La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier

La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier
(Girl with a pearl earring)

Catégorie(s) : Littérature => Romans historiques

Critiqué par Renardeau, le 24 mai 2001 (Louvain-la-Neuve, Inscrite le 6 avril 2001, 59 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 40 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (1 279ème position).
Visites : 12 454  (depuis Novembre 2007)

Peindre l'innocence

J'ai refermé ce livre avec infiniment de douceur et de mélancolie. La jeune fille à la perle, c'est ce tableau de Vermeer exposé au Mauritshuis, à La Haye.
Enigmatique et irradiant la pureté, elle nous fixe par dessus une épaule, les yeux brillants, les lèvres entrouvertes.
Tracy Chevalier a imaginé l'histoire de cette jeune fille dont nul ne sait qui elle est. Elle lui a donné un prénom, Griet, et une histoire douce et amère qui se déroule comme la soie paisible et chatoyante des canaux de Delft. Delft, ville de Vermeer, dont la lumière nordique illumine les tableaux.
On pouvait craindre le pire de ce thème. Tracy Chevalier en a donné le meilleur. Elle a imaginé Griet sensible et pure, bientôt envoûtée par la personnalité et la peinture de Vermeer, l'a entourée de femmes plus ou moins malveillantes. Engagée comme servante chez les Vermeer, Griet tire une grande force de son innocence.
Frais et nostalgique, ce roman est aussi passionnant. Au début, il agace un peu par la précision des descriptions, mais peu à peu, on comprend que c'est là vision de peintre. Et il est amusant de regarder d'un oeil neuf les tableaux de Vermeer après la lecture, d'y découvrir les carreaux au sol que Griet nettoye, les étoffes qu'elle époussète, et de voir s'animer les modèles de "la Jeune Femme à l'aiguière" ou de "la Femme au collier de perles".
Pour Vermeer, pour Delft et pour la vie quotidienne au dix-septième siècle, La Jeune Fille à la perle est un très beau roman.
Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres. La Jeune Fille à la perle est son deuxième roman.

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Il manquait la perle !

9 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 57 ans) - 8 octobre 2015

Il manquait la perle !


Dix-septième siècle, les Pays-Bas sont un peu le centre de la terre. L'économie, la peinture et la philosophie sont au firmament de l'époque. Écrivains et érudits s'y établissent pour enseigner et publier en toute liberté, catholiques et protestants vivent en ignorant les bûchers !

Griet habite à Delft. Sa famille désargentée doit se résigner à la placer comme servante dans une famille nantie d'un peintre déjà célèbre : Johannes Van der Meer, dit Vermeert.
Griet s'occupe du ménage et des six enfants du couple. Les relations dans la maison entre l'épouse, la belle mère et l'autre servante sont tendues et empreintes de rivalité.
Peu à peu, Griet, cette fille pauvre aux grands yeux entrera dans une forme de complicité avec le peintre et deviendra son modèle.

Qu'en penser ?
Amateurs d'action passez votre chemin car ce livre décortique avec minutie la vie souterraine d'une toile. Vermeert avait grande soif du détail... Tracy Chevalier aussi.
Griet (le fil conducteur du roman) est décrite comme une fille qui reste en recul. Elle s'exprime en phrases sobres et ses sentiments se mettent peu à peu en dehors du réel.
Pour exemple :
- "Les cajoleries de Pieter ne m'inspiraient pas toujours du dégoût. Parfois, quand je regardais dans les nuages des couleurs autres que le blanc, ou que je m'imaginais en train de broyer du blanc de céruse ou du massicot, j'éprouvais comme une sensation de chaleur dans mes seins et dans mon ventre. Je me pressais alors contre lui. Il appréciait toute réaction de ma part. Il ne remarquait pas que j'évitais de regarder son visage et ses mains."

J'ai été bouleversé par la sobriété du texte et la maîtrise de l'histoire. Du tout grand art. Magnifique !

Il m’a vraiment manqué quelque chose pour l’apprécier …

6 étoiles

Critique de Monde imaginaire (Bourg La Reine, Inscrite le 6 octobre 2011, 44 ans) - 13 février 2014

Et pourtant ce roman avait de nombreux atouts pour me plaire : une peinture de la Hollande du XVIIème siècle, et le fait de pénétrer dans l’atelier du célèbre peintre Vermeer.
Il n’en fallait pas moins pour que je me plonge, débordante d’attentes, dans le roman de Tracy Chevalier.
Je ne sais comment l’expliquer, peut être est-ce une certaine langueur dans le récit, mais il m’a été difficile de me sentir impliquée et vraiment touchée par ce roman. Je m’y suis même parfois profondément ennuyée.
Je suis restée en marge, il me manquait quelque chose, ou alors mes attentes étaient trop grandes. Je ne suis pas parvenue à ressentir vraiment les émotions des personnages car tout m’a semblé suggéré avec trop de pudeur ou de détachement.
Un roman intéressant mais je suis très loin du coup de cœur que j’attendais.

Un agréable moment

9 étoiles

Critique de AmaranthMimo (, Inscrite le 25 mai 2013, 26 ans) - 12 février 2014

J'ai pu apprécier ce roman via les livres-lus en conduisant. J'ai passé un agréable moment entre les tempêtes et les pluies bretonnes.
J'ai particulièrement apprécié l'immersion proposée dans le 17ème siècle ainsi que la voix d'Isabelle Carré.
J'ai été touchée par le récit de Griet, ses doutes, ses questionnements... Même si comme pour d'autres personnes j'aurais apprécié qu'il y ait plus de "profondeur" dans ce roman (certains détails m'ont manqué).
Bref, comme le titre l'indique : un agréable roman qui nous fait voyager jusqu'au 17ème.

un autre regard

8 étoiles

Critique de Librophage (idf, Inscrit le 11 avril 2012, 63 ans) - 5 août 2012

Livre agréable à lire. On vit dans la tête d'une jeune fille hollandaise terre à terre au milieu du 17e siècle. En fait, on ne sait jamais si ce n'est pas plutôt le regard doté de sensibilité artistique d'une jeune femme du 21e siècle. Je regarde les peintures avec plus d'imagination après cette lecture.

Coup de coeur!

10 étoiles

Critique de Lalie2548 (, Inscrite le 7 avril 2010, 32 ans) - 10 octobre 2011

J'ai adoré ce livre que j'ai littéralement dévoré. L'écriture est très agréable à lire et l'histoire est belle. Le personnage de Griet est attachant et j'ai pris beaucoup de plaisir à la suivre au travers de ce récit. Ce que j'ai beaucoup aimé aussi c'est l'univers de Delft dans lequel elle évolue.

Personnellement, je trouve le livre beaucoup mieux que le film.

A découvrir!

Beau comme un Vermeer

8 étoiles

Critique de Vertigineux (, Inscrit le 11 février 2011, 56 ans) - 27 mai 2011

J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman.
D'une part pour la description de la vie en la ville de Delft au XVIIème siècle.
Il est toujours intéressant d'observer les moeurs d'une époque et de les comparer à ceux d'aujourd'hui.
La description des conditions de travail en tant qu'apprenti du frère de Griet, l'héroïne de ce roman tout comme les tâches ménagères que la jeune fille à la perle doit accomplir ont de quoi faire frémir.
Le pouvoir est sans discussion la propriété des hommes, ne laissant à la gent féminine que le choix de l'obéissance.
Et pourtant, Griet, l'héroïne, une jeune fille d'une famille pauvre, dotée d'une intelligence et d'un bon sens certains, pour ces qualités mais aussi sa beauté, ainsi qu'un sens artistique évident, saura capter et ensorceler le peintre Vermeer.
Il s'agit d'une banale histoire d'amour, quelque part impossible tant les tabous de la morale d'alors et un puritanisme pesant entre Griet et le grand peintre.
Intéressant également la technique de peinture du maître hollandais, dans sa description technique comme dans sa progression dans le temps.
Enfin, et c'est là que les époques se rejoignent, en ces temps d'affaire DSK, on se rend compte que le pouvoir et l'argent font souvent bon ménage, au dépend de la morale et en toute impunité.
Un beau livre, que j'ai dévoré.

La jeune fille à la perle

7 étoiles

Critique de Sundernono (Nice, Inscrit le 21 février 2011, 35 ans) - 17 mai 2011

Mêlant fiction et réalité "la jeune fille à la perle" est un roman dont l'ambiance et la retranscription de la ville de Delft au XVIIème siècle m'ont particulièrement plu.
Ce qui m'a tout d'abord attiré vers ce roman, c'est sa couverture, parfois cela peut jouer des tours, mais pas cette fois-ci.
L'idée d'imaginer une histoire autour du sujet de cette magnifique toile de Johannes Vermeer est une bonne idée dans la mesure que celle-ci est réussie. De plus amoureux de peinture j'ai particulièrement aimé les passages touchant à la conception des couleurs, le façonnage du sujet, ainsi que sa mise en scène.
La lecture de ce roman fut agréable, l'histoire de Griet intéressante mais pas inoubliable non plus, la fin m'ayant semblé un peu bâclée.
Un bon roman en somme.

Mieux vaut admirer le tableau

3 étoiles

Critique de Valadon (Paris, Inscrite le 6 août 2010, 36 ans) - 24 janvier 2011

C'est vrai que l'idée était belle. Et que ce n'est pas mal écrit. Mais ca manque de souffle, de profondeur. On passe à côté des personnages sans vraiment les côtoyer. Et le peu qu'on en devine n'est pas très sympathique.
Dommage.

Un vrai petit trésor ....

8 étoiles

Critique de Lilou92 (, Inscrite le 10 mai 2009, 20 ans) - 6 novembre 2010

Voici un roman formidable, né d'une idée formidable, avec une histoire, non moins formidable ! Ce livre, qui nous raconte l'histoire du tableau de Vermeer, nous fait voyager en Hollande, dans la Delft du XVII ème siècle, où rien ne peut rester secret bien longtemps.
On pourrait qualifier cela d'histoire d'amour, mais celle-ci n'est pas comme les autres, et c'est cela qui fait l'originalité du roman !
On en apprend autant sur ce peintre qu'a été Vermeer que sur la condition de servante au XVII ème siècle (qui n'est, convenons-en, pas des plus aisées) et sur l'histoire de l'art !
Tracy Chevalier signe ici un vrai petit trésor !
A lire absolument !

D'un passé incertain...

6 étoiles

Critique de Jlc (, Inscrit le 6 décembre 2004, 74 ans) - 19 juillet 2010

...Tracy Chevalier a eu la belle idée de tirer une histoire totalement romanesque qu’elle entend rendre crédible en multipliant les détails, non sur les personnages mais sur leur environnement et d’une façon presque documentaire sur l’époque et les lieux. J'ai trouvé cette partie un peu ennuyeuse car trop détaillée et ralentissant le récit. Elle a aussi eu l’intelligence, à partir d’un tableau réel d’une inaltérable beauté d’imaginer une histoire et de la faire raconter par la jeune Griet, modèle plus complexe qu’il n’y parait au premier abord. Ce parti-pris romanesque est peu susceptible de susciter les réserves des historiens d’art puisqu’ici tout est inventé. On pourrait cependant contester l’usage qu’elle prête au peintre de la « camera obscura ». En effet les travaux préparatoires à la grande exposition de 1996 à La Haye, contemporains à la période d’écriture de ce livre, ont fortement mis en doute cet emploi. Mais ne chicanons pas.

Vermeer dont on sait, historiquement, très peu de chose est dépeint comme un homme enfermé dans sa peinture mais lâche devant les choses de la vie et qui va faire naître chez cette jeune fille une attente amoureuse alors qu’elle n’est pour lui qu’un objet à peindre. Il a admirablement regardé le modèle, il n’a pas su voir la femme. Mais comment un tel personnage, finalement pas très sympathique, aurait-t-il pu être cet artiste sublime ? Tracy Chevalier ne semble pas avoir vu la contradiction mais comme tout ceci n’est que pure imagination, laissons nous aller à rêver d’un autre Vermeer en contemplant les quelques tableaux qui nous soient parvenus.
C’est agréable à lire, bien fait et distrayant, ce qui n’est pas rien, mais ne va pas bien au delà.

Il est un autre point intéressant : la « comparaison » du livre avec le film qui en a été tiré et ici je rejoins le point de vue de Sahkti. Hormis la grâce lumineuse et elle hélas altérable de Scarlett Johansson, le film m’a paru très inférieur au livre en ce qu’il simplifie outrancièrement une histoire et particulièrement la fin qui est, du point de vue du roman, infiniment plus subtile que celle du film.

Ce livre d’images démontre une fois encore que la littérature est plus forte que le cinéma en ce qu’elle laisse au lecteur sa liberté d’imaginer quand le film est d’abord, et de façon directive, le reflet du regard du réalisateur

Belle imagination

8 étoiles

Critique de Lindy (Toulouse, Inscrite le 28 mai 2006, 39 ans) - 24 avril 2010

Quelle virtuosité d'avoir imaginé cette histoire, toute en retenue, en subtilité et d'une pudeur magnifique malgré l'érotisme qu'on soupçonne juste à partir du tableau du peintre Vermeer dont le roman de Tracy Chevalier tire son titre.
La lenteur et la simplicité de l'histoire auraient pu être très ennuyeuses et c'est au contraire de la compassion, de l'empathie et de l'émotion que l'on ressent au fur et à mesure que Griet nous invite dans son univers. C'est mélancolique, fin et j'aime particulièrement le fait qu'il ne se passera jamais rien entre elle et le peintre alors qu'on l'espère tout au long pour qu'enfin, ils se délivrent d'eux-mêmes.

Très beau

8 étoiles

Critique de Vero911 (, Inscrite le 23 janvier 2010, 30 ans) - 11 février 2010

Raconter l'histoire d'un tableau ! Quelle bonne idée ! Là débute l'histoire de la jeune fille à la perle, petit roman qui nous fait rentrer dans l'intimité du modèle et du peintre. Dans une relation ambiguë naitra un tableau plein d'âme et de mystère. J'ai particulièrement aimé ce roman, la personnalité de Griet, jeune servante par obligation est intéressante, son attitude vis à vis de la famille de Vermeer, sa relation avec les divers membres de la famille font de ce roman, un livre intéressant. On s'attache à Griet, on se demande comment va évoluer sa relation avec Vermeer. Un roman sur l »amour, la perte de l'innocence et l'admiration que peut susciter une œuvre. A lire !

Très beau roman

8 étoiles

Critique de Fanyoun06 (, Inscrite le 19 août 2008, 48 ans) - 23 juin 2009

La rencontre entre Vermeer et la jeune servante introduit bien évidemment le roman et d'une manière peu singulière. Le peintre et son épouse, en visite au domicile des parents de Griet pour la prendre à leur service, découvrent une jeune fille en train de préparer le dîner familial : une soupe. Elle épluche les légumes, les coupe en morceaux et les trie en fonction de leur teinte : choux rouge, oignons, poireaux, carottes, navets, le tout en une harmonie de couleur. Ce tri quelque peu surprenant attire l'oeil du peintre qui décide sur le champ de l'embaucher.



Ce roman nous introduit au coeur de la vie des hollandais au XVIIème siècle. Prostestants et ne rechignant pas au travail pour les familles modestes, la rencontre avec Vermeer est un véritable choc culturel pour Griet. Je ne vais pas m'étendre sur Vermeer car j'ai rédigé un article qui sera publié demain sur ce maître de la peinture. D'abord confrontée à la jalousie des femmes de la maison, elle est introduite peu à peu par le peintre lui-même dans l'univers de son atelier. Pour avoir des amis artistes reconnus et d'autres pas, mettre un pied dans l'atelier d'un peintre est toujours en ce qui me concerne un moment magique, ces tubes de toutes les couleurs, les pinceaux, les odeurs : Tous cela m'émerveille et je ne m'en lasse pas, j'ai l'impression d'être dans un monde unique... alors imaginez ce que peut ressentir une jeune fille quasi-inculte, pauvre et ignorant tout de cet univers.

Elle devient la seule et unique personne à pouvoir entrer dans l'atelier de l'artiste. Dans un premier temps pour y faire le ménage en ayant l'ordre de remettre chaque objet déplacé à sa place exacte, ensuite en broyant et préparant les pigments en les mélangeant , le tout en cachette, la nuit. "J'aimais broyer les ingrédients qu'il rapportait de chez l'apothicaire, se remémore Griet, des os, de la céruse, du massicot, admirant l'éclat et la pureté des couleurs que j'obtenais ainsi. J'appris que plus les matériaux étaient finement broyés, plus la couleur était intense. A partir de grains rugueux et ternes, la garance devenait une belle poudre rouge vif, puis mélangée à de l'huile de lin, elle se transformait en une peinture étincelante. Préparer ces couleurs tenait de la magie".

Une relation intime nait peu à peu entre la jeune servante et le peintre qui finira par en faire son portrait. Il la couche sur le toile. Un portrait magnifique. Tandis que la jeune servante pose pour l'oeuvre, nous ressentons, nous lecteurs, une très forte atmosphère érotique qui ne se manifeste par les mots de l'auteur que par un simple effleurement mais ô combien suggestif. Magnifique.

La vie reprend ensuite son cours pour Griet : Elle épouse un garçon boucher et a deux enfants. Elle mène la vie que son milieu social approuve et conforme à ce qu'il doit être pour cette époque.

Tracy Chevalier réussit d'une main de maître à nous entraîner dans cet univers artistique, dans cette Hollande du XVIIème. Son imaginaire s'est laissé emporter, d'autant plus que les historiens de l'art n'ont quasiment fait aucun thèse sur cette toile superbe. C'est Griet, elle-même, qui raconte son histoire et Tracy Chevalier a réussi de manière admirable à associer écriture et oeuvre de Vermeer avec beaucoup de sensualité et une grande finesse d'écriture.

J'ai adoré...

Une lecture agréable

7 étoiles

Critique de Nance (, Inscrite le 4 octobre 2007, - ans) - 7 avril 2009

J'avais vu le film (avec Scarlett Johansson dans le rôle principal et Colin Firth qui joue Johannes Vermeer) avant de lire le livre et ça m'avait bloqué à quelques reprises, mais le livre est mieux, plus nuancé. Ce que j’ai préféré c’est l’ambiance de la ville hollandaise, les descriptions sur la vie des gens de cette époque, beaucoup plus que l’histoire, que j’ai trouvé conventionnelle. Je ne suis pas certaine que ce roman rende honneur à Johannes Vermeer (en passant, mon tableau préféré est Une jeune fille assoupie), le peintre est ici relégué en toile de fond. Néanmoins, j’ai passé un bon moment de lecture dans le genre biographie romancée.

La Peinture de Vermeer pour les nuls

4 étoiles

Critique de Missef (, Inscrite le 5 mars 2007, 51 ans) - 8 décembre 2008

En voyant le regard vide de Scarlett Johansson sur l’affiche de « La Jeune fille à la perle », on serait tenté d’en faire le reproche à l’actrice quand ce néant reflète en fait fidèlement celui qui caractérise le livre. On connaît l’histoire : Delft 1664, Griet entre comme servante chez le peintre Vermeer. Bien entendu, la jeune femme s’attire aussitôt l’inimitié de l’épouse pondeuse du grand homme et l’estime de ce dernier, qui finit par choisir Griet comme modèle pour ce qui deviendra le célèbre tableau de « La Jeune fille à la perle ».
Bon, ce n’est pas déshonorant, mais ce n’est pas pour autant un roman, c’est un exercice commercial camouflé derrière un alibi culturel. Bien sûr, l’auteur a pris la chose au sérieux (j’imagine qu’elle s’est documentée sur Delft, sur la vie de Vermeer… C’est bien le moins qu’on puisse attendre d’un pareil livre). On devine aussi tout l’effort qu’elle s’est imposé pour éviter de sombrer dans le piège d’une intrigue amoureuse entre le peintre et son modèle : voici donc le beau Pieter, boucher de son état, en contrepoint charnel de la relation éthérée qui unit Vermeer et Griet. C’est tout de même un peu charger la mule, mais cela s’inscrit au fond parfaitement dans le projet global du livre, qui est avant tout le développement d’un concept marketing éprouvé : « La Peinture de Vermeer pour les nuls ». On procure à l’ignare en peinture et en Vermeer quatre ou cinq idées simples (mais ayant l’air fines) qui lui donnent l’illusion de maîtriser un tableau. A lire donc uniquement si c’est le but recherché.

Un bijou et une jolie perle!!!

7 étoiles

Critique de Wakayoda (, Inscrite le 12 septembre 2007, 37 ans) - 22 juillet 2008

Griet vit chez ses parents au départ. Son père a un accident et il devient aveugle. Elle est obligée de travailler comme servante chez un peintre.
C’est un livre qui parle avec beaucoup de poésie. L’auteur a une bonne aisance du français avec une écriture très littéraire. Elle me rappelle celle de Zola sans les descriptions. L’histoire d’amour entre Griet et le peintre est très discrète et pleine de subtilité.
Le personnage de Griet passe de l’innocence de la vie à sa brutalité. Le passage entre les deux est rapide et cruel. Griet apprend que la réalité est peut être moins belle que son rêve mais que c’est inévitable.
Le peintre, quand à lui, nous donne l’impression d’être bloqué dans un moule. Il est un grand prisonnier de sa propre vie.
On apprend à la fin, l’adoration du peintre pour son modèle sans trop comprendre les sentiments réels. Chacun peut ainsi penser ce qu’il veut.
J’ai adoré ce livre qui nous montre des temps anciens, la complexité de la vie d’avant mais superposable à celle d’aujourd’hui. C’est un livre plein de sous entendu mais qui laisse une bonne trace finale. Intéressant à lire.

Des héros parfois pénibles...

7 étoiles

Critique de Opalescente (, Inscrite le 8 novembre 2005, 35 ans) - 16 mai 2008

Ce livre a été rapidement lu, et avec un plaisir certain. Toutefois, malgré les qualités certaines qu'il contient, je ne peux me résoudre à lui mettre une note supérieure. Pourquoi donc?
Tout d'abord, si le côté reconstitution historique n'est pas inintéressant et est bel et bien présent, je ne le trouve pas assez prononcé à mon goût. J'aurai aimé en apprendre plus sur cette époque méconnue, sur la politique de e pays, ses mœurs, etc...
De plus, ce qui est des plus dérangeant est le manque de sympathie inspiré par les personnages. Griet est froide et pas franchement gentille, notamment envers ce pauvre boucher qui se meurt d'amour pour elle, boucher qui est, au demeurant, le seul personnage que j'aie vraiment apprécié. Les femmes de ce livre sont en général détestables, à peine moins que Vermeer, et au delà de la fascination inspirée par son génie, on se demande ce que Griet lui trouve. Peut-être rien de plus au final.
Un bon livre donc, mais pas tout à fait un grand livre.

agréable et tendre

9 étoiles

Critique de Noma (, Inscrite le 30 juillet 2006, 49 ans) - 18 août 2007

je viens juste de refermer ce livre et j'ai du mal à le quitter. J'ai vraiment apprécié cette lecture, les descriptions de l'époque et l'univers du peintre que j'ai eu envie de redécouvrir. On prend plaisir à regarder d'un autre oeil les tableaux cités dans le livre.
La relation entre le peintre et la servante empreinte de mystère, j'ai bien aimé...

Joli et tendre, bien qu'un peu trop misérabiliste

8 étoiles

Critique de Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 39 ans) - 8 août 2007

En tant qu'amateur d'histoire de l'art, je me voyais mal passer à côté de ce roman, dont j'avais auparavant vu l'adaptation cinématographique, qui se laisse regarder, et que j'avais trouvé assez émouvante.

Ce roman est touchant, assez haletant, bien que triste, très sombre, ce qui contraste avec les descriptions des compositions dont il est question, et un peu trops misérabiliste à mon goût, ce qui a quelque peu amoindri mon plaisir, qui a manqué d'être extatique.

L'intérêt va croissant, et c'est à partir de la seconde partie du roman que j'ai véritablement acroché à l'intrigue.

Une agréable surprise

8 étoiles

Critique de Gabri (, Inscrite le 28 juillet 2006, 31 ans) - 5 juillet 2007

Je ne connaissais pas du tout le peintre Vermeer avant de m’embarquer dans cette lecture et ce n’est même qu’à la fin que j’ai réalisé que l’ensemble des personnages (excepté Griet) et des œuvres citées étaient bel et bien réels. J’ai donc découvert à la fois un livre magnifique, un peintre et un film que je n’avais encore jamais vu, mais que je me suis empressée de louer à la fin de ma lecture.

J’ai beaucoup aimé l’histoire de la pure et innocente Griet, cette fameuse jeune fille à la perle imaginée par Tracy Chevalier. Ce n’est pas un récit qui fait susciter l’attente par son suspense ou ses rebondissements, mais pourtant je n’ai décroché à aucun moment. En effet, je pense que je me suis tout simplement laissée envelopper par cette atmosphère feutrée qui règne tout au long du livre. Le rythme est assez lent bien que l’histoire se joue sur trois ans, ce qui nous permet de prendre le temps d’apprécier l’écriture et les descriptions. J’ai également beaucoup aimé les chapitres se déroulant dans l’atelier du peintre Vermeer. En effet, j’ai eu l’impression que l’auteure donnait vie à des toiles que je n’avais encore jamais vues, mais qu’avec l’aide de ses descriptions, je parvenais à les imaginer jusque dans leurs moindres détails. Ce n’est pas un coup de cœur, mais j’ai vraiment apprécié ce livre et il m’a donné envie de découvrir les autres romans de Tracy Chevalier.

Une perle rare

10 étoiles

Critique de Loutarwen (NANTES, Inscrite le 1 mars 2007, 33 ans) - 9 mars 2007

Il s'agit du premier livre de Tracy Chevalier que j'ai lu il y a qulques années. Ayant vu le film adapté du livre il y a moins d'un mois, j'ai eu envie de le relire.

La jeune fille à la perle dépeint l'histoire de l'oeuvre d'art du même nom du peintre Vermeer. La peinture est déja magnifique et intriguante: qui peut bien être cette jeune fille? C'est ce que Tracy Chevalier a tenter d'imaginer et de décrire. Pour elle, il s'agit d'une servante du peintre.

Le livre est tout simplement magnifique: le style est clair et simple. La relation se tisse, tout doucement entre le peintre et sa servante, au fil des description de la Delft de l'époque. On fini par envier cette relation privilégiée, incompréhensible et sensuelle entre le modèle et l'artiste, comprenant du même coup la jalousie de son entourage. Tracy Chevalier donne l'impression que c'est Vermeer, le peintre lui-même qui a rédigé son histoire.
Un livre de toute urgence si ce n'est pas déja le cas.

Mitigée je suis

6 étoiles

Critique de Dalania (Dijon, Inscrite le 25 octobre 2006, 31 ans) - 20 janvier 2007

J'ai bien aimé la partie consacrée à la peinture hollandaise et à la Hollande: la vie des bourgeois, des commercants et des artisans de cette époque: tout cela est bien documenté.
Par contre les personnages ne me plaisent pas trop, particulièrement Griet qui ne m'est pas très sympathique.

L'histoire d'une jeune fille

8 étoiles

Critique de Tyty2410 (paris, Inscrite le 1 août 2005, 31 ans) - 10 mars 2006

Que dire de ce livre? Je ne sais pas comment le définir. On est transporté dans cette vie , pour plusieurs raisons ; on est curieux de voir la vie à Delft dans les années 1665. On est impressionnés par le courage de cette jeune fille (qui en ce qui me concerne a deux ans de moins que moi ) , sa vie qui change radicalement à la suite de cet accident . Ses parents qui semblent être très importants pour elle alors qu'elle s'éloigne de plus en plus d'eux . Comme le dit si bien son père, ils l'ont perdue le jour où ils l'ont placée chez le peintre Veermer . Griet pleure mais je pense que quand on progresse dans le roman, on comprend qu'il a raison et qu'elle-même le sait puisqu'elle ne va plus tous les dimanches chez eux alors qu'elle se raccrochait à cette idée lorsqu'elle a été obligée d'aller chez eux.
Pour moi, le plus important n'est pas l'univers retranscrit , ce monde de la peinture , mais plutôt l'histoire de Griet face à Catharina , Tanneke , Maria Thinks , Pieter , et enfin le peintre Veermer . J'ai eu cette impression assez étrange en lisant ce livre qu'elle semblait être différente en fonction des personnes avec qui elle était . Nous lisons sa vie, mais pourtant lorsque j'ai refermé le livre, je me suis dit "mais qui est-elle vraiment?". Elle semble suivre une trace qu'elle seule connaît , se référant la plupart du temps à sa position de servante , mais en prenant un certain plaisir tout de même
J'ai bien aimé ce livre d'une part parce qu'il est assez lent , on a vraiment le temps de rentrer dans cet univers très particulier , dans ces relations qui le sont encore plus , on assiste à la douce intimité de Vermeer et Griet en contradiction violente avec cette relation que lie Griet avec Pieter basée principalement sur la dépendance , sur des convenances et le sentiment qu'il faut le faire .
J'ai acquiescé quand j'ai lu aux dernières pages du roman qu'elle avait les yeux moins écarquillés , moins innocents .C'est l'insouciance de l'enfance qui s'est envolée .

La vie d’un artiste ...

8 étoiles

Critique de Ichampas (LAMBALLE, Inscrite le 4 mars 2005, 53 ans) - 27 septembre 2005

Les débuts de Griet comme servante dans la maison du peintre Wermeer sont difficiles, comme pour toute personne de sa condition. Sa personnalité et le regard du peintre vont lui permettre de surmonter ces difficultés. Il l’a choisi comme modèle, ce qui peut apparaître comme une chance sera un cadeau empoisonné pour elle. L’opprobre sera jeté sur elle, heureusement, le jeune boucher, amoureux depuis très longtemps, la prend pour femme.
La romancière décrit ce qu’est l’univers et la personnalité d’un artiste, en dehors de toute réalité pour parvenir à exceller dans son art.

La peinture par l'écriture...

7 étoiles

Critique de Zarbiman (, Inscrit le 11 août 2005, 52 ans) - 11 août 2005

Ce livre est écrit avec toute la délicatesse de l'auteur mais l'histoire manque malgré tout de " relief ". La platitude de l'histoire endort le lecteur qui attend un hypothétique rebondissement rendant le scénario plus vivant. Malgré tout le but recherché par Tracy Chevalier est atteint car on s'intéressera à l'oeuvre de Vermeer en terminant le roman.

Entre film et livre... le livre!

7 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 43 ans) - 10 juin 2005

Personnellement, je n'ai pas du tout été séduite par l'adaptation ciné de ce roman, j'en avais déjà parlé sur ce site et recopie ici mon message de l'époque:
"La déception par excellence ! Peter Weber passe complètement à côté du roman, il oublie le contenu pour privilégier la forme, c'est vide, creux et désolant.
Je suis sans doute dure à vos yeux avec ce film, mais cette sévérité est certainement à la hauteur de ma déception. Tracy Chevalier avait réussi à créer des ambiances, des jeux de lumière, des silences, des intérieurs de personnages détaillés et riches.
Pourtant, on sentait dès le départ que son livre serait adapté au cinéma, comme si elle l'avait écrit exprès pour ça. Beau défi à relever que recréer cette musique des mots et cette magie des atmosphères. Et bien c'est raté !
Vermeer est inexistant, lymphatique, indolent, voire impuissant. La jeune Griet est là, sans vraiment y être. A de trop nombreuses reprises, Weber recrée les tableaux en images, il y a une volonté de faire coller les choses et de jouer au jeu de la ressemblance qui en devient dérangeante. Non Monsieur Weber, on ne fige pas une image, on ne transforme pas un tableau en film sans avoir préalablement rempli les personnages de dialogues, de paroles, de gestes, d'expressions, bref de vie !
Tracy Chevalier avait pourtant fait regorger son récit de scènes qui auraient pu passer parfaitement du texte au film, mais le réalisateur est passé à côté sans même s'en apercevoir. Si la trame du long métrage est +/- conforme à celle du roman, ce dernier perd toute sa force et les héros, si présents dans l'oeuvre de T. Chevalier deviennent invisibles, faisant place à des tableaux vivants qui finissent par ennuyer.
Weber pense bien gruger le spectateur en fixant l'image de Scarlett Johanson dans la pose du tableau "La jeune fille à la perle", un émoi étreint la salle, on se dit qu'elle lui ressemble beaucoup tout de même, le début d'une émotion pointe le bout de son nez. Patatras, il suffit de voir la dernière image du film, le tableau original, le vrai, le beau, pour démasquer la supercherie et faire place à la déception.
A vouloir privilégier la forme au détriment du fond, il y avait un risque de se casser la figure. Voilà qui est fait. A mes yeux en tout cas."

J'ai récemment, dans le cadre d'un atelier de travail, relu ce roman de Tracy Chevalier et ma déception n'en a été que renforcée. J'ai trouvé davantage de profondeur au personnage de Griet, être étrange et ambigü, dans le bouquin. Tracy Chevalier s'attarde sur ses personnages (sauf peut-être Vermeer, qui n'est pas le centre de ses préoccupations, c'est évident) et sonde leurs âmes, ce que le film ne fait pas ou maladroitement.

Pour en revenir au bouquin, j'ai apprécié le style de l'auteur, cette manière de donner vie à des tableaux et de les rendres presque réels, sous nos yeux. Le reste du récit me paraît plus faible, tout en étant cependant de très bonne qualité. Les personnages ont de l'envergure, leur vie occupe beaucoup de place mais ne suffisent pas tout le temps à mettre en valeur ce don de Tracy Chevalier pour donner la vie à des images fixes.

Griet, à sa manière ...

7 étoiles

Critique de Clarabel (, Inscrite le 25 février 2004, 41 ans) - 9 juin 2005

J'avais auparavant vu le film adapté du roman de Tracy Chevalier et de cette fidèle adaptation à la lecture du livre je me suis sentie peu surprise par "La jeune fille à la perle". Je tournais les pages sans attente, autre que peut-être un soubresaut allait survenir, mais non, rien. Fidèle jusqu'au bout ! Et là où dans le film je me posais la question quant à la signification de tel ou tel silence, la lecture ne m'a pas davantage apporté d'explication. Il n'y a aucune interprétation, l'auteur se contente de narrer les émotions, les frôlements et surtout les regards ! Il y a autant de silence dans le livre que dans le film !

Le personnage de Griet est très complexe car la jeune fille, dès le début de sa mission, s'est complètement détachée de sa position de servante. Elle se savait différente, possédant une valeur au-dessus de l'humble Tanneke, par exemple. Pourtant, c'est légèrement agaçant : Griet, à demi moralisante, se prenant la tête sur sa foi protestante alors qu'elle débarque chez des catholiques, s'échinant à rendre le linge plus blanc que blanc, courbant la tête, ouvrant de grands yeux innocents ! Pour un peu on la prendrait pour une sainte-nitouche ! Car ce qui rend son rôle ambigu, c'est le trouble qu'elle sent naître pour le peintre Vermeer, même si son frère et le fils du boucher tentent de lui ouvrir les yeux, elle préfère prendre en dégoût l'odeur du sang ou la présence des mouches. Elle se pliera en quatre pour Vermeer, l'épisode des oreilles l'atteste !

Griet s'égare de son monde, se ment à elle-même et retient sans cesse ses larmes. Tracy Chevalier a pris le parti de faire une version très romancée de la peinture de Vermeer, personnage auquel, d'ailleurs, elle ne s'attaque guère. L'homme a le regard gris, s'exprime peu et semble une ombre dans ce roman ! A lire toutes les critiques élogieuses à son sujet, on s'attend forcément à un grand moment de lecture, pourtant le film a déjà comblé toutes les attentes. Pour moi, c'était suffisant. Le livre, lui, est de la belle broderie sentimentale.


Triste

7 étoiles

Critique de Méja (, Inscrite le 11 mai 2005, 36 ans) - 20 mai 2005

Pas le livre, mais l'histoire. L'histoire est très lente. J'ai aimé ce livre (pas adoré). Il y a des moments très intenses mais qui nous laissent sur notre faim.

Ennuyeux !

1 étoiles

Critique de Saba (, Inscrite le 4 avril 2005, 40 ans) - 3 mai 2005



J’espérais trouver un peu plus de recherche sur l’époque et sur Vermeer. Il n’y a que de descriptions ennuyeuses et sans goût. A ne pas lire du tout !

Des personnages irritants et une histoire ennuyeuse!

4 étoiles

Critique de Féline (Binche, Inscrite le 27 juin 2002, 39 ans) - 5 mars 2005

Il est rare qu'un film m'ait davantage plus qu'un livre. C'est le cas de celui-ci. Autant le film m'a émue et intéressé à l'histoire. Autant le livre m'a paru ennuyeux et sans éclat!

Le personnage de Griet m'a irritée tout au long de ma lecture : par ses attitudes et ses sentiments partagés. Son comportement envers Pieter et envers ses parents m'ont semblé bien mesquins. En fait, aucun des personnages n'a attiré ma sympathie. Je ne connais rien à la vie de Vermeer mais Tracy Chevalier ne le dépeint pas de manière flatteuse : sans courage, il préfère faire des cachotteries à sa femme, même aux dépens des autres que d'être honnête. Il sacrifiera d'ailleurs Griet à sa passion pour sa peinture et pour préserver sa tranquillité. Totalement enfermé dans son monde imaginaire (c'est peut-être ce qui fait un grand peintre), il ne vit que dans sa réalité et se soucie peu du monde qui l'entoure.

Non vraiment, ce roman ne m'a pas touché.

Griet gnangnan

4 étoiles

Critique de Béatrice (Paris, Inscrite le 7 décembre 2002, - ans) - 6 février 2005

Le personnage principal Griet, Cendrillon au dessus de tout soupçon, me semble un peu gnangnan.
Son histoire aussi.
On s’en doute déjà lorsqu’on lit la quatrième couverture : « La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer [...] l’histoire d’un coeur simple […] ».
Tiens, ça me rappelle quelque chose… « L’Histoire d’un cœur simple » de Flaubert . Oubliez Chevalier et lisez Flaubert.


voyage à travers le passé

7 étoiles

Critique de Valentine (, Inscrite le 7 décembre 2004, 28 ans) - 29 décembre 2004

C'est vrai, l'histoire n'est pas vraiment passionnante quand on y pense mais ce n'est pas pour cela qu'elle a été écrite, il faut surtout penser aux très belles descriptions (parfois trop longues, c'est dommage), à l'univers recréé, ainsi on apprend comment une peinture a été faite, le travail que cela demande, et on se rend compte que le talent, cela ne s'apprend pas, que les peintures qui nous font rêver ne sortent pas du placard, et tant mieux !

Entrez dans l'univers fermé de Vermeer

8 étoiles

Critique de Kreen78 (Massy, Inscrite le 11 septembre 2004, 39 ans) - 7 décembre 2004

Passionnant! On pense au début à un dérivé de Princesse Sarah, mais pas du tout. C'est beau, poétique. C'est comme si le roman était rempli de notes, et qu’aucune d’elles ne sonnait faux.

Triste Vermeer

5 étoiles

Critique de Bluewitch (Quelque part sous les étoiles, entre Bruxelles et Charleroi, Inscrite le 20 février 2001, 38 ans) - 17 octobre 2004

J'apprécie Vermeer, ma curiosité aussi. Je n'ai pourtant pas trouvé énormément dans ce roman hormis cette relation faussement ambiguë entre le Maître et le modèle. Le style est bon mais ne m'a pas touchée tant que ça, le fond purement narratif fait qu'on suit les événements avec curiosité mais, hormis l'atmosphère où plane une légère sensualité, je n'en ai pas retiré grand chose. Les personnages sont moyennement marqués, on retrouve le thème de la servante brimée par les femmes du ménage qui la jalousent, ne trouvant refuge qu'après d'un maître pourtant froid et distant. A sauver, les descriptions de Delft, son ambiance brumeuse et humide.

Avis mitigé

6 étoiles

Critique de Lluthiel (, Inscrite le 5 septembre 2004, 38 ans) - 18 septembre 2004

Mon avis reste mitigé sur ce roman. Je n'arrive pas à me décider à choisir si j'ai aimé ce livre ou si il m'a laissée froide... Et je ne saurais pas trop expliquer pourquoi. J'ai eu du mal à apprécier l'héroïne qui me paraît froide et lointaine, elle cache trop de choses à tout le monde. Ses sentiments ne sont jamais clairs.

génial!

10 étoiles

Critique de Lalaith (, Inscrite le 18 juillet 2004, 31 ans) - 18 juillet 2004

j'ai adoré ce livre!la façon de décrire les gestes du peintre et d'omettre certaines images pour laisser le lecteur s'imaginer la scène!c'est un des meilleurs livres que j'ai lue!je le conseille à tous le monde!

Le vieux Delft

8 étoiles

Critique de Fee carabine (, Inscrite le 5 juin 2004, 43 ans) - 8 juin 2004

J'ai vécu un temps à Delft, avant de partir m'installer au Canada au début de cette année et j'ai lu "La jeune fille à la perle" il y a quelques semaines avec un plaisir un peu nostalgique. J'y ai retrouvé tout le charme du vieux Delft: les canaux, les ponts en dos d'âne, l'ombre de la tour de la Nieuwe Kerk et cette lumière si particulière, douce et transparente, qui imprègne les tableaux de Vermeer.

Et puis, Tracy Chevalier décrit avec beaucoup de sensibilité la relation troublante, faite de fascination réciproque, qui s'établit entre le peintre et son modèle.

Un très beau livre.

La lumière de Vermeer

7 étoiles

Critique de Prozac (IDF, Inscrite le 1 octobre 2002, 41 ans) - 5 octobre 2002

Avez-vous déjà vu un tableau de Vermeer ? J'ai eu l'occasion de contempler celui de La laitière au Rijskmuseum à Amsterdam et j'ai été fascinée par la lumière que dégageait ce tableau. Quand on m'a parlé de La jeune fille à la perle, je n’ai pas hésité une seconde. Tracy Chevalier peint dans ce roman le portrait de la jeune servante de Vermeer. Issue d’une famille de faïencier dont le père est aveugle, Griet est engagée comme servante dans la maison du célèbre peintre. Ses début en tant que femme de maison sont difficiles car elle doit gagner la confiance de Taneke qui est employée depuis plusieurs années dans cette famille, de la femme du peintre mais aussi des enfants, qui sont nombreux. Son unique plaisir est de nettoyer l'atelier lorsque l'artiste n'y est pas, prenant soin de ne rien déplacer. Elle peut ainsi admirer les tableaux en cours et les décrire lors du repos du dimanche à son père aveugle. Au fil des pages, l'ambiance de l'atelier nous entraîne. La jeune servante devient vite une alliée du peintre, lui broyant ses couleurs, lui donnant des conseils et finalement en posant pour lui pour ce tableau qui sera La jeune fille à la perle. « Il faut un peu plus de désordre dans la composition pour faire ressortir la sérénité du modèle, expliquai-je. Il faut quelque chose qui dérange l’Ïil tout en lui étant agréable, et ça l’est parce que l’étoffe et son bras sont dans une position similaire. » Un long silence s'ensuivit. Mon maître contemplait la table. J’attendis, m’essuyant les mains à mon tablier. « Je n'aurais pas cru que je pouvais apprendre quelque chose d'une servante », finit-il par dire. » page 162.
Ce livre mêle la fiction et le réalité. Les tableaux de Vermeer impressionnent par leur lumière, leurs couleurs, leurs détails. C'est le travail du peintre qui est célébré, plus que l'homme lui même. Mais c’est aussi l’histoire de cette servante, jeune, pure. Cette jeune Griet qui donnerait son âme pour satisfaire le travail du peintre. Cette
âme innocente qui pour le goût des tableaux de son maître sera corrompue. Deux mots : A lire.

Un grand peintre

6 étoiles

Critique de Boulou (Bruxelles, Inscrite le 9 décembre 2000, 73 ans) - 2 juillet 2001

L'histoire se déroule à Delft, au XVIIème siècle. Pour des raisons financières, la douce et encore très jeune Griet est envoyée, par ses parents, comme servante chez le peintre Vermeer.
La jeune fille arrive dans une maison, composée du ménage Vermeer, d'une belle mère, de nombreux enfants (il y en aura davantage à la fin du livre !) et d'une gouvernante acariâtre. Chacune de ces femmes veille jalousement sur le peintre et chacune entend bien ne perdre aucune de ses prérogatives.
Petit à petit, la finesse et la sensibilité de Griet vont toucher l’artiste. Emu, il décide de peindre son portrait. Il en résulte ce merveilleux tableau, connu de tous ; ce beau visage un peu penché de la jeune fille portant une boucle d'oreille de perle. Bien sûr, l'intimité, très délicatement suggérée, entre ces deux être, va éveiller la suspicion des habitants de la maison mais aussi celle de tout le petit monde de Delft.
C'est un livre amusant, intéressant, qui dévoile la vie et les habitudes d’un grand peintre, du peuple hollandais à cette époque, des techniques picturales utilisées, de la méticulosité de cet artiste. Il est en outre, fort bien traduit de l'anglais.

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