Le cousin Pons de Honoré de Balzac

Le cousin Pons de Honoré de Balzac

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Pétoman, le 5 juin 2001 (Tournai, Inscrit le 12 mars 2001, 41 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 8 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (2 481ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 7 542  (depuis Novembre 2007)

Nous vivons dans un monde sans humanité

Pons est un artiste: chef d'orchestre et amateur d'art qui achète des chefs-d'oeuvre à moindre prix.
Mais Pons, c'est aussi un vieil "affreux": célibataire, pique-assiette qui va, de par sa seule faute, la gourmandise, manger chez ses "cousins".
Mais dans cette inique existence, il peut compter sur son seul ami - mais quel ami! - Schmucke.
Aprés avoir été maltraité par madame Camusot, Pons attrape une jaunisse et reste cloué au lit. Alors, on s'aperçoit qu'il possède une véritable fortune avec toute sa collection de tableaux. Alors, qui héritera? Les Camusot, madame Cibot (sa femme de ménage) ou la justice?
Balzac, dans ce sublime roman, nous montre bien une certaine nature humaine qui nous donne envie de devenir aveugle... car comment peut-on encore regarder, après lecture de ce livre, les gens... je me le demande.

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Les éditions

  • Le cousin Pons [Texte imprimé] Honoré de Balzac préf. et comment. de Maurice Mourier
    de Balzac, Honoré de Mourier, Maurice (Editeur scientifique)
    Pocket / Presses pocket (Paris).
    ISBN : 9782266093767 ; 30 F ; 27/10/1999 ; 490 p. ; Poche
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trop superficiel

7 étoiles

Critique de Prince jean (PARIS, Inscrit le 10 février 2006, 43 ans) - 21 mars 2007

L'histoire est magnifiquement bien menée, il y a du suspens, car jusqu 'au bout, je me suis demandé si le brave avoué n'avait pas été le dupe d'un escroc.



Le personnage du colonel Chabert est sublime de dignité, de sensibilité face à sa femme, et de sagesse face à la sottise du monde.



Le début du roman, avec la description précise du cabinet de l'avoué avec les chamailleries de ses clercs fait entrer immédiatement le lecteur dans le décor où cette courte histoire va se dérouler.



Malheureusement, je regrette que Balzac s'arrête uniquement à la description des faits, à la pertinence des dialogues, ect... sans réellement entrer dans la psychologie des personnages.



A la fin du roman, on reste sur sa fin, car il semble que l'on n’ait que survolé le colonel Chabert sans vraiment le connaitre, ni lui , ni sa femme.
On ne comprend pas non plus, les raisons profondes qui ont poussé l'avoué à prendre la défense du colonel Chabert.



En deux mots.. un bon roman, mais qui ne va pas assez loin. Nombreuses nouvelles de Balzac sont plus abouties.

Un de mes préférés chez Balzac

10 étoiles

Critique de JEANLEBLEU (Orange, Inscrit le 6 mars 2005, 49 ans) - 5 février 2006

Un véritable chef d'oeuvre ! Je l'ai lu il y a une dizaine d'années mais je m'en souviens comme si c'était hier...

Très noir et pourtant pas insoutenable grâce à la fantastique amitié (ou est-ce de l'amour ?) de Schmucke pour Pons.

Ce roman est aussi un hymne à l'art (musique, peinture, littérature, ...).

la vertu opposé à la perversité

8 étoiles

Critique de Oxymore (Nantes, Inscrit le 25 mars 2005, 45 ans) - 16 janvier 2006

Le cousin Pons débute en 1844, pendant le règne de Charles X, à Paris. Pons est un homme seul et classé Empire (1804-1815) par Balzac, il semble donc mal dans son époque et dans sa vie. Pourtant Pons est habité par une passion, les tableaux; depuis de nombreuses années, seuls ses tableaux lui donnent un semblant de bonheur quand il quitte le théâtre sur les boulevards où il travaille en dirigeant un orchestre après avoir longtemps composé des morceaux et des pièces musicales.
Pons ne sort que très rarement et on le considère comme un "pique-assiette" dans les maisons de sa famille où il passe. A défaut d'amour, Pons rencontra une amitié pour la vie en la personne de Schmucke, pianiste dans son théâtre et Allemand installé à Paris.
La suite de ce livre nous entraine dans toutes les vicissitudes de la société, dans les profondeurs de la cupidité brefsdans les aspects les plus néfastes des hommes. En effet Pons et Schmucke, tendres naïfs aux grands coeurs vont affronter une mère Cibot vénale, un Rémonencq vautour, un Fraisier manipulateur et fourbe, les Popinot et Malville calculateurs, tout ce cortège insigne voyant en Pons la possibilité de s'enrichir.
Balzac oppose ici à merveille la vertu et la perversité; Pons et Schmucke d'un côté, semblants incapables du moindre mal et face à eux, Cibot, Fraisier et autres prêts à tous les coups bas et dénués de scrupules pour arriver à leurs fins.
Comme souvent avec Balzac, la vérité apparait crûment; ici on ne cherche pas une fin morale mais la vérité, la triste et stricte réalité.
Le roman étant du 19ème siècle, il existe une certaine opacité née des histoires de rentes, de dot, de successions; néanmoins le roman est très bon et ce détail ne nuit pas du tout à l'ensemble.

Le chef-d'oeuvre absolu.

10 étoiles

Critique de Lucien (, Inscrit le 13 mars 2001, 61 ans) - 11 décembre 2001

J'ai choisi de vous présenter l'un des derniers romans, achevé par Balzac en 1848, avant qu'il confie dans une lettre : « Mon esprit s’est couché comme un cheval fourbu ». Le Cousin Pons narre, avec une cruauté réaliste rarement atteinte, la descente aux enfers du malheureux Sylvain Pons, prototype du parent pauvre, compositeur démodé, gastrolâtre attendrissant, génial collectionneur de bric-à-brac, et ami du bon Allemand Schmucke, au savoureux accent teuton. Autour de ces cÏurs purs, Balzac campe une impitoyable galerie de portraits : la portière Cibot, l’Auvergnat Rémonencq, l'avocat marron Fraisier, le « tableaumane » juif Elie Magus, les parents riches et méprisants Popinot ou Camusot se liguent pour assassiner le pauvre homme par des mots acérés qui sont autant de coups de poignard dans un cÏur sensible. Quelques phrases d'un total cynisme surgissent au détour de ces pages inspirées : « En médecine, le cabriolet est plus important que le savoir. » « A la longue, il en est d'une profession comme du mariage, on n'en voit plus que les inconvénients. » « Bientôt se déclara la froideur que le vieillard répand autour de lui. Cette bise se communique, elle produit son effet dans la température morale, surtout lorsque le vieillard est laid et pauvre. N'est-ce pas être trois fois vieillard ? ce fut l'hiver de la vie, l’hiver au nez rouge, aux joues hâves, avec toutes sortes d’onglées ! » Le Cousin Pons, un chef-d’Ïuvre absolu à (re)découvrir d'urgence.

Rien ne change sous le soleil !

7 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 15 juillet 2001

A décrire le fond de l'être humain, on ne risque pas beaucoup de passer de mode. L'homme vit dans une société de plus en plus sophistiquée, mais lui, il ne change que très, très peu ! C'est toujours la recherche de l'argent, de la puissance, ainsi que le sexe qui mènent le monde. A ce niveau là rien ne change sous le soleil ! L'avarice, l'envie, l'aigreur, la méchanceté, la médisance, l'amour, l'égoïsme, l'égocentrisme,font le fond de commerce éternel et prospère des écrivains.

Relire Balzac

7 étoiles

Critique de Macréon (la hulpe, Inscrit le 7 mars 2001, 83 ans) - 14 juillet 2001

Le Vieux musicien, tel était le titre initial du "Cousin Pons".On aurait pu appeler ce livre " comment capter un héritage" ou bien " Vie et déconfiture de deux vieux vrais amis" ou encore " le pique-assiette". Grâce à la critique de Pétoman, je me suis remis à lire un bon vieux Balzac, énorme auteur que je connais d'ailleurs assez mal. Balzac a peut-être un tout petit peu vieilli, mais les personnages de son époque (la France de Louis-Philippe)ne sont pas des pantins et certaines péripéties sont du plus haut comique, dans un contexte pas si ancien que cela. Dans " Le Cousin Pons", il y a quelques longueurs ou digressions ( sauf le respect que je dois aux inconditionnels du grand écrivain), mais l'ensemble tient la route. Balzac est un écrivain habile et consciencieux, il aime ses personnages, ce n'est pas un révolutionnaire mais ses analyses vont loin.Tout ce qu'il écrit peut se transposer aujourd'hui, d'une autre façon évidemment.
Amusons nous à observer les manigances des avoués, notaires, brocanteurs, concierges etc, entrez dans la familiarité des conversations mondaines et n'ignorez rien des tractations sordides autour des mariages d'argent et des héritages. Balzac était le meilleur reporter de son temps, et surtout le plus amusant, le plus profond.
Pas vraiment méchant, ni haineux.

De l'avidité

6 étoiles

Critique de Ferragus (Strasbourg, Inscrit le 8 mai 2001, 54 ans) - 13 juin 2001

Le cousin PONS, c'est le roman de l'avidité, de l'envie, de la mesquinerie. Toutes les petitesses de l'âme y sont décortiquées, soupesées, presque savourées et l'on aime rien tant que ce fascinant dégoût pour les odieux comportements.
Madame CAMUSOT, déjà plusieurs fois dévoilée ("Le cabinet des antiques", "Splendeurs et misères des courtisanes"), arrive au bout de son chemin et découvre toute la désespérante sécheresse de son coeur. Quant à la CIBOT, l'ignoble portière, c'est pure délectation que de la jauger, d'apprécier en connaisseur les bassesses qui jalonnent son parcours.

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  Sujets Messages Utilisateur Dernier message
  Chabert = Pons ?? 4 Saint Jean-Baptiste 24 mars 2007 @ 03:05

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