Littérature => Sud-américaine (424 livres critiqués)



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Santa Evita de Tomás Eloy Martínez

critiqué par Pucksimberg - (Toulon - 37 ans)

Les pérégrinations du cadavre d'Evita

7 etoiles
Le personnage principal de roman est le cadavre d'Evita ! Eh oui, à sa mort, son pauvre corps embaumé a été enlevé et ballotté à travers le monde, sans compter que deux copies en cire auraient été faites, baladées un peu de partout et auraient semé le trouble tant le résultat était fidèle au véritable...

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Sept nuits d'insomnie de Elsa Osorio

critiqué par Pucksimberg - (Toulon - 37 ans)

Un vrai talent de conteuse

8 etoiles
Elsa Osorio possède un véritable talent pour donner vie à des scènes en quelques pages, plongeant ainsi, dès les premiers mots, son lecteur dans ses nouvelles. Elle parvient à intriguer en laissant planer le doute et en forçant ainsi le lecteur à se concentrer pour récupérer le maximum d'informations afin de donner du sens à...

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Les enfants disparaissent de Gabriel Báñez

critiqué par Pucksimberg - (Toulon - 37 ans)

Un roman passionnant et mystérieux qui rappelle l'atmosphère des meilleurs films de Night Shyamalan

8 etoiles
Un vieil homme en fauteuil roulant est passionné par les montres et les horloges, il aime aussi battre ses propres records temporels dans ses courses en fauteuil et se voir acclamé par les enfants. Il passe ses journées à chercher des stratégies pour rouler plus vite, c'est un combat contre le temps qu'il mène. Mais...

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Les réputations de Juan Gabriel Vásquez

critiqué par Tanneguy - (Paris - 78 ans)

Les caricatures ont parfois des conséquences dramatiques...

8 etoiles
Javier Mallarino est un caricaturiste renommé en Bolivie et reçoit un hommage remarquable à l'occasion des quarante années pendant lesquelles il exercé son art dans un des quotidiens célèbre à Bogota (Colombie). Il se penche avec fierté, et avec quelque indulgence sur les résultats de certaines de ses caricatures. Mais il est rattrapé par les conséquences...

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Le conscrit de Martín Kohan

critiqué par Pucksimberg - (Toulon - 37 ans)

Un roman qui fait froid dans le dos

8 etoiles
"Le carnet de notes était ouvert, au milieu de la table. Il n'y avait qu'une seule phrase écrite sur les deux pages que l'on pouvait voir. Elle disait : "A partir de quel âge un enfant peut-il être torturé ?" C'est ainsi que commence ce roman que l'on ne parvient pas à poser tant il...

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Traité culinaire à l'usage des femmes tristes de Héctor Abad Faciolince

critiqué par Cyclo - (Bordeaux - 71 ans)

du couple

10 etoiles
Ce n'est pas un roman, mais une suite de petites chroniques où l'auteur veut battre en brèche l'idée du bonheur obligatoire auquel on voudrait en particulier contraindre les femmes : "mais d'où as-tu sorti qu'il est interdit d'être triste ?" écrit-il en s'adressant à une lectrice. Oui, André Gide nous le rappelle dans la phrase...

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Le cahier de Maya de Isabel Allende

critiqué par Monocle - (tournai - 57 ans)

On m'a donné le prénom de Maya

5 etoiles
Maya était pourtant une petite fille sage, gaie et vive, entourée de l'affection des siens et voilà qu'à l'âge de l'adolescence elle sombre dans l'alcool, la délinquance et la drogue. Elle devra se réfugier à Chiloé, petite île du Chili, au sud du monde où elle pourra échapper à son passé....

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Légendes du Guatemala de Miguel Ángel Asturias

critiqué par Veneziano - (Paris - 39 ans)

Des mythes métissés

7 etoiles
Cet écrivain réputé nous livre les représentations mythiques de son pays, qui ont pour intérêt de mêler l'ensemble de ses racines, amérindiennes et chrétiennes, la végétation et le climat y ayant leur importance. Le style employé est sec, et recouvre pourtant une certaine emphase, pour narrer ces récits brefs, de quelques pages, où le surnaturel...

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Terra Nostra de Carlos Fuentes

critiqué par Radetsky - (Massieu - 74 ans)

L'éternité par le rêve...

10 etoiles
Il est malaisé d’entreprendre le tour de ce monument littéraire, tant en raison de ce qu’il montre que par ce qu’il dissimule de prime abord. Afin d’en esquisser la tonalité, on peut tenter la comparaison avec d’autres œuvres significatives. Terra Nostra, mis au monde par un Mexicain, soit un...

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Carlitos qui êtes aux cieux de Fernando Vallejo

critiqué par Pucksimberg - (Toulon - 37 ans)

Un roman vif au rythme échevelé

7 etoiles
Fernando Vallejo est surtout connu pour son roman "La vierge des tueurs", roman passionnant et violent qui se déroule à Medellin, sa ville de naissance, roman adapté avec talent au cinéma par Barbet Schroeder. Ici, l'auteur évoque son frère Carlos qui est devenu le maire de la ville de Tamesis. C'est ce qu'il nous raconte...

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Le rendez-vous de Bergen de Álvaro Mutis

critiqué par Cyclo - (Bordeaux - 71 ans)

Autres aventures picaresques de Maqroll el Gaviero

10 etoiles
Nous avons ici admirablement traduites par françois Maspéro, trois histoires de notre ami Maqroll el Gaviero, éternel errant des mers, et héros récurrent d'Alvaro Mutis. C'est un pur bonheur qui nous conduit des brumes bretonnes et norvégiennes à la grisaille de Brighton et aux rivages plus ensoleillés de Port-Vendres et Majorque. Où l'on voit le...

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Conversation à «La Cathédrale» de Mario Vargas Llosa

critiqué par Lectio - (68 ans)

Une grande leçon de littérature.

10 etoiles
Le motif du prix Nobel de littérature attribué à Mario Vargas Llosa pour "sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l'individu, de sa révolte et de son échec" (source Fondation Nobel 2010) résume totalement ce chef d'oeuvre littéraire. Plus un lieu de perdition que de rédemption, la cathédrale...

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Moi et une vieille négresse voluptueuse de Pedro Juan Gutiérrez

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 50 ans)

L'ANIMAL TROPICAL SE FAIT POÈTE

8 etoiles
Beaucoup l’ignorent, mais Pedro Juan GUTIERREZ, notre « Animal tropical » de La Havane, est aussi un grand poète à ses heures. Bien entendu avec un écrivain de cet acabit, pas question de poésie "classique" et encore mois « traditionnelle » bien sûr!.... C’est avant tout de la poésie très réaliste, ancrée dans la...

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La harpe et l'ombre de Alejo Carpentier

critiqué par Radetsky - (Massieu - 74 ans)

Je ne suis pas celui que vous croyez...

8 etoiles
Voici un conte historico-philosophique qu'Alejo Carpentier (Cubain aux lointaines origines bretonnes) nous brosse en réponse à une réputation usurpée : celle de Christophe Colomb. "Héros" de la découverte des Amériques (dont on rappelle en passant que les Scandinaves y ont mis le nez auparavant), dispensateur de la "civilisation", portée par des aventuriers féroces, bien plus habités...

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L'Inoubliable de Eduardo Berti

critiqué par Pucksimberg - (Toulon - 37 ans)

Une galerie d'êtres étranges ...

7 etoiles
Eduardo Berti livre des nouvelles dans la tradition des textes étranges de certains auteurs argentins, comme Borges ou Cortazar, sans toutefois égaler ces maîtres dans l'art d'instaurer des climats bizarres. Dans ces textes, on rencontre un adolescent au nez difforme sombre héritage familial, un homme qui engage son propre meurtrier, une lectrice de journaux qui ne...

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La Mort d'Artémio Cruz de Carlos Fuentes

critiqué par Radetsky - (Massieu - 74 ans)

La mort, pour solde de tout compte...

10 etoiles
Artemio Cruz se meurt. La douleur accompagnant son agonie, loin d'être brève va l'astreindre, alternant les périodes de lucidité, de rêves, de réminiscences lumineuses ou cruelles, à tenter de régler ses comptes avec les siens et avec lui-même. Carlos Fuentes, quant à lui, va brosser au travers de son héros la fresque de trois quarts...

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La vérité sur Gustavo Roderer de Guillermo Martínez

critiqué par Pucksimberg - (Toulon - 37 ans)

L'affrontement de deux adolescents intelligents

9 etoiles
Ce court roman s'ouvre sur une partie d'échecs dans un village argentin. Deux adolescents s'affrontent et se jaugent par le biais de ce jeu qui souligne deux intelligences différentes. Le narrateur est un très bon élève et a une attitude qui rappelle celle de tout adolescent qui se respecte, alors que Gustavo Roderer est plus...

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La nuit recommencée de Leopoldo Brizuela

critiqué par Pucksimberg - (Toulon - 37 ans)

Un roman sur les heures sombres de l'Argentine.

8 etoiles
L'écrivain argentin Leonardo Bazan se souvient brutalement d'un épisode traumatisant qu'il a vécu en 1976 lorsqu'il assiste à une effraction chez ses voisins en 2010. Tout d'un coup, c'est l'angoisse, la peur, les doutes qui l'assaillent et qui vont réveiller de vieux souvenirs familiaux en lien avec les vagues de disparitions qui ont assombri le...

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Depuis que la samba est samba de Paulo Lins

critiqué par TRIEB - (BOULOGNE-BILLANCOURT - 66 ans)

AUX ORIGINES DE LA SAMBA

8 etoiles
Le roman de Paulo Lins se déroule dans le Rio des années 20, et plus précisément dans le quartier de l’Estàcio, où se croisent des malfrats, des proxénètes, des prostituées, des homosexuels, des immigrés. On y trouve égale-ment des artistes, des musiciens susceptibles d’incarner la bohème locale. Ismael Silva est compositeur, il aspire à changer...

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Le passé est un aquarium de José Emilio Pacheco

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 50 ans)

POUR UN FUTUR CONDAMNÉ À L’INEXISTENCE

8 etoiles
Le mois de janvier 2014 est sans doute à marquer d’une pierre noire pour la poésie Sud-Américaine, en effet, le 26 janvier, à peine douze jours après son grand ami Juan GELMAN (mort le 14 janvier 2014 et dont je parle ici : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/42220), ce fut au tour d’une autre grande voix de nous quitter,...

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Obscur ouvert de Juan Gelman, Luciano Spanò (Dessin)

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 50 ans)

UNE DES PLUS GRANDES VOIX DE LA POÉSIE LATINO-AMÉRICAINE

8 etoiles
Le 14 janvier 2014 s’éteignait dans une indifférence quasi générale, une des plus grandes voix de la poésie d’Amérique du Sud, je veux parler ic du poète argentin Juan GELMAN. « Obscur Ouvert » (anthologie personnelle de l’auteur, réunissant des poèmes écrits durant les trente dernières années et publiés dans différents livres), est sans doute...

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La peau dure de Fernanda García Lao

critiqué par Pucksimberg - (Toulon - 37 ans)

Un roman original, amusant et déroutant !

8 etoiles
Comment Violeta peut-elle accepter cette main d'une inconnue qu'on lui a greffée après un accident ? A qui appartenait-elle ? N'est-ce pas un corps étranger qui fait intrusion en elle ? Fernanda Garcia Lao s'intérese à l'étrangeté et rend certains éléments scientifiques ou logiques bizarres. Violeta est une comédienne qui ne parvient pas à lancer...

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Moi aussi, j'ai eu une petite amie bisexuelle de Guillermo Martínez

critiqué par Pucksimberg - (Toulon - 37 ans)

Relation torride entre un enseignant et son étudiante

8 etoiles
Le narrateur, écrivain argentin, est invité dans une université américaine afin d'assurer les cours de littérature espagnole durant un semestre. Après avoir fait rapidement connaissance avec ses collègues et après avoir visité son appartement, il fera une rencontre déterminante : Jenny, une de ses étudiantes. Une histoire d'amour, plutôt une histoire sexuelle, naît rapidement entre...

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Tout n'est pas veille lorsqu'on a les yeux ouverts de Macedonio Fernández

critiqué par Stavroguine - (Paris - 33 ans)

Le philosophe amoureux

10 etoiles
Macedonio Fernández, comme Socrate, est connu grâce à ses disciples. Son Platon se nomme Jorge Luis Borges, qui dans les rues de Buenos Aires, recueillait sa parole et « [i]l’imitai[t] jusqu’à la simple transcription, jusqu’au plagiat passionné et plein de dévotion[/i] ». Voilà un beau garant ! Mais contrairement au Grec, Macedonio a l’avantage (et sans doute aussi...

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La chasseuse d'astres de ZOE VALDES

critiqué par TRIEB - (BOULOGNE-BILLANCOURT - 66 ans)

LES RACINES DE LA LITTERATURE

7 etoiles
Le roman de Zoé Valdès commence comme il finit : par l’évocation de ses intentions, lors d’une visite en bord de mer. Zamia, femme de lettres cubaine en mal d’inspiration, vient contempler la mer ; elle est la proie, croit-elle, de la vision d’une femme qui s’approche d’elle et lui déclare : « Tu es...

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Adultère de Paulo Coelho

critiqué par KAROLE - (41 ans)

décevant et quel ennui....

1 etoiles
Que faire stop ou encore ? je suis au 1/3 du livre et Je n'y arrive pas , rien ne s'y passe , je ne vois aucun intérêt et je m'ennuie fermement. Je n'ai pas hâte de lire la suite et aucun mal à le poser , c'est un signe , NON? Bref , c'est le premier livre...

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Nous l'aimons tant, Glenda et autres récits de Julio Cortázar

critiqué par Tistou - (61 ans)

10 nouvelles réparties en 3 chapitres

7 etoiles
10 nouvelles réparties en 3 chapitres : I, II et III et j’avoue n’avoir toujours pas compris le pourquoi de cette répartition ? Pas grave. Bien évidemment, Julio Cortazar va encore une fois faire passer cul par-dessus la tête des situations de la vie courante qui vont devenir, ce faisant, des situations angoissantes, paranormales, délirantes, surréalistes,...

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Les yeux du coeur de Ramón Díaz Eterovic

critiqué par Jfp - (Yerres (Essonne) - 69 ans)

le voyage d'heredia

8 etoiles
Au Chili, en 1974, un groupe d’étudiants hostiles au régime d’Augusto Pinochet passe dans la clandestinité. Vingt ans après, comme dans "Les trois mousquetaires", ceux qui ne sont pas morts vont se retrouver, à la faveur de l’enquête menée par l’un d’entre eux, Heredia, devenu détective privé. Heredia est chargé de retrouver la piste de...

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Cronopes et Fameux de Julio Cortázar

critiqué par Tistou - (61 ans)

Beaucoup de (très) courts textes classés en quatre chapitres

3 etoiles
Bizarre ouvrage pour lequel dire que je me suis pris de passion serait passablement exagéré ! - Premier chapitre : « Manuel d’instructions ». Instructions de ce tonneau : « Préambule aux instructions pour remonter une montre Penses-y bien : lorsqu’on t’offre une montre, on t’offre un petit enfer fleuri, une chaîne de roses, une geôle d’air. On...

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Le Vampire de Curitiba de Dalton Trevisan

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Désespoir absolu

8 etoiles
Publié en 1998, ce recueil de vingt-sept courtes nouvelles tirées de plusieurs recueils précédents, met en scène la population la plus démunie du Brésil, celle qui souffre au quotidien, et peut-être celle qui embrase aujourd’hui le Brésil face à l’arrogance du dieu Ballon. Dalton Trevisan raconte des tranches de vie très courtes, noires, violentes, sordides,...

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Un fils de pub aux abois de Natalia Moret, Marianne Millon (Traduction)

critiqué par Gregory mion - (34 ans)

Une déconstruction littéraire du capitalisme.

10 etoiles
Les Éditions La Dernière Goutte, sises à Strasbourg, outre qu’elles publient des textes incisifs et remarquables, ont greffé l’an dernier à leur catalogue une section qui ravira les amateurs de romans glauques et criminels : la collection « Fonds noirs ». Dans cette collection qui comporte désormais trois titres, nous avons longuement évoqué les deux...

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Le bruit des choses qui tombent de Juan Gabriel Vásquez

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 50 ans)

LES DERNIÈRES SECONDES DE LA VIE D'UN HOMME...

10 etoiles
« Le bruit des choses qui tombent » (quels bruits je vous le laisse découvrir dans le roman…) est l’histoire d’Antonio Yammara, aujourd’hui 40 ans, mais que des évènements fortuits amènent à se remémorer sa 29 année. Au début 1996 en effet, le narrateur, professeur d’université tout juste marié et dont la femme vient d’avoir...

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Petits papiers au gré du vent de Eduardo Sacheri

critiqué par LesieG - (CANTARON - 51 ans)

Belle lecture

9 etoiles
Ayant énormément apprécié "Dans ses yeux" de cet auteur, tant par son écriture que par son histoire, je me suis lancée dans ce livre même si à la lecture de la quatrième de couverture j'ai eu un peu peur en voyant que le foot faisait partie intégrante de l'histoire. Grand bien m'en a pris, l'écriture...

couverture

Parler seul de Andrés Neuman

critiqué par Isad - (Saint-Germain-en-Laye - 57 ans)

Monologue à 3

6 etoiles
Des chapitres assez brefs alternent les pensées d’un homme condamné à brève échéance par un virus qui l’affaiblit, de son fils de 10 ans qui ignore la gravité de l’état de son père qui l’emmène faire un long voyage en camion pour une livraison pendant les vacances, et de sa femme. Chacun a son style,...

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Mourir, la belle affaire de Alfredo Noriega

critiqué par Cyclo - (Bordeaux - 71 ans)

une ville du tiers monde

9 etoiles
Quito, capitale de l'Équateur, à près de 3000 mètres d'altitude, est une agglomération immense, mélange de cité moderne et de bidonvilles, où la mort fait partie du quotidien, dans une violence inouïe, qui est d'ailleurs autant celle du climat, avec les pluies diluviennes qui inondent rues et gens chaque jour, provoquant des glissements de terrain,...

couverture

Le sang des papillons de Vivian Lofiego

critiqué par TRIEB - (BOULOGNE-BILLANCOURT - 66 ans)

SOUVENIRS D'UNE BARBARIE

9 etoiles
Peut-on évoquer les horreurs de l’histoire récente de son pays par le biais romanesque ? C’est le choix fait par Vivian Lofiego dans son premier roman: Le Sang des papillons. Nous sommes en Argentine en 1976. Tamara, très jeune enfant, voit son père se faire emmener de force vers un probable lieu de détention ou...

couverture

Gabriela, girofle et cannelle de Jorge Amado

critiqué par Myrco - (village de l'Orne - 68 ans)

Brasil ô Brasil

8 etoiles
Avec "Gabriela, girofle et cannelle" publié en 1958, Jorge Amado -écrivain emblématique de la littérature brésilienne du XXème siècle- inaugurait un nouveau volet de son œuvre, abandonnant le militantisme politique pour se consacrer désormais à chanter son peuple et sa culture natals, ceux de l'Etat de Bahia au sud du Nordeste brésilien. De sa plume...

couverture

Dans ses yeux de Eduardo Sacheri

critiqué par Marvic - (Normandie - 59 ans)

Un homme intègre

7 etoiles
Benjamin Chaparro, sexagénaire célibataire, quitte pour la dernière fois le Tribunal national de première instance de Buenos Aires, où il a travaillé comme secrétaire pendant presque toute sa carrière. Puis, soudainement il n'a plus envie d'aller à la fête organisée pour son départ en retraite. Même si certains "ont confirmé qu'ils se déplaceraient du bout...

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Papagayo de Eduardo Galeano, Antonio Santos

critiqué par JulesRomans - (Nantes - 59 ans)

"Perroquet" se dit "papagayo" en espagnol

8 etoiles
Il y a fort longtemps un oiseau appelé "papagayo" avait une couleur verte uniforme et ne savait pas imiter le langage humain. Ce n’est pas l’effet "papillon" avec un battement d’aile qui finit par le déclenchement d’un tsunami, mais l’effet "perroquet" dont la mort se traduit, du fait d’un enchaînement, par un ciel tout blanc...

couverture

L'Île invisible de Francisco Suniaga

critiqué par Sentinelle - (Bruxelles - 47 ans)

Un roman aux confluents des genres

8 etoiles
Quatrième de couverture [i]Margarita : un paradis caribéen pour touristes européens. Edeltraud Kreutzer, originaire de Düsseldorf, se rend sur cette île pour comprendre les circonstances de la mort de son fils, Wolfgang, retrouvé noyé sur la plage où il tenait un bar. Perdue dans cet environnement radicalement étranger, elle fait appel à José Alberto Benítez, un...

couverture

La correspondance des autres de Alberto Barrera Tyszka

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Le courrier des autres

7 etoiles
Voici une autre petite nouvelle de Barrera Tyszka publiée par Zinnia Editions évoquant, cette fois, un professeur de littérature vénézuélien qui propose des cours dans plusieurs institutions pour financer sa thèse sur la correspondance entre les écrivains – sujet très large qui est déconseillé par ses maîtres – et réussit même à monter un...

couverture

Taxi Driver sans Robert de Niro de Fernando Ampuero

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

La combine du taxi

7 etoiles
Dans le joli catalogue de Zinnia Editions, j’ai trouvé cette nouvelle de Fernando Ampuero, l’auteur péruvien dont j’ai lu il y a déjà bien des années un roman que j’avais apprécié, « Caramel vert », elle raconte la vie d’un chauffeur de taxi qui est obligé de travailler de très longues heures pour payer...

couverture

Balles perdues de Alberto Barrera Tyszka

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

L'appât du gain

8 etoiles
Une petite maison d’édition lyonnaise, Zinnia Editions, a remarqué l’un de mes commentaires sur un livre d’Alberto Barrera Tyszka et m’a proposé la lecture de deux nouvelles de cet auteur. « Balles perdues » est la première de ces deux nouvelles, elle évoque la disparition d’un brave citoyen vénézuélien sans histoire lors d’une manifestation contre...

couverture

Avril rouge de Santiago Roncagliolo

critiqué par Cyclo - (Bordeaux - 71 ans)

Sanglant Pérou

8 etoiles
Avril 2000 : Félix Chacaltana Saldívar est le nouveau substitut du procureur d’Ayacucho au Pérou. Amateur de poésie, il aime rédiger, en fonctionnaire presque modèle, les rapports que lui confère sa charge. Mais en ce mois d'avril, ça ne se passe pas comme il faut. Il doit enquêter sur un cadavre auquel il manque un...

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Du corps de Mauricio Ortiz

critiqué par Lectio - (68 ans)

Une belle découverte

10 etoiles
Voici un livre bien singulier. La littérature foisonne d'ouvrages sur le corps aussi divers que variés. Tantôt énigmatique et secret, tantôt accueillant et agréable, adulé ou méprisé, parmi ces mille façons de traiter du corps, Mauricio Ortiz est pourrait-on dire exhaustif. Car ce docteur en médecine n'oublie rien ni de l'extérieur ni de l'intérieur de...

couverture

La littérature nazie en Amérique de Roberto Bolaño

critiqué par Gregory mion - (34 ans)

Le hors-champ de la haine ordinaire.

10 etoiles
Que dit la littérature que les sciences sociales ne savent dire ? Parmi toutes les possibilités qui viennent à l’esprit, il en est au moins une qui se distingue : la littérature possède la faculté d’aller au plus intime du sujet qu’elle se prescrit. Ce que l’historien par exemple ne peut formuler faute de documentation...

couverture

Elena et le roi détrôné de Claudia Piñeiro

critiqué par Paofaia - (Moorea - - ans)

Savoir..

9 etoiles
En exergue: [i]Maintenant, il la reconnaissait, elle qu'il avait certes aimée de son vivant mais sans jamais l'avoir reconnue. On n'était finalement uni à l'être aimé que lorsque ce dernier était mort, alors seulement on le portait en soi.[/i] Thomas Bernhard ( Perturbation) [i]Une construction en béton, ce n'est rien d'autre qu'un château de cartes. Il suffit qu'arrive...

couverture

Wakolda de Lucía Puenzo

critiqué par Paofaia - (Moorea - - ans)

Les deux poupées

8 etoiles
Sur la couverture, une poupée. Herlitzka, blanche, blonde, mais pas une poupée comme une autre. C'est le père de Lilith qui l'a fabriquée pour elle, et , à l'intérieur , il a mis un petit mécanisme qui lui donne un coeur qui bat. En fait, c'est l'histoire de deux poupées, échangées par deux petites filles....

couverture

Si l'Argentine est un roman de Arnaldo Calveyra

critiqué par Falgo - (Lauris - 77 ans)

L'âme argentine

10 etoiles
Je trouve chez Roberto Bolano (Le gaucho insupportable, p.25) cette phrase: "L'Argentine est un roman, leur disait-il, donc elle est fausse, au moins menteuse." Il est étonnant - et au fond peut-être pas - de trouver une formulation si proche chez deux écrivains de la même génération, tentant, très différemment l'un de l'autre, d'exprimer leurs...

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Marelle de Julio Cortázar

critiqué par Stavroguine - (Paris - 33 ans)

Le roman infini

10 etoiles
« [i]Allais-je rencontrer la Sibylle ?[/i] » Ainsi s’ouvre [i]Marelle[/i], roman phare et culte de Julio Cortazar, publié en 1963. A moins que [i]Marelle[/i] ne s’ouvre plus loin, au chapitre 73 et soit immédiatement mis sous la tutelle de Morelli, critique littéraire, écrivain et surtout penseur de la littérature, à la manière d’un Borgès, travaillant à un ouvrage...