Radetsky
7 février 2012 @ 17:32
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Il ne s'agit pas de supprimer purement et simplement tout écran dans la vie quotidienne. Ah bon... et pourquoi pas ?
Comme certains l'ont dit il y a de très bon jeux vidéo, de bons programmes à la télé et de très mauvais livres
Je préfère le mauvais livre : on le fout au feu illico, pas de risque de se laisser fasciner (étymologiquement = ligoter), quant au reste, ça ressort du conditionnement pur et simple, puisqu'il n'y a aucune instance séparée du projet global visant à nous conditionner.
Après il faut voir l'usage qu'on en fait. Tout est une question de dosage.
Je pense aussi qu'on devient plus facilement accro aux jeux qu'aux livres La première proposition est statistiquement difficile à tenir en fait de "dose" : il n'y a pas de mithridatisation en fait de jeux video, d'où la justesse de la seconde proposition
Ils vont lire quand puisqu'ils ne pensent déjà pas à dormir? Le temps n'est pas extensible...... Ils ne liront pas.
Il paraît que les jeux vidéos sont la troisième cause de divorce en France ! Comme quoi, même les grands enfants ont du mal à s'en décoller Sidérant ! Ne même pas avoir la ressource de b....r plutôt que de rester scotché à une machine : et on nous prend pour des vieux c... !
Bon, moi en tout cas, je continue de déplorer ce chantage à la DS et autres toupies hyper chères que les gosses se doivent d'avoir pour être intégrés dans un groupe de "copains". Le gamin sans DS, il en bave... alors si en plus il se met à parler de littérature... il va en baver encore plus... C'est ce qui forge le caractère, camarade : tu es là pour lui apprendre où est la vie ; il t'en voudra au début, mais te regardera avec reconnaissance une fois devenu adulte.
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Stavroguine
7 février 2012 @ 18:21
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Y a quand même parfois une légère tendance au back to the trees sur ce site, quelque chose d'un peu sectaire. Le livre est bien évidemment quelque chose de formidable, mais c'est pas pour ça que tous les autres loisirs culturels doivent systématiquement être détruits ou vilipandés. On peut très bien lire et jouer à des jeux vidéo ou aller au ciné. Et ça peut vous paraître étrange, mais y a même des tas de gens qui vivent très bien et sont parfaitement équilibrés (certains sont même intelligents) sans lire de livres. Est-ce qu'il y a quelque chose de mal à cela ? Avant, pour occuper son temps libre, on lisait (quand on savait lire) parce qu'on avait pas trop le choix. Maintenant que le choix existe, forcément, on lit moins systématiquement. J'ai envie de dire : "Et alors ?" Est-ce que par hasard, et pour paraphraser notre excellent ministre de l'Intérieur, il y aurait des loisirs supérieurs et des loisirs inférieurs ?
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Feint
(Je lis...)
7 février 2012 @ 18:42
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Il ne s'agit pas de supprimer purement et simplement tout écran dans la vie quotidienne.
Ah bon... et pourquoi pas ?
Parce que la Prohibition, c'est pas beau.
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Feint
(Je lis...)
7 février 2012 @ 18:48
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Et puis franchement, entre jouer à Myst et lire Guillaume Musso, ben y a pas photo.
Non, le problème, c'est comme pour la lecture : c'est vrai qu'il est à peu près aussi difficile de faire comprendre à beaucoup d'ados qu'il y a beaucoup mieux que Call of duty que de faire comprendre à beaucoup de lecteurs qu'il y a beaucoup mieux que Frédéric Beigbeder. Mais ce problème-là, il est général.
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Dirlandaise
7 février 2012 @ 18:59
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En effet, je le répète, tout dépend du choix des jeux de même que des livres. Lire toute la série des romans Harlequin est aussi nocif que de jouer à des jeux débiles à mon avis sans oublier Barbara Cartland... ;-)
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Emilien
(Je lis...)
7 février 2012 @ 19:16
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c'est la merde.
J'étais au lycée lorsque notre prof de "Français" introduisit son premier cours avec la symbolique des couleurs, puis la symbolique des formes et enfin des chiffres. Ensuite nous avons lu "Une Vie" de Maupassant et nous a fait découvrir le "double sens" des mots. puis il a fini par les références religieuses.
et c'est comme ça qu'il réussit par me convaincre que la "puissance" des mots était une chose parfaitement incroyable et qu'elle surpassait en tout les films ou les jeux video.
Lire est un art cumulatif qui demande des efforts de concentration qu'il est évident que les nouvelles technologies ludiques ne permettent pas de favoriser.
pour prendre du plaisir à lire il faut tout d'abord...lire.
BRÛLONS NOS CONSOLES ! BRÛLONS NOS TÉLÉ ! FAISONS UN AUTODAFÉ NUMÉRIQUE ! RÉVOLUTION !
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Radetsky
7 février 2012 @ 19:30
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il y aurait des loisirs supérieurs et des loisirs inférieurs ? Ce n'est pas une question de degré, mais de nature. On peut considérer la gastronomie comme un loisir, tandis que le fait de se nourrir est une nécessité ; c'est peu ou prou la même sphère qui est sollicitée, mais la signification des actes qui en découlent peuvent modifier radicalement notre rapport au fait d'absorber de la nourriture. Lorsqu'on quitte les nécessités propres à la survie biologique entrent en ligne de compte les ordres de la socialisation et de la conscience, successivement, car leur déroulement dans les "préséances" tient compte à la fois du passage graduel au groupe organisé (tribu, clan), et à l'individuation (rang, symbolique sociale). Pour faire court, tout ce qui transcende un acte social, pour modeste qu'il soit, en démarche tendant à l'universel, modifie le rapport au monde et à soi. Alors que se vautrer dans les clic-clic de consoles de jeu ou autres accessoires pavloviens ravale l'être humain à être l'artifice de la chose, et non l'inverse. On ne pactise pas avec cet ennemi-là, c'est tout. Il n'y a pas de "moindre mal" en la matière : c'est ce qu'on dit en fait de drogues. On sait ce qu'est la réalité.
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Radetsky
7 février 2012 @ 19:40
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Il ne s'agit pas de supprimer purement et simplement tout écran dans la vie quotidienne.
Ah bon... et pourquoi pas ?
Parce que la Prohibition, c'est pas beau.
Il est bien prohibé de foutre le feu à son immeuble, de se balader dans la rue avec un calibre, d'empoisonner sa belle-mère, de verser une fiole d'anthrax dans un réservoir d'eau potable, de faire l'apologie du racisme, ou des crimes de guerre.... et on accepte d'empoisonner l'esprit public avec des merdes déversées sans contrôle par des moyens plus ou moins subliminaux !!!!!
Feint, ça me rappelle la politique de "non intervention" lorsque Franco a lancé ses bandes armées contre la République espagnole....
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Saule
(Je lis...)
7 février 2012 @ 19:46
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Mais enfin: si je joue à COD (Call of duty) (ce que n'ai jamais fait, mais j'imagine) pendant une heure, je vais être hyper-stressé après et j'aurais l'impression d'avoir perdu mon temps. Si je lis un bon roman, je serai calme et je n'aurai pas l'impression d'avoir perdu mon temps.
Maintenant c'est une question de caractère : étant introverti j'ai tendance à valoriser ce type d'activité, plus créative, qui favorise l'imagination. Il est probable qu'un extraverti va penser au contraire que la TV et les jeux vidéos sont "supérieur".
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Stavroguine
7 février 2012 @ 20:35
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il y aurait des loisirs supérieurs et des loisirs inférieurs ?
Ce n'est pas une question de degré, mais de nature. On peut considérer la gastronomie comme un loisir, tandis que le fait de se nourrir est une nécessité ; c'est peu ou prou la même sphère qui est sollicitée, mais la signification des actes qui en découlent peuvent modifier radicalement notre rapport au fait d'absorber de la nourriture. Lorsqu'on quitte les nécessités propres à la survie biologique entrent en ligne de compte les ordres de la socialisation et de la conscience, successivement, car leur déroulement dans les "préséances" tient compte à la fois du passage graduel au groupe organisé (tribu, clan), et à l'individuation (rang, symbolique sociale). Pour faire court, tout ce qui transcende un acte social, pour modeste qu'il soit, en démarche tendant à l'universel, modifie le rapport au monde et à soi. Alors que se vautrer dans les clic-clic de consoles de jeu ou autres accessoires pavloviens ravale l'être humain à être l'artifice de la chose, et non l'inverse. On ne pactise pas avec cet ennemi-là, c'est tout. Il n'y a pas de "moindre mal" en la matière : c'est ce qu'on dit en fait de drogues. On sait ce qu'est la réalité.
Camarade, avec tout le respect et l'estime que j'ai pour toi, je trouve que ça fait beaucoup de mots grandiloquents pour noyer le poisson dans l'eau et arriver à une conclusion bien décevante. Tu ne nous dis à aucun moment en quoi la proposition selon laquelle le clic-clic des consoles serait moins bien que le frot-frot des pages d'un livre relève d'autre chose que d'un bête a priori.
Tous les jeux vidéo ne consistent pas à dézinguer le plus de gus possibles. Comme le dit Feint, jouer à Myst, à Civilization ou même à certains jeux de rôle vaut largement mieux que de lire un Musso. Inversement, lire un Dosto vaut largement mieux que de jouer à Call of Duty. Après, c'est une question de préférence.
c'est la merde.
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et c'est comme ça qu'il réussit par me convaincre que la "puissance" des mots était une chose parfaitement incroyable et qu'elle surpassait en tout les films ou les jeux video.
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BRÛLONS NOS CONSOLES ! BRÛLONS NOS TÉLÉ ! FAISONS UN AUTODAFÉ NUMÉRIQUE ! RÉVOLUTION !
En parlant de merde, c'est une des plus belles conneries que j'aies lues sur le site récemment. Contrairement à toi, je ne suis pas un partisan de l'autodafé, qu'il soit numérique ou pas, mais si j'y étais contraint, il y a pas mal de livres que je brûlerais avant de brûler des copies de Leone, de Bergman ou de Tarkovski.
Il ne s'agit pas de remettre en cause le pouvoir des mots et lire reste une de mes occupations favorites (devant le ciné et loin devant les jeux vidéo), mais méfions-nous des raccourcis qui sacralisent les uns et diabolisent les autres.
Mais enfin: si je joue à COD (Call of duty) (ce que n'ai jamais fait, mais j'imagine) pendant une heure, je vais être hyper-stressé après et j'aurais l'impression d'avoir perdu mon temps. Si je lis un bon roman, je serai calme et je n'aurai pas l'impression d'avoir perdu mon temps.
Maintenant c'est une question de caractère : étant introverti j'ai tendance à valoriser ce type d'activité, plus créative, qui favorise l'imagination. Il est probable qu'un extraverti va penser au contraire que la TV et les jeux vidéos sont "supérieur".
Pour la première partie de ton message, c'est pas faux... Sauf que personne ne te demande de jouer à COD - qui est juste un défouloir. Tout comme personne ne te demande de lire Musso. Après, tu peux trouver plus de plaisir à lire qu'à jouer à un jeu vidéo mais je ne suis pas sûr que ça ait grand chose à voir avec ton caractère intro- ou extraverti. Plus une question de génération et juste une affaire de goût.
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Feint
(Je lis...)
7 février 2012 @ 20:38
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Mais enfin: si je joue à COD (Call of duty) (ce que n'ai jamais fait, mais j'imagine) pendant une heure, je vais être hyper-stressé après et j'aurais l'impression d'avoir perdu mon temps. Si je lis un bon roman, je serai calme et je n'aurai pas l'impression d'avoir perdu mon temps. Stressé, il n'y a pas de raison ; perte de temps, sûrement. Évidemment, entre un bon roman et un jeu sans intérêt, le choix est vite fait. (Cela dit, je crois que je préfèrerais encore jouer à Call of duty plutôt que de lire Christian Bobin, c'est dire.)
Il est bien prohibé de foutre le feu à son immeuble, de se balader dans la rue avec un calibre, d'empoisonner sa belle-mère, de verser une fiole d'anthrax dans un réservoir d'eau potable, de faire l'apologie du racisme, ou des crimes de guerre.... et on accepte d'empoisonner l'esprit public avec des merdes déversées sans contrôle par des moyens plus ou moins subliminaux !!!!!
Feint, ça me rappelle la politique de "non intervention" lorsque Franco a lancé ses bandes armées contre la République espagnole.... Bon, Rad : les jeux video, ils sont pas tous pareils. Y en a même des vachement intelligents, t'imagines même pas. Même que ce ne sont pas ceux qui ont le plus de succès, parce que le succès va à la facilité.
La majorité des livres qui ont du succès non plus ne valent pas tripette, sont écrits pour faire de l'argent en caressant le public dans le sens du poil qu'il a dans la main ; mais je propose qu'on continue quand même à essayer de lire les meilleurs - si ça ne te pose pas de problèmes.
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Peguy
(Je lis...)
7 février 2012 @ 20:47
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Les jeux vidéo favorisent une autre sorte d'habileté. Des études ont prouvé que les enfants qui ont beaucoup joué plus jeunes sont meilleurs chirurgiens que les autres.
Ouhlala, on en dit des choses sur le sujet!
Bon, moi,j'avais lu une étude comme quoi les jeux vidéos (à petites "doses" évidemment!) pouvait améliorer la concentration chez les enfants en difficulté scolaire.
Mais le problème, chez certains autres jeunes, c'est qu'on abuse trop des "bonnes choses" et ils deviennent littéralement accro, ne mange plus, ne dorme plus mais joue et cela pendant des heures.
Comment un écran peut-il avoir une emprise si forte sur nos petites têtes blondes?
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Stavroguine
7 février 2012 @ 20:51
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Et Don Quichotte, il était pas accroc à ses romans de chevalerie, peut-être ? On ne dénoncera jamais assez les méfaits du livre !
"Too much of anything makes you an addict." C'est tout.
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Feint
(Je lis...)
7 février 2012 @ 20:53
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Et Don Quichotte, il était pas accroc à ses romans de chevalerie, peut-être ? On ne dénoncera jamais assez les méfaits du livre !
"Too much of anything makes you an addict." C'est tout. Et la mère Bovary, voyez où ça l'a menée.
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DE GOUGE
7 février 2012 @ 21:02
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Feint ? C'est qui Christian BOBIN ?
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Sissi
(Je lis...)
7 février 2012 @ 21:08
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Sidérant ! Ne même pas avoir la ressource de b....r plutôt que de rester scotché à une machine
Et ne pas avoir la ressource (ou plutôt l'envie...) de b....r plutôt que de rester scotché à son livre, ça change quoi?
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Sissi
(Je lis...)
7 février 2012 @ 21:09
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BRÛLONS NOS CONSOLES ! BRÛLONS NOS TÉLÉ ! FAISONS UN AUTODAFÉ NUMÉRIQUE ! RÉVOLUTION !
Et l'ordi tu ne le brûles pas dans ta grande révolution?
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Feint
(Je lis...)
7 février 2012 @ 21:11
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Un écrivain précieux qui écrit des livres pleins de citations de lui-même et dont la lecture me donne envie de jouer à Call of duty. (Bon, je suis peut-être un peu dur ; mais je fais une allergie grave.)
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Radetsky
7 février 2012 @ 21:46
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Sidérant ! Ne même pas avoir la ressource de b....r plutôt que de rester scotché à une machine
Et ne pas avoir la ressource (ou plutôt l'envie...) de b....r plutôt que de rester scotché à son livre, ça change quoi? Rien, bien sûr, mais ça traduit autre chose qui ne dépend pas que du moyen utilisé.
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Peguy
(Je lis...)
7 février 2012 @ 21:56
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BRÛLONS NOS CONSOLES ! BRÛLONS NOS TÉLÉ ! FAISONS UN AUTODAFÉ NUMÉRIQUE ! RÉVOLUTION !
Et l'ordi tu ne le brûles pas dans ta grande révolution?
J'ai pensé exactement la même chose mais j'osais pas le formuler ;)
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Radetsky
7 février 2012 @ 22:04
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Camarade, avec tout le respect et l'estime que j'ai pour toi, je trouve que ça fait beaucoup de mots grandiloquents pour noyer le poisson dans l'eau et arriver à une conclusion bien décevante. Tu ne nous dis à aucun moment en quoi la proposition selon laquelle le clic-clic des consoles serait moins bien que le frot-frot des pages d'un livre relève d'autre chose que d'un bête a priori. Camarade, les rapports que tu établis (ou non...) entre l'objet "console" et toi, ou bien entre l'objet "livre" et toi, ne sont pas comparables. D'un côté une mécanique laquelle, pour élaborée et 'intelligente" qu'elle soit, se résume à un programme fini avec des combinaisons tout aussi finies ; l'impétrant est aiguillé, plus ou moins bien, dans un but défini au départ dont les règles et l'enjeu sont établis pour le joueur et la machine. Un livre (bon, là aussi il y a des m....), lorsque tu plonges dedans, est une bouteille à encre, tu ne sais même pas s'il y a une règle, un but, si ton statut de lecteur est bien assuré, où on risque de te mener. Tu voudrais comparer la rencontre de deux vies, l'auteur et le lecteur (les milliers de lecteurs ! tous différents), avec tout ce que ça comporte, et la manipulation d'un objet codifié....?
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Stavroguine
7 février 2012 @ 22:15
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Le problème, c'est que tu abordes le jeu par le biais du programmeur et le livre par le biais du lecteur. Si tu abordais les deux par le biais du lecteur/joueur ou par le biais du programmeur/écrivain, les différences seraient moins flagrantes. Après tout, l'écrivain en écrivant avait sans doute un but et amène le lecteur à suivre sa trame comme le programmeur a codifié le programme pour amener le joueur à accomplir une action. Et le joueur, comme le lecteur, ne sait pas forcément dans quoi il pénètre et il suit la trame comme on tourne des pages. Après, certes, le livre offre l'imagination, mais le jeu peut offrir la transposition par exemple pour un jeu de rôle, ou peut offrir différente voies pour aboutir à un même but selon la sensibilité du joueur. J'ai l'impression que tu parles de quelque chose que tu ne connais pas suffisamment (peut-être parce que tu ne veux pas le connaître), ce qui t'empêche de sortir des stéréotypes et des a priori.
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Radetsky
8 février 2012 @ 15:04
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Stavro, je ne suis convaincu qu'au quart de la moitié... Note la variété des réactions de chacun à un même livre : je ne suis pas sûr que l'auteur lui-même se doute vraiment de l'espèce de bombe multi-cibles qu'il va mettre sous les yeux des lecteurs. Le destin de son oeuvre lui échappe de toute manière, quand bien même il aurait tout fait pour conduire le coche vers un but prédéfini. C'est comme pour la montagne, il n'y a pas deux parcours, deux souvenirs, deux perceptions des difficultés, deux images, qui soient identiques ; et il suffit que tu choisisses une variante nouvelle ou folle, avec une technique différente, pour que la totalité "montagne X" t'apparaisse tout autrement que pour quiconque. Le fini contient l'infini, puisque une autre expérience sera tout aussi incommensurable. Tu vas me dire que c'est pareil pour la machine, ce que je ne crois pas, car le "cadre institutionnel" et les règles laissent moins de marge à mon avis. IL y a des livres (ou des montagnes) qui bouleversent et tranforment radicalement une vie. J'attends un témoignage identique au sujet des machines.
Enfin oui, j'avoue humblement fuir comme la peste toutes les tablettes, sauf si elles sont en chocolat. Mais l'électronique n'a fait qu'ajouter une variante supplémentaire à mes aversions, car je n'aime pas plus les "jeux de société" classiques, ça me gonfle prodigieusement. Plutôt que de se parler, on s'agite autour de bouts de carton, de bois, de métal, etc. Encore la maternelle....
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Feint
(Je lis...)
8 février 2012 @ 15:41
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Radetsky, tu compares les livres à des bombes multi-cibles, mais combien de pétards mouillés pour une vraie bombe ?
Il me paraît assez vain de comparer les jeux vidéo à la littérature, je serais mal placé pour prétendre le contraire ; comme il me paraît également vain de les opposer. (Bon, on l'aura compris : je ne dédaigne pas de jouer aux jeux vidéo - en faisant mon difficile. Et à jouer tout court. La maternelle, c'était pas si mal. Maturité de l'homme : retrouver le sérieux qu'il mettait au jeu étant enfant. (C'est pas de moi.)
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Radetsky
8 février 2012 @ 16:45
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Radetsky, tu compares les livres à des bombes multi-cibles, mais combien de pétards mouillés pour une vraie bombe ?
C'est vrai. Mais l'opposition que je tente de justifier entre les livres et les jeux n'en demeure pas moins, à mes yeux.
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Sissi
(Je lis...)
8 février 2012 @ 16:52
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.. Maturité de l'homme : retrouver le sérieux qu'il mettait au jeu étant enfant. (C'est pas de moi.)
Ce n'est pas grave, c'est bien dit (et pensé) quand même :-)
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Sissi
(Je lis...)
8 février 2012 @ 17:01
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je n'aime pas plus les "jeux de société" classiques, ça me gonfle prodigieusement. Plutôt que de se parler, on s'agite autour de bouts de carton, de bois, de métal, etc...
Mais pourquoi, une fois de plus, considérer que pratiquer une activité (le jeu en l'occurrence) entraîne fatalement le suppression des autres (se parler, lire etc...)?
Il y a deux choses qu'on ne fait plus une fois qu'on est devenu adultes, et que les enfants, eux, font instinctivement: courir et jouer ensemble même si on ne se connaît pas.
Ils ont rudement raison!
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Peguy
(Je lis...)
8 février 2012 @ 17:20
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IL y a des livres (ou des montagnes) qui bouleversent et tranforment radicalement une vie. J'attends un témoignage identique au sujet des machines.
Enfin oui, j'avoue humblement fuir comme la peste toutes les tablettes, sauf si elles sont en chocolat. Mais l'électronique n'a fait qu'ajouter une variante supplémentaire à mes aversions, car je n'aime pas plus les "jeux de société" classiques, ça me gonfle prodigieusement. Plutôt que de se parler, on s'agite autour de bouts de carton, de bois, de métal, etc. Encore la maternelle....
Les "machines" en l'occurence ont plus tendance à bouziller de jeunes vies. Mais c'est vrai, il y a des machines et même des jeux vidéos qui sont bien fait, bien construit, apporte réflexion mais de là à modifier sa vie, je ne pense pas.
Qu'as-tu contre la maternelle? A mon avis, tu es "amer", ce n'est pas parce que tu considéres cela comme une période révolue que...d'office il faut la "bannir." Je trouve ça merveilleux de voir des gens et surtout des enfants jouer et s'extasier, les prunelles pétillantes. Ca me fait penser aux longues parties de cartes que je jouait et je joue avec mes grands-parents. Mais bon, tu n'es pas mon grand-père.
C'est vrai qu'avec les drames que tu as vécu, tu n'as pas vraiment eu le temps de jouer. Faut-il que je croie que marelle, morpion, poupée, bilboquet, n'ont jamais fait partie de ton vocabulaire?
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Emilien
(Je lis...)
8 février 2012 @ 21:59
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@sissi et peguy :
oui bon d'accord, mais si on brûle l'ordi comment on pourrait aller sur critiqueslibres.com....?
pragmatique.
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Radetsky
8 février 2012 @ 22:45
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Ils ont rudement raison!
Justement du fait qu'ils sont des enfants
Qu'as-tu contre la maternelle?
Rien : ce n'est dans mon propos qu'un point de repère dans le temps d'une vie.
Faut-il que je croie que marelle, morpion, poupée, bilboquet, n'ont jamais fait partie de ton vocabulaire?
Tu peux le croire. Mais aujourd'hui je ne le regrette pas.
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Pieronnelle
(Je lis...)
9 février 2012 @ 12:49
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Finalement la lecture de tous ces posts est assez attendrissante. On s’aperçoit que ceux qui ont eu une enfance difficile matériellement mais riche humainement sont mieux préparés pour la vie d’adulte. Je suis convaincue que trop de jeux, quels qu’ils soient donnent une vision fausse de l’avenir et surtout n’aident pas à grandir. Il est caractéristique de constater à quel point le jeu est recherché à l’heure actuelle aussi bien chez les enfants que chez les adultes et ce n’est pas innocent. Les adultes croient y retrouver le monde de l’enfance ce qui à mon avis est une erreur et semble plutôt une crainte de véritablement se jeter dans le monde des adultes ; on cherche à poétiser cela, ça rassure mais il s’agit en fait d’une angoisse (non non je ne fais pas ma psy :-)) ; l’avenir fait peur alors on joue et malheureusement les enfants plongés très tôt dans cet univers de jeu auront du mal à appréhender celui tout court de la vie. Rien de facile c’est clair mais minimiser l’impact de ces jeux (et en particulier les jeux de rôles) est à mon avis un peu dangereux même si ces jeux en eux-mêmes sont bons . Le problème est qu’ils sont peut-être entre les mains de ceux qui ne devraient pas les avoir. Il en ressort un sentiment de fuite en avant, de refuge , de drogue peut-être. On ne voit pas assez la peur que cette société insuffle et qui est la cause de ces replis ; car je suis d’accord avec Radetsky, tout jeu de société, même s’il est convivial et peut être amusant, est déjà un moyen de ne pas s’affronter, se parler, échanger directement ; mais ils sont aussi le moyen de se réjouir ensemble, d’apprendre ensemble on ne peut le nier ; personnellement je déteste les cartes et souffre terriblement quand je dois participer ; certains jeux sont aussi révélateur de comportements (mauvais joueur, non acceptation de perdre) ce qui peut être formateur.
Mais le jeu vidéo, tout performant et attirant qu’il soit, isole ; il est représentatif d’un mal être ou d’un trop grand besoin de plaisir rapide et a tendance à servir de refuge. Le diaboliser ne sert à rien, l’intellectualiser non plus, il vaudrait mieux à mon avis essayer de comprendre pourquoi on y a recours…
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Dranac
(Je lis...)
9 février 2012 @ 14:13
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@sissi et peguy :
oui bon d'accord, mais si on brûle l'ordi comment on pourrait aller sur critiqueslibres.com....?
pragmatique.
C'est justement ça qu'elles ont voulu te faire dire ! hi hi hi !
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Radetsky
9 février 2012 @ 14:31
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@ Piero (pas seulement)
Ce serait le sujet d'une autre discussion : étudier la généalogie des jeux collectifs (cartes, échecs, monopoly, etc.). De quels rapports sociaux sont-ils le miroir, quelle est la hiérarchie des valeurs qu'ils sous-tendent et quelles sont-elles, en quoi légitiment-ils ou non l'ordre des choses, etc. etc. ?
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