Laurent Binet a 37 ans. Il a effectué son service militaire en Slovaquie et a vécu à Prague. Agrégé de Lettres, il est professeur de français en Seine-Saint-Denis et est chargé de cours à l'Université. HHhH est son premier roman. Il a reçu le Prix Goncourt du Premier Roman.
Fiche de Georges Roland, bio modifiée par bruxellois le 30 juin 2010 @ 18:36:39
Né à Bruxelles au sortir de la deuxième
guerre mondiale, je suis un parfait bâtard belge, tiraillé entre
cultures brabançonne et francophone. Un Flamand devenu francophile. Et
je n'aime ni les caricoles, ni la gueuze. Qu'est-ce que tu dis en bas de ça,
fieu ?
Tu peux dire que je suis un Brusseleir
récalcitrant et mangeur de poulet, un kiekefretter anar, en
quelque sorte. Je suis avant tout belgo-bruxellois. Bruxelles et la province de
Brabant apparaissent dans tous mes romans. Ils en sont les décors
récurrents. Certains auteurs sont voyageurs impénitents, avides de
découvrir la Terre. Moi, je reste sur place, chez moi, avide de
connaître MA terre. C'est un peu comme si je voyageais autour de ma
chambre.
Mes
récits sont des divertissements, non des compte-rendus, des
dépliants de voyage ou des témoignages sur le vif. Ils sont,
justement, la déraison, sans oublier que «Ex
nihil, nihilo» rien
n'est issu de rien, les personnages, les situations, les décors qui
glissent le long de ma plume vers le clavier de l'ordinateur, sont il
est vrai, bien réels, tout juste transformés.
C'est
le lot du surréalisme.
Fiche de Georges Roland, biblio modifiée par bruxellois le 30 juin 2010 @ 18:23:17
C'est le Brol aux Marolles roman bruxellois, aux éditions bernardiennes Cartache ! roman à casaque, aux éditions bernardiennes Chansons de Roland poésie, aux éditions bernardiennes Le Coup du Clerc François récit anarchronique, aux éditions Chloé des Lys
Fiche de Olivier Peru, biblio modifiée par Donzz le 26 juin 2010 @ 18:41:56
Olivier Peru est un auteur français, né en 1977 à
Montpellier. En 2001, il démarre sa carrière de scénariste et
dessinateur de BD à l'âge de 23 ans aux éditions Semic. Il
travaille dans les magazines Rodéo,
Zembla, Mustang et multiplie les collaborations jusqu'à intégrer les
éditions Soleil pour lesquelles il écrit et dessine des albums depuis
2002. En parallèle, il s'illustre sur d'autres supports que la bande
dessinée et signe de nombreuses illustrations et couvertures pour des
magazines, des jeux de rôles et des romans. Il ?uvre aussi comme
scénariste, storyboarder et designer au cinéma et à la télévision (la série Hero-Corp) tout
en travaillant sur l'écriture de plusieurs séries de romans (Les Haut-Conteurs).
Fiche de Samuel Herzan, bio modifiée par Samir le 25 juin 2010 @ 01:04:12
Samuel Herzan (de son véritable nom : Samuel Roger Zang), mélomane et amateur de clarinette, est né à Douala (Cameroun) en 1960. Docteur en relations internationales, diplômé d?études approfondies en sciences économiques, il est Diplomate de Carrière (Ministre Plénipotentiaire) et membre de l?OSSREA (Organization For Social Science Research For Eastern And Southern Africa). TOUS LES ROMANS DE LA TERREest son premier roman.
Fiche de Cendrine N. William, biblio modifiée par SarahCH le 18 juin 2010 @ 21:10:53
Attention, ce premier volet de la série est désormais édité par Irène Pauletich Éditions (les infos sur la fiche concernant ce livre ne sont donc plus d'actualité au niveau de l'éditeur)
- Mark Storm - La Guerre du Temps
Édité le 1er mai 2010
Á paraître (selon les indications en dernière page des livres ci-dessus)
- Mark Storm - Tritarnia, la Galaxie invisible
- Mark Storm - Rêves Fatals
- Mark Storm - L'Ombre de la Rose Noire (2 tomes)
- Mark Storm - L'Arche Oubliée (3 tomes)
Fiche de Cendrine N. William, bio modifiée par SarahCH le 18 juin 2010 @ 19:29:30
Née à Fribourg, en Suisse, fille unique, Cendrine N. William a vécu
l'enfance tranquille d'une petite fille rêveuse, naïve et trop gentille.
Sa sensibilité à fleur de peau a fini par la rendre terriblement
timide face à un monde pas si rose que ça. Alors... la petite fille
s'évade à travers les livres, les BD, les mangas, les films, la musique
et la peinture. Elle se construit un monde bien a elle, qui
n'appartient qu'à elle et décide un jour de le mettre sur papier...
Mark Storm nait, grandit et l'accompagne tandis qu'elle poursuit ses
études, se lance dans la vie active, la vie de femme, la vie d'adulte.
Jamais elle ne cessera vraiment d'écrire, même s'il y a des périodes
"sans", des histoires qu'elle partage avec sa famille, ses amis. C'est
un bonheur intense de voir qu'elle peut offrir un peu de rêve.
Et puis un jour, elle décide d'aller au-delà de ce cercle et se lance
dans un nouveau projet : l'édition.
Fiche de Tamim Karimbhay, biblio modifiée par KARTAM le 13 juin 2010 @ 18:35:23
Une OEUVRE Littéraire , un Roman d'anticipation et futuriste insolite et une autobiographique romanesque :
Année 2043 : Autopsie D'une Mémoire.
Auteur : Tamim KARIMBHAY.
Littérature
Roman
Livre de poche (11x17cm)
Noir & Blanc
440
978-2-9533865-0-9
décembre 2009.
http://www.thebookedition.com/autopsie-d-une-memoire-tamim-karimbhay-p-30710.html L'île de Nosy-Bé fait partie de la littérature française insulaire et devient le cadre de l'univers imaginaire romanesque.
UN LIVRE d'Histoire, d'Ethnologie, de récits d'aventures et de carnets de voyages :
Tamim Karimbhay est un historien de formation. Titulaire d'une maîtrise
d'Histoire médiévale et d'un DEA de Lettres et Sciences Sociales option
Histoire contemporaine, il est professeur de lettres et
d'histoire-géographie. S'inscrivant profondément dans le courant de ce
que l'on a appelé, dans l'historiographie, « la Nouvelle Histoire »,
c'est-à-dire l'histoire des sociétés, des civilisations, des mentalités,
de la vie quotidienne et de la psychologie humaine, il se passionne
pour les peuples du monde entier. Grand bibliophile et insulaire
passionné des histoires des îles de l'océan Indien, et plus généralement
de l'histoire maritime, des explorations et des grandes découvertes, ainsi que du Moyen Âge et de l'Histoire moderne, il
est déjà l'auteur de « Nosy-Bé, Âme malgache, Coeur français», livre magnifique dans lequel il
se passionne en tant que chercheur dans sa démarche et ses aventures
d'historien, d'ethnologue et d'anthropologue.
Dans « Année 2043 : Autopsie D'une Mémoire à contre-courant », par contre, il veut
montrer à travers le parcours de son personnage (autobiographique) qui
remonte le passé à travers ses souvenirs, son talent de romancier et
donc de littéraire. Il veut montrer à travers une approche polyvalente
des genres romanesques, le parcours initiatique de son personnage
autobiographique, son talent de romancier et donc sa passion de la
littérature surtout française. Il est très heureux de pouvoir offrir aux
lecteurs, à travers ce premier roman, une vision romanesque de son
autobiographie.
Fervent défenseur de la langue française, des valeurs de la Laïcité et
de l'École Républicaine française à laquelle il rend merveilleusement
hommage dans son roman, et curieux de nature, il s'intéresse à toutes
les cultures (traditionnelles et modernes) et aux peuples du monde
entier. Dans son premier roman autobiographique, « Année 2043 : Autopsie d'une Mémoire à contre-courant », il rend hommage à son père, à sa mère, à son
grand-père et à tous les hommes et les femmes qu'il a rencontrés ou
croisés, ne serait-ce que pour quelques temps au cours de son histoire,
et qui ont changé sa Vie en lui transmettant les vraies valeurs humaines
! Il se rappelle et raconte les anecdotes de sa trajectoire de Vie, à
travers la méthode basée sur la construction du récit reposant en
particulier sur le procédé récurrent du retour en arrière (flash-back).
Le sens général du roman - dont le maître-mot reste la "Mémoire" - offre
une réflexion plus particulière à travers le mélange de réalisme et de
romantisme, de conte merveilleux et d'écrits de science-fiction,
d'autobiographie et de fable, de traité d'Histoire réelle et de fiction
romanesque, d'essai philosophique et de roman d'anticipation teinté de
sonorités futuristes, visionnaires et d'euphories surréalistes et
fantastiques.
Il y a vraiment un réel mélange de style et un métissage de genres
littéraires dans son travail.
Il a, par ailleurs, aussi publié de nombreux articles sur des sites
internet comme "réunionnais du monde" portant sur des thèmes divers
(par exemple : Une pédagogie de l'Art (peinture, architecture),
Philosophie du Bonheur, Hommage aux Femmes dans la littérature et dans
l'histoire, les femmes au coeur et sujets des livres, clin d'oeil aux
nombreux livres du grand écrivain réunionnais saint-joséphois Fred
Mussard, quelques critiques de livres, un hommage aux pays qu'il aime :
Deux pays magnifiques et trois îles splendides pour un coeur d'homme,
Hommage à l'écrivain atypique : Jean de La Fontaine (la jonction
littéraire entre l'Orient et l'Occident), sans oublier les nombreux
articles consacrés à l'espace insulaire de Nosy-Bé dans le Canal du
Mozambique et dans l'océan Indien, le Fort des Portugais à Nosy-Bé, une
halte sur la route tracée par Vasco de Gama, les Russes à Nosy-Bé, un
passage insolite et opportun, les Indiens « Karanas » à Nosy-Bé, une
marine indienne bien présente dans l'océan Indien bien avant les
Portugais et des boutres arabes venus de loin...). Ses écrits reflètent
bien la diversité et le syncrétisme de ses richesses culturelles
orientalo-occidentales et indo-européennes.
Cette oeuvre qu'il a écrite avec coeur et émotion, avec patience et
raison, avec nostalgie et imagination, son premier vrai roman, est
teinté de vérités romanesques, de fictions historiques, d'anecdotes
insolites, de récits enchâssés, de mises en abyme et même parfois
d'anachronismes opiniâtres, qui feront rêver, fantasmer et voyager
virtuellement plus d'un, mais ce travail fera aussi prendre conscience à
chaque lecteur ou lectrice, combien les énigmes secrètes de la mémoire
nous construisent, nous formatent viscéralement et nous guident
mystérieusement, au long de la vie. C'est un roman de réflexion et
d'initiation teinté en arrière-plan, de pensées philosophiques,
enrichissantes et instructives.
ANNEE 2043 : AUTOPSIE D'UNE MÉMOIRE est un roman à lire au cours du XXIème siècle.
TRILOGIES :La quête d'Ewilan- D'un monde à l'autre - Les frontières de glace -L'île de destin
Les mondes d'Ewilan- La forêts des captifs - L'?il d'Otolep - Les tentacules du mal
C'est deux trilogies racontent l'histoire des même personnages (Ewilan, Salim, Ellana, Edwin, maître Duom, Mathieu, Siam, Bjorn, Maniel...). La majorité de l'histoire se passe en Gwendalavir.
Le pacte des marchombres- Ellana - Ellana l'envol - Ellana la prophétie
Les deux premiers tomes parlent de l'enfance d'Ellana avant sa rencontre avec Ewilan, Edwin, Salim et les autres. Le dernier tome est la fin des aventures d'Ewilan, d'Ellana et de leurs amis. La trilogie se déroule en Gwendalavir.
L'autre- Le souffle de la hyène - Le maître des tempêtes - La huitième porte
Cette trilogie parle de Nathan et Shae. Elle se passe dans notre monde. On peut établir un lien avec les trois trilogies précédentes.
Autres livres : - Le voleur de chouchous - Tour B2, mon amour - Un cheval en Irlande - Zouk - Fils de sorcières - Le garçon qui voulait courir vite - Mon cheval, mon destin - Amies à vie - Météorite - Princesse en danger - Isavama (album) - Les aigles de Vishan lour (dans le n° 261 de
JeBouquine) - Les âmes croises. C'est le dernier livre écrit avant sa mort.
Fiche de Edmée De Xhavée, bio modifiée par Paia le 11 mai 2010 @ 19:50:34
Belge et Verviétoise (province de Liège), Edmée De Xhavée est née en 1948.
Elle a suivi des études en Arts graphiques à Bruxelles puis des cours de secrétariat et comptabilitié "au cas où". Peu désireuse de rester à Verviers alors en plein déclin, et anxieuse de bouger un peu, elle a vécu dans le sud de la France, le nord et l'Italie, et le nord est des Etats Unis, avec chaque fois des retours en Belgique de quelques années.
Son goût de l'écriture s'est fait remarquer dès l'enfance - elle était "première en rédaction" sans efforts - et puis toute sa vie adulte car c'est par la correspondance qu'elle se tenait en contact avec sa famille et ses amis. Les romanichels sont son premier roman.
Fiche de Léon Tolstoï, biblio modifiée par dudule le 12 avril 2010 @ 07:10:38
(né Georges Hippolyte Adrien, le 6 avril 1862 et mort le 19 août 1921, à
Paris) est un écrivain français de tendance anarchiste.
Marqué par l'injustice et l'hypocrisie, son oeuvre, qui
regroupe romans, pièces de théatre, participations à
des magazines littéraires, etc. se place sous le signe de la
révolte et de l'écoeurement. Oublié après
sa mort, il est redécouvert après la réédition
de Le Voleur en 1955 et de Bas les coeurs ! en 1957.
Ayant perdu sa mère alors
qu'il était en bas-âge, Darien fut élevé
par une belle-mère catholique intransigeante, ce qui motive
peut-être son anticléricalisme viscéral à
venir. Le 16 mars 1881, devançant l'appel, il s'engage à
l'armée, dans le deuxième escadron du Train. Le 23 mai
1883, son insoumission l'envoie pour 33 mois à Biribi, un
bataillon disciplinaire en Tunisie. C'est le nom qu'il donnera à
son roman, où il dénonce les difficultés de sa
condition et celles de ses compagnons. Son roman est achevé en
1888 et est publié deux ans plus tard par son éditeur
Savine, qui craignant dans un premier temps un procès, ne le
publiera que suite au succès de Sous-Offs de Lucien Descaves.
Mais aucun de ses romans ne rencontre le succès.
Admiré par Alfred Jarry,
Alphonse Allais et plus tard par André Breton, Georges Darien
devient un auteur prisé des milieux libertaires. En dépit
d'une seconde biographie récente, peu de choses de sa vie sont
connues, ce qui laisse libre cours aux fantasmes qui associent la vie
de l'écrivain à celle du héros du Voleur,
Randal. En effet de 1891 à 1897, il disparaît, voyage en
Belgique, en Allemagne et en Angleterre, Londres en particulier, d'où
il revient avec le manuscrit de son roman, Le Voleur.
Redécouvert
en 1955, c'est ce dernier qui lui assure la postérité. En plus de ses romans, Darien est le
pamphlétaire le plus virulent de cette fin de siècle.
Il collabore à plusieurs revues anarchistes, parmi lesquelles
L'Escarmouche (dont il fut l'unique rédacteur), L'Ennemi du
peuple et L'En dehors, où il côtoie Zo d'Axa.
Dans son roman au ton pamphlétaire
Les Pharisiens, il attaque violemment Édouard Drumont et les
antisémites. Suite à cette publication il rentre en
contact avec Bernard Lazare.
En 1906 et en 1912, George Darien se
présente aux élections législatives en tant que
« candidat de l'Impôt Unique », entendant
ainsi porter les idées de Henry George dans le premier
arrondissement de Paris, auxquelles il échoue.
En 1919, Suzanne Darien, qu'il avait
épousée en 1899, meurt. Il se remarie en 1921, quelques
mois avant de mourir, le 19 aout, à Paris.
Fiche de Pierre Bottero, bio modifiée par Clarilire le 28 mars 2010 @ 19:08:43
La biographie de cet auteur qui nous a malheureusement quitté bien trop tôt est celle que l'on peut trouver sur le site : Les mondes imaginaires de rageot
Été 1972 (à un ou deux ans près?). Pélissanne,
petit village auquel il ne manque rien pour obtenir la mention «
typiquement provençal ». Chaleur écrasante, cigales, pinèdes, silence,
lézards, oliviers. Tout y est ! Je fais partie d'une bande
d'inséparables copains et nous employons nos journées à jouer aux Indiens dans les collines, à faire des cabanes et à dévaler des pentes caillouteuses sur des vélos de fortune. Ce jour-là, une fois n'est pas coutume, je suis confiné à la maison. La veille, une descente un peu trop raide sur un vélo qui est loin de ressembler aux VTT actuels, m'a conduit à l'hôpital pour une dizaine de points de suture derrière le
crâne et m'impose une journée de calme. Je suis en train de pester, en imaginant la guerre impitoyable que se livrent les Sioux et les Apaches dans la chaîne des Costes, lorsqu?un drôle de véhicule vient se garer pas très loin de la maison. Un car dont la fonction détournée est inscrite en grosses lettres sur la carrosserie : Bibliobus ! Poussé
par la curiosité, je m'avance timidement (on peut être Sioux et timide !). Un grand bonhomme au sourire avenant m'invite à entrer. J'obtempère
puisque l'époque n'est pas encore à la méfiance et découvre une multitude de livres rangés dans des caisses ou sur des rayonnages. Le bibliobus est une bibliothèque ambulante, gratuite, et pour moi une porte qui s'ouvre sur un monde nouveau. Le grand bonhomme dont je
n'ai jamais su le nom et qui n?était peut-être pas grand puisque j'étais petit, est un amoureux des livres mais surtout un fin pédagogue. Le
bibliobus passe tous les quinze jours. Il en est le chauffeur, le
bibliothécaire et le coeur. Il va me guider en douceur dans mes
lectures, m?extrayant du Club des cinq sans que la rupture soit
douloureuse et me proposant des livres dont il sait qu?ils
correspondent à mes désirs. Je rêve de voyage et d?aventures, je
découvre Fenimore Cooper et James Oliver Curwood. J?adore les animaux,
il m?offre Rudyard Kipling et Jack London. Je ne lis plus, je dévore, et
mes notes en rédaction s?envolent. Puis, un jour, il me tend un épais
volume relié de rouge. « Tiens, dit-il, essaie celui-là.» Je regarde le
titre, je fronce les sourcils, il ne s?agit visiblement pas d?une
histoire de trappeurs. « Saute les trente premières pages, me
conseille-t-il, elles sont un peu difficiles mais le reste devrait te
plaire? »
Cette nuit-là, je dors peu et je lis
beaucoup. Je viens de basculer dans un univers magique. Je découvre Le
Seigneur des anneaux. Bon d?accord, à l?heure où j?écris ces
pages, l?oeuvre de Tolkien a été adaptée au cinéma (de belle façon me
semble-t-il, même si?) et il ne doit pas exister en France un seul
enfant de plus de quatre ans ignorant qui sont Aragorn, Frodon ou
Legolas. Mais, cette nuit-là, quand je plonge dans Le Seigneur des
anneaux, ce sont des inconnus, comme la terre qu?ils parcourent,
les monstres qu?ils affrontent, et le choc pour moi est terrible. La
Quête d?Ewilan naît ce jour-là, ou plutôt, l?auteur qui écrira La
Quête d?Ewilan naît ce jour-là.
Quelques mois plus tard, le bibliobus cesse de
passer. J?en éprouve une profonde déception, mais la graine est semée,
je sais ce que veux lire. Au fil des ans, je découvre Roger Zélasny et
ses princes d?Ambre, Michael Moorcock et Elric le nécromancien, Phillip
José Farmer et ses faiseurs d?univers, Robert Howard et Conan, Fritz
Leiber et son cycle des épées. J?en passe, des dizaines, qui alimentent
mon besoin de magie et d?univers flamboyants, Frank Herbert, Elisabeth
Lynn, Tanith Lee, Robert Silverberg, Joan Vinge, Marion Zimmer Bradley,
John Norman, Ursula Le Guin?
Plus tard, j?entre à l?école normale pour devenir
instituteur et, outre mon futur métier, je découvre les jeux de rôles ou
plutôt l?ancêtre des jeux de rôles : Donjons et Dragons ! Des
nuits entières sans fermer l?oeil, à endosser la personnalité d?un elfe
voleur ou d?un guerrier nain dans des scénarios de plus en plus
complexes à la création desquels je participe activement. Sans que je le
sache, La Quête d?Ewilan prend forme. Organiser un jeu de
rôles requiert d?imaginer un monde cohérent dans lequel les joueurs
peuvent évoluer le plus librement possible, de déterminer une intrigue,
de gérer des hypothèses en s?appuyant sur tous les ouvrages dévorés
depuis l?époque du bibliobus. Le livre n?est pas loin. Quelques années
plus tard, je me lance. Mais l?ordinateur n?est pas encore un outil
répandu et le copier/coller avec des ciseaux et un bâton de colle me
fait renoncer. Tout est là, pourtant. Non pas l?histoire en elle-même,
mais le matériau brut, la magie, les épées, le monde à découvrir? Il
faut attendre encore un peu.
De nos jours? Janvier 2001. Je suis marié, j?ai
des enfants et mes lectures sont devenues plus éclectiques. J?ai tout de
même découvert Dan Simmons, David Eddings, Robert Jordan, Tad Williams
et bien d?autres. Un échange avec ma fille Brune me conduit à lui écrire
une histoire qui la met en scène dans son collège. L?histoire
s?étoffe, je me prends au jeu, et un texte d?une centaine de pages sort
de mon imprimante (l?ordinateur est arrivé à la maison?). J?envoie le
manuscrit à différents éditeurs jeunesse et, très vite, c?est le
miracle. Cécile Fourquier chez Castor Poche est intéressée, un livre ?
mon premier livre ? paraît, c?est Amies à vie. Cette
parution entraîne un grand bouleversement à la maison mais également
dans mon esprit. L?Histoire, celle qui s?est nourrie de mes lectures
depuis mon enfance, veut sortir. Je ne sais pas encore sous quelle
forme, mais elle veut sortir et cette fois-ci je ne peux pas m?y
opposer.
Les dix premières pages s?écrivent toutes seules. L?héroïne en est
Camille, un cadeau à ma fille la plus jeune. En quelques heures,
Gwendalavir s?esquisse, Bjorn surgit, Salim aussi et le premier Ts?lich,
mais il manque le plus important, la clef de l?histoire qui lui donnera
son âme. Je refuse de m?inquiéter. Écrire est un plaisir et doit le
rester. De plus si l?histoire veut vraiment sortir c?est son travail
d?ouvrir la porte, pas le mien. Deux, trois jours se passent, et une
nuit la porte s?ouvre. Je suis allongé sur mon lit mais le sommeil est
loin. J?imagine Camille devant un dragon et je me demande comment elle
peut s?en sortir face à une bestiole pareille. Jeter un sort ? Elle
n?est pas magicienne et puis le coup de la baguette magique commence à
être connu? Lui assener un grand coup d?épée à travers la figure ? N?est
pas Conan le barbare qui veut? Le dragon prend du relief, je le vois
parfaitement. Il plane dans un ciel céruléen, ses muscles roulant
puissamment sous ses écailles rouges, sa gueule s?ouvrant sur un enfer
de feu et de flammes? C?est un dessin parfait. Un dessin ? Que fait-on
quand un dessin nous gêne ? On l?efface ! En quelques coups de gomme,
Camille efface le dragon. La porte est ouverte en grand, Ewilan sera
dessinatrice ! La suite vient toute seule. Inutile de se casser la
tête à imaginer des personnages ou des situations, ils sont là, ne
demandant qu?à faire parler d?eux. Et pour faire parler d?eux, ils ne se
gênent pas. Mon histoire sera une trilogie (hommage inconscient au Seigneur
des anneaux ?) et le premier volume, lorsqu?il est fini, compte
déjà deux cent cinquante pages. Je ne suis pas un professionnel, mais je
sais que deux cent cinquante pages au format A4 donnent au final un
livre pour le moins épais? Qu?à cela ne tienne, j?envoie le manuscrit à
Castor Poche. Après quelques hésitations, le « poids » de l?ouvrage fait
couler l?affaire. L?aventure s?arrête, du moins sa partie éditoriale,
parce qu?il m?est impossible de refermer la porte. La Quête d?Ewilan
n?est pas achevée et je n?ai tout simplement pas la possibilité de
m?arrêter d?écrire. J?attaque le deuxième tome.
L?aventure Nous sommes en décembre 2001. Prenant
mon courage à une main (de manière à laisser l?autre libre pour tenir le
téléphone), j?appelle les éditions Rageot. Ce n?est pas un hasard, ils
m?ont contacté quelques mois plus tôt, mais trop tard, pour m?annoncer
qu?ils étaient intéressés par mon premier livre. L?accueil est
cordial, Caroline Westberg d?accord pour lire mon travail. J?envoie le
manuscrit et j?attends, pas très serein je dois l?avouer. La Quête
d?Ewilan n?est pas une histoire comme les autres, elle prend ses
sources loin dans mon passé et s?est nourrie de tant de choses
importantes? En janvier, Caroline Westberg m?appelle. « Ça nous plaît,
m?annonce-t-elle. C?est un gros projet qui va nécessiter beaucoup de
travail et nous amener à prendre des risques, mais on fonce.
Préparez-vous à bosser ! » Pour bosser, je bosse et je ne suis pas le
seul. Je reçois quarante pages d?analyse de mon travail. Chaque
personnage y est suivi, chaque lieu étudié. Des incohérences sont
pointées, des questions formulées. Moi qui croyais que mon histoire se
suffisait, j?apprends à relire, expliciter, reprendre pour que ce qui
est clair dans mon esprit le soit également dans celui de mes lecteurs.
En parallèle, le deuxième tome étant achevé, j?attaque le troisième et
dernier. J?ai des contacts quasi quotidiens avec l?équipe de Rageot.
Ils sont pointilleux, exigeants, mais respectueux et pas une seule fois
l?histoire ne m?échappe. Nous partageons la même envie de vivre cette
aventure jusqu?au bout et je me réjouis d?entendre dans la voix de mes
correspondants invisibles la jubilation qui me dévore lorsque j?écris.
Des contacts sont pris avec Jean-Louis Thouard pour l?illustration de la
couverture et j?ai l?impression d?avoir un téléphone greffé contre
l?oreille. Pour la première fois de ma vie je regrette de ne pas être
parisien mais ça ne dure pas. Il faut du soleil pour écrire et, de toute
façon, France Télécom a besoin de nous pour vivre? L?ultime version
du tome I est corrigée. Les dés sont jetés. La Quête d?Ewilan
va paraître. Un coup de fil de Xavier Decousus de chez Rageot : « Nous
avons prévu de créer un site internet pour accompagner le lancement de La
Quête d?Ewilan. Pourriez-vous rédiger un texte où vous
présenteriez la genèse de votre trilogie ? » Pas de problème, Xavier. «
Tout a commencé il y a une trentaine d?années, en 1972 je crois? »
Fiche de Albert Camus, biblio modifiée par Nicolille le 23 mars 2010 @ 17:57:44
La Postérité du soleil, photographies de Henriette Grindat. Itinéraire par René Char, éditions E. Engelberts, 1965, ASIN B0014Y17RG - rééd. Gallimard, (2009)
Edith Wharton est un auteur très prolifique, la plupart de ses livres ont été traduits en français et son disponibles. Son oeuvre est dans le domaine public et tout ses livres et nouvelles sont sur le projet gutenberg (mais en anglais).
Pour une découverte de l'auteur, on peut commencer par quelques nouvelles, surtout "Fièvre Romaine" et "Xingu". Ensuite, un de ses grands romans : "Chez les heureux du monde", "Ethan Frome", "Le temps de l'innocence". Personnellement, j'ai un faible pour "Les New Yorkaises", avec lequel j'ai découvert Wharton. Sa bibliographie est tellement large que celui qui apprécie Wharton se procurera des longues heures de bonheur. La plupart des livres de Wharton sont critiqués sur le site.
En cours d'élaboration...
Libre et légère (Fast and Loose), écrit en 1876 (Edith W. avait 14 ans) et publié seulement en 1993. L'édition française, contient aussi la nouvelle "Expiation" qui fut écrite en 1903
The decoration of Houses non traduit, publié en 1897
La pierre d'achoppement (The Touchstone), 1900 pour l'édition originale dans le Scribner's magazine, 2009 pour la traduction.
The Valley of Decision, 1902
Sanctuary, 1903.
Expiation, nouvelle, écrite en 1903. Disponible dans l'édition française de "Libre et légère"
Chez les heureux du monde (The house of mirth), 1905
Le fruit de l'arbre (The fruit of the tree). 1907 pour l'édition originale, 1990 pour la traduction
Ethan Frome (Ethan Frome), 1911
L'Ecueil (The Reef), 1912
Les beaux mariages (The custom of the country), 1913
Eté (Summer), 1916
Autres temps (nouvelle), non traduite, publiée dans le Scribner's magazine en 1916.
Le temps de l'innoncence (The Age of Innocence), 1920. Ce livre valu à Edith Wharton le prix Pulitzer qui était attribué pour la première fois à une femme. Il a donné lieu à un film réalisé par Scorsese en 1993 (voir Age of innocence sur IMDB)
La Splendeur des Lansing (The Glimpses of the Moon), 1922
Les New Yorkaises (Twilight Sleep), 1927
Fiche de Nadia Galy, bio modifiée par spiderman le 4 mars 2010 @ 15:31:39
Nadia Galy est née à Alger de parents franco-algériens et a baigné dans les deux cultures. Elle vient s'installer à Paris pour faire des études d'architecture. Elle y ouvre un cabinet avant de mener ses activités en plusieurs régions du monde.
Fiche de Nadia Galy, biblio modifiée par spiderman le 4 mars 2010 @ 15:31:16
Gil Trigo est ingénieur et détenteur d'un MBA. Il oeuvre à titre de consultant dans divers secteurs industriels et intervient en gestion de conflits, planification stratégique, développement organisationnel, formation industrielle et croissance personnelle. Il a développé une approche singulière au processus de changement que chacun peut adapter à sa réalité.
Fiche de Gil Trigo, biblio modifiée par Rosilda le 2 février 2010 @ 14:50:50
L'auteur de ce roman, la luxembourgeoise Mara Montebrusco-Gaspari, est née à Differdange au Grand Duché de Luxembourg. Sa famille est originaire des Marches en Italie. Mariée et mère d'une fille de 16 ans, elle vit et travaille au Luxembourg. "Les aventures d'Igor le Chat" est son premier roman, issu de son imagination fertile qui ne fait que commencer à s'exprimer.
Patrick Rothfuss vit dans le Wisconsin, où il enseigne à l'université. A ses heures perdues, il tient une chronique satirique dans un hebdomadaire, pratique la désobéissance civile et tâte de l'alchimie. Il aime les mots, rit souvent et refuse de danser. Le Nom du Vent est son premier roman.
Fiche de Chantal Canu, bio modifiée par sandale le 6 octobre 2009 @ 18:03:14