Epidelune
7 janvier 2006 @ 20:24
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Bonjour à tous !
Je m'appelle Liza et je viens d'être publiée par l'éditeur québecquois
http://www.mille-poetes.com/
Le résumé de mon roman ainsi que sa présentation se trouve sur :
http://www.mille-poetes.com/Librairie_Romans-001.htm
ainsi que sur mon site :
http://theatremavie.canalblog.com/archives/h___de_mon_roman_a_ton_scenario/index.html
Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien me dire si le thème les intéresse et si cela leur donne envie de le lire !!!
Liza
http://theatremavie.canalblog.com/
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Tistou
8 janvier 2006 @ 17:43
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Et pourquoi tu ne nous en mettrais pas carrément un bout à lire. On te dirait, là, quoi sur ce bout ?
Bienvenue à toi. Ici on met des textes et on s'échange nos avis. C'est en cela que ta démarche n'est pas tout à fait ... orthodoxe.
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Epidelune
8 janvier 2006 @ 20:57
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Désolée que ma démarche vous déplaise !
Je ne voulais pas de cela justement ... alors tant pis !
Je ne pense pas être sur le bon forum.
Au revoir !
Liza
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Lincoln
8 janvier 2006 @ 22:00
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Je ne crois pas que ta démarche ait déplu Epidelune: ce que Tistou semble dire c’est que CL peut être un lieu de critiques de livres, d’essais de productions d’écrits, de commentaires de ces mêmes écrits, d’échanges d’idées autour de livres… mais pas vraiment un site de promotion personnelle de livres déjà édités.
Peut-être fais-je une erreur mais ton “au revoir” ressemble un peu à un claquage de porte… dommage.
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Epidelune
9 janvier 2006 @ 21:21
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Bonsoir Lincoln !
Non, je ne claque pas la porte ! je suis un peu dépitée, c'est tout ! Mais autant pour moi, je me suis trompée...
Quand on est un "petit écrivain" comme moi, pas médiatique ni médiatisé, et qu'on ne sait pas trop comment promouvoir ses publications, on tatônne, on cherche un peu à l'aveuglette des sites où l'on peut en parler ...
Le plus rapide et le plus facile pour moi ça a été de mettre des liens pour que les forumeurs, d'un seul clic, voient et lisent à la fois résumé, photo, préface, etc...
Cela fait à peine un mois que mon roman a été publié, et deux semaines pour mon recueil.
De très gros problèmes de santé m'empêchent de m'engager plus physiquement dans la promotion de ces publications. Mon clavier d'ordi est ma seule aide.
Merci de votre compréhension et encore pardon si je fais tache dans ce forum.
Maintenant, si vous avez des tuyaux à me donner --- j'accepte avec plaisir !
Bonne soirée à tous !
Liza
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Arundhati
9 janvier 2006 @ 23:30
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Pour être franc, le thème ne me séduit pas trop, mais ce n'est pas très important. On peut faire un très bon bouquin avec une histoire pas forcément originale. La plupart des polars sont faits sut la même trame, ce qui compte c'est l'ambiance qu'on retrouve au fil des pages, l'épaisseur des personnages...
Difficile donc de se prononcer sur un extrait. Pour ce que j'ai pu en voir, je trouve que c'est plutôt pas mal écrit, sans affectation, mais bon, ce n'est peut-être pas le style de roman qui m'attire.
Mais ce n'est qu'une question de goût. J'ai pour autant bien conscience de la somme de travail et d'investissement personnel que ça représente et je trouve que tu as déjà beaucoup de mérite d'être parvenue à te faire publier, c'est si difficile, et que tu as beaucoup de chance aussi. C'est une très belle aventure, et j'espère que tu trouveras ton public. Et que tu continueras de toute façon toujours à écrire, malgré tous les grincheux...
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Epidelune
10 janvier 2006 @ 17:15
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Merci Arundhati, pour ton message sympathique !
Non, je ne me laisse pas décourager... ma passion, je la vivrais jusqu'au bout ! Malgré les grincheux !
Amitiés !
Liza
http://theatremavie.canalblog.com/
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Tistou
10 janvier 2006 @ 23:33
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Et pourquoi tu ne nous en mettrais pas carrément un bout à lire. On te dirait, là, quoi sur ce bout ?
Bienvenue à toi. Ici on met des textes et on s'échange nos avis. C'est en cela que ta démarche n'est pas tout à fait ... orthodoxe.
J'espère que tu ne m'as pas pris pour un grincheux, Epidelune ?
Je t'ai juste dit comment fonctionnait Vos Ecrits, et t'ai souhaité la bienvenue. C'est tout. Et si tu mets un extrait là, il sera plus facile à critiquer, fera partie des textes de Vos Ecrits.
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Epidelune
11 janvier 2006 @ 15:46
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Et pourquoi tu ne nous en mettrais pas carrément un bout à lire. On te dirait, là, quoi sur ce bout ?
Bienvenue à toi. Ici on met des textes et on s'échange nos avis. C'est en cela que ta démarche n'est pas tout à fait ... orthodoxe.
J'espère que tu ne m'as pas pris pour un grincheux, Epidelune ?
Je t'ai juste dit comment fonctionnait Vos Ecrits, et t'ai souhaité la bienvenue. C'est tout. Et si tu mets un extrait là, il sera plus facile à critiquer, fera partie des textes de Vos Ecrits.
Bonjour Tistou !
Non, je ne vous prends pas pour un "grincheux" ! Vous aviez raison : il faut se plier aux règles des forums, sinon, cela devient n'importe quoi !
Alors, je m'incline, et insère un extrait de mon roman : "l'Ange de Rio" (j'espère qu'il n'est pas trop long)
... " Il avait eu toutes les peines du monde à obtenir son adresse. « Je tiens plus que tout à préserver ma tranquillité » disait-elle. Prétextant le besoin d’éclaircir un détail pour les besoins du tournage, Guillaume insista. " Surtout venez seul, et assurez-vous de ne pas être suivi… " En accédant à la ruelle sombre, véritable coupe-gorge, Guillaume devine plus qu’il ne trouve la porte cochère. Vieille, très vieille porte en bois, datant du 16ème siècle. Il reconnaît à ce moment-là seulement le plus vieil immeuble de l' intra-muros d’Avignon, l’hôtel de Roucas, classé monument historique. Chef d’œuvre en péril, encore debout grâce à la succession de plusieurs restaurations de qualité. L’adresse de Maïlys indique l’étage : -1. Tiens, tiens, vivrait-elle au sous-sol ? Autre précision que Maïlys lui avait donnée comme à contrecœur en le suppliant d’être infiniment discret : sonner sur le bouton sans nom, le dernier sur la gauche.
Guillaume s’annonce à l’Interphone qui était resté muet après la première sonnerie.
- Guillaume ? Mais... je... je ne sais pas si je peux... je ne pensais pas... vous rencontrer... ce soir...
- Tiens, on dirait que je la dérange… Ma visite la trouble vraiment ! Pense Guillaume.
L’ouvre porte résonne et Guillaume, rassuré, soulagé, se félicite finalement de son audace. En cherchant l’entrée du refuge secret de Maïlys, il ne peut s’empêcher de s’interroger sur l’excitation que lui procure le fait de rencontrer enfin cette femme tout à la fois lointaine, distante, inconnue, et en même temps si proche de lui, proche par l’écriture bien sûr, par cette façon bien particulière qu’elle a de parler d’elle-même au travers de ses personnages. Il lui semble, en ayant lu la plupart de ses écrits, qu’il la connaît mieux que quiconque. Elle a cette faculté intellectuelle de se dévoiler qui ressemble à un effeuillage impudique. Voile après voile, elle découvre jusqu’au plus intime de ses sentiments, sans pour autant paraître vulgaire ou exhibitionniste, non jamais. Au contraire, plus il lit ses confidences romancées, plus il ressent de l’estime pour elle. De l’estime et de l’amitié pour cette femme qui écrit comme il aurait voulu écrire. En fait, il se retrouve dans son écriture, il se retrouve, lui et ses doutes, et ses angoisses et ses interrogations. C’est comme s’il la «reconnaissait » sans jamais l’avoir connue, peut-être simplement parce qu’ils se ressemblent.
Cependant, conscient qu’il ne connaît que la partie émergée de l’iceberg, la part que Maïlys veut bien découvrir petit à petit, au compte-gouttes, Guillaume désire plus que tout la confrontation. Le large couloir de vieilles pierres grises et blanches qui invite à monter vers les étages supérieurs exhale une odeur de poussière humide et de vieux parchemins. Cependant c’est vers le bas qu’il doit se diriger. Une discrète porte sur la gauche de l’entrée. Presque invisible. Le faible éclairage ici contraste avec celui du vestibule de l’entrée et ajoute à l’atmosphère moyenâgeuse. Une dizaine de marches plus bas Guillaume n’en croit pas ses yeux. L’escalier de pierre débouche sur une large galerie voûtée. Ici la lumière artificielle habilement diffusée par tout un système électronique sophistiqué nourrit et habille toute une décoration en plantes vertes qui transforme ces anciennes caves en forêt vierge miniature. Yuccas, Ficus, orchidées multicolores et autres plantes tropicales rivalisent de beauté. Une fontaine intérieure, sculptée dans la pierre, vient doucement bercer l’ensemble par la musique apaisante d’une eau fraîche coulant en circuit fermé. Un parfum de forêt ajoute à l’ambiance dépaysante. Magnifique... . Un autre monde. Un Eden artificiel, à quelques mètres sous terre.
Une porte presque dissimulée par les feuillages brillants, luxuriants. Guillaume a failli ne pas apercevoir le très discret œilleton d’une caméra de surveillance. Une porte sans nom, sans numéro, anonyme. Elle s’ouvre avant même que Guillaume ne frappe. Une silhouette blanche, fragile, l’invite à entrer.
- Bonsoir Maïlys... Pardonnez-moi si je vous dérange, mais il fallait
à tout prix...
- Bonsoir... Ne restez pas sur le palier, même s’il invite au rêve… Entrez
Guillaume.
L’accueil est sobre mais chaleureux. Plus trace d’une quelconque gêne comme précédemment à l’Interphone. Les yeux protégés par deux verres sombres et le sourire amical, Maïlys s’efface pour laisser entrer Guillaume. L’appartement est spacieux et bien agencé, mais sombre. De nombreuses photos et quantités d’aquarelles presqu'indiscernables ornent les murs. Une luminosité en clair-obscur voulue, semble-t-il, pour créer une ambiance propice à l’imaginaire, une musique aux accents symphoniques et enfin une luminosité plus franche, celle d'un ordinateur allumé sur un fichier en traitement de texte.
- Je ne veux pas vous déranger...
- Vous ne me dérangez pas... Ce que je faisais peut bien attendre un peu... il y a d’autres priorités, quelquefois.
Elle dit cela comme si ces priorités-là étaient rares et précieuses. Dans la pénombre qui l’entoure Guillaume devine plus qu’il ne voit, une étrange silhouette diaphane, d’une légèreté et d’une finesse troublante. Revêtue d’un long peignoir de satin blanc, et ses longs cheveux blonds en liberté, Maïlys semble gênée, troublée. Guillaume détourne alors son regard et le promène autour de lui.
- Votre appartement est original, sans parler de l’entrée on ne peut plus
exotique !
- Oui, n’est-ce pas ? D’anciennes caves habilement aménagées. Très confortables. Spacieuses et sûres. Pas de fenêtres mais un système de ventilation performant. Très technologique et fonctionnel. Un nid douillet en quelque sorte, où je me sens chez moi … en sécurité.
- C’est très réussi. J’admire le travail de l’architecte et celui du décorateur, vous peut-être ?
- Résultat d’une patiente coopération, en effet. Un peu sombre, je vous l’accorde, mais je l’ai voulu ainsi.
- C’est beau... qu’est-ce que c’est ? ... s’enquiert Guillaume en portant son regard sur la chaîne stéréo.
Décidément, tout depuis son entrée dans l’immeuble semble vouloir le transporter ailleurs, dans un autre espace-temps. Une mélodie douce, légère, l’entraîne voluptueusement dans un calme intérieur qu’il n’avait plus ressenti depuis longtemps.
- Oh ! Cette musique ? ... J’aime écrire en écoutant de la musique... Elle m’aide à fouiller dans mes souvenirs et à les transcrire d’une manière pas trop rébarbative pour mes lecteurs... Et puis, ajoute-t-elle comme en dévoilant un secret, elle rend amoureux ceux qui l’écoutent.
Amusé par sa confidence enfantine et touché par cette marque de confiance, Guillaume essaie de scruter ce visage encadré par tant d’éléments protecteurs : cette pénombre, les lunettes noires, ces cheveux d’une extrême blondeur qui lui mangent la moitié du visage, cette façon qu’elle a de toujours pencher la tête sur elle-même, comme pour se cacher...
- Qui chante ? Interroge t il.
- Sarah BRIGHTMAN... Elle a la voix d’un ange, vous ne trouvez pas ? Je vous prête le disque si vous voulez… Je suppose que vous n’êtes pas venu pour me parler de musique... dit-elle avec une douce ironie dans la voix. Où en êtes-vous ? Allez-vous pouvoir reprendre le tournage bientôt ?
- En effet, nous reprenons le tournage interrompu après demain, lundi, car nous avons retrouvé le matériel. Celui-ci semble avoir été en subtilisé, puis rendu... un petit farceur, sans doute... Un contre temps fâcheux qui ne nous a fait perdre que deux jours finalement, mais … j’aimerais vous avoir sur place pour m’aider à mettre en scène la jeune comédienne qui incarne le personnage de Linda ... Cela me semble d’autant plus approprié que...
- Non, n’insistez pas. Il me semble que nous en avons déjà assez discuté. C'était clair pourtant ! Je ne mettrais pas les pieds sur le lieu du tournage ! Je vous crois tout à fait capable de diriger n’importe qui dans n’importe quelle scène, vous n’avez pas besoin de moi, alors vous pourrez m’avancer n’importe quel argument, ce sera peine perdue... je ne viendrais pas, Guillaume. C’est tout. Je ne viendrais pas, je... je ne peux pas. C’est littéralement impossible !
Elle dit tout cela d’un seul trait. D’abord comme une défense, comme une arme contre une violence invisible, et puis tout doucement, comme pour s’excuser... «je ne peux pas... Ce n’est pas encore le moment…»
Elle a peur. C’est plus qu’une peur. Guillaume ressent dans ses dernières paroles toute l’angoisse d’un animal pris au piège. Il ne comprend pas. Qu’est-ce qui peut motiver une telle appréhension, comme une panique ? Il perçoit dans sa voix comme un accent d’animosité. Il craint de se voir congédier et il n’en a pas fini avec elle. Il doit rester.
Avec toute la douceur dont il est capable, il prend la main de Maïlys, une main si blanche, et doucement, tout doucement, comme on apprivoise les animaux blessés, Guillaume s’excuse. Et pour la première fois depuis leur rencontre, elle tend vers lui son visage. Oh mon Dieu ! Plus que la pâleur du visage, c’est autre chose de plus tragique qui vient d'émouvoir Guillaume. Que de cicatrices... traces d’anciennes blessures... ou accident terrible ? Le visage tout entier... Un visage aux lignes pures, fines, marqué par d’insupportables traces de chirurgie réparatrice. Comme si on avait voulu détruire ce que la nature avait accompli avec succès dans toute son harmonie. Un véritable désastre… qui laisse pourtant encore entrevoir la finesse d’une beauté rare.
Alors avec une extrême prudence, pour ne pas la blesser davantage :
- Maïlys, Maïlys… Rassurez-vous... Mon but, en venant vous trouver n’était pas de vous importuner. Pardonnez-moi… Je ne voulais pas cela. Finalement ma demande était stupide. Je n’ai pas besoin que vous soyez sur le lieu de tournage, oui, tout compte fait nous pouvons en parler ici, en toute tranquillité, n’est ce pas ? Je ne savais pas … Je ne savais pas … Il suffit que vous répondiez tout simplement à quelques questions sur la personnalité du personnage de Linda. Vous voulez bien ? ... Et puis, si vous n’y tenez pas, tant pis pour moi, je me débrouillerais bien... Après tout, j’ai suffisamment de matière... Nous avons déjà beaucoup travaillé ensemble, par « correspondance »…
- Vous vous méprenez, Guillaume, la raison de mon refus n'est pas due à ce visage défiguré. L'image que vous percevez n'est réelle que pour ceux qui ne savent pas discerner la vérité. Le corps n'est rien, rien qu'un habit de chair. Cela fait bientôt vingt ans que je me confronte à cette image qui n'est pas la mienne. Vous me regardez … Vous ne semblez pas comprendre ce que je veux dire. Cette image que vous voyez, ce visage surtout, ce n'est qu'une apparence. Ce qui compte c'est la personnalité profonde, n'est-ce pas ? Les aptitudes du cœur et de l'esprit, tout ce qui fait l'humanité et qui ne se voit pas avec les yeux. Cependant, nous avons besoin de matérialité pour vivre, vous me suivez ? ...
Qu'importe l'apparence. Seules comptent la personnalité et l'humanité que l'individu peut manifester.... cependant l'image intérieure qui me reste de ma petite personne est autrement plus attrayante que celle renvoyée par mon miroir. Alors, finissons-en avec tous ces salamalecs de pitié ou de compassion, je n'en ai que faire. Un jour vous comprendrez les raisons de mon refus de paraître. ..."
copyright SGLD
Merci par avance pour votre lecture et vos commentaires !
Liza
http://www.mille-poetes.com/Librairie_Romans-001.html
http://theatremavie.canalblog.com/
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Tistou
11 janvier 2006 @ 22:42
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Belle écriture, c'est au moins ce que permet de dire ton extrait (à propos le vouvoiement n'est pas vraiment de rigueur !). Pour juger du fond, s'agissant non pas d'une nouvelle mais de l'extrait d'une oeuvre, c'est évidemment impossible. Pour cela il faut lire l'oeuvre en question.
Alors ton extrait en donne-t-il l'envie ? Oui je dirais. Ca semble accrocheur.
J'ai cru comprendre en allant sur les sites que tu indiques qu'il fallait passer par une commande électronique ?
Le site Mille-Poètes semble particulièrement bien fichu. Et un dénommé Boulianne me rappelle un passage sur C.L. d'un gboulianne si je ne m'abuse ?
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Mae West
12 janvier 2006 @ 09:46
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Ambiance mystérieuse à souhait, sous sol, guichet, surveillance électronique, le hall d'entrée comme la demeure de Poison Ivy dans Batman je sais plus le combientième, un petit côté du film en noir et blanc "les yeux sans visage" beaucoup de charme dans l'écriture..tu as de l'imagination, de la plume, c'est super!
Alors pour les amateurs de polars et d'aventures, si le reste est à la hauteur de cet extrait .."ça l'fait !"
Bravo épidelune!
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Epidelune
12 janvier 2006 @ 20:10
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Tistou ! Mae West !
De tout mon coeur, merci pour vos critiques, mes toutes premières !
Très émue !
Merci !
Liza
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Lincoln
12 janvier 2006 @ 22:47
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L’écriture coule bien, quelques ambiances bien installées et une bonne alternance dialogue-récit. Les décors sont aussi bien suggérés. On pense comprendre la gêne de Maïlys face à la situation. D’ailleurs j’y vois là une petite contradiction quand elle affirme, plus loin, que son visage n’a aucune importance.
Quelques réserves sur le passage “Les yeux protégés par deux verres sombres” qui déshumanise un peu, et sur la fin qui utilise trop la dualité apparence-intériorité avec la résurgence du fameux “l’essentiel est invisible pour les yeux” de Saint Exupéry.
Bonne chance dans ton entreprise Epidelune.
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Epidelune
13 janvier 2006 @ 17:31
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L’écriture coule bien, quelques ambiances bien installées et une bonne alternance dialogue-récit. Les décors sont aussi bien suggérés. On pense comprendre la gêne de Maïlys face à la situation. D’ailleurs j’y vois là une petite contradiction quand elle affirme, plus loin, que son visage n’a aucune importance.
Quelques réserves sur le passage “Les yeux protégés par deux verres sombres” qui déshumanise un peu, et sur la fin qui utilise trop la dualité apparence-intériorité avec la résurgence du fameux “l’essentiel est invisible pour les yeux” de Saint Exupéry.
Bonne chance dans ton entreprise Epidelune.
L’écriture coule bien, quelques ambiances bien installées et une bonne alternance dialogue-récit. Les décors sont aussi bien suggérés. On pense comprendre la gêne de Maïlys face à la situation. D’ailleurs j’y vois là une petite contradiction quand elle affirme, plus loin, que son visage n’a aucune importance.
Quelques réserves sur le passage “Les yeux protégés par deux verres sombres” qui déshumanise un peu, et sur la fin qui utilise trop la dualité apparence-intériorité avec la résurgence du fameux “l’essentiel est invisible pour les yeux” de Saint Exupéry.
Bonne chance dans ton entreprise Epidelune.
Lincoln !
Merci pour ton analyse.
Je vais essayer d'y apporter les réponses qu'elle semble attendre.
- La gêne de Maïlys ne se manifeste qu'en la présence d'autrui, par pudeur, par peur de choquer, ce qui laisse suggérer que pour elle-même, son visage, n'a pas tant d'importance.
Pour les autres réserves, tu as sans doute raison. La citation de St Exupéry a dû me "marquer" inconsciemment.
Les critiques sont constructives.
Merci pour tes encouragements.
Liza
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Fox
18 janvier 2006 @ 16:06
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Bonjour à tous,
Comme tout le monde donne son avis sur tout, je me permet de vous envoyer l'extrait d'un roman policier:
"Uno.
New York.
23h17. sabato.
Brrr... Ce froid ! Ce qu’il fait froid ! Je me gèle les fesses et mon œil gauche n'arrête pas de trembler. C'est sans doute une carence en magnésium. Je ne sais pas pourquoi, mais depuis quelque temps, je n’arrête pas de m’empiffrer, je mange vraiment comme une truie. Humm... . Ça doit être lié au stress. Ouh là... quel vent glacial ! Je pensais qu'il ferait plus chaud à New York, surtout à cette période de l’année. Je commence à regretter de ne pas avoir acheté ce ravissant petit pull noir en laine sauvage que j'ai vu à Soho. Enfin, ce n'est pas si terrible que ça. Il y a certaines compensations. Plantée sur la terrasse de l'immeuble, juste à côté de la verrière, je suis aux premières loges pour admirer le feu d'artifice muet que m'offrent les étoiles. Le penthouse d'Alfredo est vraiment splendide. De son lit, situé juste sous la verrière, il doit voir danser la Grande Ourse tous les soirs. Je comprends mieux pourquoi tant de filles s'y sont jetées. Fort heureusement pour moi, la journée d'Alfredo a été longue et éprouvante. Cette nuit, aucune de ses starlettes ne partagera son lit. D'ailleurs plus personne ne partagera son lit. Jamais plus.
Oui... j'adore faire ça. Rester tapie dans le noir. Observer silencieusement ma proie. Flotter au-dessus d’elle, immobile dans le ciel, comme un faucon à l'affût. J’attends le bon moment. Non pas un moment d’inattention mais un véritable moment de relâchement. Le genre de moment où la victime est si apaisée qu’elle semble elle-même appeler la mort pour qu’elle lui assène le coup de grâce qui l’enverra au ciel. Ce "modus operandi" me trottait dans la tête depuis que j'ai vu ce James Bond, "On ne vit que deux fois", avec Sean Connery. J'espère n'avoir rien oublié. C'est ce qui arrive lorsqu'on accepte un contrat au pied levé. On est négligent, on manque de concentration, on oublie des facteurs clés… Le résultat ? On commet des erreurs. Enfin, c'est une théorie que je n'ai jamais été amenée à vérifier. Heureusement pour moi.
Le cyanure de potassium fera croire à une crise cardiaque. Alfredo ayant des antécédents, il ne devrait pas y avoir d'autopsie. Même si on ne me le demande pas systématiquement, j'essaie toujours de me faire la plus discrète possible. Je suis de nature prudente. J'ai pris avec moi un rouleau de fil de coton très fin qui même mouillé reste assez rigide. En effet, la soie absorbe beaucoup moins les liquides que le coton et une fois mouillée, elle a une fâcheuse tendance à se tortiller. Ce n'est pas idéal pour viser juste. Mon dernier ingrédient est un excellent jus de raisin que je mélangerai au cyanure. Ça devrait aller.
Alfredo est juste là, étendu sous moi et complètement endormi. Entièrement à ma merci. À travers une petite ouverture du volet de la verrière, j’ai fait glisser le fil de coton qui se balance mollement au-dessus du visage d’Alfredo. Il n'a pas l'air d'être quelqu'un de méchant, ils n’en ont jamais l'air. Quoiqu’il en soit, gentils ou méchants, ça n'a pas d'importance. Le rouleau de coton va s'imbiber entièrement de jus de raisin empoisonné. Le liquide va courir le long du fil. La mort va fondre sur sa victime toute désignée. Une petite goutte va se former à l'extrémité du fil. Elle va hésiter un instant puis "Pliff !". Elle va s'abattre sur ses lèvres. La sensation de fraîcheur qu’Alfredo va alors ressentir s’accompagnera d'un coup de langue inconscient. Ce mouvement réflexe, réponse logique au stimulus que j'aurais envoyé, va porter la goutte fatale contre le palet d’Alfredo pour qu’il en goûte la saveur.
Mmmm… dans un flot de salive sucré, il va diluer sa mort pour mieux la déguster. Cracher ou avaler. Quel dilemme ! Vivre ou mourir. Alfredo fera son choix. D'où l'importance du jus de raisin, tellement sucré, tellement bon, tellement tentant. Alfredo décidera finalement d’avaler sa salive... pour la dernière fois.
Brrr… Je suis ballottée par de violentes bourrasques ! Quel vent ! Ça ne va pas m'aider à guider le fil correctement… il oscille trop... Oh ! Non ! Et moi qui avais tout planifié !
1h41. lunedì.
J'ai passé la matinée, l'après-midi et la soirée de dimanche dans mon canapé, complètement affalée devant ma télévision. Je ne sais plus combien de pots de crème glacée Ben & Jerry ont défilé sur mon ventre avant que je ne les engloutisse mais... je me sentais vraiment déprimée.
Enfin, au moins ça m'a laissé suffisamment de temps pour me fixer la "bonne résolution" de la semaine à venir. Je vais me remettre à l'entraînement: fitness, close-combat militaire et séances de tir. Je n'ai plus rien à apprendre et pas grand-chose à perfectionner mais je pense que ça ne me fera pas de mal. En fait, c'est carrément nécessaire !
La régularité a un caractère rassurant. Cela forge et entretien l'assurance. Et sans assurance, on est vite pris au dépourvu devant l'inattendu. Plus on est sûr de soi et plus on est apte à repérer les situations susceptibles de nous faire perdre notre assurance. C’est un avantage non négligeable.
Bon, ce n’est pas que je sois fatiguée mais il est temps que j'aille dormir si je ne veux pas passer la journée à somnoler.
9h24. lunedì.
J’ai jeté un coup d’œil aux différents journaux ce matin. D'après le New York Times: « … Le célèbre et très controversé producteur de musique Alfredo Morelli a été assassiné dans la nuit de samedi à dimanche dans son luxueux appartement new-yorkais. Il semblerait que l’assassin ait forcé l'appartement par le toit, évitant ainsi les gardes privés chargés de la sécurité de l'immeuble. Le caractère sanglant de ce crime ne laisse aucun doute quant à sa nature: il s'agit de toute évidence d'un meurtre commandité. Deux balles ont été tirées à bout portant dans la tête de la victime qui n'a été découverte que le dimanche au soir. Les multiples questions concernant les relations présumées du producteur avec la Mafia locale ainsi que la mise en examen pour extorsion de fonds et intimidation dont il faisait l'objet resteront très certainement sans réponses… »
Mouais...
Ça aurait dû être une crise cardiaque.
Mouais...
Ça aurait pu être une crise cardiaque.
Mouais...
Ça aurait...
Je venais juste de les louper. Je venais juste de louper les lèvres. Alfredo a lâché un grognement sourd en sentant sur son front ce qu'il pensait être une goutte de pluie. Une toute petite goutte de pluie de rien du tout... rien qui ne vaille la peine de se réveiller…
Et pourtant, c'est ce qu'il a fait ! Il a... enfin, il avait vraiment le sommeil léger.
L'éveil.
J'ai vu ses yeux glauques s’écarquiller au maximum. Et moi qui voulais faire ça avec style, subtilité et discrétion. Mais je ne pouvais pas prévoir les violentes rafales de vent qui allaient balayer la grosse pomme cette nuit là...
Humm... à moins d’avoir regardé la météo dans n’importe quel journal ! Bon, tant pis ! Je n’avais plus le choix. Une grande inspiration. Un grand coup de pied avec le talon. La verrière a explosé dans un grondement de tonnerre qui l'a fait sursauter dans son lit.
La stupeur.
Tandis qu'Alfredo levait la tête, une pluie d'éclats de verre s'est déversée sur lui en lui lacérant la figure. Gravement meurtri, il s'est mis à hurler en s'attrapant le visage à deux mains.
La douleur.
Ses hurlements ont redoublé d'intensité quand il a vu ma silhouette s'abattre sur lui.
La terreur.
Son cri s'est éteint dans un long gémissement lorsque mon genou s'est violemment et profondément enfoncé dans son estomac.
L'effroi.
Tout en suffoquant, avec des mains tremblantes, Alfredo s'est agrippé la poitrine au niveau du cœur. L'infarctus était proche. Mes yeux bleus se sont reflétés dans les siens qui devenaient livides et, dans l'attente de son dernier souffle, je l'ai vu reprendre sa respiration.
Le second souffle.
Mouais... ça a bien failli être une crise cardiaque. Je n'avais plus le choix. Les détonations étouffées par le silencieux de mon arme ne l'ont même pas fait cligner des yeux.
Le calme plat.
Tiens, mon œil a toujours la tremblote. Il faut vraiment que j'aille voir un médecin."
Fox.
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Mae West
18 janvier 2006 @ 20:34
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Bonjour à tous,
Comme tout le monde donne son avis sur tout, je me permet de vous envoyer l'extrait d'un roman policier:
"Uno.
New York.
23h17. sabato.
Brrr... Ce froid ! Ce qu’il fait froid ! Je me gèle les fesses et mon œil gauche n'arrête pas de trembler. C'est sans doute une carence en magnésium. Je ne sais pas pourquoi, mais depuis quelque temps, je n’arrête pas de m’empiffrer, je mange vraiment comme une truie. Humm... . Ça doit être lié au stress. Ouh là... quel vent glacial ! Je pensais qu'il ferait plus chaud à New York, surtout à cette période de l’année. Je commence à regretter de ne pas avoir acheté ce ravissant petit pull noir en laine sauvage que j'ai vu à Soho. Enfin, ce n'est pas si terrible que ça. Il y a certaines compensations. Plantée sur la terrasse de l'immeuble, juste à côté de la verrière, je suis aux premières loges pour admirer le feu d'artifice muet que m'offrent les étoiles. Le penthouse d'Alfredo est vraiment splendide. De son lit, situé juste sous la verrière, il doit voir danser la Grande Ourse tous les soirs. Je comprends mieux pourquoi tant de filles s'y sont jetées. Fort heureusement pour moi, la journée d'Alfredo a été longue et éprouvante. Cette nuit, aucune de ses starlettes ne partagera son lit. D'ailleurs plus personne ne partagera son lit. Jamais plus.
Oui... j'adore faire ça. Rester tapie dans le noir. Observer silencieusement ma proie. Flotter au-dessus d’elle, immobile dans le ciel, comme un faucon à l'affût. J’attends le bon moment. Non pas un moment d’inattention mais un véritable moment de relâchement. Le genre de moment où la victime est si apaisée qu’elle semble elle-même appeler la mort pour qu’elle lui assène le coup de grâce qui l’enverra au ciel. Ce "modus operandi" me trottait dans la tête depuis que j'ai vu ce James Bond, "On ne vit que deux fois", avec Sean Connery. J'espère n'avoir rien oublié. C'est ce qui arrive lorsqu'on accepte un contrat au pied levé. On est négligent, on manque de concentration, on oublie des facteurs clés… Le résultat ? On commet des erreurs. Enfin, c'est une théorie que je n'ai jamais été amenée à vérifier. Heureusement pour moi.
Le cyanure de potassium fera croire à une crise cardiaque. Alfredo ayant des antécédents, il ne devrait pas y avoir d'autopsie. Même si on ne me le demande pas systématiquement, j'essaie toujours de me faire la plus discrète possible. Je suis de nature prudente. J'ai pris avec moi un rouleau de fil de coton très fin qui même mouillé reste assez rigide. En effet, la soie absorbe beaucoup moins les liquides que le coton et une fois mouillée, elle a une fâcheuse tendance à se tortiller. Ce n'est pas idéal pour viser juste. Mon dernier ingrédient est un excellent jus de raisin que je mélangerai au cyanure. Ça devrait aller.
Alfredo est juste là, étendu sous moi et complètement endormi. Entièrement à ma merci. À travers une petite ouverture du volet de la verrière, j’ai fait glisser le fil de coton qui se balance mollement au-dessus du visage d’Alfredo. Il n'a pas l'air d'être quelqu'un de méchant, ils n’en ont jamais l'air. Quoiqu’il en soit, gentils ou méchants, ça n'a pas d'importance. Le rouleau de coton va s'imbiber entièrement de jus de raisin empoisonné. Le liquide va courir le long du fil. La mort va fondre sur sa victime toute désignée. Une petite goutte va se former à l'extrémité du fil. Elle va hésiter un instant puis "Pliff !". Elle va s'abattre sur ses lèvres. La sensation de fraîcheur qu’Alfredo va alors ressentir s’accompagnera d'un coup de langue inconscient. Ce mouvement réflexe, réponse logique au stimulus que j'aurais envoyé, va porter la goutte fatale contre le palet d’Alfredo pour qu’il en goûte la saveur.
Mmmm… dans un flot de salive sucré, il va diluer sa mort pour mieux la déguster. Cracher ou avaler. Quel dilemme ! Vivre ou mourir. Alfredo fera son choix. D'où l'importance du jus de raisin, tellement sucré, tellement bon, tellement tentant. Alfredo décidera finalement d’avaler sa salive... pour la dernière fois.
Brrr… Je suis ballottée par de violentes bourrasques ! Quel vent ! Ça ne va pas m'aider à guider le fil correctement… il oscille trop... Oh ! Non ! Et moi qui avais tout planifié !
1h41. lunedì.
J'ai passé la matinée, l'après-midi et la soirée de dimanche dans mon canapé, complètement affalée devant ma télévision. Je ne sais plus combien de pots de crème glacée Ben & Jerry ont défilé sur mon ventre avant que je ne les engloutisse mais... je me sentais vraiment déprimée.
Enfin, au moins ça m'a laissé suffisamment de temps pour me fixer la "bonne résolution" de la semaine à venir. Je vais me remettre à l'entraînement: fitness, close-combat militaire et séances de tir. Je n'ai plus rien à apprendre et pas grand-chose à perfectionner mais je pense que ça ne me fera pas de mal. En fait, c'est carrément nécessaire !
La régularité a un caractère rassurant. Cela forge et entretien l'assurance. Et sans assurance, on est vite pris au dépourvu devant l'inattendu. Plus on est sûr de soi et plus on est apte à repérer les situations susceptibles de nous faire perdre notre assurance. C’est un avantage non négligeable.
Bon, ce n’est pas que je sois fatiguée mais il est temps que j'aille dormir si je ne veux pas passer la journée à somnoler.
9h24. lunedì.
J’ai jeté un coup d’œil aux différents journaux ce matin. D'après le New York Times: « … Le célèbre et très controversé producteur de musique Alfredo Morelli a été assassiné dans la nuit de samedi à dimanche dans son luxueux appartement new-yorkais. Il semblerait que l’assassin ait forcé l'appartement par le toit, évitant ainsi les gardes privés chargés de la sécurité de l'immeuble. Le caractère sanglant de ce crime ne laisse aucun doute quant à sa nature: il s'agit de toute évidence d'un meurtre commandité. Deux balles ont été tirées à bout portant dans la tête de la victime qui n'a été découverte que le dimanche au soir. Les multiples questions concernant les relations présumées du producteur avec la Mafia locale ainsi que la mise en examen pour extorsion de fonds et intimidation dont il faisait l'objet resteront très certainement sans réponses… »
Mouais...
Ça aurait dû être une crise cardiaque.
Mouais...
Ça aurait pu être une crise cardiaque.
Mouais...
Ça aurait...
Je venais juste de les louper. Je venais juste de louper les lèvres. Alfredo a lâché un grognement sourd en sentant sur son front ce qu'il pensait être une goutte de pluie. Une toute petite goutte de pluie de rien du tout... rien qui ne vaille la peine de se réveiller…
Et pourtant, c'est ce qu'il a fait ! Il a... enfin, il avait vraiment le sommeil léger.
L'éveil.
J'ai vu ses yeux glauques s’écarquiller au maximum. Et moi qui voulais faire ça avec style, subtilité et discrétion. Mais je ne pouvais pas prévoir les violentes rafales de vent qui allaient balayer la grosse pomme cette nuit là...
Humm... à moins d’avoir regardé la météo dans n’importe quel journal ! Bon, tant pis ! Je n’avais plus le choix. Une grande inspiration. Un grand coup de pied avec le talon. La verrière a explosé dans un grondement de tonnerre qui l'a fait sursauter dans son lit.
La stupeur.
Tandis qu'Alfredo levait la tête, une pluie d'éclats de verre s'est déversée sur lui en lui lacérant la figure. Gravement meurtri, il s'est mis à hurler en s'attrapant le visage à deux mains.
La douleur.
Ses hurlements ont redoublé d'intensité quand il a vu ma silhouette s'abattre sur lui.
La terreur.
Son cri s'est éteint dans un long gémissement lorsque mon genou s'est violemment et profondément enfoncé dans son estomac.
L'effroi.
Tout en suffoquant, avec des mains tremblantes, Alfredo s'est agrippé la poitrine au niveau du cœur. L'infarctus était proche. Mes yeux bleus se sont reflétés dans les siens qui devenaient livides et, dans l'attente de son dernier souffle, je l'ai vu reprendre sa respiration.
Le second souffle.
Mouais... ça a bien failli être une crise cardiaque. Je n'avais plus le choix. Les détonations étouffées par le silencieux de mon arme ne l'ont même pas fait cligner des yeux.
Le calme plat.
Tiens, mon œil a toujours la tremblote. Il faut vraiment que j'aille voir un médecin."
Fox.
tu veux une réponse la voici : l'extrait d'épidelune m'a intriguée, j'ai subodoré un auteur à l'imagination fertile . Cela m'a donné envie de connaître un peu mieux l'histoire qu'elle raconte et son auteur . Je suis allée voir son blog et j'ai découvert une personnalité riche et attachante. L'extrait que tu nous offres ne me fait pas cet effet. Mais voyons tiens pour vouère, si tu nous donnais le lien vers ton blog, t'en as bien un ? Peut-être je découvrirais une personnalité riche et attachante, qui sait ?
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Epidelune
19 janvier 2006 @ 17:23
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C'est très gentil Mae West , ce que tu dis, là ! Mici beaucoup ..
Très touchée ! Et émue aussi !
Aujourd'hui, j'ai appris une grande nouvelle : "l'ange de Rio " est maintenant disponible sur Amazon.com
Il semble que cela peut lui apporter un plus sur CRITIQUES LIBRES : c'est-à-dire une critique d'un professionnel de ce site ! Je me trompe ? Et si oui, comment procéder ? Merci pour votre réponse ! (je suis un peu néophite en ce qui concerne les sites littéraires)
le lien vers amazon :
...http://www.amazon.ca/exec/obidos/search-handle-form/701-6786223-7951501
Amicalement
Liza
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Tistou
20 janvier 2006 @ 15:37
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"Il semble que cela peut lui apporter un plus sur CRITIQUES LIBRES : c'est-à-dire une critique d'un professionnel de ce site ! "
Il ne faut pas confondre 2 choses Epidelune :
Il est vrai qu'un livre, quel qu'il soit se doit d'être répertorié dans Amazon pour pouvoir apparaître dans les Critiques de Critiques Libres.
Parler maintenant de critiques professionnels ... ! Le principe de C.L. c'est justement de faire appel à toutes et tous pour critiquer les livres. Pierre, Paul et même Jacques sont amenés à le faire. Et aucun d'entre eux n'est professionnel. Ou tout au moins pas dans le cadre de C.L.. Donc, la seule condition dorénavant pour que ton roman fasse l'objet d'une critique, c'est qu'un quidam postant ses critiques sur C.L. lise ton roman. Ce qui est somme toute la base. Retour à la case départ.
Certaines fois des auteurs se sont risqués à critiquer leur production, de manière plus ou moins adroitement déguisée. Ce n'est pas trop apprécié !
Voilà.
Il est peut être bon de le répéter mais C.L./Vos Ecrits est un lieu d'échanges sur nos textes réciproques avant tout.
Si je tombe sur L'ange de Rio ...
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Epidelune
21 janvier 2006 @ 17:32
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Tistou !
Merci pour ta réponse claire, nette et précise !
Si tu tombes sur l'Ange, cela voudrait-il dire que tu cherches à le lire ?
alors voici un lien qui me permets de corriger celui mis précédemment :
http://www.amazon.fr/exec/obidos/tg/detail/offer-listing/-/1411667670/all/ASIN/1411667670/403-1835130-9605224
Amitiés !
Liza
http://theatremavie.canalblog.com/
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Tistou
22 janvier 2006 @ 21:23
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Chère Madame Epidelune, l’esprit de Vos Ecrits est à l’échange entre « écriveurs de textes ». Tu nous fais l’amitié de poster ici et de soumettre à nos critiques quelque chose. Nous venons de lancer, comme régulièrement, un exercice de rédaction d’un texte (ça se trouve ici : http://www.critiqueslibres.com/i.php/forum/sujet/4332). Si celui-ci t’inspire, tu as 12 jours pour participer avec nous. Entre 5 et 15 000 signes, ça se fait, et ça permet déja de s’amuser. Alors, si tu postais quelque chose, toi aussi, le 3 février, ça serait top ! Plus on est de fous …
P.S. : rien à gagner sinon de s’amuser et de mieux se connaître.
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Epidelune
23 janvier 2006 @ 23:01
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Oui ! Pourquoi pas ? ! Avec plaisir !
Merci de cette proposition !
@ + donc !
Liza
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Epidelune
31 janvier 2006 @ 10:31
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Bonjour à tous !
Une information qui compte beaucoup pour moi : la critique de "L'Ange de Rio" :
le lien :
http://www.critiqueslibres.com/i.php/list/newcrit/?p=1
C'est une belle journée pour moi !
Voyez, il me suffit de peu de choses pour me rendre heureuse !
Bonne journée à vous aussi !
Liza
http://theatremavie.canalblog.com/
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Epidelune
6 février 2006 @ 13:32
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Chère Madame Epidelune, l’esprit de Vos Ecrits est à l’échange entre « écriveurs de textes ». Tu nous fais l’amitié de poster ici et de soumettre à nos critiques quelque chose. Nous venons de lancer, comme régulièrement, un exercice de rédaction d’un texte (ça se trouve ici : http://www.critiqueslibres.com/i.php/forum/sujet/4332). Si celui-ci t’inspire, tu as 12 jours pour participer avec nous. Entre 5 et 15 000 signes, ça se fait, et ça permet déja de s’amuser. Alors, si tu postais quelque chose, toi aussi, le 3 février, ça serait top ! Plus on est de fous …
P.S. : rien à gagner sinon de s’amuser et de mieux se connaître.
Oui, Tistou, cela aurait été avec grand plaisir ! Mais j'ai malheureusement manqué de temps !!!! Je vois que vous avez été nombreux à participer avec motivation et talent ! Bravo à tous !
Amitiés
Liza
http://romanscenario.canalblog.com/
http://theatremavie.canalblog.com/
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Epidelune
22 février 2006 @ 22:08
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Hello tous !
Voici le lien d 'un site dont l'article du 22/02/2006 m'a littéralement "scotchée" !!
Je ne m'y attendais pas du tout !
http://sarvane.over-blog.net/
La vie réserve quelquefois de ces surprises !
Amicalement
Liza
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Lincoln
22 février 2006 @ 22:56
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Merci Epidelune de nous faire part de tes plaisirs. Ils sont légitimes.
Mais ce qui nous en donnerait aussi, du plaisir, ce serait de te voir sur CL à d’autres moments que pour nous annoncer des avis dithyrambiques sur ton livre, et ne pourrait-on envisager que tu participes à des exos ou que tu commentes les textes qui sortent sur le site. Je ne peux pas croire que quelqu’un qui produit un roman ne peut pas participer à ce genre de communauté.
Allez, lance-toi.
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Epidelune
23 février 2006 @ 07:24
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Bonjour Lincoln !
Tu as tout à fait raison... Je regrette de ne pas être plus présente, ici, sur ce forum ! Mais si tu savais comme le temps me manque. je ne vais pas m'étaler sur les raisons de ce cruel manque de temps (elles sont suffisamment expliquées sur mon blog dans la catégorie SANTE- dermato-polymyosite)...
Et comme le "temps se fait court" dès que j'ai un moment de répit, j'écris les nouvelles de mon prochain recueil.
Je fais ce que je peux, dans la limite de mes forces et de mon temps disponible.
Promis, dès que j'aurai la connexion haut-débit (parce que cela aussi m'handicape) j'essaierai de faire mieux !
Amicalement.
Liza
http://theatremavie.canalblog.com/
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