Littérature => Européenne non-francophone (2291 livres critiqués)



couverture

Siegfried : Une idylle noire de Harry Mulisch

critiqué par Macréon - (la hulpe - 86 ans)

La dernière chance de Hitler

8 etoiles
Harry Mulisch est un auteur hollandais très apprécié dans le monde mais pratiquement inconnu dans nos régions. Il est né à Haarlem de mère juive (elle a perdu une partie de sa famille dans le camp de concentration de Solibor) et de père aryen, collaborateur des nazis. . Mulisch a été envoyé pendant plusieurs mois...

couverture

Smilla et l'amour de la neige de Peter Høeg

critiqué par Folfaerie - (51 ans)

Une heroïne qui vient du froid...

10 etoiles
Je ne sais pas grand-chose des auteurs scandinaves, à part quelques classiques, et rien en tout cas des contemporains, et si je me suis décidée à lire ce roman, c'est parce que j'ai d'abord vu l'adaptation cinématographique qui m'avait enthousiasmée. C'est amusant, depuis quelques temps le cinéma me fait découvrir de très bons auteurs !...

couverture

Homo faber de Max Frisch

critiqué par Killeur.extreme - (Genève - 38 ans)

Un rapport

9 etoiles
Mon titre correspond au sous-titre du livre et à la manière dont il est écrit, car il s'agit bien d'un rapport, fictif ?, possible. L'histoire: Walter Faberest un ingénieur qui voyage beaucoup pour l'Unesco, chacun de ses voyages le pousse à remettre en question ses actes, Faber veut tout dominer dans sa vie, il essaie de...

couverture

Les masques du héros de Juan Manuel de Prada

critiqué par CptNemo - (Paris - 46 ans)

Une des plus grandes révélations des 10 dernières années

10 etoiles
Attention Chef d'oeuvre. En attaquant ce livre je me doutais bien qu'il fallait s'attendre à quelque chose d'exceptionnel mais j'étais loin d'imaginer un tel roman. L'intrigue est difficile à résumer mais essayons : le livre se passe à Madrid dans le premier tiers du 20ème siècle (de 1908 à 1936 pour être précis) dans le milieu...

couverture

Le mystère de la crypte ensorcelée de Eduardo Mendoza

critiqué par Féline - (Binche - 41 ans)

Burlesque et déjanté

7 etoiles
Un détective sans nom qu'un policier des plus douteux et une religieuse originale sortent de l'asile pour résoudre la mystérieuse disparition d'une fillette dans un internat religieux, voilà qui constitue un début de roman loufoque. Et la suite ne dément pas le caractère burlesque du roman. Convaincu qu'il recouvra la liberté si il découvre la vérité,...

couverture

Prisonniers du paradis de Arto Paasilinna

critiqué par LdS - (Paris - 46 ans)

Un rêve exotique

7 etoiles
Un avion s’échoue, une île déserte, une quarantaine de personnes, une nature sauvage et parfois hostile. Un petit coin de paradis au milieu de cet univers ultra-civilisé. Un Robinson Crusoé moderne, mais mieux organisé. Une micro civilisation perdue au fond du Pacifique. 28 hommes et 26 femmes échoués sur une plage au sable fin et dorée....

couverture

L'amour d'Erika Ewald de Stefan Zweig

critiqué par Bluewitch - (Charleroi - 41 ans)

Rendez-vous manqué avec le destin

8 etoiles
« Elle avait désormais conscience de cette réalité profonde : la grande paix sacrée pour laquelle elle avait lutté ne peut s’obtenir qu'à l'issue d'une douleur intense et purificatrice, le bonheur n’existe pas pour celui qui n’a pas parcouru le chemin de la souffrance. » Erika Ewald est une jeune femme convenable, l’âme artiste, pure et...

couverture

Les yeux du père de Sergio Ferrero

critiqué par Rotko - (Avrillé - 46 ans)

Le regard du fils.

7 etoiles
Dans une maison à étages, le jeune Bruno trouve réconfort dans la loge de la concierge. Chez lui, il entend par intermittences les désaccords du ménage parental. Le dimanche, seul avec son père, il va à la plage voisine, et il se dit que les relations entre humains sont plus complexes qu'il ne l'imaginait. Le...

couverture

Sans sang de Alessandro Baricco

critiqué par Trisopathe - (40 ans)

Sans plus..

6 etoiles
Le récit est divisé en deux parties. La première est très brève. La seconde aussi. Le récit est bref, en vérité. Apparemment Alessandro aime alterner les romans d'une épaisseur traditionnelle avec les courts récits. A vrai dire, il fait ce qu'il veut et en considérant la qualité de Novecento et de Soie, je serais même tenté...

couverture

Le pendule de Foucault de Umberto Eco

critiqué par Bluewitch - (Charleroi - 41 ans)

Pendule, ô mon Pendule...

7 etoiles
Alors quoi, le Pendule de Foucault ?? Un roman qui alimente nombreuses conversations, qu’on adore ou déteste, paraît-il. Un « culte », un « mythe », un « chef-d’Ïuvre », un « classique », un « fleuve », un « thriller intersidéral » ou… une « imposture » ??? Trois hommes, Casaubon, le narrateur, Belbo...

couverture

Brûlant secret de Stefan Zweig

critiqué par Persée - (La Louvière - 69 ans)

Le charme discret de la bourgeoisie

10 etoiles
Longtemps j'ai ignoré Stefan Zweig et me voici envoûté par son charme troublant. Ainsi le parfum des roses d'automne, lancé comme un dernier cri d'amour, séduit les promeneurs attardés. Il faut se laisser imprégner par l'humanité de Zweig comme une bruine qui, insensiblement, vous détrempe plus qu'une averse violente. C'est un subtil explorateur de l'âme...

couverture

L'Ambassadeur de Jef Geeraerts

critiqué par Saint-Germain-des-Prés - (Liernu - 52 ans)

Tel est pris qui croyait prendre

4 etoiles
Louis De Kesel, ex-ambassadeur belge, ne peut se contraindre à abandonner les avantages liés à son ancienne fonction : prestige, argent, pouvoir, valorisation, voiture avec chauffeur et drapeau, . Il a choisi de vivre au Laos entouré de deux serviteurs, Ba Pe pour le ménage (chauffeur à ses heures) et San San pour la cuisine. L'ex-ambassadeur les...

couverture

L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

critiqué par Nothingman - (Marche-en- Famenne - 40 ans)

Es muss sein

10 etoiles
Es muss sein, il le faut, disait Beethoven! Il faut lire ce livre, se laisser porter par sa poésie et son message. Un livre duquel on ne ressort pas le même qu'avant. Un livre qui marque! C'est un roman certes mais qui tient tout autant de l'essai. L'histoire de Tereza et de Tomas, une histoire d'amour...

couverture

Les Soldats de Salamine de Javier Cercas

critiqué par Jules - (Bruxelles - 75 ans)

Je n'ai vraiment pas accroché !

4 etoiles
Javier Cercas est espagnol et enseigne la littérature à l’université de Gérone. Il a quarante ans et est l'auteur de deux romans. A l'achat de ce livre, j’ai d'abord été frappé par le titre. Salamine !. Pour qui a fait ses gréco-latine, cela n'est vraiment pas rien !. Puis j'ai lu la quatrième page de couverture...

couverture

Explication des oiseaux de António Lobo Antunes

critiqué par Teacher - (Pulnoy - 53 ans)

POLYPHONIE NARRATIVE

10 etoiles
On peut être quelque peu décontenancé par le style atypique de ce grand auteur portugais : on passe du « je » au « il » au sein de la même phrase pour évoquer le même personnage Rui S. ; la chronologie est malmenée et apparemment aléatoire ne suivant qu'une logique fondée sur des associations...

couverture

La valse aux adieux de Milan Kundera

critiqué par Nothingman - (Marche-en- Famenne - 40 ans)

La valse des sentiments

9 etoiles
"L'automne commence et les arbres se colorent de jaune, de rouge, de brun; la petite ville d'eaux, dans son joli vallon, semble cernée par un incendie. Sous les arcades, des femmes vont et viennent et s'inclinent vers les sources. Ce sont des femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfants et elles espèrent trouver dans ces...

couverture

Une nuit avec Marilyn de Alina Reyes

critiqué par Lucien - (64 ans)

J'aime mieux la version de Vanessa...

4 etoiles
Prenez une Marilyn. Ajoutez un John. Agitez bien. Une maille à l'envers, une maille à l'endroit. Une fois au-dessus, une fois en dessous. Un coup par devant, un coup par derrière. Et caetera, ils ont du tempérament. Ajoutez un peu de biographie, un peu de mythe, une plage genre "Alerte à Malibu", un hôtel de...

couverture

Oiseaux de nuit de Jef Geeraerts

critiqué par Saint-Germain-des-Prés - (Liernu - 52 ans)

Rite de passage

9 etoiles
Eté 1943. Carl, 13 ans, passe les vacances d'été à la campagne, chez ses grands-parents, comme chaque année. Quelle paix royale, comparé à l’année scolaire chez les Jésuites. Protégé des foudres paternelles par sa mère, il est quand même soulagé lorsque le temps de la villégiature s’annonce. Mémé et lui s’adorent. Se respectent. Se comprennent. Pépé, lui, c’est différent, mais on voit...

couverture

Le fils du dieu de l'Orage de Arto Paasilinna

critiqué par Saint-Germain-des-Prés - (Liernu - 52 ans)

Péril au panthéon

7 etoiles
Rien ne va plus au panthéon finnois : le peuple finlandais a perdu la foi ancestrale! Voilà qu'il s’est mis à croire en un certain Jésus. Pfff ! Une réunion de crise est convoquée par le Dieu de l'Orage himself : comment stopper net cette hérésie ? Comment ramener les finnois à davantage de raison ? Ahti, l'un des dieux,...

couverture

Turlupin de Leo Perutz

critiqué par Patman - (57 ans)

Comme un cheveu dans la soupe...

9 etoiles
Fin octobre 1642, le Cardinal de Richelieu vit ses derniers jours, cela ne l’empêche pas d’intriguer. Persuadé, à raison d’ailleurs, d’être la cible des complots de la noblesse, il décide d'en finir avec elle, de provoquer une révolution et d'instaurer une république dont il serait le seul maître. Monsieur de Saint-Chéron, noble déchu qui a passé...

couverture

Le Minotaure de Benjamin Tammuz

critiqué par Prozac - (IDF - 43 ans)

Correspondance et amour

9 etoiles
Ce roman débute comme une curieuse correspondance. Puis les chapitres s'enchaînent pour raconter tour à tour la vie de trois hommes dont le destin, l'amour d'une belle jeune femme, va conduire à la mort. Ce roman est avant tout une extraordinaire histoire d'amour entre Théa et un mystérieux inconnu. Elle ne connaît rien de lui....

couverture

Vie, jeu et mort de Lul Mazrek de Ismail Kadare

critiqué par Jules - (Bruxelles - 75 ans)

Un excellent Kadaré !

9 etoiles
Lul Mazrek vient de rater le concours d'admission au conservatoire d’art dramatique de Tirana. Qu'à cela ne tienne !… Après un moment de découragement, ses rêves le reprennent : il ne vit que pour les planches et il entend bien devenir un vrai comédien, non un baladin de villages. Comme un malheur n'arrive que rarement seul,...

couverture

Dans un miroir obscur de Jostein Gaarder

critiqué par Leura - (-- - 69 ans)

Avant l'envol...

9 etoiles
Cécilie est malade, elle va mourir. Qu'y a-t-il de plus triste que la mort d'une petite fille à Noël? Toute la famille est là, pourtant, comme pour la protéger, pour empêcher la faucheuse de s'emparer d'elle, mais c'est avec un personnage inattendu qu'elle vivra ses derniers instants : l'ange Ariel, qui entreprend de lui expliquer...

couverture

La Peur de Stefan Zweig

critiqué par Pendragon - (Liernu - 49 ans)

Le tourbillon des sens !

8 etoiles
Cette nouvelle, écrite en 1913, est comme toutes les autres de cet auteur que j'ai déjà eu la joie de lire, un grand classique pour l'époque. On imagine très bien les personnages, les dames à ombrelles et les messieurs à redingote, campés dans leur costume de ce début du vingtième siècle et déambulant dans les...

couverture

Le Paradis de Alberto Moravia

critiqué par Darius - (Bruxelles - - ans)

De la vie des bourgeoises

8 etoiles
J'ai beau chercher, je ne trouve aucune trace de Moravia sur le site... Il s’est pourtant affirmé comme un grand romancier de sa génération. Dans ce recueil d’une trentaine de nouvelles, il dépeint la société bourgeoise intellectuelle vue sous la lorgnette féminine. Dans une de ses interviews, il affirme qu'il aime les femmes.. Il est évident...

couverture

L'été du déserteur de Veijo Meri

critiqué par Rotko - (Avrillé - 46 ans)

"Une grande lassitude".

8 etoiles
Devant la grande offensive russe, les Finlandais se replient en désordre, et quand il s'agit de passer le fleuve pour échapper à l'ennemi, c'est la débandade. On ne voit pas les Russes, mais on croit deviner leur présence. Au lieu de la barque, c'est le courant qui emporte nageurs ou piétons. Devant une telle inefficacité, que...

couverture

Severa de Maria Messina

critiqué par Rotko - (Avrillé - 46 ans)

Elle avait toujours aimé "marcher toute seule", même petite.

8 etoiles
La famille Santi vit chichement en Sicile, dans l'ombre de bâtisses majestueuses, non loin du palais Renzoni et de l'Eglise Santa Maria Inter Vineas. Les Dames du palais Montauti connaissent-elles l'existence de Mme Emilia, la veuve de l'instituteur, avec son fils handicapé mental, et ses deux filles si dissemblables, Myriam et Sévera ? Pourtant Severa,...

couverture

Beatriz et les corps célestes de Lucía Etxebarria

critiqué par Prozac - (IDF - 43 ans)

Cru et émouvant

8 etoiles
Une enfance près d'une mère, dont l'histoire ressemble à celle des trois soeurs d'amour, Prozac et autres curiosités", près d'un père toujours au foyer mais absent dans l'éducation de sa fille. C'est aussi une mère possessive qui cessera de donner l'amour nécessaire à sa fille lorsque cette dernière passera tous ses temps libres chez son...

couverture

Le voyage vertical de Enrique Vila-Matas

critiqué par Darius - (Bruxelles - - ans)

Le mariage est une maladie mortelle

10 etoiles
Un vieil homme, largué par sa femme, se reconstruit une vie en se donnant le loisir d'expérimenter ce qu’il n'a jamais pu : les voyages, de nouveaux contacts sociaux, la culture, la lecture, les études. "Voyager est avant tout une atmosphère, une expérience de la solitude, un sentiment extrêmement discret de mélancolie. Quand on voyage...

couverture

Nous deux: Récit de Nicole Malinconi

critiqué par Kinbote - (Jumet - 61 ans)

Le livre de la mère

8 etoiles
« Les affaires de ma mère, ses biscuits, son odeur, son linge à laver une dernière fois. Quand l'odeur sera partie, il ne restera plus rien de ma mère. Je veux dire de comment on se connaissait. » Ce que raconte ce livre, c’est cela, la façon qu’une fille connaît sa mère, ce qu'une fille...

couverture

Le soleil est aveugle de Curzio Malaparte

critiqué par Pendragon - (Liernu - 49 ans)

... et nous fermons les yeux !

7 etoiles
« Le soleil est aveugle » est un roman court, un ensemble de notes, de phrases, de pensées et de sensations jetées sur le papier. C'est un cri. Un cri de révolte de la part de Curzio Malaparte qui s’indigne que la guerre de 40-45 puisse mettre face à face ses frères alpins sous le...

couverture

Les aventures du capitaine Alatriste, tome 3 : Le soleil de Breda de Arturo Pérez-Reverte

critiqué par Patman - (57 ans)

Alatriste s'en va-t-en guerre !

8 etoiles
Voici donc le troisième tome des aventures du Capitaine Diego Alatriste. Fuyant Madrid où l'air est décidemment devenu trop malsain pour eux, Alatriste et son jeune valet Inigo rejoignent le Tercio de Carthagène, régiment où servait autrefois la brave capitaine. Les voici, à l'automne 1624, devant la ville de Breda, assiégée par le général Spinola....

couverture

La longue marche de Rafael Chirbes

critiqué par Darius - (Bruxelles - - ans)

Tranches de vie sous le franquisme

8 etoiles
"L’Espagne est un éternel pays nocturne et intransigeant, ce pays de Caïn où toujours la moitié s'empare du tout par la force et l’oblige à se mettre à son service, un misérable pays qui crie "Vive les chaînes" et promène ses tyrans sous des dais, qui utilise le nom de Dieu comme un pistolet pour...

couverture

Les aventures du capitaine Alatriste, tome 1 : Le capitaine Alatriste de Arturo Pérez-Reverte

critiqué par Patman - (57 ans)

Quel panache !

9 etoiles
Le "capitaine" Diego Alatriste vit à Madrid, en ce beau XVIIème siècle, celui que l'Histoire espagnole retient sous le nom de siècle d'or. Ancien soldat, blessé dans les Flandres, il exerce le métier de spadassin, louant ses services aux maris cocus ou aux créanciers. Jusqu'à ce soir où de mystérieux hommes masqués et Boccanegra, le...

couverture

Océan mer de Alessandro Baricco

critiqué par Persée - (La Louvière - 69 ans)

Le rateau de la Méduse

6 etoiles
Baricco enseigne les techniques de la narration à la Scuola Holden. Eh bien, ça se sent ! L'ennui est que ça se sent un peu trop fort. En art, il en va des techniques comme des parfums : elles charment surtout par leur discrétion. Sinon le patchouli fait fuir le chinchilla. On restait encore anesthésié par...

couverture

Ferdydurke de Witold Gombrowicz

critiqué par Kinbote - (Jumet - 61 ans)

Le roman de l'immaturité

8 etoiles
Premier grand roman de Witold Gombrowicz dans lequel on trouve déjà la thématique et les images fortes qui feront tout l’attrait de « La Pornographie » ou de « Cosmos ». Ce roman mélange les genres, il inclut le commentaire de l’auteur ainsi que des contes indépendants: "Philibert doublé d’enfant", ou "Philidor doublé d'enfant" (splendide...

couverture

Les souffrances du jeune Werther de Johann Wolfgang von Goethe

critiqué par Virgile - (Spy - 40 ans)

A la folie...

8 etoiles
Goethe? ...C'est pas un vieil allemand chiant ça? Et bien non! Mon seul souvenir de lui était une lecture lointaine d'un Faust qui ne m'avait pas laissé une impression des plus agréable, mais la j'ai comme une soudaine envie de le relire... Oui, bien sûr on pourra vous dire que ce roman est l'archétype du romantisme allemand...

couverture

Montedidio de Erri De Luca

critiqué par Saint-Germain-des-Prés - (Liernu - 52 ans)

Pure poésie

9 etoiles
Cela faisait longtemps que je n'avais plus rêvé en lisant un livre. Ce manque est largement comblé par Montedidio. Le narrateur est un jeune garçon de 13 ans qui vit à Naples, dans ce quartier nommé « Montedidio ». Son père a décidé de le retirer de l’école et de l’envoyer travailler chez un menuisier, décision qui rencontre...

couverture

Baudolino de Umberto Eco

critiqué par Pendragon - (Liernu - 49 ans)

Une superbe fresque !

9 etoiles
Voilà refermé le dernier roman d’Umberto Eco ! Force m'est de reconnaître que ce fut fastidieux, et pourtant, je puis jurer que j’aime et adore Umberto Eco, mais il m'a semblé que celui-ci traînait un peu en longueur. Ou plutôt, non, que la première partie se traînait en languissant… L’histoire est belle, les aventures de ce jeune...

couverture

La Vierge rouge de Fernando Arrabal

critiqué par Darius - (Bruxelles - - ans)

Tel un fait divers .

8 etoiles
Si je vous narre cette histoire en termes journalistiques, en mots froids et détachés de tout contexte, vous aurez l’impression qu’il ne s’agit que du rapport d’un fait divers quelconque comme il en existe des centaines dans nos quotidiens sous la rubrique "chiens écrasés". Et pourtant ! Réduire l'histoire à sa plus simple expression comme le...

couverture

Les Anneaux de Saturne de Winfried Georg Sebald

critiqué par Oscar W. - (Bruxelles - 51 ans)

Un voyage dans l'histoire

8 etoiles
Il est clair que la promenade est conseillée pour se tenir en forme, mais ce que l'on découvre dans ce livre, c'est qu'elle est également formidable pour la mémoire. En effet, le héros de ce livre se promène durant plusieurs semaines sur la côte est de l'Angleterre dont le décor est souvent dessiné par d'anciennes...

couverture

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig

critiqué par Leïa - (Montréal - 43 ans)

Vivement la passion

9 etoiles
L'histoire se déroule dans une petite pension de la Riviera sur la Côte d'Azur au début du 20e siècle. Mme Henriette, une femme « comme il faut » délaisse tout ce qu'elle possède et s'enfuie avec un inconnu, un homme qu'elle ne connaît que depuis 48 heures. Tous sont d'accord pour porter « le »...

couverture

Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke

critiqué par Vigno - (- ans)

L'Art poétique de Rainer Maria Rilke

9 etoiles
Franz Xaver Kappus (1883-1966), 19 ans, cadet dans une école militaire autrichienne, découvre que Rainer Maria Rilke (1875-1926) a fréquenté la même institution que lui quelques années auparavant. Ayant écrit quelques poèmes, il décide de les envoyer au maître. Quelque mois plus tard, Rilke lui répond. S'en suivra une correspondance de quelques années. Kappus fera...

couverture

Va où ton coeur te porte de Susanna Tamaro

critiqué par Leïa - (Montréal - 43 ans)

L'amour d'une grand-maman

8 etoiles
Dans ce livre, une grand-maman décide d'écrire des lettres à sa petite-fille exilée aux Etats-Unis avec qui elle est en conflit. Dans cette parcelle d’elle-même, elle lui parle de sa vie, de sa jeunesse, elle lui confie son histoire d’amour, les choix qu’elle a dû faire et les conséquences s’y rattachant. Elle se raconte et...

couverture

Théorème de Pier Paolo Pasolini, Edmond Baudoin (Illustration)

critiqué par Nevermore - (Rennes - 38 ans)

Pasolinien

9 etoiles
Théorème de Pasolini est aussi un film et c'est d'ailleurs ce film qui m'a amené à lire cet étrange roman. Résumons rapidement: Une famille de la grande bourgeoisie milanaise. Le père est propriétaire d'une grande entreprise, la mère est une belle bourgeoise cultivée qui s'ennuie, les enfants sont sages et bien éduqués... Parmi ces personnages,...

couverture

L'artiste des dames de Eduardo Mendoza

critiqué par Squirrel - (Bruxelles - 55 ans)

Démêlages requis et rires garantis

9 etoiles
Après "Le mystère de la crypte ensorcelée" et "Le labyrinthe aux olives", voici le 3ème volet des aventures de notre héros anonyme (au sens premier du terme puisque ses parents n'ont pas jugé utile de déclarer sa naissance). Il s'agit d'un récit à la 1ère personne raconté par notre personnage X. : Après de nombreuses...

couverture

La contrebasse de Patrick Süskind

critiqué par Jules - (Bruxelles - 75 ans)

Un grand sentiment de solitude

8 etoiles
Ce livre est bien moins connu que « Le parfum » du même auteur. Et pourtant, il vaut vraiment la peine d’être lu. Jacques Villeret a joué le rôle du narrateur de cette histoire au théâtre avec beaucoup de brio. La contrebasse offre très rarement une place brillante dans un orchestre, et pourtant. Selon le musicien,...

couverture

Le stade de Wimbledon de Daniele Del Giudice

critiqué par Kinbote - (Jumet - 61 ans)

Ceci n'est pas un livre sur le tennis!

9 etoiles
Petit livre déroutant salué à sa sortie en 83 par les ténors de la prose italienne : Moravia, Camon et Calvino, et adapté aujourd'hui au cinéma par Mathieu Amalric, déjà connu comme comédien, avec dans le rôle principal Jeanne Balibar. La première partie conte les divers voyages que fait le narrateur à Trieste sur les traces...

couverture

Le club Dumas, ou, L'ombre de Richelieu de Arturo Pérez-Reverte

critiqué par Le Biblio - (Waterloo - 43 ans)

DE UMBRARUM REGNI NOVEM PORTIS

10 etoiles
Ami de l'étrange, du polar et des livres anciens, cette critique s'adresse à vous. Imaginez un mercenaire en livres anciens confronté à la plus étrange des énigmes. "A-t-on vraiment découvert un chapitre manuscrit des Trois Mousquetaires de Dumas?". Et quelle est cet étrange livre "les neufs portes du royaumes des ombres"? Quelle est le lien entre la mort...

couverture

Le Roman de Don Sandalio, joueur d'échecs de Miguel de Unamuno

critiqué par Jules - (Bruxelles - 75 ans)

Court, intéressant et très bien écrit

9 etoiles
L'auteur de ce petit livre est censé avoir reçu, d’un de ses lecteurs, des extraits d'une correspondance qui pourraient former un petit roman. Il découvre l’histoire d'une rencontre entre deux hommes. L’un est l'auteur de la correspondance, qu'il adresse à un certain Felipe, et l’autre est un joueur d’échecs, Don Sandalio. L'histoire se passe le long...