Shelton
avatar 05/12/2017 @ 08:13:24
Il y a des écrivains que l'on a lu (un peu, beaucoup, pas du tout, à la folie...) et qui un jour disparaisse car l'homme est bien mortel, si académicien soit-il !

Que sera la vie après lui ? Probablement la même qu'avant même si je dois bien avouer que sa voix va me manquer... Il parlait bien, jouait avec les mots, écrivait très bien même si je n'avais pas lu tous ses ouvrages et je garderai de lui l'image d'une personne qui aimait la littérature, les livres, les histoires, les auteurs... et c'est déjà beaucoup par ces temps que nous vivons...

Il n'avait pas les mêmes idées politiques que moi, c'est indiscutable, mais il était quand même un grand humaniste, un beau philosophe et un grand écrivain...

Je ne peux que lui dire "Bon vent !" et à très bientôt car les livres maintiennent en vie ! Non ?

Shelton
avatar 05/12/2017 @ 08:20:23
Bien sûr, quand on va trop vite, on fait des fautes d'orthographe... Donc, il faut lire :

Il y a des écrivains que l'on a lus (un peu, beaucoup, pas du tout, à la folie...) et qui un jour disparaissent car l'homme est bien mortel, si académicien soit-il !

Que sera la vie après lui ? Probablement la même qu'avant même si je dois bien avouer que sa voix va me manquer... Il parlait bien, jouait avec les mots, écrivait très bien même si je n'avais pas lu tous ses ouvrages et je garderai de lui l'image d'une personne qui aimait la littérature, les livres, les histoires, les auteurs... et c'est déjà beaucoup par ces temps que nous vivons...

Il n'avait pas les mêmes idées politiques que moi, c'est indiscutable, mais il était quand même un grand humaniste, un beau philosophe et un grand écrivain...

Je ne peux que lui dire "Bon vent !" et à très bientôt car les livres maintiennent en vie ! Non ?

Patman
avatar 05/12/2017 @ 10:05:28
Un grand monsieur quoiqu'on dise... Sa faconde manquera.

Vince92

avatar 05/12/2017 @ 10:09:44
J'avoue que d'Ormesson ne fais pas partie de mon pantheon littéraire. L'homme était un peu énervant, représentant le modèle de l'écrivain "arrivé" alors qu'il ne me semble pas qu'il a apporté beaucoup à la littérature. Omniprésent dans les media, académicien, il représente le conformisme absolu.
Mais on ne juge un écrivain qu'au travers de son oeuvre, et de lui, je n'ai lu de lui que le Rapport Gabriel, qui ne m'a pas laissé un grand souvenir...élaboration assez maladroite dans laquelle Dieu énonce un jugement sur ses créatures et l'une d'entre elle tente de plaider notre cause...Son image démodée a sans doute contribué a sa notoriété mais encore une fois je ne pense pas que son oeuvre passera à la postérité.
Ceci étant dit, RIP...

Pieronnelle

avatar 05/12/2017 @ 11:51:30
J'avoue que d'Ormesson ne fais pas partie de mon pantheon littéraire. L'homme était un peu énervant, représentant le modèle de l'écrivain "arrivé" alors qu'il ne me semble pas qu'il a apporté beaucoup à la littérature. Omniprésent dans les media, académicien, il représente le conformisme absolu.
Mais on ne juge un écrivain qu'au travers de son oeuvre, et de lui, je n'ai lu de lui que le Rapport Gabriel, qui ne m'a pas laissé un grand souvenir...élaboration assez maladroite dans laquelle Dieu énonce un jugement sur ses créatures et l'une d'entre elle tente de plaider notre cause...Son image démodée a sans doute contribué a sa notoriété mais encore une fois je ne pense pas que son oeuvre passera à la postérité.
Ceci étant dit, RIP...


Pas d'accord . Je ne sais s'il est ou non un GRAND écrivain car je n'aime pas trop ces classifications arbitraires, mais c'était un homme cultivé, delicieusement cabotin (sans se prendre au sérieux), sachant transmettre l'amour de la littérature et de la langue française dans sa façon de s'exprimer ; et surtout cet humour malicieux qui manque tant , cet amour de la vie (lié á une mort inneluctable et donc assez apaisante) , un sourire toujours aux lèvres et dans les yeux, une joie de dire les choses et de se moquer de ce que les autres pensent afin de transmettre cette honnêteté dans des propos qu'on n'était pas forcément obligé de cautionner mais auxquels on était néanmoins suspendus...car ce qui transparait dans l'écrivain c'est l'homme et ça n'a pas de prix.
J'aime ceux qui on l'amour de la vie sans avoir peur de la mort et quand on le voyait ou l'écoutait (enfin moi..) il me redonnait confiance et optiminisme aussi bien dans la littérature que dans la vie...
Au revoir...quelque part...peut-être !

Hervé28 05/12/2017 @ 12:02:38
Jean d'Ormesson fait partie, pour moi, des grands écrivains.
Je l'ai découvert en lisant "l'histoire du juif errant", en 1993. Depuis, ses ouvrages ne m'ont pas quitté.
J'ai lu et relu tous ses livres. Je les possède tous même en plusieurs exemplaires (édition normale, poche, pléiade et collection bouquin).
J'ai toujours un de ses livres sur ma table de chevet, même pour relire une page ou un passage.
"Epatant" est le mot que je retiens de lui !

Saint Jean-Baptiste 05/12/2017 @ 12:33:59
Pour moi, Jean d’Ormesson incarnait ce qu’on appelle « l’esprit français ». Un esprit fait de finesse, d’érudition, d’une pointe d’humour très vieille France. Tout le contraire de la vulgarité tellement à la mode aujourd’hui.
C’était un bon écrivain mais pour moi, c’était surtout un grand orateur.
Il y a quelques années, il était venu donner une conférence à l’Université des Aînés, mon club de vieux grincheux, il avait été applaudi debout pendant dix minutes, ce qui n’était jamais arrivé.
Un Français comme on les aime. Qu’il repose en paix !

Sissi

avatar 05/12/2017 @ 19:45:10
Il va me manquer, le bougre...

Cyclo
avatar 07/12/2017 @ 22:06:57
Il ne me manquera pas ! Ni ses livres ni ses apparitions télévisuelles, et encore moins ses articles dans Le Figaro. Je fais partie de ceux qui ont protesté auprès de Gallimard pour sa publication en Pléiade. Il ne restera rien de lui et c'est tant mieux !

Cf Daniel Mermet, le seul à ne pas s'être joint au concert de louanges abusifs et à avoir ressorti le cadavre dans le placard :
https://la-bas.org/la-bas-magazine/…

Vince92

avatar 08/12/2017 @ 10:42:37
Il ne restera rien de lui et c'est tant mieux !


La violence!...

Myrco

avatar 08/12/2017 @ 10:54:57
Il ne restera rien de lui et c'est tant mieux !



La violence!...

Oui, cela m'a interpellée aussi... la face cachée et révélée de Cyclo derrière l'image qu'il nous avait toujours donnée à voir;-(

Myrco

avatar 08/12/2017 @ 11:02:53
Je ne nourrissais pas d'intérêt particulier ni pour l'homme, ni pour l'écrivain et je pense aussi qu'il ne méritait pas l'honneur de la Pléiade mais même Mermet dans son article n'exprime pas tant de haine!

Fanou03
avatar 08/12/2017 @ 11:07:59
Je n'ai lu de Jean d'Ormesson qu'un roman, je crois que c'était "Histoire du Juif errant" mais je ne me souviens plus bien, en tout cas je me souviens surtout que cela ne m'a pas laissé de souvenirs particuliers, eu égard en particulier à la réputation de l'auteur. Suite à cette déception, je ne suis jamais revenu à d'Ormesson depuis.

Quelques autres voix, avec Mermet, s'expriment de façon critique: voir par exemple sur Mediapart "Sur et contre Jean d'Ormesson" (https://blogs.mediapart.fr/yvon-quiniou/blog/…) ou encore Romaric Sangars, auteur d'un "Suffirait-il d’aller gifler Jean d’Ormesson pour arranger un peu la gueule de la littérature française?", déjà très sévère en 2015 dans un article de l'Express sur "l'élection" de d'Ormesson à la Pléiade (https://lexpress.fr/culture/livre/…), je cite :

"La "pléiadisation" de Jean d'Ormesson de son vivant, à l'instar de Gide, Gracq ou Malraux, est une insulte à toute élémentaire notion de hiérarchie littéraire. Il colporte avec gourmandise une érudition de surface pour se donner des airs philosophiques et charmants à l'heure du thé et se contente d'étaler des platitudes, au point que sa prose fait figure d'une interminable autoroute. Au plaisir de Dieu est un bon feuilleton pour TF1 en 1977, appliqué et scolaire, mais en aucun cas un texte méritant le papier bible de Gallimard! On dit qu'il écrit "classique" pour la seule raison qu'il écrit propre et plat. Ecoutez-le: "La vie est belle. Il lui arrive d'être cruelle. Mais, enfin, elle est belle", note-t-il dans C'est une chose étrange à la fin que le monde. Et ailleurs : "Les hommes vivent. Ils sont là. Pas depuis très longtemps. Pour combien de temps? Personne ne le sait. Mais, enfin, ils sont là." Ses romans-essais tels que Histoire du Juif errant sont saturés de vide. Ils font songer à ces collectionneurs exhibant avec malice leurs plus curieux colifichets: ils vous épatent les dix premières minutes et vous font bâiller d'ennui passée la centième page.

Pieronnelle

avatar 08/12/2017 @ 11:31:08
Toutes ces considerations sont bien pretentieuses pour parler d'un homme et d'un écrivain qui nous a donné une grande leçon de simplicité...de plus désolé messieurs mais se reporter aux propos de quelqu'un d'autre pour emettre un avis est, je trouve un peu bas et assez plat, bien déçue de deux cliens que j'estime beaucoup ; comme quoi !
Au nom de quoi peut-on avoir le droit de figurer dans la pleiade que personnellement je trouve très surfaite et arbitraire ? Et la reconnaissance ne viendrait donc que de cette appartenance ?Ah cette sempiternelle échelle de valeur qui transporte les gens sur une bien triste planète...
Un écrivain français qui aimait sa langue est mort , doublé d'un homme qui aimait la vie et qui savait transmettre les deux ; c'est tout..et c'est beaucoup pour les simples lecteurs comme moi, petite petite...

Patman
avatar 08/12/2017 @ 12:09:23
J'ai lu le pamphlet de Romaric Sangars ... Une centaine de page de fiel et de jalousie pondue par un gandin qui rêve d'être calife à la place du calife mais n'arrivera jamais à la cheville de celui qu'il vilipende. Il se veut causeur de salon mais saoule son auditoire au bout de dix minutes (et encore, pour les plus patients)...je le sais puisque je l'ai subi.
Qu'on aime où pas Jean d'O, c'était un "passeur", un homme qui a certainement donné le goût de la lecture à beaucoup de gens, un homme qui promenait un regard ironique sur le monde et surtout sur lui-même car il avait un sens de l'autodérision qu'ont peu d'artistes, et rien que pour ça il mérite le respect.

Cyclo
avatar 08/12/2017 @ 12:15:31
Je reconnais que j'y suis allé un peu fort.
Mais, après soixante ans de lectures, j'en ai vu mourir des écrivains qui furent célèbres de leur temps et qui sombrèrent rapidement dans l'oubli le plus profond. Certains, moins connus, sont réévalués au contraire...
Je verrai dans dix ans, si je suis encore vivant, ce qu'il en est d'Ormesson !

Fanou03
avatar 08/12/2017 @ 13:42:20
J'ai beaucoup de préjugés sur d'Ormesson, je le reconnais, puisque son seul ouvrage que j'ai lu de lui m'a laissé de marbre. C'est comme ça, je n'y peux rien. Bien que je m'en défende je fais effectivement de façon consciente ou inconsciente ma propre hiérarchie littéraire personnelle.

Et ce qui m'interpelle et m'agace encore plus est cette exposition médiatique: pourquoi la réserver à Jean d'Ormesson ? Pourquoi Michel Déon ou Françoise Mallet-Joris (pour parler de deux auteurs de sa génération récemment disparus) n'ont-il pas eu droit à un "hommage national" ? Je continuerai à lire Déon et Mallet-Joris en tout cas, et peut-être d'Ormesson quand même pour revenir sur ma première impression !

J'ai lu le pamphlet de Romaric Sangars ... Une centaine de page de fiel et de jalousie pondue par un gandin qui rêve d'être calife à la place du calife mais n'arrivera jamais à la cheville de celui qu'il vilipende. Il se veut causeur de salon mais saoule son auditoire au bout de dix minutes (et encore, pour les plus patients)...je le sais puisque je l'ai subi.


Je n'ai pas lu l'ouvrage de Romaric Sangars, mais de tout évidence il est lui même-critiquable d'après ce que tu en dis, cela enlève pour le coup de la pertinence à ce qu'avance ce critique, c'est sûr.

Feint

avatar 08/12/2017 @ 16:27:33
Ce qui est triste, c'est que William Gass vient de mourir et que personne n'en parle (et même pas moi qui ne l'ai pas encore lu - mais ça, en revanche ce n'est pas triste : du plaisir probable en perspective).

Le rat des champs
avatar 08/12/2017 @ 16:42:44
Jean d'Ormesson était médiatique, il parlait bien, et il parait qu'il écrivait bien aussi. Je dis: il parait parce que je n'ai jamais été tenté par ses livres, à cause de certaines de ses positions. . Voici dans le désordre quelques passages choisis de l'ancien patron du Figaro.

1. "Un air de liberté flottait sur Saïgon avant que cette ville s'appelle Ville Ho Chi Min.". Bon ça, tout le monde connait, Jean Ferrat a fait une chanson là-dessus.

2. Sur les femmes: "Les femmes m’ennuient vite. Cela m’enchante. Je méprise assez ceux qui leur parlent pendant des heures. Même celles que j’aime parviennent aisément à me lasser. Elles ne m’intéressent guère que pour coucher avec elles et pour savoir – en gros – ce qu’elles pensent de leur mari, de leur père, de l’existence de Dieu et des plaisirs interdits. Mais rien ne m’ennuie comme de leur faire la cour. Littéralement, je ne sais pas ce que c’est. Je n’ai jamais pu dire à une femme qu’elle avait de jolis yeux. Il y en a peu que je me sois senti capable d’écouter plus de dix minutes." (Du côté de chez Jean"
C'est clair. Une femme, c'est fait pour être baisée, mais pas écoutée.

3.Sur le génocide rwandais et les crimes contre l'humanité, quand il avait été envoyé spécial du Figaro pour couvrir le génocide: « La leçon de votre tragédie, c’est que les hommes sont tous coupables et sont tous innocents »
Sans oublier les stéréotypes racistes qu'il dégoisait à longueur de colonnes dans son journal. Les Hommes, tous coupables et tous innocents... C'est abject. C'est renvoyer dos à dos les victimes et leurs bourreaux. Imaginons un instant qu'il ait dit la même chose à propos de la Shoah, et mis sur le même pied, à la fois celui de victime et de coupable, les nazis et les Juifs exterminés à Auschwitz? Qu'il ait dit qu'au fond, Hitler était un peu innocent et ses victimes un peu coupables?
Toujours sur le Rwanda en 1994: "des massacres grandioses dans des paysages sublimes".

Mais il avait de belles cravates.

https://la-bas.org/la-bas-magazine/…

Saint Jean-Baptiste 08/12/2017 @ 17:37:39

Cf Daniel Mermet, le seul à ne pas s'être joint au concert de louanges abusifs et à avoir ressorti le cadavre dans le placard :
https://la-bas.org/la-bas-magazine/…
Le cadavre dans le placard, à en croire Daniel Mermet, ce serait d’Ormesson qui l’y aurait mis et, entre parenthèses, je crois que les Français n’ont pas intérêt à ce qu’on l’en sorte.
En fait, d’Ormesson montre son ignorance à propos du Ruanda et du génocide. Comme la plupart des Français, il a probablement été mal informé, pour ne pas dire, pas informé du tout.
Le Figaro, comme tous les médias ont mis une sourdine à l’information. L’article dit bien qu’il répète les inepties que le service d’Information de l’armée lui a soufflé à l’oreille. « Tous coupables, tous innocents » montre à quel point il dit n’importe quoi, parce qu’il ne sait rien... ou fait semblant.
D’Ormesson est coupable de sottise et aussi d’indécence quand il parle de massacres grandioses le « iose » est de trop. Il s’agissait de grands massacres et de génocide. Et plutôt que de dire des bêtises sur les Tutsis et les Hutus, il aurait mieux fait de se taire.

Mais faut-il recommencer l’éternel débat, si souvent ouvert sur CL : doit-on bannir une œuvre en raison de la conduite de son auteur ?

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