Spirou et Fantasio, tome 12 : Le nid des Marsupilamis de André Franquin (Scénario et dessin), Jidéhem (Couleurs)

Spirou et Fantasio, tome 12 : Le nid des Marsupilamis de André Franquin (Scénario et dessin), Jidéhem (Couleurs)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Humour

Critiqué par Sibylline, le 2 décembre 2005 (Normandie, Inscrite le 31 mai 2004, 68 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 7 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (804ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 3 822  (depuis Novembre 2007)

Le plus mignon des Marsupilamis

Tome 12 des aventures de Spirou et Fantasio, ce «Nid» est entièrement consacré au Marsupilami, sa vie, sa famille, son œuvre.
Ce n’est pas le premier ouvrage de Franquin dans lequel il apparaît, loin de là, mais, poussé sans doute par le succès rencontré par sa créature imaginaire, l’auteur s’est livré ici à une étude «scientifique» du mode de vie de cet animal extraordinaire.
Il nous raconte tout : son alimentation, ses amours, ses descendants (et les difficultés que tout parent rencontre …) ses alliés et ses prédateurs (aucun)
On sent bien, en lisant ça, qu’on est gaga, qu’on se laisse complètement manœuvrer par un sentimentalisme de pacotille, mais on y fonce quand même parce que - qu’est-ce que vous voulez qu’on vous dise ?- c’est bon et ça fait du bien.
On se régale. Quand LA marsupilamie, longs cils battants, talons aiguilles et fleur à l’oreille, met à ses ordres en chantonnant LE marsupilami, être d’une force extraordinaire et dont rien ne peut avoir raison ; quand les bébés (les sages et le petit noir, terrible, que tout le monde préfère) manquent être croqués par la panthère, tout le monde s’inquiète, et quand Papa Marsu rétablit son ordre, tout le monde applaudit. Eh oui, c’est bête, mais on est restés gamins (encore heureux) et on se régale, on applaudit. C’est comme à Guignol, les mêmes ficelles, mais en plus joli. Le trait de Franquin, c’est quand même quelque chose, et le jaguar est génial.
On referme l’album, un sourire attendri aux lèvres, on est contents, « Ah, ce Marsu… ! »

PS : L’album est complété par une courte aventure de Spirou et Fantasio «La foire aux gangsters» avec un passage rapide de Gaston en Guest Star

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Les éditions

  • Spirou et Fantasio, tome 12 : Le Nid des Marsupilamis de André Franquin
    de Jidéhem, (Technicien graphique) Franquin, André (Scénariste)
    Dupuis / Spirou et Fantasio
    ISBN : 9782800100142 ; EUR 10,45 ; 01/04/1986 ; 62 p. ; Cartonné
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Un Spirou ?

10 étoiles

Critique de Shelton (Chalon-sur-Saône, Inscrit le 15 février 2005, 63 ans) - 14 avril 2007

C’est en 1960 que André Franquin délaisse Spirou et Fantasio pour consacrer un album presque entier à la gloire du Marsupilami… mais aussi de Seccotine, car c’est bien elle qui se retrouve en position d’héroïne en faisant une magnifique conférence sur la vie des Marsupilamis dans la forêt de Palombie. Oui, Spirou et Fantasio ne sont là que pour les seconds rôles : on se moque d’eux car Spirou s’est fait photographier en train de fuir… par un gorille, on annule, au dernier moment, la conférence de Fantasio sur son voyage en Palombie, enfin, ils doivent, tous les deux, assister, dans le public, presque de façon anonyme, à la conférence de Seccotine…
Cet album, « Le nid des Marsupilamis », est, en réalité, un véritable documentaire sur le Marsupilami : langage, alimentation, chasse, saison des amours, nidification, naissance, éducation des petits… rien ne manque pour préparer une thèse en Marsupilami !
La narration graphique est d’une limpidité étonnante qui fait oublier que ce livre a déjà plus de quarante ans… André Franquin nous propose des séquences d’un dynamisme, d’un mouvement assez rare dans la bande dessinée. Il faut dire que la queue du Marsupilami permet de nombreuses combinaisons qui entraînent de la vitesse, de la surprise, du rire…
Je crois qu’il faut en profiter et ne surtout pas lire cet épisode des aventures de Spirou et Fantasio en y cherchant une histoire… Il faut seulement faire connaissance avec ce personnage qui était arrivé dans les aventures de Spirou sous le crayon d’André Franquin, en 1952, dans l’album « Les héritiers », et qui fera une carrière en solo, quelques années plus tard… C’est donc bien une parenthèse, un amusement, un clin d’œil, un travail comme peu d’auteurs s’en sont offert. Il faut une classe et une capacité d’autodérision pour sortir de sa série et s’amuser… C’est probablement une des preuves de la classe de Franquin, si je mets à part son graphisme animé et musical qui fera merveille dans la série « Gaston Lagaffe ».
Je ne vous cacherai pas que je viens de prendre un plaisir extraordinaire à relire, aujourd’hui, cet épisode « Le nid des Marsupilamis », que je l’ai fait sans prendre la moindre pose, avec l’envie de vous crier : « Si cet album est chez vous, précipitez-vous, allez le relire tout de suite ! Dans le cas contraire, il ne vous reste plus qu’à le noter sur votre liste de courses ou de bibliothèque »… C’est comme ça, il faut savoir s’incliner devant le génie d’un modeste auteur de bandes dessinées…
Pour ce qui est de Spirou et Fantasio, je continue de penser que Franquin est celui qui a donné le rythme à cette série, sans enlever aucune qualité aux créateurs… A travers cet album, on en mesure tout le génie, mais aussi tout ce que les Tome et Janry en reprendront pour devenir les dignes successeurs…

Le mélanisme...

10 étoiles

Critique de Le rat des champs (, Inscrit le 12 juillet 2005, 69 ans) - 15 décembre 2005

Et pourquoi donc faudrait-il surveiller particulièrement le marsupilami "atteint de mélanisme"? Parce qu'il est noir? Franquin était un homme généreux et altruiste, il l'a prouvé en réalisant des planches de Gaston antifascistes que certains amateurs s'arrachent presqu'à prix d'or. Il n'aurait pas aimé, je crois, que certains trouvent des éléments racistes dans son oeuvre, alors que pour lui, le petit marsu noir fait partie de la famille, comme les hommes de chaque couleur font partie de la grande famille universelle.

Le meilleur spirou

10 étoiles

Critique de Enzo (, Inscrit le 21 novembre 2005, 49 ans) - 8 décembre 2005

Je n'ai jamais accroché à Spirou, sauf précisément ceux avec le Marsupilami. Pauvre jaguar qui, au fil des cases, se fait bouffer toute la queue par les piranhas, Papa Marsu poussant la cruauté jusqu'à relacher les poissons qu'il avait attrapés pour qu'ils aillent becqueter le fauve et ensuite les repécher...

Le petit marsu atteint de mélanisme est bien évidemment le plus craquant... tant qu'on a pas à veiller sur lui... Bi bi...

Le livre de mon enfance

10 étoiles

Critique de Dirlandaise (Québec, Inscrite le 28 août 2004, 64 ans) - 3 décembre 2005

Ce livre fait partie de mes beaux souvenirs d'enfance. Comme je l'aimais et comme je l'ai lu souvent. Je vais le relire encore une fois car il n'a sûrement rien perdu de son charme. C'est un petit chef-d'oeuvre d'imagination. Je revois encore la marsupilami se parer d'une fleur offerte par le marsupilami amoureux, la construction du nid, la venue des petits, l'attaque du serpent, le petit marsupilami noir et intrépide qui se mettait dans des situations périlleuses... Je me rappelle bien tout ça malgré le temps écoulé. Ça fait vraiment plaisir de se remémorer ce livre. Merci Sibylline !

Trop mignon tout plein :-).

8 étoiles

Critique de Fee carabine (, Inscrite le 5 juin 2004, 45 ans) - 3 décembre 2005

Au risque de choquer les ardents bédéphiles, je dois avouer que je n'ai jamais été une lectrice assidue des aventures de Spirou... à une exception près: ce délicieux, craquant et (beaucoup trop) mignon "Nid des marsupilamis", que je lis, relis et rerelis avec délice depuis mon enfance au point que mon exemplaire tombe littéralement en morceaux, sa reliure démantibulée à force d'usure.

Sib a tout très bien dit, et je ne peux que répéter après elle: c'est trop mignon, surtout cet affreux jojo turbulent et désobéissant de petit marsupilami noir! Et pour un peu, on aurait pitié de ce pauvre félin (au fait panthère ou jaguar?) qui malgré ses muscles, ses griffes et ses grandes dents, ne fait vraiment pas le poids face à l'astuce des petits marsupilamis, mais par contre fait souvent les frais de l'appétit voraces des piranhas...

A croquer, savourer... et reprendre un morceau par pure gourmandise!

Un des meilleurs!

8 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 45 ans) - 3 décembre 2005

Sib, je ne peux qu'approuver ton commentaire! Tu as raison, nous sommes gagas mais qu'est-ce que ça fait du bien!! Ce que j'apprécie tout particulièrement dans cet album, c'est le visage expressif du "papa" marsu. Lorsqu'il gronde sa progéniture, la surveille, la protège; lorsque ses mômes l'attendrissent... Toute une panoplie d'expressions, d'yeux sombres ou rieurs... un coup de crayon "franquinois" tout de même fantastique, c'est à souligner.
Et c'est vrai que le petit marsu noir, c'est celui qu'on préfère!! :)

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