Astérix le gaulois (Une aventure d'), tome 16 : Astérix chez les Helvètes
de René Goscinny (Scénario), Albert Uderzo (Dessin)

critiqué par Veneziano, le 18 décembre 2005
(Paris - 41 ans)


La note:  étoiles
D'assez drôles clichés
Le gouverneur de Condate - Rennes, donc celui de la région de nos amis - est ventripotent, décadent et corrompu : il détourne l'argent de la collecte d'impôts de la région, pour organiser ses orgies, plus riches, grasses et sales les unes que les autres, et ne reverse qu'une très faible part à Rome.
Evidemment, le questeur venu de Rome vient s'en intriguer. Il arrive au milieu d'une de ces orgies dégoulinantes de miel et de graisse. Il lui donne un bouillon empoisonné et compte bien le corrompre pour ne pas être inquiété.
Or, le questeur malade mande un soldat d'aller chercher nos fameux Gaulois pour le sauver. Panoramix est formel : seule une potion à base d'edelweiss, petite fleur de montagne qui ne se trouve qu'en Helvétie, peut le rétablir d'aplomb.

Et c'est là qu'Astérix et Obélix commencent leur périple. Ils passent par une auberge, rutilante de propreté, ce qui contraste avec les orgies romaines décadentes, dans une banque - évidemment - où ils finissent par être logés dans un coffre avec un grand fromage à trous, comme le montre la couverture. C'est pour leur sécurité, pour ne pas être découverts. Cela permet une gentille ironie facile sur le secret bancaire suisse, ainsi que sur la manie de la propreté, ce qui amène à des paradoxes, lors des orgies romaines organisées en ce pays.
Vient ensuite l'épopée du bateau, des chants de montagne et de la fondue au vin blanc, ce qui rend Obélix totalement ivre, au point qu'on est obligé de l'attacher endormi lors de la cordée de montagne pour aller "pêcher" l'edelweiss.
Evidemment, le questeur est sauvé et annonce sa fin au gouverneur, à l'issue de l'album.

Il y a de bons gags, les clichés sont amusants, mais ils sont par définition stéréotypés. Ils sont d'autant plus pernicieux qu'ils sont drôles. Uderzo et Goscinny sont bien du pays de Voltaire. Sur le coup, ça fait rire - donc le but des auteurs est réussi - mais on se reprend après, en se demandant si cette bonne humeur ainsi gagnée est de si bonne qualité.
Astérix chez les Helvètes 8 étoiles

C'est pas la BD d'Astérix mais au moins l'histoire est vraiment bonne. On a droit à tous les clichés sur les Suisses comme entre autres les banques, la neutralité et le fromage. C'est ça qu'on aime d'Astérix, les petits clins d'oeil à la culture des pays abordés. Dans cette BD, un questeur romain est empoisonné et Astérix et Obélix doivent trouver une fleur qui pousse dans les sommets de l'Helvétie pour le sauver. Le gouverneur qui l'a empoisonné fera tout pour les empêcher de le guérir. Un bon Astérix.

Exarkun1979 - Montréal - 39 ans - 7 octobre 2011


Mon préféré d'Astérix (pour l'instant) 10 étoiles

J'ai passé un très bon moment de lecture. Écroulé de rire en voyant la propreté et les chants pathétiques (c'est à dire nuls à pleurer) des helvètes et la saleté des romains. 5 étoiles.

Marcel11 - Paris - 20 ans - 28 août 2011


De belles découvertes ! 8 étoiles

Pour une fois les auteurs ne nous ont pas juste programmé un voyage en Suisse avec son lot de clichés, certes drôles, et son manque d'originalité.
Non ici on a le plaisir d'avoir un scénario correct et surtout de belles découvertes (les orgies et la décadence très bien représentées) et des personnages intéressants comme le contrôleur romain qui devient même ami du peuple gaulois.
Et puis les Helvètes sont assez drôles... surtout quand ils s'énervent contre nos gaulois, ces derniers ayant défoncé un coffre pourtant inviolable !

Ngc111 - - 33 ans - 8 février 2011


« OUI, TOUT EST HARMONIE CHEZ NOUS ! » 6 étoiles

Gracchus Garovirus, gouverneur corrompu de Condate (Rennes), empoisonne le contrôleur d’impôts romain Claudius Malosinus venu l’inspecter. Malosinus demande l’aide de Panoramix qui a besoin d’un ingrédient rare, l’étoile d’argent, l’edelweiss, une fleur se trouvant sur les hautes montagnes d’Helvétie (Suisse) et où nous suivrons nos deux héros.

J’ai été surprise qu’un romain demande de l’aide des gaulois.

« - Je dois toujours aider les malades; les romains comme les autres.
- Moi je n’aime pas quand les romains sont malades; ils sont plus mous que d’habitude. »

Tout comme Bookivore, j’ai aimé les références à Fellini (Fellinus ?) et toutes celles des suisses. Un bon moment de lecture.

Nance - - - ans - 4 juillet 2009


Très drôle ! 9 étoiles

Entre une séquence d'orgie romaine directement inspirée par celles du film de Fellini "Fellini Satyricon" (un monument, soit dit en passant, mais je m'égare) et des séquences poilantes à l'auberge helvète, avec un tenancier obsédé (comme tout bon helvète qui se respecte) par l'ordre, le temps qui passe et la propreté, cette aventure est assurément une des meilleures.

Bookivore - MENUCOURT - 36 ans - 19 avril 2008