, la dernière histoire fait baisser le niveau de l'ensemble, car elle est tout simplement moyenne. En effet,la chambre dérobée n'arrive pas à captiver à cause de nombreuses digressions et une histoire sans grande originalité. Seule la fin sauve les meubles. Donc,la trilogie new-yorkaise reste un bon livre, inégal mais intéressant au niveau de la narration et des thèmes abordés.

Labyrinthe narratif

7 étoiles

Critique de Oxymore (Nantes, Inscrit le 25 mars 2005, 45 ans) - 3 septembre 2009

Moi qui ne connaissait pas Auster, j'ai particulièrement apprécié cette trilogie qui nous immerge dans un univers étrange, singulier et pour le moins déroutant.
Ces trois romans sont à la fois différents et pour autant liés les uns aux autres par des fils ténus et Auster semble vouloir nous perdre dans la "Cité de verre" pour mieux nous éclairer dans "Revenants".
Auster semble s'ériger en pourfendeur du réalisme, se débarrassant ainsi des scories de ce dernier; ainsi point de descriptions laborieuses, seuls quelques personnages présents, "Revenants" évitant même tout nom au profit de couleurs. Simplement.
En somme, plus que l'histoire en elle-même (introspection, quête de l'inconnu, nihilisme) c'est la forme narrative qui m'a plu; ajoutons à cela un enchâssement surprenant entre ces trois romans et on obtient un cocktail assez remarquable qui nous prend sans cesse à contre-pied.

New York la mystérieuse

8 étoiles

Critique de Missef (, Inscrite le 5 mars 2007, 51 ans) - 17 juin 2009

Tout commence par un faux numéro. Au bout du fil, un inconnu demande avec insistance à parler à Paul Auster…
Il en découle trois histoires, apparemment sans lien, mais évidemment parsemées de signes qui tendent à démontrer le contraire. Ces trois histoires finissent par se croiser, s’entremêler, même si le lecteur ne sait pas toujours comment. En règle générale, on peut dire que les questions soulevées ne trouvent pas forcément de réponse – l’auteur ou son narrateur refuse parfois ouvertement de les donner.
Dans chaque histoire, à travers NY, le lecteur suit les pérégrinations d’un homme (détective, ou détective en herbe) dont la quête finit par devenir son obsession, par lui faire perdre pied, le noyer dans une réalité autre.
Il est donc beaucoup question d’introspection, de cheminement mental, mais Auster nous questionne aussi sur ce que c’est que son métier d’écrivain, et son rapport ambigu à l’écriture – un thème qui joue, en filigrane, un rôle majeur dans chaque histoire.
Tout cela donne un livre fascinant, intriguant, dont les explorations nous proposent bien des pistes de réflexion, sans jamais donner de réponse toute faite.

Tout simplement Génial !

8 étoiles

Critique de Tchico2 (Labenne, Inscrit le 12 janvier 2006, 42 ans) - 22 mai 2006

Je conseille à toutes les personnes intéressées par Paul Auster de commencer par la trilogie Newyorkaise. ces trois petits romans permettent directement d'entrer dans l'univers Paul Auster.
C'est tout simplement d'une qualité narrative extraordinaire. On ne décroche pas d'un tel bouquin.
C'est un très bon moment.
Les 3 histoires sont très originales et elles ont toutes les trois des rebondissements intéressants et imprévisibles.

Vraiment : a découvrir

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