Sabyne

avatar 25/10/2006 @ 01:59:03
Je ne sais pas si ça se fait, mais je n'ouvre ce sujet que pour attirer l'attention sur ce livre qui semble passer inaperçu auprès des CLiens. Je vous laisse lire les critiques car elles sont assez parlantes.

Pour ceux qui se poseraient la question, je promets que je ne connais ni l'auteur ni son attaché de presse ;-)) Il s'agit là d'un coup de coeur que je désire partager.

Julius 25/10/2006 @ 20:37:46
il y a des livres tellement beaux, qu'on aimerait les garder pour soi
celui-ci restera dans ma mémoire c'est sûr, j'ai des images par milliers dans la tête, les derniers pas de Golgoth m'ont retourné, c'est con quand on y pense ! il y a tellement dans ce livre qu'en parler est vain
j'avais recopié à l'époque dans un post de vos écrits le combat de palindromes, tu dois pouvoir le retrouver dans les décombres !! et voir qu'un certain Lucien avait bien aimé ;-)

Julius 26/11/2008 @ 19:43:10
Je passais par là et que vois je ? l'ami Jean nous dit comme ça, brutalement, je ne suis plus un adolescent depuis longtemps !!
mince Jean que s'est il passé ? ton vif s'est-il éteint ?... L'adolescence possède la force de la rébellion mon ami Jean, l'aurais tu perdue ? quoique je peux comprendre dans ce contexte économique désastreux où on nous présente les nouvelles théories pour s'en sortir ! et je te relis, tu dois bondir de voir toutes ces théories scabreuses qui présentent de sérieuses lacunes de consistance et de logique. Pourtant l'espoir est là, enfin moi je l'ai trouvé devant quelques comptoirs en zinc, et non dans les comités de direction. La direction n'est plus adolescente ni même adulte, elle est déjà vieille et le vent s'en moque ! putain on les aura ... avec du vif et du rêve
Mais sans dec Jean, peux tu développer sérieuses lacunes de consistance et de logique ?
et je te préviens : fais moi rêver !!!

Jean Meurtrier

avatar 27/11/2008 @ 12:51:35
Salut Julius, content de te revoir sur le site.:-)
J’ai été un peu cassant, je l’admets. Et pourtant je peux t’assurer que le livre m’a vraiment plu, comme ma note en témoigne. Mais j’ai aussi la mauvaise manie d’insister sur ce qui m’a le moins plu.
Par exemple, je n’ai pas trouvé de suite logique entre les trois types de vitesses, juste une gradation avec des notions peu en rapport les unes avec les autres. J’aurais souhaité que ça coule de source comme en mathématique avec la fonction de base, la dérivée première et la dérivée seconde. L’auteur a juste réussi à me signifier qu’entre le deuxième et troisième type de vitesse, il y un passage à un niveau d’abstraction supérieur. Le concept du vif est flou, son omnipotence ne me raccroche pas à grand-chose. Je me suis peut-être dit un court moment que l’idée du vent à la base de toute matière rappelle l’équivalence physique de l’énergie et de la masse, E=mc². Mais le vif c’est également l’âme, enfin, comme qui dirait son code génétique exempt de mémoire. Bref, que la culture du livre tourne autour du (dieu) vent c’est une chose compréhensible, par contre que le vent soit le gros bouillon fondamental, ça passe moins bien chez moi.
Autre exemple : quand les hordiers ont découvert les 3 dernières formes de vent (d’ailleurs ont-ils seulement rencontré la huitième ?), je ne me suis pas dit « Bon sang, mais c’est bien sûr ! ». Il n’y a pas eu de révélation pour moi. En fait, les deux dernières formes de vent n’ont rien à faire avec les autres. Il n’y a rien d’évident dans cette suite à mes yeux.
Je suis analyste programmeur. J’ai peut-être une déformation professionnelle qui me fait tiquer quand des concepts de natures différentes sont associés dans une même famille. On use alors d’artifices pour les tenir ensemble et je pense que Damasio a un peu exagéré en impliquant le vent partout, au point que le vent est tout.
Sans doute ce livre aurait été un coup de poing pour moi il y a 15 ans. J’ai pas mal joué aux jeux de rôles à l’adolescence, mais maintenant l’imaginaire débridé ne me satisfait plus que rarement (mais ça peut revenir avec l’âge). Ce que je considère ici comme des défauts sont des caractéristiques répandues dans la littérature Heroïc Fantasy, et parfois SF aussi. Et puis, je suis peut-être passé à côté de la clef du livre.:-/
Désolé, j’ai bien peur de ne pas t’avoir beaucoup fait rêver avec ma réponse. J’espère cependant que l’engouement que le livre t’a procuré reste intact. Ma critique c’est juste mon avis, même si je donne parfois l’impression de parler au nom d’un comité de lecture. ;-)

Julius 27/11/2008 @ 20:29:38
merci mec pour ta réponse
je peux comprendre que tu regrettes le manque de cohérence dans le monde décrit par Damasio , tu aurais souhaité un code ... euh pardon un livre, mieux construit car on sent tout de même une volonté d'aller crescendo de la part de l'auteur en dépit de la méthodologie de développement software mise en oeuvre par le service expertise du batiment 14 de l'autre côté de la rue, mais à part nous pondre des putains de métho, qu'est ce qu'ils font ces tocards ??? (pardon pardon je m'égare, déformation professionelle)
bon pourtant à te lire, j'ai l'impression que tu t'attaches à la structure du code et moins à ce qu'il produit, ce livre n'a pas "compilé" pour toi ... pour ma part, j'ai fait abstraction de ces erreurs de code et j'y ai vu une vie imaginaire avec des sentiments plus forts, plus authentiques, plus vifs que ceux produits par notre réalité, les personnages paraitront caricturaux à ceux (et je suis inclus dedans) qui le sont déjà au quotidien ! lol je suis provocateur mais la vie te paraît bien terne après une telle expérience

je pense que tu as compris que la thématique du mouvement est chère à Damasio, peut être si tu veux appronfondir le sujet, tu pourrais te lancer dans la "zone du dehors" plus politique et une nouvelle fois il y développe le combat par se rendre mettre de sa vie... par le mouvement
ce qui est amusant aussi dans ce livre, c'est que certains se focaliseront sur la forme, d'autre l'intellectualiseront à outrance, enfin quelques hérétiques se laisseront porter par l'épopée
J'ai remarqué aussi que la fin interpelle ceux qui n'ont pas suffisament lutté contre le vent ! je le savais ! s'écrira celui qui a voté pour celui qui nous a promis de gagner plus !! (je peux pas m'en empêcher !)

tout de même Jean, j'ai apprécié ta démarche de mettre un bémol à tous ces avis trop positifs, je l'ai moi-même fait sur ce site concernant un livre plébiscité à outrance
' , , ? " ( = ! §
je te salue Jean !

Loic3544

avatar 21/01/2009 @ 11:41:47
Je viens de commencer ce livre (j'ai juste lu le premier chapitre), mais c'est clair que ça donne envie. La multitude de personnages fait un peu peur au début, mais le style narratif est très original et après quelques pages, je suis déjà bien dedans.
Je viendrais de toutes manières faire une critique éclair quand je l'aurais terminé (bon, 700 pages, ça va prendre un peu de temps).

Eric Eliès 21/01/2012 @ 11:10:08
Le blog de Stalker contient une intéressante polémique sur le fonds philosophique deleuzien d'Alain Damasio. Intéressante car Damasio a lui même répondu sur ce blog, avec intelligence et subtilité, à une violente attaque contre ses orientations politiques (ce qui n'était pas bien venu car il est libre de penser ce qu'il veut !) et sa mauvaise maîtrise des concepts, qu'il utilise un peu et à travers avec de grosses ficelles... Comme l'a dit Ploukizolle dans sa critique éclair extrêmement détaillée, les références à Nietzche et Deleuze glissées dans le texte et les aphorismes simplistes "prout-prout" de la tour d'Alticcio ne vont ni émouvoir ni ébranler quiconque a déjà un peu lu de philo.
En outre, ce qui m'étonne aussi avec un peu de recul, c'est (outre l'absence totale d'une interrogation tournée vers la nature, le ciel, les étoiles) l'absence elle aussi totale, chez les membres de la Horde, de sensibilité "religieuse" à l'égard du vent.

DE GOUGE
avatar 22/01/2012 @ 14:36:07
Je ne sais pas si ça se fait, mais je n'ouvre ce sujet que pour attirer l'attention sur ce livre qui semble passer inaperçu auprès des CLiens.
.


Il y a pire, Sabyne, : un livre que tu adores et auquel personne, sur CL, ne s'intéresse ! Au hasard, je te cite 'Eau Forte" de Françoise MOREAU ! Un livre porté par un petit éditeur génial ...connu et reconnu, dan sa région ... mais qui ne passe pas le Cap Média !
Je n'ai sans doute pas su, sur le site, faire passer l'envie de le lire ....Mais je suis exaspérée par le fait que beaucoup de méconnus fabuleux soient ainsi ignorés faute de portage presse ....
Dommage !

Eoliah
avatar 18/12/2012 @ 12:31:38
En septembre j'ai posté un critique éclair où j'avouais avoir abandonné la lecture de ce livre. Je l'ai repris au début et j'ai bien accroché, et bientôt fini. J'ai bien aimé la CE de Ploukizolle qui recense toutes les incohérences.. démarche qui est souvent la mienne. Il m'a évité de le faire, et peut-être permis de trouver un autre sens à ce roman. Toutes ces incohérences sont celles de la vie: courir sans savoir après quoi, souffrir pour une idée ou un defi, perdre des compagnons de route, affronter des obstacles que l'on pourrait contourner, la persévérance qui tourne à la persévération et le temps qui passe...

Frunny
avatar 15/12/2017 @ 21:00:30
Je viens de le terminer. Quelle claque !
Je n'avais jamais rien ressenti d'aussi fort depuis "Dune" (Frank Herbert)
Un voyage, une épopée, le sens de la vie...
Même si la SF ne signifie rien pour vous, lisez ce bijou et embarquez dans la "Horde" .

Lobe
avatar 17/12/2017 @ 19:06:04
Oui! Il y a eu une adaptation BD aussi récemment, qui m'a aussi sec donné envie de relire l'original.

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